04 avril 2018

Germination

La magie d'une petite graine qui germe.

L'an passé j'avais expérimenté la culture de graines germées pour les consommer en ajout à une salade. A force de surfer sur le Net on attrape de drôles d'envies...

Un bocal, une compresse, un élastique et je me lance avec des graines (bio bien sûr !) d'Alfalfa (luzerne, comme pour les lapins) car c'est ce qui semble le plus simple.

En effet cela fonctionne et Manon et moi avons apprécié cette petite note dans nos salades.

J'ai voulu poursuivre avec des graines de Brocoli mais là ce fut un échec : moisissures. Pas top le bocal pour ce type de graines.

Puis j'ai mis en chantier le potager et d'autres cultures et mon bocal est parti dans le récupérateur de verre.

A Noël mon "infirmière préférée" m'a offert deux germoirs.
Un pour" famille nombreuse" avec trois étages

Grand germoir

et un autre très simple et esthétique pour les graines qui forme du mucilage (comme les graines de Brocoli par exemple). Elle avait ajouté deux sachets de graines : Basilic et Chia.

Petit germoir

Très vite j'ai lancé la culture.

Du Brocoli dans le petit qui a très bien fonctionné. J'ai déposé les pousses sur des tranches de pain avec du chèvre fondu. Hum, un délice !!!

Du Basilic et de l'Alfalfa en utilisant seulement deux étages. Là ce fut un échec. Les graines se sont aglutinées autour des buses d'écoulement. La germination a été très lente et le résultat ne donnait pas envie. De plus les pousses du plateau du dessous ont vite buté sur le plateau supérieur. Direction le compost.

J'ai tout nettoyé et rangé dans sa boite un peu déçue que ce joli cadeau ne porte pas ses fruits.

Et puis à force de placer des petites graines dans des bouteilles en plastique j'ai décidé de ressortir mes germoirs en relisant bien toutes les indications même si je n'ai pas eu le sentiment d'en avoir zappées.

Des graines de Brocoli dans le petit germoir. Je me suis contentée de vaporiser les graines pour maintenir le niveau d'eau.
Super et très bon goût. Avec ce principe je ne mange que les pousses (les minuscules feuilles et un peu de tige) alors que dans le bocal je mangeais la totalité, la graine ne produisant pas une grande racine. Avec la coupelle la racine est longue et reste un peu accrochée sous le tamis. Cela ne donne pas envie de la manger !

Pour le grand j'ai refait une tentative avec 3 plateaux.
Comme indiqué j'ai placé le couvercle et je n'ai pas ajouté d'eau. Lorsque les pousses sont sorties j'ai tout de même vaporisé. Le plateau du bas a vite présenté des signes de moisissures donc compost ! J'ai coupé les pousses du plateau supérieur et mis au compost le reste.
Voici le dernier plateau avec des graines de basilic qui va être consommé sous peu.

Basilic1

Basilic2

J'avais placé un peu plus de graines que la fois précédente que j'ai bien étalées avec un cure dent (car sur le doigt cela colle) après que l'eau se soit écoulée. Le bâton de Magnun est très utile aussi !
Une des difficultés de ce grand germoir c'est le principe. L'eau déplace les graines et elles de retrouve en tas autour des buses. Je me rends compte que je n'ai pas vraiment fait tremper les graines avant : à corriger !
Sur la notice de ce modèle il n'est pas précisé de rincer les graines deux fois par jour comme j'ai pu le faire avec le bocal. Or sur le Net il semblerait que même avec ce type de germoir on rince. Alors je m'interroge.
Je pense aussi qu'il n'est pas utile de remettre le couvercle. J'ai fini par l'enlever.
De plus ajouter les plateaux au fur et à mesure de l'avancée de la germination me semble préférable. Cela permet aussi de ne pas avoir toutes les pousses en même temps même si les temps de germination sont différents selon les graines.

Vous voyez je suis dans l'interrogation et je suis preneuse de toutes explications, astuces si vous utilisez ce type de germoir.

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03 avril 2018

Les chèvres de Pâques : suite et... fin !

Je vous avais laissés avec un suspens insoutenable ici !!!

Mon enquête allait-elle me permettre de remonter la piste des deux chèvres perdues et les rendre à leur propriétaire ?

Chaussée de mes running, montre au poignet, écouteurs aux oreilles me voici partie avec la voix de Freddy Mercury ; Queen c'est chouette pour tracer la route.
Je commence par le lotissement en bas du mien qui s'est construit un peu avant les deux immeubles sous mon terrain. Un de mes circuit de marche le traverse mais sans s'enfoncer dans les différentes ramifications. C'est l'heure du déjeuner et malgré le beau soleil personne ne se trouve dans son jardin. Je fini par rencontrer une dame qui ne connait personne ayant des chèvres.
Je repars puis quitte ce lotissement sans succès.

Me voici sur le parcours que nous pratiquons le plus, les filles et moi, pour marcher ou courir : celui qui mène vers les ânes.
Il passe devant un petit centre équestre et j'espère pouvoir y trouver des infos. Justement une voiture en sort mais la réponse sera encore une fois négative. Pas de chèvre ici ni dans les environs à sa connaissance.

Prochaine étape un gîte qui doit encore être plus ou moins une exploitation agricole. Personne en vue ; je prévoie de laisser un petit mot dans la boite aux lettres au retour (j'ai pensé à prendre un petit carnet et un stylo comme un bon détective !).

Je continue mon chemin jusqu'à la dernière maison de ce parcours : la maison de la Source, celle où se trouvent les ânes. Une belle maison ancienne joliment restaurée que j'adore, sur un super terrain au milieu des bois et des champs.
Je passe devant, tout est ouvert mais personne ; je continue jusqu'à la pâture suivante où se trouve les trois moutons dans leur énorme manteau de laine mais pas de chèvre. Je n'en ai jamais vu ici.
Je fais demi-tour et en repassant devant la maison je vois une dame qui prend le soleil en téléphonant.
Je me permets de l'interrompre pour lui demander si elle connait quelqu'un avec des chèvres. Sa réponse est négative...
Mais soudain elle se souvient que près de son lieu de travail il y a un terrain un peu abandonné avec deux chèvres. Elle travaille de l'autre côté du centre dont je suis voisine.
Je suis pleine d'espoir.
Elle précise qu'il y a une chèvre noire et une beige : portrait fidèle de mes deux intruses !
Je la remercie et repart à vivre allure (en marchant) à la maison pour faire les 3 kilomètres du retour ; 8 kilomètres de marche pour enfin toucher au but... j'espère.

De retour à la maison, je fais le récit de mon enquête à Mon Petit Bout avant de partir en voiture (je commence à fatiguer et je suis pressée d'en finir !) pour l'endroit indiqué par la dame.
Sur les lieux je rencontre deux jeunes hommes qui m'indiquent le terrain sur lequel se trouvent normalement les chèvres mais tout est fermé et personne dans la maison qui doit servir de lieu de gardiennage.
Une pancarte indiquant que le terrain est à vendre fournit un numéro de téléphone. Je tente ma chance.
Un monsieur me répond qu'il y a en effet des chèvres et qu'il va contacter le propriétaire. Il a mon numéro pour me rappeler.

Dans l'après-midi mon Papa et sa compagne jouent au lapin de Pâques et nous apportent du chocolat. Ils font la connaissance des chèvres qui vont passer leur temps près de nous de l'autre côté de la baie vitrée. Je sors de temps à autre pour les houspiller et tenter de préserver mes rosiers et leurs jeunes pousses toutes tendres...
C'est un spectacle de les regarder vivre ; elles restent tout le temps l'une près de l'autre et se couchent collées l'une à l'autre.

Fin de journée, toujours pas d'appel. Je relance. Le propriétaire des chèvres n'est pas joignable mais mon interlocuteur me tient au courant.

Mon Papa et sa compagne repartent suivis par Manon qui regagne la ville et me voilà seule avec les chèvres !

Le portable sonne. Mon interlocuteur (il doit louer le terrain en question) a pu laisser un message au fils du propriétaire. Comme il me demande où je me trouve il m'indique qu'il voit très bien la maison et qu'il me connait, n'habitant pas loin ; mais je ne vois pas qui cela peut être ! Un rappel quelques minutes plus tard pour me dire qu'il a eu le propriétaire qui peut récupérer ses animaux le lendemain matin. C'est parti pour une nuit d'hébergement de plus. La nuit elles ne mangeront pas mes rosiers...

Elles vont rester sur la terrasse du salon. Je vais fermer tous les volets, sauf ceux de la terrasse car elles sont couchées devant. J'allume les lumières. Elles restent là à me regarder de temps à autre sans vouloir aller se coucher dans la cabane. J'éteins tout pour aller me coucher mais elles restent là.
Le matin en rentrant dans le salon je les ai trouvées à la même place, curieuses de voir à l'intérieur puisque je n'avais pas pu fermer les volets ! Je ne sais pas si elles se sont abritées dans la cabane dans la nuit.

Le vent a tourné et ma terrasse plein sud est offerte au vent d'Autan donc elles vont se réfugier de temps à autre sur la terrasse de ma chambre côté ouest. Mais comme je suis dans le salon elles reviennent sous la fenêtre... sans doute parce que les rosiers alentours ont leur faveur. Je dois régulièrement les chasser mais les coquines s'habituent à moi et se doutent que je ne vais pas leur faire de mal. Elles s'éloignent un peu mais reviennent en douce peu après.

Chèvres09
Elles ruminent toujours côte à côte.

La matinée avance et pas de nouvelle de la récupération...

Les biquettes s'enhardissent et harpentent la totalité du terrain. Pleine d'espoir je les vois s'approcher des ronces mais elles vont juste les picorer ; mes rosiers sont plus à leur goût.

Chèvres10
Vont-elles aller chez le voisin ?
(c'est son bac à compost sur la bande de terrain qui normalement nous sépare...)

Chèvres11
Non, elles préfèrent revenir chez moi !
Heureusement que je n'ai encore rien planté dans les buttes !!!

Vers 16h j'ai laissé un sms pour dire que personne n'était venu et que je n'avais pas de nouvelle ; cela me semblait moins intrusif qu'un coup de fil un lundi de Pâques.

Un peu avant 19h la voisine du bas vient toquer à la porte pour me dire qu'il y a des chèvres dans mon jardin !!! Comme jusque-là elles ne s'étaient pas aventurées dans le bas elle ne les avait pas vues. J'ai raconté mon histoire.

Un peu excédée après ce remémorage de mes aventures j'ai appelé avant que la soirée ne soit trop avancée. Il avait bien eu mon message mais ne pouvait pas joindre le propriétaire des bêtes. Il m'a laissé le numéro d'un certain Kévin. J'ai donc appelé et laissé un message en absence.

Kévin m'a rappelé un peu plus tard pour me dire que quelqu'un allait venir le lendemain matin. J'ai demandé si la personne connaissait les bêtes car elles ne se laissent pas approcher. J'ai senti un flou. J'ai précisé qu'il fallait plus qu'une personne parce qu'à trois nous n'avions pas réussi. Il m'a affirmé qu'il y aurait plusieurs personnes. Il a ajouté qu'il viendrait me voir la semaine suivante pour se parler.

J'ai renoncé à chasser les chèvres des rosiers car il n'y a plus de pousses vertes !

Comme la veille les bêtes sont restées couchées devant la baie vitrée le soir et je n'ai pas pu fermer les volets. Elles étaient au même endroit le matin.
J'ai appris que le beige était bien un bouc et que la femelle était pleine pour une mise à bas d'ici un ou deux mois, son propriétaire ne semblait pas très sûr.

Mardi matin je me tiens prête dès 8h car Kévin m'a annoncé une venue vers cet horaire.

Je patiente et n'ose rien entreprendre.

Une voiture a ralenti près de chez moi un peu avant 11h. Trois "rugueux" gaillards en sont sortis.
Après une première course poursuite, l'un d'eux a pu attrapper le mâle en le coinçant sur ma terrasse.
N'ayant pas pris de corde avec eux j'ai fourni une sangle. Il a été attaché dans un coin pour faire venir la femelle.
Pour elle ce fut un peu plus long et mes plantations autour de la maison ont subi les sabots et les godillots.
Elle aussi a été attrapée sur ma terrasse.
Cela n'a pas duré très longtemps au final mais il y a eu beaucoup de bêlements et de cris. Cela ressemblait à une corrida !

Ils ont fourré les bêtes dans le coffre, m'ont rendu la sangle, murmuré un "Excusez-nous" lorsque j'ai fait part des rosiers et arbustes mangés et sont partis.

Ce ne sont pas des personnes qui font cas d'un massif de fleurs donc...

Chèvres12
Les derniers instants de calme avant la corrida !

 

Je suis contente que cela soit fini mais il me reste les crottes à balayer partout et à me lamenter devant les roses que je n'aurai pas cette année.

Je vais attendre la semaine suivante pour voir si Kévin me contacte comme annoncé mais je ne me fais guère d'illusions. Pour peu qu'il me propose un des chevreaux à venir en dédomagement !!! 

PS : en faisant le tour du jardin pour constater les dégats occasionnés par les chèvres et la corrida, j'ai vu que les limaces avaient trouvé le chemin de la serre. Une des bouteilles déchapeautées est vierge des quatre pousses d'aubergine ! 

Je suis zen et je vois la beauté dans le monde !!!!

Je suis zen et je vois la beauté dans le monde !!!!

Je suis zen et je vois la beauté dans le monde !!!!

Je suis zen et je vois la beauté dans le monde !!!!

Fleurs cerisier1
Fleurs de mon cerisier le plus précoce.

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02 avril 2018

Potager en permaculture : les semis 3

Vendredi dernier en attendant l'arrivée de mon Petit Bout pour le début du WE j'ai continué mes semis. Je venais enfin de me ré-approvisionner en terreau pour plantation et pour semis.
Je progresse en fonction de ma consommation de Coca light et des disponibilités des bouteilles ! J'avance par lot de quatre bouteilles.

Le mercredi j'avais réceptionné la commande de graines faite sur le site de "La Bonne Graine" après un petit tour de vélo et j'avais de suite préparé 4 bouteilles de 4 graines chacune de tomates cerise qui ont rejoint les copines derrière la vitre du salon.

Le vendredi j'avais enfin 4 bouteilles pour continuer avec des tomates St Pierre toujours avec 4 graines par bouteille.

Le samedi précédent le poissonnier m'avait donné 4 bacs en polystyrène que j'avais laissés dehors sous la pluie après rinçage pour que le fumet maritime s'échappe... Je les avais lestés d'un gros cailloux.
J'ai utilisé des godets que je récupère de toutes les plantations achetées au fil des années. Je les ai débarrassés des escargots puis rincés à l'eau de pluie qui se trouve dans les différents récipients laissés sur l'herbe. Cela fait très : "Je travaille avec les moyens du bord !". Un fond de terreau pour plantation, une couche de terreau pour semis, un premier arrosage, les petites graines et un émiettage de terreau pour semis avant le dernier arrosage.

Un premier bac à poisson avec 8 godets de 4 graines de tomates de l'ami de mon Papa (fini) + 1 godet de 4 graines et 2 pots de 5 graines d'oeillets d'Inde.

Caisse poisson 01

Un second bac à poisson avec 5 godets de 4 graines de tomates cerise + 4 godets de 4 graines de tomates St Pierre + 2 pots de 5 graines d'oeillets d'Inde.

Caisse poisson 02

Je vais pouvoir comparer le semis en bouteille fermée et celui en godet directement dans la petite serre.
Pour les semis en bouteille, j'espère ne pas avoir à les repiquer avant plantation ; je vais prochainement ajouter du terreau pour recouvrir les tiges et leur permettre de mieux s'enraciner en créant de nouvelles racines.
Pour les godets il y aura du tri et du repiquage. Le problème sera de savoir où je vais pouvoir entreposer les pots ensuite...

Dans le troisième bac j'ai mis une couche du terreau vraiment grossier de Lidl qui me restait (je ne le conseille pas, ou alors pour une sous couche pas chère ou un mélange avec une autre terre !), du terreau de plantation et une couche de terreau pour semis, un arrosage, un sachet complet de graines de radis Saxo 2 (Lidl), un saupoudrage de terreau pour semis et un dernier arrosage.
L'an passé j'avais semé dans une butte des radis de la ferme de Ste Marthe qui avaient mis longtemps à pousser et étaient immangeables ; donc je tente le semis en caissette avec ces radis pas chers. Si c'est une bonne méthode je poursuivrai avec le reste du sachet de l'année passée.

Caisse poisson 03

Ces trois bacs ont pris place sur les étagères de la serre qui affiche presque complet. 

J'ai profité d'avoir les mains dans la terre pour ajouter dans le massif de ma terrasse des bulbes qui auraient dû être plantés à l'automne et qui ont commencé à pousser dans le sachet ; des jonquilles et des tulipes. Si cela ne donne rien ils seront en place pour l'an prochain ! Cela me permet d'enlever un peu des glands qui sont tombés sur cette parcelle et qui ont déjà bien germés. Il va y avoir des coupes de mini chênes à faire !
Un trou avec 3 jonquilles puis un trou avec trois tulipes...

Massif terrasse ouest bulbes01

Il y a du travail pour remettre en forme la terrasse après le passage des taupes !

Massif terrasse ouest bulbes02
Les jonquilles avaient commencé à fleurir dans le sachet !

Massif terrasse ouest bulbes03
Il reste encore des glands

Massif terrasse ouest bulbes04
Les feuilles ont vite fait de se re-déposer !

J'ai fini en ratissant les feuilles pour les étaler sur la butte n°3 qui avait été un peu travaillée et laissée en l'état. Il faut maintenant que j'ajoute de l'herbe coupée pour le mélange azote/carbone. Malheureusement le rotofil après un laborieux démarrage s'est arrêté et n'a plus voulu repartir. Le WE pascal ayant été occupé par des bestioles non invitées je retenterai plus tard.

Dimanche, tout en surveillant les biquettes de l'oeil, j'ai placé dans la serre les semis qui avaient déjà levé dans la maison. J'ai enlevé tous les bouchons et pour les premières tomates et les aubergines (qui ont poussé très vite) j'ai oté le haut de la bouteille. Elles sont maintenant comme dans un pot, directement dans la serre.

Evolution semis serre03

J'ai poussé les bacs dans le fond des étagères pour placer les demies bouteilles devant. Il n'y a que sur l'étagère du haut que je peux poser les bouteilles entières. Pas sûre qu'il y ait du coup plus de luminosité que derrière la baie vitrée !!!

Evolution semis serre01

Evolution semis serre02

 

Evolution semis serre04

 

Il va falloir trouver une autre solution pour les pots à venir...

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01 avril 2018

Bilan hebdomadaire : semaine 13

Avec le retour du soleil, même si la pluie lui vole encore souvent la vedette, l'envie de me bouger est revenue ; le re-démarrage du jardin n'y est pas étranger non plus.
Donc le mercredi j'ai déroulé le tapis de yoga pour une longue séance, puis je suis allée marcher en regardant les bas-côtés du chemin à la recherche des pousses d'ortie, de bourrache, de consoude et de jolies fleurettes. Le colis de graines commandées à "La Bonne Graine" étant arrivé au point "relay" j'ai épousseté mon VTT, regonflé les pneus et enfourché mon destrier ! Quel sentiment agréable... avant le mal aux fesses du lendemain !

  1. Côté sport : la pluie des jours suivants a temporisé ma reprise du mercredi jusqu'à l'arrivée surprise de deux représentantes de la famille des caprins (l'histoire ici). Je ne vais pas considérer les tours autour de la maison le samedi pour tenter de les attraper mais plutôt la longue marche d'enquête du dimanche (récit à venir...)
    Marche : 2 séances - 13.07 km - 2h04' - 6.3 km/h
    VTT : 1 séance - 5.8 km - 19' 13"- 18.1 km/h
  2. Côté yoga : 3 belles séances d'une heure avec un programme que je me suis concoctée suivi de 5 à 7 minutes de méditation. 2 autres séances plus courtes sur mon lit ce WE car je n'avais pas eu (ou pas pris) le temps dans la journée de dérouler le tapis.
  3. Côté maison : toujours dans le jardin où je joue avec le sécateur, le sac de terreau et les sachets de graines .

  4. Côté féminité : visiblement un sujet remisé à plus tard !!!

  5. Côté textile : j'ai ressorti d'autres projets au crochet suite à la rupture de laine sur le plaid ripple mais sans vraiment en choisir un et me lancer.

Enfin une semaine un peu plus efficace que les précédentes.

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Les chèvres de Pâques

Une petite histoire...

En ce samedi du WE Pascal, mon Petit Bout et moi revenions de courses à midi passé.
En rentrant dans la maison nous avons une vue directe sur la baie vitrée de la terrasse sud.
Là, surprise, deux chèvres se tenaient sur la terrasse nous regardant au travers de la vitre !

J'ai beau me trouver dans un lotissement j'ai déjà vu passer pas mal d'animaux sur mon terrain. Des chevreuils et des lapins  et même un jeune cerf un soir sur cette même terrasse avant que le petit bois en bas du terrain ne soit remplacé par des immeubles ; il y a eu des vaches accompagnées du taureau qui étaient sortis de leur enclos de la ferme un peu plus loin (ferme qui n'est plus en service ; des chiens qui s'échappent de leur maison et bien sûr je ne compte plus les chats pour lesquels ma maison fait partie d'un circuit touristique. Parfois l'un d'entre eux souhaite s'installer (lire ici).

Mais des chèvres c'est une première !

Chèvres01
Deux chèvres en vadrouille devant la chambre de Manon

Chèvres02
Des chèvres et des immeubles

Elles ne se laissaient pas vraiment approcher mais revenaient vers Manon et moi dès que nous tournions le dos car elles sont très curieuses. Le terrain n'est pas clos côté route et donc largement ouvert sur un horizon dégagé mais à aucun moment elles n'ont cherché à fuir dans cette direction. Elles revenaient sur la terrasse derrière les fenêtres.

Comme je suis mitoyenne avec le parc d'un centre d'handicapés et que j'y ai déjà aperçu des poules en liberté peut-être que des chèvres faisaient partie du cheptel. J'avais inspecté la clôture qui nous sépare et n'avais pas vu de passage mais... Résultat de l'appel téléphonique : non pas chèvre chez eux.
J'ai appelé la mairie mais la permanence du samedi matin était terminée.
J'ai appelé la gendarmerie qui m'a revoyée sur les pompiers.
J'ai appelé les pompiers qui m'ont dit que ce n'était pas à eux de gérer cela mais à la police ou la gendarmerie.
J'ai appelé une autre gendarmerie. Le gendarme que j'ai eu au bout du fil avait de l'humour et m'a dit que c'étaient les chèvres de Pâques qui apportaient les chocolats ! Bref après un petit moment de détente il m'a mise en relation avec le centre qui récupère les animaux en vadrouille, le même qui avait récupéré le chat.
La personne m'a dit qu'elle ne passerait pas avant une heure et qu'elle appellerait avant pour savoir si les chèvres étaient toujours là.

Il était pas loin de 13h30 et le repas n'était pas prêt. Je me suis attelée au chili con carne tout en surveillant les bestioles. Le rosier et le jasmin de la terrasse semblent à leur goût. Heureusement ils sont très grands et il y a de la marge avant que tout soit mangé !

La pluie est arrivée et les biquettes sont revenues tout contre la vitre comme si elles voulaient rentrer puis ont fait toutes les fenêtres jusqu'à celle de ma terrasse où elles se sont alors dirigées vers la cabane dont la porte reste ouverte.

Elles étaient toujours à l'abri lorsque la jeune fille est arrivée. Heureusement nous avions pu manger quelques grains de riz et un peu de chili car nous partions pour une belle équipée !!!

Une chèvre c'est agile, c'est rapide et cela ne veut pas glisser son cou dans le lasso !!!
Nous avons tourné autour de la maison dans tous les sens sans réussir à en attraper une seule. Nous avions même ouvert la porte fenêtre de la chambre de Manon en fermant de l'autre côté en espérant les bloquer mais elles glissaient une tête, deux pattes et se sauvaient dès que nous approchions.
A un moment elles ont sauté par dessus les parpaings qui ont remplacé un pan de la barrière en bois cassée de mon voisin au nord. Elles se sont réfugiées dans un coin. La voisine est sortie, a essayé de les amadouer avec des carottes sans succès et elles ont re-sauté chez moi.

Au bout de plus d'une heure la personne devait repartir sur d'autres interventions et les chèvres ont pu reprendre leur souffle dans le jardin. Pas d'intervention possible avant mardi où l'effectif serait moins restreint et donc plusieurs personnes pourraient venir.

Il était pas loin de 16h lorsque nous avons fini de déjeuner !!! Les chèvres, une femelle noire et la beige indéterminée (il me semble voir des "coucougnettes" sous la masse de poils peut-être son fils car la noire semble la/le protéger) revenaient sur la terrasse nous regarder derrière la vitre. Je vais continuer à les appeler "elles" pour une fois que le féminin l'emporte !!! A la moindre pluie elles repartaient dans la cabane.

J'avais appelé le vétérinaire de la commune mais étant fermé c'est le numéro d'urgence que j'ai eu. Se situant à Toulouse il y avait peu de chance que la personne soit au courant de biquettes en vadrouille. En effet pas d'animaux perdus signalés !

Puis j'ai appelé le zoo qui est très proche. J'avais oublié qu'il y avait aussi des animaux domestiques. Mais après recherches j'ai été rappelée : il ne leur manquait pas de chèvres !

Je suis allée faire un peu de place dans la cabane qui est très encombrée. Je n'ai pas de paille à leur offrir. La plus petite vient régulièrement se coller à la fenêtre de Manon et elle est toute tremblante de froid. C'est certainement l'endroit le plus abrité du vent du nord qui souffle aujourd'hui mais il ne fait pas très chaud. Je ne sais pas si ce sont des animaux qui se couchent ou s'ils restent toujours sur leurs pattes. Je ne connais rien aux chèvres. J'ai des petites crottes un peu partout !

Chèvres05

L'endroit qu'elles semblent préférer, le plus abrité devant la chambre de Manon

Elles ne cherchent pas à partir, ni à descendre dans le bas du jardin, ni à se sauver vers la route. Je me demande vraiment comment elles sont arrivées là.

J'ai fermé les volets, elles étaient dans la cabane. On verra demain...

Ce dimanche matin, 7h25 j'enfile mes crocs, le manteau et je sors voir si les chèvres sont dans la cabane.

Juste le temps de les apercevoir couchées l'une contre l'autre avant qu'elles ne me voient et se lèvent pour sortir de la cabane comme prises en faute. Je rebrousse chemin pour les laisser tranquilles.
Le ciel est bleu, je pense que la journée sera ensoleillée et qu'elles vont se réchauffer.

Je n'arrive toujours pas à comprendre comment elles sont arrivées là. Pas de chèvre dans mon lotissement.
Si elles sont venues à pattes pourquoi ne repartent-elles pas après avoir été pourchassées hier après-midi ?
Quelqu'un les aurait apportées en voiture et lâchées dans le virage ???
Dans le lotissement les seules maisons non clôturées sont justement près de la mienne et de plus il reste deux terrains non construits plus ouverts.

Je m'interroge et je ne sais toujours pas comment je vais gérer le problème.
Si hier elles n'ont pas fait trop de dégâts dans mes plantations, à terme je doute que le jardin s'en sorte indemne !

Ma fille me dit de les adopter et leur a déjà trouvé un nom : Blacky et Caramel !

Chèvres03  Chèvres04
Blacky et Caramel

Mardi je vais rappeler la gendarmerie pour que la société de ramassage soit prévenue (ne peut pas être appelée en direct) et que l'intervention se fasse avec du renfort.
Ou alors je parviens à les chasser de mon terrain sur un secteur voisin (ce qui est loin d'être gagné) mais elles risquent de revenir s'abriter dans la cabane !!!

Depuis ce matin elles mangent, surtout les rosiers et viennent nous observer derrière les vitres.
Désolée pour les reflets mais photos prises rapidement derrière la vitre.

Chèvres06
Chèvre et semis !

Chèvres07
Sur une table perchée, se tenait une chèvre mangeuse de rosier

Chèvres08
Sieste au soleil et ruminage

Dans les lotissements qui entourent le mien je ne vois pas de quelles maisons elles pourraient venir.
Je ne connais pas mon voisinage en bonne sauvage que je suis mais lors de mes marches je n'ai pas remarqué de chèvres dans les jardins.
Comme le soleil semble s'installer je vais aller marcher et m'enfoncer au coeur des lotissements et poser des questions si je vois des gens dans leur jardin : journée Sherlock Holmes !

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28 mars 2018

Retour au jardin 2

Ce sera le titre de mes différentes actions au jardin qui ne concernent pas directement le potager.

Je continue donc à mettre de l'ordre au jardin.

J'ai fini de tailler les hortensias avec la seconde partie du mur nord. J'ai arraché le lierre qui monte à l'assaut du crépis et gratté les vieilles lianes qui, même mortes, restent en place !

 

Hortensias02 avant

Avant

Hortensias02 après

Après

Dans ce masssif j'ai trouvé deux pousses de laurier palme, il me semble, ainsi qu'un pied de houx. Je ne sais pas si celui-ci portera des boules rouges ; je crains que ce ne soit un pied mâle, donc sans jolies baies rouges à l'automne car les feuilles sont bien piquantes, celle d'un pied femelle étant plus arrondies !
Il va falloir les déterrer et cela ne va pas être facile vu leur emplacement. J'attends déjà de préparer les trous de repiquage avant de m'y risquer.

 

Laurier palme pousse01  Laurier palme pousse02

Laurier palme

Houx pousse

Houx, rosier sauvage (il me semble) et au fond une plante indéterminée...

J'ai essayé de tailler les lauriers roses qui bordent ma terrasse. Je les ai négligé depuis trop longtemps et ils ont produit de longues tiges avec un petit plumet à l'extrémité qui donne peu de fleurs.
J'ai eu peur de couper très court et de rester tout l'été avec du bois sans feuille et sans fleur. Donc il y a du court et du plus long en fonction des pousses vertes déjà présentes. C'est loin d'être esthétique ! Si mes coupes courtes repartent bien j'appliquerai cette méthode aux autres branches à l'automne.

Taille mars 2018

J'en ai profité pour faire des boutures.

Il y a longtemps je réussissais plutôt bien mes boutures de laurier dans l'eau au printemps, puis j'ai arrêté. Dommage !

J'ai fait 4 boutures de chaque laurier ; ils sont tous différents : blanc, rouge, rose, abricot et rose fleurs doubles. Ce dernier pied était très mal en point avec des feuilles jaunes. J'ai eu du mal à trouver de quoi faire des boutures.

Pourtant c'est celui qui me tient le plus à coeur puisque issu du premier laurier que j'ai eu : une bouture offerte par le propriétaire de la chambre d'hôte où nous nous étions arrêtés dans le bordelais alors que Laëtitia poussait dans mon ventre !
Il faisait prendre ses boutures dans des bouteilles... de bordeaux blanc !!!
Nous étions dans une maison de location alors la bouture a été placée en pot.
Après la construction de notre maison le laurier a été mis en terre et j'en ai fait d'autres boutures pour le jardin.
Lorsque la maison a été vendue je ne pouvais pas tout déterrer et je me suis contentée d'une bouture.
A nouveau un passage en pot pendant la location d'une maison avant de finir planté en bordure de la terrasse de ma chambre dans MA maison. C'est un pied symbolique mais j'y tiens !
Les autres couleurs ont été achetées ; un pied en pensant faire des boutures. J'en ai faites il y a quelques années mais je les avais laissées griller l'été dans leur pot !!!

J'utilise des pots en verre de récup pour y placer la bouture retenue par un couvercle en papier alu percé. J'ajoute un morceau de charbon de bois.
Tout cela est allé rejoindre les semis dans la chambre de mon aînée.

Lauriers 01

Lauriers 02

Lauriers 03

J'ai commencé le nettoyage de la rangée de forsytias à l'entrée de la maison. Ils sont tous issus de boutures sauf un, le plus grand, qui a été acheté ; ce n'est pas la même variété (inconnue !) et les fleurs jaunes sont plus belles. J'ai un tas de tiges de pyracanthas qui poussent au travers de cette haie ; c'est la plaie ce truc. La forme de mes forsytias n'est pas top. J'hésite entre la taille très droite, carrée et rigide et une envie de branches retombantes. Mais cette dernière option ne peut être obtenue que si le sujet est isolé et non dans une haie.

Forsytias01
Depuis le sud-ouest

Forsytias02

Depuis le sud-est
Les feuilles remplacent déjà les fleurs.

J'ai fait un premier désherbage du carré de muguet ; oui, il reste des herbes mais avant je ne voyais même plus les écorces ! Pas la moindre pousse pour le moment. J'espère que le mois d'avril va être favorable pour que mon Petit Bout fasse une bonne vente comme les années passées ; ce serait sa 4e année !

Muguet désherbé

Le soleil revient aujourd'hui et cela donne envie de mettre le nez dehors...

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26 mars 2018

Bilan hebdomadaire : semaine 12

A part une certaine présence au jardin rien de notable pour cette nouvelle semaine. Les éclaircies me poussent à mettre de l'ordre dans cet espace un tantinet sauvage.

Un passage très rapide ce WE de mon Petit Bout pour m'emprunter (puis me rendre) ma voiture en échange de la sienne car plus adaptée à un chargement de "trucs" à vendre en vide-grenier (très décevant !).

  1. Côté sport : du jardinage. Si, si c'est sportif ! Et encore je n'ai pas attaqué le rotofil, la débroussailleuse et la pioche ! Mais la terre est toujours aussi basse...
  2. Côté yoga : pas de séance mais à force de me baisser j'étire bien les jambes ! Par contre pour la sérénité et la méditation je ne suis pas réceptive en ce moment...
  3. Côté maison : RAS.
  4. Côté féminité : à part la crême sur les mains pour contrer les lavages répétés de terre sous les ongles, toujours aucune envie de me "prendre en main" de ce côté là !
  5. Coté crochet : je suis arrivée à la fin de mon stock de laine pour ce projet donc période floue : en recommander, passer à un autre ouvrage en attendant ???

Encore une semaine qui hésite, comme le temps, à aller de l'avant !

Jardin-citation

 

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22 mars 2018

Potager en permaculture : les semis 2

Toujours un temps froid mais il y a du soleil et le jardin m'appelle !
Comme toujours lorsque je démarre quelque chose, je suis fonceuse et impatiente... puis cela se gâte !!! Tout l'art est de profiter de chaque sursaut pour avancer...

Jour après jour je guette mes semis !

Lundi J+4 la première tige verte sortait de la mini-serre à laitues. Même émerveillement que lorsque, enfant, on voit les lentilles germer sur leur lit de coton.

Hier J+6, je remarquais la germination de 5 graines de tomates ; 3 dans une bouteille et 2 dans une autre. Je les trouvais déjà bien grandes alors ce matin J+7, j'ai sorti ces deux bouteilles sur la terrasse sud pour limiter le filage des tiges.
Côté laitues J+7, de nouvelles pousses...

Il faut trouver une solution pour exposer les graines à une plus grande luminosité. Je me suis décidée à placer la petite serre à étages dehors.

J'ai enlevé la brouette rangée à côté du composteur.
J'ai étalé du carton sur le sol pour les herbes mais surtout pour faire une couche d'isolation que j'ai recouvert de feuilles mortes. J'ai placé des pavés sous les pieds pour la stabilité et j'ai habillé la serre de sa cape en plastique.

Serre étagères

Ne viendront sous cet abris que les semis qui auront déjà levé à l'intérieur.
L'idéal serait que la lumière entre de tous les côtés mais je ne peux pas placer cette structure au milieu du jardin !
J'ai pensé à la mettre dans l'angle bas du terrain coincée contre deux côtés du grillage et l'attacher. Mais ce grillage ne m'appartient pas et cela ferait un gros porte-à-faux en cas de vent.
Déjà le rideau brise-vue/brise-vent que j'accroche derrière la haie à l'ouest se décroche à chaque hiver ; je dois d'ailleurs le remettre en place. Mais les trous de cette structure en tamisant le vent ne force pas trop sur le grillage. De plus la haie grandit et calme les assauts venteux.

Donc je tournerai les bouteilles si besoin. Les deux bouteilles de tomates y ont pris place.

Serre étagères-tomates

J'ai profité de cette installation pour continuer les semis et donc casser des tessons et couper des bouteilles !

  • 4 bouteilles de 5 graines d'aubergines.
  • 4 bouteilles de 3 graines de tomates. Toujours la même variété puisque je n'en ai qu'une pour le moment.

Ces semis sont rentrés à la maison en attendant leur levée.

Pour les salades je m'interroge car d'après mes lectures 19-20° c'est un peu chaud pour la levée et elle risque d'être trop rapide et favoriser le filage.
Je vais attendre encore quelques jours puis je ferai un autre semis (j'ai une seconde mini-serre) en la plaçant directement dans la serre à étages.

Il y a les hortensias à tailler. Avant c'était la tâche "jardinage" de mon Petit Bout (un peu en rechignant !) mais je n'ai plus d'aide !!!
Il était trop tard pour tous les tailler (il fait froid en plein vent du Nord) donc j'ai commencé par celui qui est tout seul à l'est du porche. J'ai essayé de tailler le plus court possible car il a une allure un peu déguingandée par faute de bonne taille. J'ai taillé aussi l'hortensia grimpant.

Hortensias01 avant

Avant

Hortensias01 après

Après

Le pavé au pied de la bordure est là pour protéger du rotofil une pousse non identifiée ; je pense que c'est un agrume. Certainement un pépin tombé là par hasard. Il faut que je me décide à la déterrer et la planter en pot. Maintenant que j'ai dégagé cela devrait être plus facile d'accès !

Pendant que je jouais du sécateur je réfléchissais à cette histoire de serre.

Pourquoi ne pas faire deq mini serreq devant le rosier jaune de la terrasse sud.
A cet endroit, lorsque j'avais réalisé la terrasse avec des pavés auto-blocants, j'avais laissé une parcelle de terre pour y planter le rosier le long du mur et une ciste devant pour séparer cette partie de la terrasse de celle des chambres des filles. J'adore faire des petits coins. Mais les filles n'ont jamais vraiment utilisé leur terrasse à mon grand regret et cette séparation était plus une gêne qu'autre chose.
Un jour j'ai arraché la ciste était devenue énorme (ce fut épique !) car la petite bande de pavés entre elle et les lavandes de la butte était presque impraticable pour passer d'une terrasse à l'autre. Le rosier est resté. J'aime ses grandes fleurs jaunes en continu malgré son agressivité : il pousse très vite et est particulièrement piquant !

J'ai eu plusieurs idées.

La dernière étant de paver pour agrandir la terrasse et y placer la petite table qui est actuellement entre les deux porte-fenêtres des filles sans autre utilité que de supporter quelques plantes grasses.
J'ai désherbé, décaissé, enlevé les cailloux, ratissé... et n'ai jamais retrouvé les mêmes pavés auto-bloquants. Donc impossible de combler proprement ce trou en continu.
C'est resté en l'état. Les herbes sont revenues en force.

Comme les pavés de cette terrasse se sont tassés par endroit, surtout à cause des fourmis qui remontent la terre, que les herbes indélogeables sont de plus en plus nombreuses (pas de désherbant, juste de l'eau bouillante au gré des cuissons) j'envisage de la refaire...
Mais c'est un gros travail et je repousse. Et à moins de faire la terrasse plus petite il me manquera des pavés !

Donc en attendant je pourrais utiliser cette surface plein sud et bien abritée du vent du nord-ouest (pas de celui d'Autan malheureusement) pour y loger mes semis. Au ras du sol le vent d'Autan devrait être supportable.

Des bacs en polystyrène (poissonnerie) pour y déposer les bouteilles ou plus tard des pots en isolant du froid du sol et par dessus une boite transparente (type mes caisses du suédois).
Poser tout cela sur des cartons, ce qui mènerait la vie dure aux adventices en attendant une suite à donner.

Je vais déjà voir si le poissonnier a ces bacs et veut bien m'en donner. Je sens que je vais manger du poisson prochainement...

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21 mars 2018

Potager en permaculture : ça se prépare !

J'ai réussi entre deux averses à nettoyer un peu les buttes et je peux faire un petit bilan

Butte n°3

Celle qui avait reçu tous les déchets de ronces.
J'ai enlevé ce qui restait des semblants de choux. Avec ce que j'ai pu récolter et une fois que j'aurai éliminé les bestioles qui arrivent à se glisser même dans les feuilles bien serrées je ferai de la soupe.
J'ai enlevé les adventices que j'ai jetés sur la 4e parcelle (celle recouverte de feuilles récemment). Cela fera du "vert" pour aller avec le "brun" !
J'ai aéré avec la bêche. Je sais qu'il ne faut pas remuer la terre en permaculture mais je n'ai pas pu m'empêcher ! Entre l'envie de savoir un peu ce qui se passait dessous et d'obtenir visuellement quelque chose de plus net !
Il y a encore beaucoup de branches mais les épines semblent s'être décomposées en premier.
La terre s'améliore ; c'est la butte la plus riche car elle avait reçu le reste du compost après tamisage à défaut de terre et une bonne couche d'orties. Cependant il y a encore trop d'éléments en décomposition pour se satisfaire d'une bonne couche de terre. J'ai essayé de "nettoyer" un peu au râteau et à la main en plaçant les gros morceaux en bordure.
Lorsque je planterai j'ajouterai du terreau dans le trou pour que les racines ne buttent pas de suite sur les difficultés ! Comme je n'ai toujours pas coupé l'herbe je n'ai pas recouvert la parcelle pour le moment. A venir lorsque le temps sera meilleur.
Je vais demander une grelinette pour le cadeau de la fête des Mères !!!

Etat au 16-3-18P3

Je pense mettre les courgettes sur cette parcelle en laissant plus de place que l'année précédente. Quitte à faire pousser d'autres choses entre, des boutures, des fleurs...

Etat au 16-3-18C

Sur les deux autres buttes, je me suis contentée d'enlever les adventices et de les remettre en tas sur les buttes.

Butte n°1

Sur la butte n°1 le bois mis en place est loin d'être décomposé et si la terre s'est améliorée il y en a peu ; là aussi lors des plantations il faudra en ajouter dans les trous et remodeler le tout car il y a des manques. Je ne peux pas l'aérer comme la 3e butte car le peu de terre fait vite ressortir les branches. Pourtant cette première réalisation avait reçu plus de terre mais aussi les branchages les plus gros. Je verrai lors de la plantation comment arranger cela mais il est sûr que cette butte a besoin de beaucoup de matière encore pour s'améliorer.
J'ai laissé les boutures de romarin qui ont pu grandir une fois dégagées de la forêt des tomates ainsi que le thym et la plante Curry. Tout cela ira sans doute à un autre endroit plus approprié dans quelques temps.

Etat au 16-3-18P1

Pourquoi ne pas planter des haricots et des petits pois ici pour améliorer la terre ?

Etat au 16-3-18B

Butte n°2

Sur la seconde butte, plus plate car bien affaissée j'ai laissé les restes de mâche, de blettes et de salades. A consommer prochainement avant de remettre en forme. Là aussi de la matière à prévoir bien que la terre semble plus présente que dans la 1ère butte.
Cette seconde réalisation avait reçu des branchages plus fins et sans doute plus avancés dans la décomposition vu que c'était le dessous de mon tas. En plus cette parcelle avait reçu la plantation de haricots qui a dû favoriser l'amélioration de la terre.

Etat au 16-3-18P2a

Etat au 16-3-18P2b

Les poivrons, aubergines et concombres vont peut-être venir sur cette 2e butte.

Etat au 16-3-18A

Butte n°4

J'en ai déjà parlé ici en la recouvrant de feuilles de chêne. J'ai ajouté les "mauvaises herbes" de la parcelle 3.
Je n'ai pas encore creusé pour voir comment est la terre. J'espère que tous les déchets ménagers que j'avais déposés à l'été ont amélioré la terre de base que je n'avais pas du tout travailllée.
Je pense y planter les tomates (celles de mes semis ???) toujours en ajoutant du terreau dans le trou avec des feuilles d'ortie.

Etat au 16-3-18P4

En résumé

Si l'idée de faire des buttes avec du bois et tous mes branchages de l'an passé ici est bonne vu le sol très caillouteux je constate le manque de terre. J'en avais peu au départ car le nombre important de cailloux réduisait énormément le résultat des décaissages et elle était très pauvre. Mes petits apports d'herbe tondue et de quelques déchets n'ont pas été suffisants ; de plus le manque d'arrosages pendant l'été n'a pas favorisé la décomposition. Mais il faut du temps pour qu'une butte soit autonome.

J'envisage de déposer mes déchets ménagers en place dès que la chaleur sera plus présente ; pour l'instant tout va au compost que mon étudiante alimente aussi à chaque venue !

Comme la couche de paillage pour l'hiver n'a pas été très importante (par pénurie), les herbes ont un peu colonisé mes bandes. Cela va d'ailleurs être mon problème cette année le manque de matière végétale. Une fois que j'aurai coupé puis ratissé l'herbe actuelle cela ne va pas faire un gros tas et je vais vite manquer de paillage. L'idéal comme je l'ai déjà dit serait qu'un gentil paysan vienne me liver une ou deux balles de foin mais je ne sais pas où demander. Je les vois pourir dans les champs mais à qui sont-elles ?
Bon il reste toujours la balade en vélo pour aller me servir dans les chemins. Je pense déjà à l'ortie...

Une autre solution serait de placer une échelle à cheval sur la clôture du parc du voisin où justement l'herbe vient d'être tondue et laissée sur place. Je ferais des montées-descentes avec mon sac d'herbe sur le dos, donc de la gymnastique !!! De quoi amuser le voisinage... C'est rageant de voir cette herbe qui pourrait me servir !

Une autre idée est de récupérer du BRF, peut-être en demandant aux services techniques de ma ville. Pas pour en mettre partout mais sous des fraisiers par exemple. J'ai bien mon tas de branchages divers à tailler mais les morceaux resteront grossiers. En allant à la déchèterie dernièrement pour jeter un fauteuil de bureau cassé et des objets divers que j'avais retrouvés dans les ronces (jetés par des personnes peu écologiques !) lors de mon grand débroussaillage de cet été ici j'ai vu des grands bacs où les gens vont déposer les tontes (il y a un autre bac pour les déchets verts tout venant.) Seulement j'ai peur que ces tontes soient plus ou moins traitées. Non il faut vraiment que je trouve un paysan...

Puisque je suis partie à être bavarde ce jour, je vais évoquer mes envies de plantations.

Des patates !

J'avais relevé que les pommes de terre c'était très bien à planter dans une nouvelle parcelle. Cela travaillait la terre et le feuillage après la récolte faisait un bon mulch. Ma 4e parcelle, celle qui avait reçu les déchets ménagers pendant l'été et actuellement un mix de feuilles de chênes et d'adventices arrachés me semblait tout indiquée. Puis j'ai pensé que c'était dommage et que cette bande pouvait accueillir des semis de fèves par exemple. Je ne me souviens pas en avoir mangé mais j'ai très envie de tenter. Il me reste à trouver les graines et à semer une fois que cette nouvelle période de froid sera passée.

Du coup où mettre des pommes de terre ? Pourquoi pas le long du grillage ; cela travaillerait ma terre en vue d'une plantation de haie.
Bon, soyons réaliste, je n'ai pas prévu d'acheter plein d'arbustes cette année. Par contre certaines des boutures pourraient y trouver place, même si ce n'est pas définitif mais cela leur permettrait de grandir. Le côté "immeubles" donc sud sera réservé à cette "pépinière" et les patates iront côté parc, soit ouest.
Ma crainte est que parfois il y a des pulvérisations de déserbant le long du grillage ouest par les employés du centre voisin. Peut-être utiliser mes tuilles en trop pour faire une petite barrière le long du grillage ? Cela mettrait les plants dans l'ombre un peu plus tôt en fin de journée. L'an passé j'avais entreposé les mauvaises herbes arrachées, surtout du chiendent, le long de ce grillage. J'avais ensuite utilisé cette matière première pour garnir la 3e butte (celle des ronces). Cela n'a pas eu le temps de beaucoup enrichir la terre mais malgré tout c'est un endroit où l'herbe est beaucoup plus généreuse (les ronces aussi !). Il y a certainemet des cailloux mais moins qu'ailleurs.

Donc deux options.

Après avoir coupé l'herbe sur une bande et laissé sécher sur place je recouvre d'herbes, de feuilles, de tailles diverses et foin ou paille si je peux en trouver. Seulement si tout cela est réuni j'achète des pommes de terre germées (je ne sais pas encore où car il n'y en avais pas au marché dernièrement) ; je les place sur ce paillage en faisant un petit nid et je les recouvre légèrement. Après la levée j'ajoute du paillage divers au fur et à mesure de l'évoution de la plante pour la buter.

Autre possibilité. Toujours après avoir coupé l'herbe et l'avoir laissé sur place je recouvre de cartons. Je fais un trou pour y placer la pomme de terre et je recouvre d'un peu de paillage divers. J'en ajoute au fur et à mesure comme dans l'option précédente. Cela me plait moins mais vu mon manque de paillage cela peut être une solution ou alors mixer les deux !

Et pour accompagner les pommes de terre un semis de petits pois car il y a entente entre les deux. De plus des graines de lin pour avoir de jolies fleurs et peut-être moins de doryphores seraient bienvenues.

Une 5e parcelle

Autre idée créer une nouvelle parcelle petit à petit.
Entre la première butte et le grillage version patate j'ai la place pour une nouvelle bande. A cet endroit l'herbe pousse beaucoup, j'en déduis que la terre doit être meilleure et avec moins de cailloux. D'où l'envie d'en profiter. Pas de butte juste l'herbe coupée, un léger décapage de la première couche mise à l'envers, des cartons et un mélange d'herbes et de tailles diverses pour une avancée graduelle en fonction des matériaux végétaux.

Des fleurs

En bout de bandes je mettrais bien des fleurs annuelles parce que c'est joli et que cela attirera les insectes. Des semis en petits pots à prévoir...

Du Milpa

Késako ?

De l'autre côté de l'étendage, j'ai entreposé une bande de branchages. Ma première idée était de créer une nouvelle parcelle de culture après avoir retiré les branches comme pour la 4e ici. Mais j'avais aussi envie d'utiliser cette surface (qui sert toujours de terrain de foot pour les voisins !) pour un verger. Je pensais mettre cela en place l'automne dernier mais...
Afin de préparer l'automne prochain je voulais repérer les endroits de plantations, faire les trous, enlever les cailloux, placer au fond un peu de branchages, des déchets verts, la terre tamisée recouverte d'herbe, de carton et de paillage.
Mais une autre idée est venue la remplacer ou du moins l'enrichir.
Toujours le repérage, le trou, les cailloux, les branchages, du compost pas tout à fait mûr, la terre complétée par du terreau pour faire une jolie butte ronde, de l'herbe, du carton et du paillage.
Mais ce n'est guère différent me direz-vous !
Si, parce que je vais planter dans ces trous au mois de mai-juin ce fameux Milpa.

Le Milpa, appelé aussi les trois soeurs c'est l'association du maïs, des haricots râme et de la courge. Cela tombe bien j'avais envie d'essayer le maïs.
Ces trois plantes se complètent dans leurs besoins et s'aident. Le maïs sert de tuteur aux haricots qui enrichit la terre et la courge qui s'étend à leurs pieds tient la terre humide et empêche les adventices.

Après avoir lu différentes techniques voici ce que je pense faire dans mon cas. Pas de travail en ligne donc je ne tiens pas compte de l'exposition mais un travail en rond.

A la mi-mai, j'enlèverai le paillage et le carton, je planterai au centre trois au quatre grains de maïs.
Une fois que cela aura poussé de 10-15 cm en gardant un ou deux pieds (à voir) je sèmerai trois graines de haricot autour du maïs puis un peu plus loin dans les intervalles trois graines de courges. Avec des variantes dans le timming si je prépare des semis de maïs et de courges en amont. Peut-être tenter les deux versions.

Même si la récolte est maigre j'aurai amélioré ces parcelles. Les restes seront laissés en surface en attendant peut-être un arbre...
A cet endroit la pousse de l'herbe est très maigre (donc la terre très caillouteuse et mauvaise) donc je ne perd pas de surface de récolte de paillage.
Si je suis très courageuse (surtout lorsqu'il va falloir creuser !!) je peux creuser au mileu des espaces prévus pour les fruitiers ; cela sera toujours bénéfique pour le sol...
Evidemment exit le terrain de foot !!!

C'est facile d'avoir plein d'idée bien au chaud à la maison en regardant le potager depuis la baie vitrée... et sans se faire mal au dos avec la pioche !

Malgré tout il y a une petite voix dans ma tête qui murmure : "A quoi bon ???"

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20 mars 2018

Potager en permaculture : les semis

Pour ce premier jour du printemps il fait gris, il fait froid avec 3° et un vent du Nord qui glace les doigts et le bout du nez.
Malgré tout parlons jardinage.

Le jardinage c'est l'école de l'observation, de la patience et de la projection dans l'avenir.

Observer, j'aime bien ; patienter, cela dépend ; mais me projeter dans l'avenir j'ai vraiment beaucoup de mal depuis quelques temps.

Alors préparer le potager, prévoir des plantations d'arbustes, d'arbres qui ne donneront que dans quelques mois, voire années, j'ai envie de baisser les bras. Et puis...

Il y a le petit sursaut, le rayon de soleil qui pousse à penser plus loin que le jour présent.

La curiosité de jouer avec les graines, l'effort physique qui me fera oublier un instant les noeuds de mes pensées et la petite pousse verte symbole d'espoir...

Vous l'aurez compris mon côté pratique, cartésien, pieds sur terre bataille continuellement avec mon côté négatif qui doute, qui repousse ou renonce et qui met volontiers la tête dans le sable en attendant le jour suivant.
Pieds sur terre et tête dans le sable, si ce n'est pas du yoga ça !!!

ostrich-clip-art

Revenons au sujet du jour : les semis.

L'an passé après avoir démarré la mise en place d'un potager début mai ici j'ai acheté au marché des plants de légumes pour le garnir. A part les radis (immangeables !), les petits pois (ratés !) et les laitues (grillées !) les seules graines semées et réussies ont été les haricots nains et grimpants.

Cette année je me lance dans les semis pour garnir mes parcelles. Pas facile lorsque l'on n'a pas de serre, ni de véranda pour apporter lumière et chaleur à ces petites graines.

Après avoir visionné des tas de vidéos j'ai opté pour un semis en bouteille expliqué ici.

Vu ma consommation de Coca light (je sais, ce n'est pas bien !!!) j'ai des bouteilles à profusion... si j'oublie de les mettre dans la poubelle de récup !

J'ai commencé par les tomates. J'avais conservé les graines de tomates rapportées par mon Papa de chez un ami ancien agriculteur. Je sais qu'elles poussent dans la région, qu'elles sont largement bio et très bonnes ! Quelle variété ? Sont-elles sont précoces ou tardives ? Mystère.

Mon petit coin au soleil pour préparer les semis abritée du vent du nord par ma branlante cabane !

Coin semi

N'ayant pas de billes d'argile mais beaucoup de pots cassés j'ai pris mon marteau et me suis défoulée pour obtenir des tessons.

Tessons

J'ai fendu la bouteille aux deux tiers en laissant une bande d'attache. Le bouchon reste en place. Bien sûr l'étiquette est enlevée pour laisser passer le maximum de lumière.

Bouteille

Un fond de tessons que j'ai recouvert d'eau puis de terreau de plantation.

Bouteille-tessons

J'ai ajouté une couche de terreau pour semis avant de placer 3 graines par pot. Un saupoudrage de terreau pour semis et j'ai rabattu le haut de la bouteille avant de bien scotcher la découpe pour la rendre hermétique, le bouchon restant vissé pour le moment.
Une étiquette pour ne rien oublier et une mise en place derrière la baie vitrée.

Les tessons de terre cuite c'est parce que je n'ai pas de billes d'argile et pas envie d'en acheter pour cela ; de plus j'ai trois bacs remplis de morceaux de pots cassés. Cela prend un peu de temps et est sans doute plus lourd mais l'idée récup me plait.
Il me restait peu de terreau pour semis donc j'ai placé du terreau de plantation plus grossier dans le fond et celui pour semis plus fin sur le dessus au contact de la graine. Elle aura pris un peu de vigueur lorsque les racines arriveront dans le terreau classique.

La bouteille fermée fait comme une petite serre. L'eau du fond monte par capillarité dans la terre, la condensation des parois permet à la terre du dessus de rester humide.
Lorsque la graine germera et que la plante grandira, il sera temps d'ouvrir le bouchon pour aérer puis d'enlever le haut de la bouteille.
Je pense laisser les plants grandir sans les repiquer avant la mise en place sur une parcelle. L'idée est d'ajouter du terreau au fur et à mesure autour des plants pour qu'ils produisent plus de racines et soient plus solides avant de rejoindre mes buttes.

Pour le moment la lumière n'a pas d'intérêt, seule la chaleur compte pour la germination.
Lorsque les feuilles sortiront je me doute que la lumière derrière la vitre va pousser les tige à "filer". Je verrai si la température extérieure est propice à sortir les bouteilles pour éviter cela au maximum.

Semis bouteilles

Lors d'un passage à Action j'avais acheté une petite serre étagères. C'est très léger et peu résistant surtout pour mon terrain venté. Pour le moment je l'ai montée et placée dans la chambre de Laëtitia sans la couverture plastique bien sûr pour y ranger les bouteilles.
Mon idée était de la loger le long de la cabane à côté du compost plein sud. On verra.
Je n'ai pas très envie de rentrer et sortir les bouteilles tous les jours en fonction du temps...

Etagère semis   Etagère semis2
Le jour... et la nuit !

Voilà pour l'idée...

J'ai donc fait 4 bouteilles de tomates soit 12 plants si tous réussissent !

De la même manière j'ai préparé des poivrons longs en mettant 5 graines par bouteille dans 4 bouteilles. J'avais acheté les plants au marché l'an passé et gardé des graines car ces poivrons avaient bien poussé. J'espère juste que ce ne sont pas des plants F1 avec des graines stériles. Ce n'était pas mentionné à l'achat !

J'ai semé des poivrons ronds avec des graines achetées à Lidl en faisant attention à cette indication F1. Là aussi 5 graines par bouteille et 4 bouteilles également.

Dans une mini serre j'ai semé de la laitue. Comme pour les bouteilles, du terreau classique au fond et du terreau semis au dessus. Elle a rejoint l'étagère dans la chambre. J'espère avoir plus de succès côté salades cette année. La plupart des plans achetés l'an passé ont servis de repas au limaces et escargots. En semant un plus grand nombre de pieds j'espère que ces grignotteurs m'en laisseront.
Mon idée, si cela germe bien, c'est de repiquer en godet pour laisser grandir au maximum avant de planter dans les buttes de façon à ce que les feuilles plus coriaces soient moins appétissantes.
Comme j'ai remarqué que les salades colorées leur plaisent moins je vais chercher des graines de ces variétés. Pour le moment j'ai semé la laitue que j'avais de l'an passé de Lidl qui est légèrement colorée.

Semis salades 15-8-18

J'ai encore d'autres semis à faire mais le temps est tellement mauvais (il grêle par moment !) que je n'ai pas envie d'aller casser des pots dehors !

Je regarde sur les sites des semences de légumes qui me tentent mais j'ai du mal à me décider.

J'espère que le printemps va vite s'imposer...

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