24 août 2019

Femme sous influence

Depuis quelques semaines le coiffage laisse à désirer.

Attacher mes longs cheveux avec une seule main est impossible. Je peux au moins les brosser depuis que la main droite a retrouvé plus de mobilité même si l'entorse semble avoir laissé des rigidités sensibles.

Tortillonner, remonter la mèche et pencher la tête en avant pour la coincer sur le crâne d'un mouvement rapide avec une grande pince, cela me permet au moins de ne pas sortir "en cheveux" pour aller chercher le pain pendant que ma petite demoiselle dort encore.

Plus tard j'essaye de négocier une queue de cheval et parfois un peu d'huile pour assouplir les longueurs avant que Manon lave mes cheveux.

Bien sûr tout cela n'est pas réalisé à "ma" manière ; ça rebique, ça dépasse ce n'est centré ! Je trouve que ma crinière a un aspect de plus en plus "mousseux" qui ne me plait pas beaucoup. Ni raides, ni vraiment ondulés mes cheveux me sortent par la tête !!!

Je suis un groupe sur les cheveux naturels et gris sur FB. Dernièrement j'y ai découvert l'instagram d'une femme de 52 ans ayant choisi de rester grisette à l'aube de la cinquantaine. Même si j'accuse quelques années de plus et une silhouette plus "alourdie" j'ai ressentie comme une envie de m'identifier à elle. La comparaison était en ma défaveur. Visiblement il y avait beaucoup de laisser aller de mon côté sur tous les plans.

Quelques jours plus tard je me faisais traiter de "vieille peau" (ici). Ce qui est un comble car à 5 mois de la soixantaine c'est certainement là que je m'en sors le mieux !!!

Seule à la maison, sans sortie "dans le monde", je me contente de vieux vêtements pratiques et fonctionnels pour bricoler au jardin ou dans la maison. Déjà adepte de la "beauté naturelle" lorsque je travaillais, je me contente maintenant de soins minimum pour ma petite personne entre mes quatre murs. Mais cela a un côté pernicieux. Cela pousse à s'oublier, à se mettre en retrait, voire à presque s'effacer. Plaire, même à soi-même, quelle idée ????

Manon ne me fait pas de remarques mais ne manque pas de souligner les tenues plus "civilisées" que j'enfile si besoin.

Je suis consciente que le CON-ducteur n'a pas pris le temps de me détailler et que son injure fait partie de son vocabulaire limité mais cela a fait sonner une alarme. Mon manque de réaction de colère était comme un aveu d'acceptation, non de l'infraction, mais de ce qualificatif de "vieille peau". Il est sûr que ma blessure invalidante est aussi pour beaucoup dans ce ressenti de "vieille" avec la perte d'autonomie qui me fait prendre quelques années d'un coup.

Deux jours plus tard je demandais à Manon de me couper les cheveux après le shampooing. Une quinzaine de centimètres de cheveux gris sont tombés dans la poubelle. A ce moment-là c'était sans doute ma fille la plus contente. Cela faisait quelques temps qu'elle m'en parlait pour le "bien" de mes cheveux.
Ce n'est qu'une fois secs que j'ai ressenti une double "légèreté" physique et morale ! Depuis j'apprécie de les laisser libre sans vouloir les attacher ou les relever à tout prix, même s'il fait chaud.
J'ai profité de cet élan pour acheter un nouveau shampooing pour embellir les cheveux blancs. 

Manon étant actuellement absente pour quelques jours j'ai pu retrouver une liberté d'action dès le matin et j'ai repris le yoga avant de petit déjeuner, devant la fenêtre grande ouverte. 

J'ai été incapable de méditer, comme je l'avais envisagé, malgré le temps de l'inaction que m'octroyait mon accident. Impossible de ne pas cogiter sur ma blessure et ses conséquences.

Bien sûr beaucoup de postures sont impossibles telle le "chien tête en bas" ni même joindre les mains en prière donc j'adapte et je reprends le travail des jambes pour me rendre compte que j'ai tout perdu et même plus en quelques mois.
Une routine imparfaite et simplifiée qui me donne cependant le sentiment de reprendre le contrôle avant d'arriver à méditer quelques instants. Je laisse aux fins de nuits éveillées mes pensées négatives sur les semaines ou les mois à venir...

La révolution vestimentaire ne sera pas pour tout de suite : les boutons et fermetures éclair sont rétives à l'usage d'une seule main !!!

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20 août 2019

Douche écossaise

Ce matin j'avais rendez-vous avec le chirurgien sept semaines après l'opération.

Sur la radio de contrôle les os sont bien consolidés. Bonne nouvelle.
Mais il y voit aussi les signes d'une algodystrophie largement confirmée par des doigts gonflés et une déformation du dessus de la main. Mauvaise nouvelle.

Il prend le temps de m'expliquer ce syndrome en l'imageant mais me dit qu'il n'y a pas de traitement pour cela.

Je dois pratiquer la douche écossaise : une bassine d'eau froide, une autre d'eau chaude et je laisse la main 2mn en alternance pendant un quart d'heure et cela minimum trois fois par jour.

Fini l'orthèse et le bras en écharpe. Il faut bouger les doigts et la main mais sans douleur ; la douleur retardant le processus de guérison. Donc de la kiné tout en douceur. Je vais avoir du mal à estimer cette limite.

Pour la durée il ne s'est pas prononcé. Puisque la plaque doit être enlevée 5 ou 6 mois après l'opération je lui ai demandé si j'aurai l'usage de ma main à ce moment-là. Il est resté vague. 

Je lui ai signalé que la nuit précédente j'avais eu des douleurs à l'intérieur du poignet. Je pensais me relever pour prendre un médicament mais cela a fini par passer. Il a laissé entendre que cela risquait d'être fréquent.

Je suis sortie de son cabinet bien démoralisée. 
Même si je me doutais que je n'allais jouer du Liszt sur mon piano une fois délivrée de ma coque j'espérais que ce n'était qu'une question d'efforts chez le kiné en serrant un peu les dents. Mais là, je risque fort de les serrer souvent les dents.

Au retour nous sommes passés chez le kiné le plus proche de la maison pour prendre rendez-vous.
C'est un charmant jeune homme qui m'a reçue. Si c'est lui qui me fait les massages... de la main cela devrait alléger mes douleurs !!! Il faut bien essayer de dénicher les aspects positifs dans cette histoire.
Demain après-midi j'en saurai peut-être un peu plus sur les semaines à venir et les progrès à espérer... ou pas.

A la maison j'ai pris deux grands Tupper pour ma première douche écossaise. Je pense que je vais apprécier ces moments car pendant un quart d'heure la douleur est comme en apesanteur et mes doigts perdent un soupçon de rigidité.

Comme ces contenants n'étaient pas top j'ai acheté deux sceaux de plage en faisant les dernières courses avec Manon avant qu'elle ne m'abandonne pour une semaine ! J'ai hésité à prendre pelle, râteau et moule en forme de crabe pour parfaire l'illusion de vacances !

Sceaux plage

Bien sûr je suis allée faire un tour sur le Net pour en savoir un peu plus sur ce syndrome : ce n'est pas encourageant !!!

Si vous avez des expériences, des conseils, des remèdes, je prends tout. Merci.

Allez je vais faire trempette...

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14 août 2019

Vivre dangereusement !!!

Le supermarché Lid° est à la sortie de la mini zone artisanale qui jouxte mon lotissement ; 500m à pied pour pouvoir faire quelques courses.

Le 1er juillet, au bout des 150 premiers mètres mon poignet gauche y a gagné un rafistolage ! La seule fautive : moi.

Le 13 août j'ai échappé de peu à un rafistolage complet, voire impossible !!!

Avant de rentrer dans le magasin, je traverse le parking. Je laisse passer une voiture qui chemine à vitesse réduite et reprend ma route.
Déboule une voiture à vive allure en faisant crisser ses pneus en prenant le virage d'une allée à l'autre. Je suis alors entre les deux rangées de voitures garées. La voiture me fonce dessus mais elle peut braquer le volant pour passer devant ou derrière moi. Que choisir, que va faire le CON-ducteur ?

Ils sont deux dans la voiture. En une fraction de seconde nos regards se croisent et j'ai vraiment le sentiment que c'est moi qui gène.

Je décide de ne pas bouger. 

Il donne le coup de volant pour passer derrière moi tout en continuant d'accélérer et de laisser de la gomme sur l'asphalte.

Je n'ai pas eu peur. La colère m'a fait tourner la tête pour lui crier " Co....ard".

Sa réponse avant qu'il ne grille le stop de la sortie de parking 50m plus loin : "Va crever, vieille peau !"

Pas eu le temps de relever la plaque et je n'ai pas identifié la voiture de couleur claire. De toutes façons, à quoi bon ?

J'ai repris mon cheminement. Une dame qui rangeait ses courses dans sa voiture m'a fait part de sa désapprobation sur le conducteur . Je lui ai simplement répondu que seul le coup de fusil est adapté et je suis rentrée dans le magasin faire mes achats. Je suis consciente que j'ai eu de la chance mais c'est le terme "vieille peau" qui résonne dans ma tête !!!

Je suis sûre que ce CON-ducteur est un habitué de ce genre de comportement et rien ne pourra le raisonner donc : ÉLIMINATION.

Je sais c'est radical et je m'étonne d'avoir de plus en plus souvent ce style de pensée dans certaines situations. Je choque mes filles car j'ai toujours été contre la peine de mort. La punition doit toujours être supérieure à la faute pour espérer un rôle éducatif et la peine de mort n'est pas une punition : c'est la fin de tout. Mais c'est aussi le moyen de supprimer, donc de résoudre un problème...

Je vais en rester là ; ces pensées ne me plaisent pas mais j'avais besoin de les écrire.

Ma vie, très peu active en ce moment, est pourtant semée d'embûches.

Vendredi le programme du lave-vaisselle me semble bien long. Il reste bloqué sur "lavage". J'essaie différents programmes sans succès. Seul le dernier "prélavage" me permet de finir le cycle et d'arrêter. Un rinçage sommaire et pas de séchage. Dans les jours suivants je teste les différents programmes. Seule option. Laver pendant une heure (mettre la minuterie du four pour ne pas oublier), passer sur prélavage pour finir le cycle et réenclencher un cycle prélavage (sans produit bien sûr) pour avoir un rinçage presque correct. Puis laisser ouvert pour que cela sèche.
Il a plus de 25 ans mais je n'ai pas prévu de le changer actuellement.
Je vais être seule dans 15 jours donc moins de vaisselle ; sauf que je ne peux pas faire la vaisselle avec une main ! Enfin il faudra bien s'il me lâche complètement...

Samedi Manon met en route la hotte et plus moyen de l'éteindre : le curseur glissait dans le vide. Vite je trouve le disjoncteur correspondant qui coupe aussi la lumière du cellier, des toilettes et de l'entrée ! Avec une main je ne peux pas faire plus.
Mon sauveur paternel vient regarder cela lundi matin. Après pas mal de recherches nous trouvons comment enlever le boitier pour accéder aux commandes. Après ouverture nous découvrons qu'une toute petite pièce en plastique (0.5 cm²) a cassé et donc ne permet pas le retour de curseur. C'est rageant. Je tenterais bien un collage mais mon Papa répond que cela ne tiendra pas.
Nous replaçons la commande à l'arrêt et remontons rapidement le boitier. Un scotch sur le curseur pour ne pas relancer l'aspiration par erreur !
Rétablissement du disjoncteur. La lumière revient, même celle de la hotte puisque sur un autre curseur.
Bon j'avoue ne pas toujours utiliser la hotte donc...

Mardi, quelques minutes avant la tentative d'écrasement, impossible de fermer la porte d'entrée à clef : serrure bloquée. Manon dort encore. Je ne vais pas loin, je laisse ouvert.

A mon retour, tout en me disant que le karma du moment ne m'était pas favorable, je vais chercher la bombe d'huile "3 en un" qui est ma potion magique. Une feuille d'essuie-tout entre les dents pour essuyer le surplus je bombarde tous les trous visibles avant de tourner, poignée et clef dans tous les sens et miracle je peux à nouveau me cloîtrer chez moi.

J'ai des choses à raconter à ma demoiselle au petit déjeûner à presque 11h !!!

Panneau danger

ATTENTION
Vieille peau en liberté

 

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07 août 2019

Un petit coucou

Je brille par mon absence !

En manque de bavardages, je commence un billet pour donner quelques nouvelles.

Le bras gauche est toujours dans son orthèse.
Première visite au chirurgien au bout de 3 semaines ; il est satisfait de l'évolution sur la radio compte-tenu de l'ampleur des dégâts dit-il. L'homme n'est pas très bavard sur l'opération mais je suis curieuse et j'aime savoir ce que l'on me fait ! Il a dû poser deux broches dans le radius pour réunir les os afin de pouvoir visser la plaque puis ôter les broches. Par contre sur les suites je n'ai pu obtenir aucune perspective.
J'ai le droit d'enlever la coque pour finir les soins de la cicatrice moi-même (après 9 visites de l'infirmière tous les deux jours) et de la laisser à l'air. Autorisation également de bouger les doigts par contre pas de rotation du poignet car l'autre os (cubitus) qui n'a pas de plaque est en cours de calcification. De toutes façons mes mouvements sont très restreints.
Je lui faisais remarquer qu'en fermant les yeux et tendant les doigts je pensais qu'ils étaient bien droits alors qu'en fait ils restent très recourbés. Il m'a dit que c'était normal qu'il fallait rééduquer le cerveau. 
Si le cerveau en a pris un coup aussi je ne suis pas sortie de l'auberge la rééducation !

Les deux premières fois j'ai consciencieusement passé compresses et désinfectant autour puis sur la cicatrice mais je trouvais que les "croûtes" ne partaient pas vite. J'ai donc pris conseil auprès de mon infirmière préférée (ma fille) avec une photo. Réponse : ne plus mouiller avec du désinfectant mais graisser, graisser, graisser avec de l'huile d'amande douce, de la vaseline, de l'huile de coco...
J'ai donc écouté ma fille et en trois jours j'avais une peau de bébé... avec un trait de couture bien net !

Je profite d'enlever l'orthèse pour passer la main et le dessus du bras sous l'eau avec savonnage avant de glacer le poignet, le dessus de la main et le gras du coude où se loge un gonflement que la position bras en l'air ne parvient pas à faire partir.
Puis autre phase de massage avec de la bonne vieille crême Nivéa sur la main et les doigts. Tel le serpent je me débarrasse de ma vieille peau à cet endroit. Tout cela étant resté longtemps très gonflé la peau s'est distendue et desséchée avant de peler ! C'est un massage en douceur car les doigts sont douloureux au toucher et j'ai une très faible amplitude pour les tendre, les plier ou les écarter. Je masse le dessus de la main et du poignet qui reste très chaud malgré le glaçage ! Cela doit sacrément travailler à l'intérieur !
Ensuite je reste l'avant bras nu en l'air en regardant la TV et en essayant d'ouvrir et fermer la main. Si jamais je sens que je pique du nez (fréquent à force de ne rien faire !!!) je m'empresse de remettre l'orthèse.

Côté bras droit je dors toujours avec l'attèle. J'ai l'air chouette avec mes deux avant-bras manchonnés !
Dans la journée je fais attention aux mouvements trop impliquants. Je ne peux pas parler de douleur mais de gêne lorsque le mouvement n'est pas bon ; donc cela me limite encore pas mal. Sur l'ordi qui reste mon seul divertissement avec les livres et la TV je limite la frappe d'où un billet long mais en étapes ! J'espère que le fait d'avoir renoncé à une immobilisation totale ne sera pas préjudiciable pour la suite. Si cela n'entraine qu'un retard de guérison ce n'est pas bien grave vu que l'autre bras limite mes activités.

Prochain contrôle le 20 août. Si le second os est consolidé je pense que l'orthèse sera enlevée. Peut-être conservée la nuit pour les positions non contrôlées. Par contre je ne vois pas comment je pourrais me servir de ma main. Je ne peux pas à ce jour (5 semaines) serrer une feuille de papier entre deux doigts, ni maintenir avec le dos des doigts (pas simple pour beurrer la tartine matinale qui se sauve lorsque Manon n'est pas là pour le faire !). Pour la petite histoire, je lui beurre ses tartines depuis des années sauf quand je suis fâchée !
En fait je ne vois aucune amélioration par rapport aux premiers jours après l'opération.

Bien sûr il va y avoir la rééducation mais je pensais tout de même être plus mobile avant de commencer. 

Un des problèmes va être de me déplacer pour aller consulter un kiné.

Ma Kangoo que j'ai prêtée à Laëtitia, enfin à son compagnon, devrait revenir dans les derniers jours d'août. Manon montera à Annecy en Bla-bla car, restera quelques jours avec sa soeur et leur Mamie avant de revenir en proposant un Bla-bla car ; ma fille est une grande adepte dans les deux sens et, pour elle, il n'y a pas de petits profits !
Comme elle envisage de repartir quelques jours avec une copine avant sa rentrée elle reprendrait ma voiture car bien plus grande et pratique pour faire du camping dans le sud-ouest.
Si je suis capable de tenir un volant il y aura toujours sa voiture mais je doute fort de pouvoir le faire. J'ai beau être très à l'aise en voiture, n'utiliser que la main droite sur une voiture classique ne me semble pas une bonne option.
Le plus proche kiné est à plus de deux kilomètres et ce n'est pas forcément celui que j'aurais choisi car je veux une bonne rééducation, pas un truc de confort pour une vieille de presque 60 ans. Qui va faire tous les travaux du jardin ou de la maison et assurer le quotidien en solo ? Je ne parle même pas de mes travaux manuels ou du piano car là je n'y crois plus...

J'ai tellement le souvenir d'un spécialiste que j'avais vu pour un électromyogramme (syndrome du canal carpien) qui m'avait demandé mon métier. J'avais répondu Maman Solo. "Ah vous ne travaillez pas, vous ne faites pas grand chose !" fut son verdict. J'étais sortie de là au bord des larmes que j'ai laissé couler à l'abri dans ma voiture. Déjà que cet examen est désagréable surtout avec un imbécile qui s'amuse avec ses aiguilles contre mes petits nerfs mais la remarque m'avait achevée. J'ai regretté après coup de ne pas m'être rebellée mais devant un doc on se retrouve un peu comme devant un prof qui nous convoque adolescent. C'est lui qui sait et pas nous, donc c'est lui qui a raison !

Au début de mon installation dans la commune j'avais eu une rééducation pour une cheville et le kiné que j'avais consulté à l'autre bout de la ville était parfait. Sportif, coureur, ayant fait entre autre la diagonale des fous il convenait parfaitement pour remettre sur pied une petite sportive comme moi. Quelques années plus tard pour un mal de dos j'étais retournée à ce cabinet. Son nom était toujours sur la plaque, mais il n'était plus présent et un jeune homme m'avait prise en charge. J'avais passé la cinquantaine, je courrais, je nageais, je pédalais. Il m'avait proposé de plutôt marcher, de faire du dos crawlé tranquille plutôt que les trois autres nages et de continuer à pédaler en version loisirs !!!! Alors dix ans plus tard, je n'ose imaginer ce qu'on laisserait faire à ma main !!!

Puis le 1er septembre Manon emménage à Toulouse avec une copine pour sa première année de master. Elle m'aura à nouveau piqué ma voiture pour déménager. Je serai inutile cette fois, pas de bras de mon côté ; juste quelques conseils... si elle les accepte ! Son Papa sera là bien sûr avec sa grosse nouvelle voiture pour les objets plus "propres" !

Donc si à la rentrée je n'arrive toujours pas à couper seule les tomates de jardin, je suis mal !!!

Je sais que je ne vais pas mourir de faim. Mais il y a tout le reste. Beaucoup de choses sont en attente car Manon vaque à l'essentiel et en rouspétant beaucoup.

Pas question de lui demander de l'aide pour le jardin : la terre et les petites bêtes elle n'aime pas ! Pas facile d'attacher la tige de tomate sur le piquet avec une seule main. Sous menace de ne pas avoir le droit de les manger elle a accepté ce petit travail !!! Du coup c'est elle qui a mangé les premières : je suis trop bonne !!!

Je connais le côté appelons-le "grincheux" de ma fille et en règle générale je m'adapte ; soit je me débrouille seule (le plus souvent) soit je gueule un grand coup et elle obéit. Avec cette dépendance j'ai pris conscience que je faisais beaucoup de choses en temps normal, plus que je ne le pensais.
Je limite donc au maximum mes demandes d'aide. Malheureusement mes quelques requêtes ont souvent été accueillies par des grognements ou des réponses exaspérées. Bien sûr elle finira par m'aider mais j'avoue saturer parfois de ses humeurs et me satisfaire de ses absences le WE ou prochainement lors de ses séjours dans les Alpes ou au pays Basque. Je ne serai pas coiffée, je devrai laisser encore plus de choses de côté, il faudra que j'ai tout prévu à l'avance mais mon petit coeur sera moins meurtrie.

Pendant le court séjour de Laëtitia j'ai fait attention à ne pas l'accaparer car elle venait aussi pour quelques jours de vacances mais son attitude était toute autre. Bien sûr son métier d'infirmière la rend plus apte à l'aide et au service mais elle devançait les besoins et oeuvrait sans que j'ai à lui demander.
Attacher mes cheveux est une des tâches (rapide car je m'occupe de brosser et démêler) quotidiennes mais si je ne prépare pas ma demande Manon partira travailler le midi au Mac Do sans le faire.
Pour le reste, il faut prévoir, organiser, tenir compte de ses absences pour voir les copines et attendre le bon moment pour lui soumettre une demande...

J'aime toujours autant mon Petit Bout mais cela me contrarie et me pousse à me refermer encore plus...

Fin de la séquence "déception" !

Que fais-je de mes journées ?

Je me réveille entre 6 et 8 heures. Comme Manon n'émergera pas avant 10h - 10h30 je m'occupe en silence ! Je descends au potager.
Pas question de grands travaux. J'ai réussi à planter des semis en godets de courges et de haricots à la place de ratages. La terre ayant été travaillée c'était assez facile pour ma main droite en convalescence. Comme je ne porte pas lourd le nombre de trajets est multiplié ; un peu de gym pour les gambettes ! Je prépare un billet "jardin" pour l'évolution de potager.
Sinon j'ai de grandes séances d'arrosages. Là où le tuyau ne peut plus aller je continue avec un petit broc d'un litre et demi !!! Mais depuis deux jours j'ai pu reprendre l'arrosoir de 11 litres à condition de le poser pour le pencher ; pas question de forcer sur le poignet.
Je vais chercher le pain et quelques courses au Lid° en regardant bien mes pieds !!!

Tout cela me prend un certain temps et il me reste à installer la nappe et les coussins sur la table de ma terrasse pour petit déjeûner avec ma fille enfin levée.

Quelques préparatifs plus ou moins bien acceptés et ma demoiselle part au Mac Do. J'allume l'ordi. Elle revient en début d'après-midi pour repartir 3 ou 4 heures plus tard. Elle mange puis se détend dans sa chambre. Elle prépare le repas du soir avant de repartir.
Pendant ce temps j'ai partagé mon temps entre lecture dans le hamac, ordi et les rares tâches que je peux faire seule. Dans la seconde partie du tour de France (je n'y avais pas pensé avant !) j'ai apprécié de m'allonger dans le canapé devant la TV pour regarder la France de haut en admirant les efforts des cyclistes avec un peu d'espoir chauviniste au passage !
Je ne regarde jamais la TV dans la journée ; je ne l'allume que vers 21h. Mais ces derniers jours je trouve le temps long et je commence des séries vers 19h après le départ de Manon.

J'espère ne pas être réduite à cette vie-là plus tard...

Quand on "glandouille" à la maison le regard se porte sur tous ces coins un peu oubliés où il serait bien de faire un grand ménage, ou une petite réparation, ou un désencombrement. Mais c'est impossible avec une seule main. C'est frustrant d'avoir ce temps et de ne pas l'utiliser.

Pour finir sur une note positive j'ai fait une pâte brisée toute seule hier... avec le Kitchen Aid !
Le plus dur a été de casser l'oeuf dans un bol pour récupérer les coquilles avant de le mettre dans la pâte ; le premier s'est répandu sur le plan de travail... Un léger pétrissage d'une main avant de laisser reposer. Bien sûr tout cela m'a pris au moins le double du temps !
Puis Manon a préparé une délicieuse tarte à la tomate et au chèvre...

A bientôt pour un tour de jardin.

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14 juillet 2019

Blues de fin de semaine

Le ciel est bleu, le soleil brille... et je m'ennuie !!!

C'est une sensation que je ne connais pratiquement pas mais avec un bras bloqué par une coque, l'autre dans son atèle la nuit et avec lequel j'essaye de rester raisonnable le jour pour laisser guérir l'entorse, je trouve le temps long.

Depuis 6 jours je suis seule. Mon aînée est repartie et la petite revient ce soir de vacances.
Pour les repas, aucun soucis mon Papa et sa compagne ont rempli mon réfrigérateur. Ma prof de piano amie est venue me rendre visite ou me passe un coup de fil.

Je passe du temps sur l'ordi à regarder les chaînes de jardinage ou autres que je suis, je lis et allume la TV le soir mais quand je pense à tout ce temps perdu et tous ces ouvrages qui m'attendent...

Alors je passe le temps...

Le matin après avoir mis 3 fois plus de temps pour enfiler un short et un T-shirt extra large d'une main et avec contorsions douloureuses je passe au coiffage. Des cheveux très longs à relever d'une main tout en coinçant une grosse pince, cela donne une coiffure pétard qui a peu de chance de faire fureur sur Insta (vu que je n'y publie pas !!!) et qui ne me rajeunit pas.

La douche est presque facile par rapport au reste, juste éviter la glissade et lever le bras gauche bien haut. Pour laver les cheveux, j'attends le retour de ma fille !

Ensuite je vais au jardin prendre une bouffée de liberté. C'est ce que je ressens même si je ne peux pas y oeuvrer à loisirs. Je fais un premier tour dans les chemins que j'ai tracés entre les hautes herbes en essayant de voir ce qui est déjà fait et non tout ce qui reste à faire !
Je me contente d'arroser, soit avec le tuyau soit avec un mini arrosoir pour les plantations éloignées afin de ne pas porter trop lourd. Donc beaucoup d'aller-retour pour la gymnastique des gambettes.
Je peux aussi planter dans les zones où la terre est déjà travaillée. Les aller-retour se font de haut en bas pour descendre des petites quantités de terreau à la fois dans un panier avec les plants. Du jardinage version trail vu la pente du terrain !!!
Je trouvais déjà que le tamisage de ma terre et la récup des cailloux pour combler un trou me rangeait dans la case "fada" mais là je pense sortir de toute nomenclature !

Ensuite un premier moment difficile : se laver la main... à une main, surtout si de la terre s'est logée sous les ongles ! Ah le pétrissage de la brosse à ongles !

Seconde difficulté : étaler le beurre sur la tartine, si on n'a pas oublié de demander à son Papa de bien vouloir couper le pain à l'avance lors de sa visite. Petit scoop : le beurre dur serait plus facile à étaler d'une main que le mou qui reste collé au couteau !!!

Bien sûr les plats préparés ne nécessitent pas de couteau ! Non je n'ai pas des petits pots de bébé ou de la purée améliorée !!

C'est après les repas que l'on apprécie encore plus son lave-vaisselle sinon je ne vous parle pas de l'empilage dans l'évier. Tournicoter l'éponge n'est pas compatible avec une entorse.

Et puis la journée s'étire... et je gamberge car je trouve que tout est encore bien gonflé même si l'infirmière est satisfaite de l'évolution de la cicatrice. Les mouvements des doigts sont limités et douloureux. La main se recroqueville et je me dis qu'elle ne pourra plus courir sur un clavier ou amener le fil sur un crochet... alors tenir une pioche ou un râteau ??? Et la droite est sensible car sans doute trop sollicitée ; peut-être restera-t-elle toujours ainsi ???
Encore dix jours avant de pouvoir poser toutes mes questions au chirurgien.

La plupart des choses restent ouvertes ou avec le couvercle juste posé et à portée de main. Ma crème de jour dont le pot est trop gros pour être coincé entre les dents comme le bouchon de mon Coc°.
Les dents et les pieds servent beaucoup et j'apprécie d'être encore souple !!!

Je me dis que c'est une mise en condition de ce qui m'attend dans quelques années... et ce n'est pas réconfortant...

C'est un billet "coup de mou" avec légers traits d'humour d'une fin de dimanche avant le retour de Manon pour adoucir mon quotidien inactif et dépendant.

J'ai cependant l'impression d'être attendue et nécessaire à quelqu'un. Pas de miaulement, pas de caresse, juste un regard insistant et patient. Alors je lui parle et raconte mes malheurs en préparant lentement ce qu'il est venu chercher.

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Un matou aux yeux bleus vient réclamer une petite gâterie : lait ou crème en fonction du stock.

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Il lape, s'allonge à proximité en se disant qu'il y aura peut-être un second service, puis il repart.

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05 juillet 2019

La chute de l'histoire... ou l'histoire de la chute

Le mois de juin où j'avais été particulièrement absente venait de se terminer et je comptais sur le mois de juillet pour reprendre une routine épistolaire quand "Patatras" !

Lundi 1er juillet après une grosse journée de jardinage à manier pioche, râteau, ciseaux et taille-haie j'ai pris une douche réconfortante avant de cheminer à pied jusqu'au Lid°... que je n'ai jamais atteint ! A 150m de la maison je me suis retrouvée affalée sur le trottoir sans m'être tordue les pieds ou avoir eu l'impression de trébucher. Après m'être relevée j'ai regardé à gauche et à droite si personne ne m'avait vue me répandre puis j'ai voulu attraper mon sac à main resté au sol. Impossible. Ma main gauche avait un angle étrange et était toute molle au bout de mon bras. Retour à la maison pour appeler mon Papa pour qu'il m'emmène aux urgences.

Pour la suite, je me suis lâchée dans les détails et même si j'essaye d'y mettre de l'humour, les âmes sensibles ne souhaitent pas forcément en savoir plus.

En attendant j'ai nettoyé à l'eau la belle égratignure du genoux et j'ai laissé couler l'eau, tiède vu la canicule, sur mon poignet qui gonflait de plus en plus.
Urgences, radio avec un "Vous ne vous êtes pas ratée" de la radiologue puis médecin pour annoncer une double fracture du poignet qui entraîne une opération, 6 semaines de plâtre puis de la rééducation avec un total de 3 mois pour retrouver l'usage de ma main et en attendant une gouttière plâtrée provisoire. Je suis repartie dans la jolie tenue en in-tissé des infirmières en ayant évité de peu le découpage de la robe que je portais au prix de quelques contorsions douloureuses !
Dans un premier temps l'opération était prévue pour le lendemain matin donc je devais rester à jeun et revenir pour 8h. De retour à la maison appel du docteur pour un rendez-vous avec le chirurgien le mercredi matin pour une opération l'après midi et une sortie le vendredi pour cause de pose de redon.

Lorsque Manon est revenu de son job au Mac Do après minuit je l'ai mise au courant du chamboulement des semaines à venir. Comme mon poignet droit ressentait quelques fourmillements pour avoir maintenu l'autre bras pendant plus de deux heures et bien jardiné auparavant Manon m'a fait un petit massage à l'huile essentielle de Gauthérie et j'ai porté mon attelle pour la nuit. Lors du massage j'avais ressenti quelques points sensibles mais dans ma chute je me doutais bien que la main droite avait du tenter une parade !

Le lendemain matin le bras gauche dans son attelle était gonflé et sensible mais c'est le droit qui s'est révélé le plus douloureux. Lorsque j'ai enlevé l'attelle le poignet a commencé à gonfler puis les fourmis l'ont envahi comme au plus fort de mes crises du canal carpien. J'ai passé la journée à mettre la main en bas pour pouvoir supporter la douleur.

Arrive enfin le mercredi matin. Levée tôt pour m'aider à me préparer Manon était un peu ronchon pour jouer à la Maman (elle n'est pas du matin !) mais elle s'est bien acquittée de sa tâche. Mon Papa m'a emmenée. Il avait déjà vu ce chirurgien suite à un doigt cassé. Ce spécialiste de la main et du poignet m'a expliqué ce qu'il allait me faire (pose d'une plaque), une immobilisation jusqu'après le 15 août puis de la rééducation. Bien sûr il a demandé ce que je faisais : travail de bureau, pianiste et tout ce que fait une femme seule avec maison et jardin.Il ne s'est pas aventuré sur les suites... juste annoncé que la plaque serait à retirer au bout de 6-8 mois. Pour le poignet droit il a demandé une radio et constaté une entorse avec certainement un petit écoulement sanguin qui est venu comprimer le canal carpien. Comme la double immobilisation des deux bras poserait vraiment un problème je vais porter mon attelle le plus souvent possible en espérant que cela suffise au rétablissement.

Puis ce fut visite à l'anesthésiste, entrée, placement en chambre, attente, descente au bloc avec une halte en salle d'anesthésie locale avant le show. Mon bras gauche était pris en charge mais c'est le droit qui me faisait des misères ; je le laissais pendre le plus possible le long du brancard puis de la table en cherchant la fraîcheur du métal pour calmer les fourmillements.
C'était ma première anesthésie partielle : c'est impressionnant. Mon bras mourrait tout doucement pendant que le mécano vidait sa boite à outils. Une fois le champs mis en place je n'ai eu que les voix, les torsions au niveau de l'épaule, les coups de marteau, la visseuse, les tractions pour tenter vainement de suivre. Ce qui m'a surprise c'est que seul mon bras avait de l'importance ; je n'existais pas. Lorsque le garrot sous mon aisselle a été actif et que je disais que cela serrait beaucoup le chirurgien m'a répondu que si cela me gênait c'est l'anesthésiste qui réglerait cela, lui ne s'occupant plus que de mon bras. Je n'ai plus rien dit et j'ai compté les trous de la plaque perforée au plafond pendant 29 minutes d'opération. J'ai entendu les anecdotes des uns et des autres comme autour d'une machine à café mais sur le plan opératoire rien, que du technique. Cela me convient. Par principe je fais confiance. Je pense qu'à un moment il a dû changer ses plans et fixer mes os autrement. Dès la consultation du matin en voyant la radio j'avais compris que cela ne se présentait pas de façon simple !
Puis le matériel a été remballé et mon bras énorme et emmailloté a été posé sur mon torse en m'obligeant à le tenir avec l'autre main. J'ai mis un moment à comprendre que ce bras était totalement libre et ne connaissait qu'une direction : le point le plus bas qui passe parfois par le visage en cassant un nez !!! Je n'avais pas compris l'anecdote avant !

Après un court passage dans la salle de réveil j'ai regagné ma chambre. Après le contrôle de l'infirmière j'ai pu me lever. Tenir la nuisette sexy, le redon, le bras qui vit sa vie et baisser sa culotte avec une main à peine valide et fourmillante à souhait c'est... à vivre !!!

L'endormissement du membre a duré longtemps. J'ai remis l'attelle à droite après le dîner et c'est devenu de plus en plus supportable. La douleur du bras opéré est apparue vers 2h du matin. Le comprimé de morphine n'a pas calmé mais j'ai pu m'endormir. Un second plus tard a eu le même effet. Mon avant-bras me semblait pris dans un étau. Heureusement avec le petit déjeuner j'ai pu prendre l'anti inflammatoire et c'est devenu supportable. Le droit ne me gênait presque plus.

Jeudi devait être une journée neutre avant le pansement du vendredi matin suivi de la pose de la coque sur mesure et de la sortie. Mais en milieu de matinée changement de programme je sortais avant midi ! Ce fut un peu compliqué parce que mon Papa n'était pas disponible et Manon non plus surtout que je ne pouvais pas prévoir d'horaire.

Une jeune infirmière est venue faire le pansement sous la supervision d'une autre. J'ai fortement pensé à mon aînée dans cette situation à ses débuts. Bien sûr enlever le drain n'est pas agréable, les désinfectants piquent et bouger le bras est douloureux mais elle s'est bien débrouillée ! Côté couture, heureusement que mes surjets sont plus fins ! Mais là encore je fais confiance surtout suite à l'avant-après de la cicatrice sur ma cuisse pour le mélanome. Par contre je pensais que l'ouverture serait moins longue.

Puis deux personnes sont arrivées pour la coque : là encore une débutante supervisée. Je suis un cobaye pour la médecine !!! J'ai découvert cette technique inconnue de chauffer une plaque de plastique pour la mouler sur le bras puis la découper et la préparer en attelle facilement amovible pour pouvoir faire les soins.

Ma voisine de chambre a eu son plateau repas et moi aussi. Lorsque j'ai dit que je sortais on m'a répondu gentiment que j'allais tout de même manger quelque chose avant !

Manon est arrivée un peu plus tard, quelques formalités et nous voilà dans la fournaise avant de retrouver la maison.

Depuis je m'adapte plus ou moins bien. Manon travaille au moment des repas donc il faut anticiper : impossible de couper, d'ouvrir, de mélanger... Comme avec les médicaments le poignet droit a dégonflé et les fourmis sont moins virulentes j'ai tendance à vouloir utiliser ma main en oubliant l'entorse !!! Je tape d'une seule main avec des pauses... ; ce billet, vu mon bavardage va me prendre la journée ! De toutes façons à part la lecture et la TV ou les vidéos toutes mes activités sont impossibles.

Le problème est que Manon part dimanche matin à Malte avec des copines pour une semaine. Du coup Laëtitia descend quelques jours. J'aurai mon infirmière particulière même si j'ai pris rendez-vous avec une autre infirmière pour les soins.
Ensuite on verra au jour le jour... Tout devient si compliqué d'un coup qu'il faut résoudre les problèmes les uns après les autres !

Il est plus raisonnable d'arrêter là pour reposer la main droite. Je vais essayer de corriger toutes les fautes car cela chamboule complètement ma frappe habituelle avec les dix doigts.

Bravo aux courageux qui sont arrivés au bout !!!

A bientôt... j'espère !

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24 juin 2019

Toujours là mais pas bavarde !

Ce mois de juin est particulièrement chargé et je ne vois pas le jour. Je prépare des billets que je n'arrive pas à terminer ; je n'avance pas dans mes ouvrages !

L'association me prend (à mes petites camarades aussi) un temps fou. Une tonne de problèmes à résoudre : techniques, humains, légaux, financiers, prévisionnels... Tout cela au milieu des spectacles de fin d'année. Moi qui croyais avoir signé pour gérer un simple tableau Excel...

Le potager et le jardin ont des ratés et du retard mais je les aurais mes tomates bien rouges... un jour !

Un petit billet court qui ne dit pas grand chose mais j'y travaille...

Merci et à bientôt...

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J'aimerais bien pouvoir me vautrer dans mon hamac...

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01 mai 2019

Bon 1er mai

Un parterre de muguet avec des chochettes paresseuses cette année !
J'ai tout de même pu en cueillir une cinquantaine de brins pour notre petite vente annuelle...
Tout le reste va fleurir dans les jours à venir... pour faire durer le 1er mai !!!

Muguet au 19-05-01

J'ai déniché quelques clochettes pour vous souhaiter une joli 1er mai.

Muguet au 19-05-01 clochettes

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21 avril 2019

Un samedi ensoleillé

Le temps des derniers jours était maussade et surtout très venté.

Samedi le ciel était bleu au matin avec de l'air. Bien que le vent d'Autan ait un peu forci dans l'après-midi cela a permis de prendre le premier déjeuner sur ma terrasse qui est abritée de ses fougueux assauts.

Avant de profiter de la terrasse il a fallu passer le balai pour enlever toutes les feuilles et les branches. Mais il restait toutes les herbes qui poussent entre les pavés. Pas question de mettre de désherbant et le brûleur que j'avais repéré est en rupture de stock. Alors brin après brin j'ai arraché ces indésirables. Cela venait facilement car encore peu enracinées mais j'y ai passé un moment ! Que ne ferais-je pour retrouver MA terrasse ?

Au 19-05-22 nettoyée

 

La mousse de l'hiver va se dessécher et presque disparaître avec un coup de brosse.
Quelques jets au Karsher pour nettoyer les pavés qui noircissent sous le chêne et j'aurai presqu'une terrasse neuve...
Il restera les déformations des taupes à réparer !!!

Ma table et mes chaises rapportées de Grèce auraient bien besoin d'un coup de peinture
Une nappe pour cacher la rouille de la table, des torchons sous les coussins pour ne pas les tâcher et deux assiettes préparées par mon Petit Bout. Maman au jardin et la fille en cuisine avant de savourer le moment.

 

Au 19-05-20 premier déjeuner

Vivement le prochain rayon de soleil...

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30 janvier 2019

Une bougie de plus

Mardi je franchissais la dernière étape avant le changement de dizaine dans 365 jours. Et quelle dizaine ! Celle des 60...greed

Bon en attendant de devenir vraiment vieille j'ai profité de ma journée.

Un mot de mon Petit Bout laissé sur la table avant son départ très matinal. Un sms de ma grande fille qui rentrait sur les routes enneigées de Haute-Savoie de sa nuit à l'hopital.smile

Puis ce fut un déjeuner avec une amie, ma prof de piano, avec un joli cadeau qui devrait atténuer, pour un instant, les marques du temps qui passe.wink

Pendant nos bavardages mon Papa a laissé un message sur mon portable pour savoir où j'étais. A mon âge je dois encore justifier de mes sorties ! Non je plaisante.
Avec sa compagne ils étaient passés à la maison pour me faire une surprise. Le temps pour eux de faire une course et j'avais regagné mon domicile et nous avons pu fêter mon anniversaire autour d'un goûter à trois, mon Petit Bout ne rentrant pas de la fac avant 21 heure.

Une belle journée avec de douces attentions et des moments partagés... et une jolie composition florale pour se les rappeler !

Plante anniv 59

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