19 mars 2013

Le semi-marathon que je n'ai pas couru !

Dimanche 10 mars j'aurais dû prendre le départ de mon premier semi-marathon. Oh je n'espérais pas faire un temps canon mais le finir debout et avec le sourire en moins de 2h30 m'aurait déjà satisfaite. Seulement je n'ai pas pris le départ...

Revenons quelques jours en arrière (vu ma désertion du blog je ne vais pas vous raconter ces dernières semaines !).

Je suis en vacances pour une semaine. Mes filles reviennent d'une semaine de ski avec leur Papa et les deux sont avec moi en début de semaine. Il ne restera que la petite pour finir la semaine.
Un vent très violent nous cantonne lundi et mardi à la maison où nous prenons le temps... de ne pas faire grand chose mais nous le faisons avec application !
Le mercredi, mon Petit Bout et moi avions prévu une journée ski mais il pleut et c'est reporté au lendemain.
En effet le jeudi par un beau soleil nous prenons la direction des Pyrénées, guidé par TOM-TOM qui a un problème avec les stations de ski ; il ne reconnaitra que le village du même nom donc nous nous passerons de ses services pour grimper.
Pas de ski pour moi depuis 2 ans et première sortie de la saison. Je pense être en bonne condition physique mais je ne veux pas me blesser car j'ai décidé de tenter un semi-marathon le dimanche suivant.
Un plan d'entrainement de 5 semaines que j'ai bien suivi malgré le temps contrariant sans me mettre dans le rouge pour viser entre 2h15 et 2h30.
Avec mon Petit Bout nous dévalons les pistes rouges et tout va bien. Si mes chaussures et skis sont récents j'ai conservé mes vieux batons (non pas ceux avec la rondelle en cuir tout de même !) mais ils ont bien 25 ans ; ils ont vieilli plus vite que moi car ils se décomposent au fil des virages !!! Je n'ai plus que deux tiges en métail au bout des bras ! Ce détail technique n'arrivera cependant pas à entâcher mon style wink

Pause à la voiture pour reprendre des forces en début d'après-midi. Nous apprécions l'aspect pratique de la Kangoo pour casse-crouter. Le vent s'est levé même si le soleil est toujours présent et nous repartons pour quelques descentes. Super deux pistes noires sont ouvertes ! Il n'y a personne et nous pouvons choisir nos tas de neige pour tourner. L'enfoncement des bâtons sans rondelle me pousse à bien plier les genoux ! Une dernière montée sur le télésiège qui ferme derrière nous car trop de vent. Nous rejoignons le télésiège qui fait la liaison avec l'autre versant. Il est arrêté et attend une acalmie entre les bourrasques pour avancer de quelques mètres.
Nous patientons dans le sas de départ. Je suis sur le bord d'un 4 places et pour me stopper dans la légère pente et ne pas heurter le petit portillon je plante le bâton qui s'enfonce, s'enfonce et tout mon corps suit le mouvement. Le problème c'est qu'à ma droite se trouve un trou d'un mètre bien déneigé pour accéder à une dalle en béton. Je vais attérir sur le dos après une lente chute où je n'ai rien pu accrocher.
Le choc me coupe la respiration. Le machiniste accouru me demande si ça va et j'hexale un "oui" en fin de souffle. Une personne détache mon ski gauche, une main se tend, le machiniste m'attrappe sous les aisselles. J'ai une pensée honteuse pour mes kilos superflus et me revoilà à la verticale. Je cherche toujours à respirer en ayant l'impression d'utiliser 10% de mes poumons. J'ai mal comme lorsque l'on s'est cogné mais c'est supportable, mon soucis étant de respirer. Je frotte un peu à travers l'anorack. Ma fille me demande si ça va et je lui réponds qu'il faut que je pense à changer les rondelles des bâtons. Je m'accroche à une pancarte et rechausse ; nous attendons toujours que le télésiège reparte. Enfin un nouveau siège s'avance. Je m'assied et continue à me focaliser sur ma respiration. Je n'ai que deux pensées en tête : NON je ne suis pas tombée en skiant et comment vais-je pouvoir respirer dimanche ???
Le siège avance de quelques mètres puis s'immobilise à nouveau. Nous sommes au-dessus du vide et nous jouons au pendule. Je n'ai pas l'esprit à avoir peur tellement je suis concentrée sur le peu d'air que j'arrive à faire pénétrer dans mes poumons malgré les rafales de vent autour de nous. Malgré tout personne n'a l'idée d'une réplique du film des "Bronzés font du ski" !
De balancement en avancée nous arrivons au sommet où se trouve l'arrivée d'un autre télésiège qui ferme lui aussi. Donc c'est la cohue des grands soirs avec des skis, des snows dans tous les sens sur cet espace réduit. Moi qui n'aime pas la foule, j'ai un moment d'hésitation avant de me lancer. Mon Petit Bout est parti et je me décide à la suivre en prenant tout droit par les bords de piste : on verra bien.

Une fois en bas, je porte mes skis jusqu'à la voiture mais ma fille m'enlèvera les chaussures et me mettra mes après-ski. Je me cale dans le siège bien droit de la Kangoo et nous partons. Le passage des vitesses est sensible et en montagne c'est difficile de faire autrement mais en dehors d'une respiration toujours à moitié je gère !

Dans la vallée je vais m'arrêter à une pharmacie pour une dose d'Arnica de suite puis une autre en plusieurs prises ainsi qu'un patch chauffant et décontractant aux huiles essentielles (rien que çà !) que la pharmacienne va me proposer de mettre en place. Super service !

Arrivées à la maison c'est encore ma fille qui s'occupera de décharger la voiture puis de nous préparer à dîner. Je me cale dans le fauteuil devant une série et je ne bouge plus. M'en sortir pour regagner le lit sera une autre histoire.

Après une nuit peu reposante je réussi à avoir un rendez-vous avec le remplaçant de mon médecin qui est en vacances. il opte pour une fêlure sur la 9e cote. Donc repos, ne pas tousser ni éternuer et de la patience. C'est toujours amusant d'avoir l'impression d'aller mieux en sortant de chez le docteur. Un tour à la pharmacie, un autre pour le rendez-vous chez le radiologue qui l'après-midi indiquera qu'il n'y a rien. Je me sens mieux et commence à reprendre espoir pour la course de dimanche car ce n'est peut-être qu'une contusion.
Dans la soirée lorsque l'anti-inflammatoire aura dissipé ses effets je comprendrais vite que dimanche le départ se fera sans moi. En effet une fêlure ne se voit qu'une fois le cal de réparation formé.

Mon Petit Bout qui serait restée avec moi pour être ma supportrice de choc est donc allée passer le WE complet chez son Papa et ce sera un WE seule. J'aime autant car elle n'a pas à être ma garde-malade, ce n'est pas son rôle !

Samedi matin je suis allée chercher mon dossard au centre commercial. Je savais que je n'accrocherais pas le numéro sur le maillot mais puisque tout était payé autant récupérer mon T-shirt.

 

Semi_Blagnac 

Samedi après-midi le soleil était radieux et j'avais très envie d'être dehors. Alors j'ai décidé de reconnaître en marche cool un petit chemin pour un entraînement de trail. Lorsque je cours je pars de la maison. Là j'ai pris la voiture pour agrandir mon territoire.
Bon début de chemin depuis le village puis le long d'un champ, un peu boueux mais pas trop glissant. Et puis la boue ne me fait plus peur après trois heures de "pataugeage" !!! Sauf qu'avec une cote en vrac ce n'est plus la même sensation.... de plus je n'ai pas pris de chaussures de rechange : tant pis je conduirai en chaussettes au retour !!! Passage dans un bois dans un chemin bien glissant sous les feuilles. Je m'interroge sur la conduite à tenir : rentrer me caler au fond du fauteuil ou continuer. Je continue car à part quelques petites pointes de douleur c'est très supportable. Il faut juste que je ne respire pas trop fort ! Je rejoins un large chemin qui passe le long d'une ruine de moulin.

Voie_romaine_moulin

Ce chemin qui va continuer dans la forêt s'appelle la Voie Romaine : je suppose donc que les romains prenaient énormément de bains de pieds car cela va être une succession de trous d'eau de la largeur de la route qu'il faudra contourner en passant entre les branches, les ronces. Je n'avais pas prévu cette gymnastique. Un coureur qui m'avait rattrappée a d'ailleurs fait demi-tour devant les obstacles. Têtue, j'ai continué et dans un trouée d'arbres j'ai pu apercevoir, au zoom, les Pyrénées.

Voie_romaine1

Ma moyenne horaire était loin de ma marche habituelle mais j'avais tout l'après-midi pour moi !!!
Après avoir monté il fallait redescendre et là ce fut à pas menus dans une trace glissante : la peur de tomber, la douleur lorsque l'on bloque le corps. Sur le tracé trouvé sur le Net était indiqué "passage de gué". Vu les pluies récentes je me suis dit que le ruisseau risquait d'avoir pris de l'ampleur. Mais non il était toujours franchissable. Le problème c'est qu'il était 2 m plus bas et que la pluie avait raviné les deux flans pratiquement verticaux. Quelques allers-retours le long pour voir si je trouvais un passage plus praticable. Rien. Renoncer et refaire à l'envers ce que je venais de traverser ? Non !
J'attaque la descente en m'accrochant aux racines, j'enjambe et la remontée s'avère très glissante mais je fini par prendre pied... au milieu des orties. Aie ! Du coup la cote se fait oublier !!! Passage le long des champs puis dans un chemin privé et enfin la route où je vais pouvoir améliorer mon allure.
Normalement j'aurais dû trouver un chemin sur ma gauche pour emprunter une route pratiquement déserte et parralèlle. Je l'ai aperçue au loin avec des joggeurs mais pas vu le chemin pour la rejoindre. De toutes façons les deux arrivaient à ma voiture au bout de 9 km et 200 m D+.

J'étais ravie de ma ballade et satisfaite de ne pas avoir cédé à la facilité de renoncer vue les circonstances.

Le soir avant de reprendre un anti-inflammatoire j'avoue que je me suis demandée si j'avais eu une bonne idée d'aller gambader.

Dimanche matin il était prévue que je retrouve une fille du forum de course que je fréquente et que j'avais rencontrée brièvement avant le départ de ma course nocturne. Nous devions prendre le départ ensemble, puis elle m'aurait largement distancée avant de m'attendre à l'arrivée ! Je n'avais pas eu l'occasion de lui annoncer ma défection donc je suis allée à notre rendez-vous et je suis devenue supporter. Il faisait beau et nous avons fait plus amplement connaissance avant le départ. J'ai ensuite remonté le parcours jusqu'au 4e km où j'ai pu l'encourager puis bifurqué au 15e km où j'ai attendu le passage des premiers en discutant avec un bénévole. Oui, oui vous avez bien lu : discuté, pas seulement demandé l'heure qu'il était. Je me sociabilise, non !!! J'ai vu arriver ma copine bien partie pour améliorer son temps. J'ai donc regagné l'arrivée par un chemin plus rapide. Elle est arrivée en 1h54'34" ravie de battre son temps précédent et en pleine forme. Avant de se quitter nous avons peaufiné le projet d'une course relais fin avril sur 42 km à 5 au milieu de châteaux viticoles. Hips !
Bien sûr un peu déçue de ne pas avoir couru surtout avec les conditions idéales de soleil et de température. Je voulais aussi savoir si je tenais la distance en courant pour me rassurer à tenter un trail de 27 km 500m D+ fin juin en Aubrac. Je serai un peu moins confiante mais je vais m'inscrire tout de même !

Lundi retour au boulot pour une semaine avec des pauses déjeuner devant l'ordi !
Mais ce WE il devrait faire beau et j'envisage à nouveau une ballade marche de reconnaissance...

Commencé vendredi dernier pendant le midi ce billet n'a pas eu la suite espérée.

Dans la nuit de vendredi à samedi : hémorragie. Combinaison malheureuse de l'AINS et de cette nouvelle étape de ma vie qu'est la ménopause. C'est la seconde fois puisque deux jours avant le marathon de Toulouse en relais en octobre cela m'était arrivé... au bureau.
J'ai décidé d'arrêter l'AINS mais la douleur pour simplement me bouger dans la maison était telle que j'ai cédé. Comme il n'est pas facile de voir son médecin le WE j'ai simplement continué la médication. (J'ai vu le docteur lundi soir qui a prolongé le traitement ; pour lui il y en a pour 6 semaines pour tout rétablir dont bien 15 jours avec douleurs. Bouh !!!)
J'étais claquée la journée de samedi et même avec la reprise des médicaments j'avais vraiment mal à me demander si je n'avais pas re-fissuré quelque chose. Heureusement une bonne nuit, la poursuite du traitement et dimanche cela allait mieux. Il ne fait pas bon vieillir !

Donc pas de balade pendant le WE. De toutes façons il a plu ! Mon Petit Bout a fait des gâteaux, ce qui ne va pas arranger la prise de poids inévitable suite à l'arrêt sportif même en diminuant mes rations !

Donc il faudra plutôt encore deux semaines tranquilles et je tenterai de reprendre la course le WE suivant. Je pense qu'il sera plus aisé de courir que de nager. Cela me laissera 3 semaines pour gagner un peu de vitesse pour le marathon en relais puis quelques jours pour un nouveau 10 km en essayant de grignotter quelques minutes sous l'heure et un mois et demi pour travailler les montées et les descentes en allongeant les distances. Sans doute quelques virées en montagne pour de la rando-course. J'avoue que j'ai hâte d'y être ! Enfin ça ce sont les prévisions que je me plais à faire pour me remonter le moral...

Je ne me sens pas "droguée" de course. Je ne m'ennuie pas parce que j'ai toujours des tas de choses à faire. Par contre je sens que j'ai besoin d'être dehors, de me confronter à l'effort et aux éléments et de me griser de cette liberté que j'éprouve lorsque je trottine sur les chemins ou la route. Besoin de me défouler aussi, de me fatiguer autrement qu'à me coucher tard et me lever tôt.

Patience...

Semi_Blagnac_dos 

Posté par sylviedetoulouse à 23:05 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :


08 février 2013

La gadoue, la gadoue !!!

Forest_Trail_affiche_2013Samedi dernier j'ai donc participé à ma première course nocturne. Je m'étais achetée une lampe frontale que je n'avais eu l'occasion d'utiliser que deux fois en deux petites sorties sur route et un bout de chemin connu ; donc pas très rassurée sur cette nouveauté. Pour augmenter l'inconnu j'avais choisi une course de 18 km (les 12 km étant complets). Et tout cela dans les bois avec les loups, les sangliers... non là j'exagère !

Lorsque j'avais récupéré mon dossard le samedi précédent dans une boutique de running partenaire à Toulouse, la personne m'avait souhaité "bon courage" car les chemins étaient très boueux. J'en avais déduit que mes chaussures auraient sans doute besoin d'un petit coup de brosse au retour.
Pas de T-shirt cadeau cette fois, juste un sac pour y ranger le matériel de course qui commence à s'entasser !

Forest_Trail_dossard_sac

La journée du samedi fut froide et pluvieuse avec même un peu de grêle. Mes filles trouvaient que j'étais folle. J'avoue que j'étais tentée de les croire quand j'ai quitté la maison en début de soirée moyennement enthousiaste. En plus j'apréhendais un peu à cause de ma cheville sensible lorsque le pied est en dévers.
Mais c'est justement parce que personne ne m'y oblige, si ce n'est ma petite voix intérieure que je suis allée à la Forest trail 2013 pour la Météore (18 km 300 D+) dans la forêt de Bouconne à 15 km de la maison !
Arrivée aux alentours de la base de loisirs je n'étais pas la seule à avoir entendu la petite voix intérieure ! Beaucoup de voitures. J'ai fini par trouver une place pas trop loin du grand chapiteau. Juste à temps pour voir le départ du 43km.

J'ai guetté l'arrivée sous le chapiteau d'une habituée des trails que je fréquente via un forum et dont j'allais enfin faire la connaissance. Cela me rassurait un peu de ne pas me lancer seule dans cette aventure puisqu'elle me proposait de partir ensemble. J'ai également rencontré une deuxième habituée du forum qui participait aux 12km. Un retour à ma voiture pour finir de me préparer avec une petite averse de grêle au passage puis ce fut le départ sur un chemin goudronné puis empierré. Tout le monde faisait attention d'éviter les flaques d'eau... si on savait !!!

J'ai loupé l'enclenchement de ma montre. Il me manque un petit kilomètre. Dommage ce fut le plus rapide au côté de ma copine de course  !!
Première gadoue, première montée. Elle court, je suis, mais ma cheville part dans tous les sens et je m'inquiète. Comme cela commence à marcher autour je fais de même et elle s'éloigne. Je ne la reverrai plus !
A partir de là je vais tenter de maîtriser le patinage. Malgré deux ans de patinage artistique dans ma jeunesse, le côté artistique est totalement absent.
Après la montée on descend et là c'est une autre technique surtout dans un petit chemin monotrace en forêt. Le but : aller d'arbre en arbre en version dérapage les uns derrière les autres comme en ski.
Puis c'est le premier des nombreux bouchons avec le passage d'un fossé avec eau, corde, cris, rires et quelques farfelus qui voudraient doubler tout le monde car ils pensent qu'ils vont y arriver les doigts dans le nez. Ce sera comme pour les autres, les pieds, les genoux, voire les fesses et les mains dans la gadoue pour accrocher tout ce qui est à portée. Premier passage difficile : on fait attention de ne pas tomber, d'avoir du style dans les glissades, de ne pas être ridicule. Les jambes sont fraîches pour récupérer l'équilibre parfois précaire.
16 mn pour ce kilomètre ! Cela ne va pas être facile de respecter la barrière horaire de 3 h !!! (heureusement elle a dû être repoussée ou annulée !)
Suivront des passages succion où l'on craint d'y laisser une de ses superbes chaussures de trail si ce n'est les deux puis d'autres glissades, dérapages, trous, ponts de fortune, cordes. Cela ressemble beaucoup à un parcours du combattant, ou tout du moins ce que j'en imagine au vue de certains reportages à la télévision. La seule différence c'est que personne ne nous aboie dessus. Il y a même un monsieur qui me tendra la main pour me hisser sur l'autre bord. Moi qui veux toujours faire toute seule, j'apprécie le geste et profite de ma condition féminine.

Du coup les portions courues sont minimes ; pourtant il est presque plus facile de courir que de marcher à certains moments. Je ne peux pas dire que j'acquiers une technique car j'ai le sentiment que jambes et bras ne sont plus coordonnés mais j'essaye de relâcher au maximum car dès que je crispe un peu suite à une glissage moins bien contrôlée c'est "panique à bord".
Ma cheville tient bien le coup et je n'y pense presque plus. C'est le traitement par la boue qui doit lui être profitable !

Lors d'une belle montée je doublerai un peu en marchant. Cela me confirme que je maîtrise mieux la marche. C'était amusant depuis le bas de deviner la pente au gré des petites lumières des coureurs.

Pas de pluie, un peu de vent frisquet sur certains plateaux et un ciel de plus en plus étoilé que je ne regarderai pas souvent car ce sont surtout les deux mètres devant mes pieds qui captent mon attention dans le faisceau de lumière.
Il faudra attendre les deux tiers du parcours pour que je pose, avec délicatesse, les fesses au sol lors d'un passage de pont où je ne sais pas trop ce que j'ai trafiqué mais ma fièrté était depuis longtemps recouverte par la boue ! Un peu plus loin ce sera la vraie chute avec glissade sur les fesses et le dos. Pas de mal mais les muscles qui commencent à être fatigués à force de contrôler mes ébats en tout sens ont manqué de vigilance. Alors je vais plus souvent marcher. De toutes façons à chaque passage difficile je rattrapperai ceux qui m'ont semée en courant. Donc rien ne sert de courir... si ce n'est bien sûr que je suis derrière eux !!!
A ce stade-là on ne se soucie plus de mettre les pieds dans l'eau. D'ailleurs c'est souvent le meilleur endroit pour marcher car la petite rigole où l'eau évacue la boue est souvent caillouteuse et accroche bien.
Je commence à bien sentir mes fessiers et mes hanches à force d'onduler du croupion et sans doute un début de crampe dans le mollet gauche que je présume lors de certaines crispations. J'avoue que j'en ai un peu ras le bonnet de la gadoue !
D'ailleurs dans le dernier kilomètre, après un petit bout de route, ce sera un festival de mares d'eau et de gadoue qui s'accroche bien aux chaussures. Allons-y gaiement. Après la dernière je reprendrai un pas de course alourdi pour entrer sous le chapiteau à l'annonce de mon prénom et d'un petit mot de félicitation.
J'en oublierai d'arrêter la montre et la frontale. Je ne m'en rendrais compte que lorsque j'irai chercher mon sandwich saucisse et mon coca où le gentil monsieur qui me sert me regarde un peu par en dessous !!! Pour une fois que j'éblouissais un homme !!!
Je cherche ma camarade de barbotage mais elle a dû arriver depuis un moment et rentrer chez elle.
Je me pose dans un coin. Le délice de la saucisse fumante dans une baguette de pain et d'un coca pas light ! Un coup de fil à la petite pour lui dire que la nuit en forêt n'aura pas eu raison de moi. Je prends d'ailleurs conscience que j'avais complètement occulté la notion de nuit. Souvent il y a eu du monde autour mais pendant les quelques passages où j'étais seule, j'étais tellement concentrée sur mon adhérence au sol que j'oubliais le reste. Il faut dire aussi que vu la vitesse à laquelle j'avançais on ne peut pas vraiment parler de "course" nocturne ! De même je serais incapable de retrouver le chemin. Je me souviens d'être passée sous la halle d'un village et puis plus tard dans les rues d'un village (le même ?) ; heureusement qu'il y avait des balises et de gentils bénévoles "réfléchissants" ou "illuminés" ayant toujours un mot d'encouragement, voire une main tendue pour ne pas glisser lors d'un passage délicat.
Pendant le parcours j'ai bien bu jusqu'à ma chute (contrairement au trail précédent) où l'embout s'est recouvert de boue et lorsque je l'ai porté en bouche j'ai eu de la terre pour un moment entre les dents : cela occupe. Pas de ravitaillement, ni de boisson sur ce trail. J'avais avalé une compote lors d'un passage de route dans un village. Les amandes et abricots secs sont restés dans le sac car pas assez facile d'accès dans ce parcours tourmenté. Mais comme j'ai pas mal de réserves...
J'ai commencé à avoir froid alors j'ai regagné ma voiture pour me changer en finissant mon sandwich. Il ne faisait pas chaud 3° et j'avais hâte d'enfiler des vêtements secs, d'alléger mes pieds du poids des chaussures gonflées d'eau et de terre et de mettre le chauffage à fond. Pas simple de retirer les chaussures avec des doigts gelés et des crampes qui gagnent les orteils dès qu'on force un peu dessus. A minuit j'étais à la maison où mes filles attendaient le retour de leur maman un peu folle. Un petit récit, une bonne douche, quelques massages à l'huile d'arnica, un câlin avec les filles et il n'a pas fallu me bercer.

Le dimanche matin ce fut lavage au jet des vêtements avant le passage en machine ainsi que des chaussures. Le haut du maillot est propre car c'est le coupe-vent qui a pris ! 

Je n'ai pas vraiment eu de courbatures j'ai senti un peu les fessiers et l'arrière des cuisses mais le lundi midi à la piscine cela ne m'a pas gêné. Deux séances de natation et mercredi midi j'ai repris mes 40 mn de course... sous la pluie.

Même si ce ne fut pas vraiment une course, vu les temps d'attente (à ma montre je suis restée plus de 20 mn sans bouger au total !) je suis contente d'être allée au bout de ce trail. J'ai aimé courir de nuit même si je voudrais bien savoir ce que l'on ressent à courir sur un terrain "normal" la tête sous les étoiles.
Je me sens rassurée pour tenter un semi-marathon même si je sais qu'il va falloir courir tout le temps et gagner un peu de vitesse mais les 21 km me font moins peur.
Et j'ai très envie de continuer le trail. J'ai repéré les trails en Aubrac en juin. Il y a celui de 18km avec 350 D+ donc là je suis dans du connu mais du coup je lorgne maintenant sur le 27 km 515 D+. L'envie de toujours faire plus, mais juste un petit peu pour y aller progressivement !

Ma montre : 17.35 km et 3h10' mais il manque un kilomètre environ
Temps officiel : 3h15'51"
247e sur 274
53e sur 62 féminines
5e sur 6 V2 Dommage la 3e V2 est moins d'une minute avant moi. Bon les 2 premières V2 ont une heure d'avance (pas la même planète !)

Ma copine a mis 2h52'. Cela fait 30 ans qu'elle coure et a déjà fait les 100km de Millau entre autre ; même si elle dit qu'elle n'est pas rapide, nous ne sommes pas dans la même catégorie !

Quelques photos prises par ma copine pour illustrer la gadoue !

Forest_trail_gadoue

Posté par sylviedetoulouse à 23:10 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

Cadeau et journée volée !

Je me pose enfin en cette journée de RTT ! Un RTT pour moi c'est du temps volé au temps, du temps gratuit !

Tout d'abord DORMIR au moins jusqu'à 8h ! Car les 6h15 de la semaine et surtout les couchers au mieux vers minuit s'accumulent et je sens bien que je n'arrive pas vraiment à récupérer. Moins de 7 heures de sommeil ce n'est plus mon moi !!!
Un petit bisou à ma collégienne avant son départ pour sa matinée de travail et je flemmarde un peu avant de prendre un petit-déj' en dressant la liste de tout ce que je veux dois faire pendant ces trois jours. C'est parti...

Je peux enfin vous montrer le joli cadeau de Bill pour mon anniversaire. J'avais emporté l'enveloppe avec moi vers les sommets enneigés il y a trois semaines et j'ai savouré son ouverture après mes foulées dans la neige. Merci encore pour cette marque d'amitié.

Cadeau_Bill_29_01_13
Je vous rassure il y avait bien le mois de janvier...
mais il est passé si vite !

Je prépare le prochain billet (long !) où je vous raconterai mes ébats nocturnes (non, non pas ceux là, m'enfin !) dans la boue...

Posté par sylviedetoulouse à 11:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 janvier 2013

Tracer dans la neige

Première course de 2013 et je découvre la course dans la neige le WE passé.

D'ailleurs c'est son nom "Découverte" à ce 12 km parmis les 3 courses de la Romeufontaine à Font Romeu (12, 25 et 40 km).

A quelques jours de mon anniversaire j'ai décidé de m'offrir un petit WE à la montagne !
Samedi midi après avoir "abandonné" mes filles à une journée shopping avant d'aller chez leur Papa, je prends la route avec tout mon attirail "sports d'hiver" : piste, fond, raquettes. Je suis prête à toutes les éventualités !!! J'ai programmé pour la première fois mon GPS et Tom va me guider.
Mais arrivée au pied des montagnes à Ax les Thermes, la gendarmerie bloque l'accès ; on ne passe pas, même par le tunnel à cause du risque d'avalanches ! Re-programmation de Tom qui décide de me tenir tête mais j'aurai le dernier mot ! Je vais donc franchir un autre col ouvert, des gorges superbes et désertes en direction de Quillan et faire un crochet de 100 km en route de montagne. Pas très grave j'aime conduire !

Mais le temps file et je dois aller chercher mon dossard avant 19h.

J'attaque la montée sur Font-Romeu alors que la nuit tombe, qu'il pleut et qu'il y a de plus en plus de neige sur les bas-côtés. Je me vois déjà chaîner pour les derniers kilomètres.
Enfin Tom me dit "Vous êtes arrivée". Super c'est mon hôtel ! Vite la chambre, je décharge la voiture et je repars pour le centre ville à la recherche de mon dossard. Quelques péripéties et enfin j'ai mon sésame, le T-shirt et les prospectus. Un tour rapide sur le mini village, surtout stand SALOMON puisque c'est le sponsor principal et je retrouve ma chambre d'hôtel.

T_shirt_recto_Romeufontaine_2013 

T_shirt_verso_Romeufontaine2013 
Un air de maillot de foot !!!

Je prépare mes affaires pour le lendemain et descends dîner. D'autres coureurs dans la salle du restaurant : un groupe d'espagnols, des  couples et des solitaires... mais pas de quoi fantasmer !!! La neige se met à tomber pendant le repas ; je vois en contre-bas ma voiture se recouvrir. C'est joli bien sûr mais un peu inquiétant pour demain.
La nuit sera moyenne ; je m'inquiète un peu et me demande si j'ai bien ma place dans ce trail. A 6h15 j'entends les premiers bruits. Il y en a qui vont faire le 40 km avec un départ à 7h30. J'ouvre les volets. Oups la route est blanche, ma voiture aussi et les courageux sont en train de gratter les 8 cm de la nuit ! La neige tombe doucement...
Un petit coup de stress en plus : Va-t-il falloir que je chaîne pour monter jusqu'au village ? Ne devrais-je pas y aller à pied ? Vais-je avoir assez chaud ? Et surtout : vais-je y arriver ??? Je me recouche jusqu'à 7h. Habillage classique pour descendre prendre le petit-déjeuner. Que des coureurs à cette heure ! Ceux-là sont pour le 12 ou le 25. Tous ou toutes avec le profil effilé du coureur et 20 ans de mois !!!

A 8 h je gratte le pare-brise avec une de mes raquettes puis j'engage la voiture dans la montée. Avec souplesse ça passe. Je serre les fesses pour ne pas avoir à m'arrêter !!! Il y a 30 ans je ne me posais pas toutes ces questions lorsque je quittais Annecy pour monter à la Clusaz faire la fête avec une mini sans pneus neige !!!

Je trouve une place pour garer la voiture, je quitte mes après-ski douillets et chauds pour les runnings, je colle le dossard et la puce sur mon coupe-vent et je rejoins le point de départ. Il fait -3° et il neige toujours !
Nous sommes presque 900 à attendre le départ, le 12 et le 25 km ayant un départ commun.
La semaine précédente j'avais acheté des Yaktrax au cas où (ce sont des chaînes pour chaussures !). Certains les avaient aux pieds, d'autres pas. J'ai hésité, n'ayant jamais couru avec cela (dans la neige non plus d'ailleurs) puis je les ai enfilés sur les chaussures. Quelques pas pour me placer en fin de peloton ; contrairement à ce que je craignais, je n'étais pas gênée pour marcher.

Enfin c'est le départ sur la route, en montée bien sûr, puis très vite dans un chemin étroit donc étranglement, arrêt puis marche. Cela va être ainsi pendant 1 km avant de commencer à courir. Pas très vite car une petite rigole de 40cm entourée de neige profonde cela limite les dépassements. Je suis enchantée d'avoir mis les crampons. Je remarque les pieds de la personne que je suis qui glissent à chaque effort alors que ce n'est pas mon cas. Je prends de l'assurance et j'en profite pour doubler dans une descente où le sentier s'est élargi. Nous passons dans la forêt et la neige qui tombait ne se fait plus sentir. Il fait presque doux, c'est cotonneux et malgré la file de personnes devant et derrière, il y a comme un sentiment de paix. Pourtant je n'ai pas vraiment l'occasion de regarder le paysage. A 50 cm de la personne de devant je vois surtout ses pieds et l'endroit où poser les miens ! Plus de question dans ma tête. Je cours ou je marche, je suis dans l'effort et je ne stresse plus. Bon il est vrai que vu mon niveau je ne me mets pas la pression pour le chrono !!!

Au bout de 4 ou 5 km je vais suivre la même personne. J'ai réussi un lâcher un duo d'espagnols (très nombreux sur cette course) bavards et se mettant côte à côte pour empêcher tout dépassement dès que la trace s'élargissait. En dehors du fait qu'ils ne fument pas en course, ils sont aussi pénibles que sur les pistes de ski !!! La fille qui me précède et moi avons le même rythme. En montée elle marche et cours à nouveau dès que c'est possible. C'est une irlandaise. C'est noté sur son maillot !
En effet j'ai du mal à estimer mes possibilités. Dans les montées je sens que je pourrais marcher plus vite et doubler car c'est une allure que je maîtrise mais en course je n'ose accélérer (un peu). Je ne sais pas trop ce qui m'attends alors je reste prudente. Et puis le fait de freiner d'autres personnes vu l'étroitesse du parcours alors que je les aurais doublées à un moment me contrarie.
Arrivée sur un plateau, à la sortie d'une portion de sapins c'est le retour de la neige fouettée par un vent glacé. Je trouve que mon petit coupe-vent aurait eu un avantage à être en gore-tex plus étanche (pour le prochain Père-Noël !). C'est le moment dont profite mon dossard pour s'envoler. Depuis quelques temps il se décollait (je n'avais pas voulu sécuriser par des épingles et faire des trous dans le coupe-vent), une rafale de plus l'a emporté loin de moi dans la neige fraîche. J'ai bondi  pour l'attrapper mais comme dans les comédies il a attendu d'être à portée de main pour partir plus loin. De saut en saut, j'ai fini par plonger et le plaquer au sol. Je me suis relevée toute blanche, mon bout de papier à la main. J'ai rejoins la trâce. Mon irlandaise est au loin. Que faire de mon dossard qui doit rester visible et non plié à cause du fil de la puce. Hop il finira coincé dans le pantalon au chaud ! Cet épisode m'ayant galvanisée (et un peu vexée) je décide de retrouver ma place dans la file et double en montée pour me replacer derrière mon irlandaise.

Nous arrivons à la séparation du parcours du 25 et du 12 km. Je soulève mes vêtements pour montrer mon dossard.
Au 7e km je ne m'arrête pas au ravitaillement. Je passe le bip de contrôle. J'avais pris le Camel Bak mais je n'ai pas encore bu et maintenant l'embout est gelé ! Pas au top sur ce coup-là.
Depuis quelques semaines mon talon d'achille gauche était douloureux à partir de 6 km ainsi que le matin ou en fin de journée alors j'ai massé et glacé en me disant on verra bien. Je m'étais mise à boire plus... d'eau.  Je craignais de le sentir très vite suite aux efforts dans la neige mais est-ce le froid, je n'ai eu aucune douleur pendant la course.
Depuis un moment c'est une montée continue donc beaucoup de marche et je me décide à doubler l'irlandaise. Les espaces entre les coureurs se sont élargis. J'en profite pour faire quelques photos. C'était bien la peine de porter l'appareil et de ne pas le sortir. Du coup l'irlandaise repasse.

Romeufontaine_2013_plateau
Sur le plateau dans la neige

Romeufontaine_2013_Irlande
L'irlande prend le large !

Voilà nous avons atteint le point le plus haut de la course et commence la descente. Facile au départ car le chemin est large et je me prends à rêver de gagner du temps sur le chrono car pour le moment la vitesse moyenne est plus basse que lorsque je marche sur terrain plat !
Mais je vais vite déchanter. A nouveau une mono-trace mais très creusée et avec des niveaux de pas différents. L'horreur pour les cuisses, les chevilles. Je vais louper mon coup en voulant enjamber un trou d'eau et m'y enfoncer jusqu'au genou. Brrr c'est froid ! J'imagine déjà mon pied droit dans une gangue de glace !!! Mais cette sensation de froid va vite partir, la chaussure gorgée d'eau va s'alléger ; je suis ravie de ne pas avoir de chaussures en gore-tex et je ne vais plus y penser.  De toutes façons le terrain réclame toute mon attention. Je vais laisser passer deux coureurs plus intrépides mais à mon niveau dans le peloton tout le monde préfère assurer.
Une nouvelle montée et je re-double mon irlandaise. Je prends le rythme derrière un couple.
Mon Garmin m'annonce 12 km et je n'entends toujours pas de speaker, ni la clameur de la foule en délire, je ne vois pas d'arche d'arrivée. Non je ne suis pas partie sur le 25 km, j'ai pris la bonne direction !! Le chemin toujours descendant est plus large mais très grumeleux et fuyant. Je suis le couple et le rythme s'accélère, l'écurie est proche ; quand soudain c'est la chute. Ma cheville gauche a lâché et je me suis affalée dans la neige dure. Ma première réaction est de regarder si on m'a vue tomber. Devant, le couple continue et il n'y a personne derrière. Ah bon personne ? Ouf pas vue !!!
Je me relève, la cheville un peu douloureuse ; je fais quelques moulinets, puis quelques pas et je recommence à courir, moins vite. Plus une gêne qu'une douleur mais maintenant une appréhension sur ce terrain. La pente s'accentue, s'élargie mais c'est un champ de mines côté surface et la cheville n'apprécie pas beaucoup. Enfin je vois une porte de gymnase et un tapis rouge. Dernier virage et ... l'irlandaise foule le tapis rouge une seconde avant moi !!! Je ne l'ai même pas entendu arriver !!! 1h 58' 37" pour 12.67 km à ma montre
Mon nom s'affiche en gros sur le tableau lumineux. Whaou comme pour les pros ! Le plus drôle c'est qu'il va le rester un moment car le tableau va mettre du temps à être "raffraichi" !
Je bois, je mange un peu. Je suis contente d'avoir terminée mais je n'ai pas le sentiment d'être très fatiguée. Ma cheville devient plus sensible, je commence à avoir froid et j'envisage de regagner ma voiture lorsque le speaker rappelle qu'il y a des masseurs, des ostéopathes. Tiens, pourquoi ne pas aller montrer ma gambette ?
La salle des massages est chauffée. J'attends mon tour. La jeune masseuse qui va s'occuper de moi va confirmer ce que je pensais. Pas d'entorse mais il y a bien eu un choc car mon pied gauche est plus chaud que le droit à l'issue des massages. Elle me conseille de glacer. En tout cas c'était bien agréable ces massages au chaud par quelqu'un qui prend soin de vous.
Je renfile mes chaussettes mouillées et je retrouve la froidure hors du gymnase. Mais c'est que nous sommes loin du centre ville, de ma voiture, de mon anorak duveteux et de mes après-ski fourrés. La descente dans les chemins enneigés malmène ma cheville ; j'ai voulu couper court et ai délaissé la route uniforme, je ne sais pas si j'ai bien fait. Enfin j'arrive à mon but et quel bonheur de retrouver mes petites affaires dans la voiture !
De retour dans la chambre, une bonne douche, un massage d'huile à l'arnica, un rocher Suchard mis spécialement pour moi dans mon sac par ma plus jeune fille et je vais déjà mieux. Et que vois-je petit à petit par la fenêtre de la chambre ? Le ciel bleu gagner du terrain sur les nuages pour laisser le soleil illuminer la neige et découvrir les sommets alentours ainsi que la grande courbe du four solaire.

Romeufontaine_vue_chambre1
Vue depuis la chambre

Romeufontaine_vue_chambre2
Le four solaire et plus de ciel bleu

Je ne peux pas rester enfermée avec ce temps-là. Je regrette presque que la course soit terminée. J'ai l'impression d'avoir encore plein de forces. Je décide de monter à pied au village. 2km avec une cheville qui semble tenir la route. Grace aux massages, à l'arnica, au chocolat ???
Il n'est pas encore 15h et le village est désert car les boutiques sont encore fermées. Je continue ma montée en direction du gymnase d'arrivée pour voir ce qui s'y passe. Le dernier coureur des 40 km entre dans le batiment en même temps alors que la remise des prix vient de commencer. Je trouve une chaise et profite de la fête. Je vais voir les résultats affichés et suis contente de ne pas me trouver sur la dernière page :-)
Le dernier récompensé, je décide de faire une photo de l'arrivée et commence à refaire le chemin à l'envers. J'ai bien dû remonter 1km pour faire des photos, c'était si beau sous le soleil et donc voir l'endroit où je suis tombée. C'était trop bête, si près du but.

Romeufontaine_2013_parcours2
Le ciel de l'après-midi !

Romeufontaine_2013_parcours1
Le bonheur d'être là à cet instant...

Du coup j'ai marché plus de 6 km l'après-midi.

Je tricote, je crochète, je bouquine avant le repas puis je descends doucement à la salle de restaurant. La cheville est plus douloureuse mais je ne boite pas. Rester digne !!! Bien sûr je me pose des questions sur la prochaîne course dans 13 jours.
La salle est vide, tous les coureurs sont partis, reste un couple de retraités et moi. C'était ma grosse apréhension me retrouver seule à une table de restaurant pour deux dîners ! Je vis cela comme un échec :-( Je suis fière d'avoir surmonté cela.
La nuit sera bonne mais les premiers pas matinaux difficiles. J'ai bien fait de prendre un RTT pour allonger ce WE cadeau. Les deux chevilles sont sensibles mais différemment et les cuisses sont raides. Tiens je les avais oubliées celles-là.
Le ciel est gris, mon envie de sortie en raquettes perd de son intensité. Mon matériel se sera contenté de prendre l'air. La neige se mettant à tomber je décide de rentrer sur Toulouse avant que le temps complique mon retour.
Je délaisse le retour par la montagne et décide de rallier Perpignan. Au bout de 10 km la neige ne tombe plus et la route pour descendre est superbe et ensoleillée. Toutes ces couleurs d'ocre des villages accrochés aux parois des montagnes donnent envie de mitrailler le paysage mais conduire et faire des photos n'est pas compatible alors je me contente d'emmagasiner les images. Après la montagne je verrai presque la mer en passant le long de l'étang de Leucate où je ferai une pause casse-croute.


Romeufontaine_2013__tang
Depuis l'autoroute

J'arriverai à la maison avant le retour de ma collégienne pour préparer de la pâte à crèpes pour le goûter comme une maman attentionnée...

Quelques chiffres :
1h 59' 15" pour 12.2 km officiel
1h 58' 37" pour 12.67 km à mon Garmin avec 500D+
264e sur 346
83e sur 135 féminines
12e V2 sur 24

Il faut que j'y crois un peu plus pour oser doubler et tenir le rythme, consolider mes chevilles et... recommencer parce que j'ai aimé gambader dans tout ce blanc :-)

Retour au bureau mardi matin avec quelques courbatures dans les cuisses, donc ce sera piscine toute la semaine pour décontrater.

Jeudi soir je vais "sortir". C'est un scoop chez moi vu ma vie sociale particulièrement inexistante !! Mes filles en ont été toute étonnées !
Les quatre du marathon en relais se sont retrouvés dans un bar à tapas toulousain. Très sympa. Puis quelques pâtes ou carpacio dans une pizzeria pour un retour à la maison juste avant minuit. Ouf ! Un bisou à mon Petit Bout, seule à la maison qui ne dormait pas vraiment en attendant. Je deviens une mère indigne à abandonner ma fille le soir pour aller dans un bar !!!

Vendredi début du WE. Mon Petit Bout a préparé de la pate à brioche et attend mes conseils pour la cuisson. Un petit bout de brioche chaude avant d'aller se coucher. Hum !!! Du coup ce sont surtout mes filles qui utilisent le Kitchen Aid acheté il y a plus d'un an !

Samedi, après de la brioche au petit déjeuner :-), journée shopping avec mes filles après un déjeuner dans un resto inconnu mais très chouette pour fêter un peu en avance mon anniversaire. Je suis allée chercher mon dossard pour la prochaine course samedi soir prochain : 18 km, de nuit et dans la boue. J'avoue que j'appréhende. La distance est du jamais fait, je n'ai pas couru à la frontale dans les chemins et quant à la boue cela devrait largement dépasser le crottage des chaussures : je pense que j'en aurai partout et je prie pour ne pas y laisser une chaussure.
Je me suis faites un cadeau : un nouveau sac à main. Il était là, soldé, tout seul dans la vitrine de la boutique Le Tanneur ; je n'ai pas eu le coeur de le laisser ! Voilà mon cadeau d'anniversaire perso tout trouvé !

Sac___main_Le_Tanneur

Bon j'avoue que je m'en étais fait un autre la semaine précédente avec de nouvelles chaussures pour courir sur route. Des ASICS GEL KAYANO... en solde (heureusement car même si c'est le top c'est cher !).

ASICS_gel_Kayano_18_Sylvie

Le soir, histoire de me rassurer, j'ai chaussé mes nouvelles chaussures pour une sortie d'une trentaine de minutes à la frontale sur route. Bonnes sensations, comme de courir sur du velours. La cheville tient bien mais le talon s'est manifesté dès le début ou presque. Pas terrible ça. Donc glaçage en regardant mes séries TV. Ce matin c'était encore gênant alors après beaucoup d'hésitations vu le temps pluvieux j'ai renoncé à faire une sortie qui devait être longue. On verra demain midi si je cours ou je nage. Ce ne seront pas les quelques kilomètres que je pourrais faire cette semaine qui vont changer grand chose donc...

J'ai des envies de trail, de courir sur les chemins, de partir dans des coins de France, un petit hôtel, une chambre d'hôte, un terrain de camping pour m'héberger et être hors du temps pendant un WE. J'ai apprécié de faire une pause le WE dernier : pas de repas à préparer, de courses à faire, de tâches à organiser, à plannifier. Bien sûr il y a les préparatifs du voyage mais ensuite il suffit de laisser... courir ! C'est tout de même paradoxal cette sensation de prendre enfin mon temps alors que je vais tenter de courir le plus vite possible d'un point à un autre !
Je me dis aussi que c'est ce qui m'attends pour les années à venir ces mini "vacances" en solitaire. Etre seule puis au milieu de tant de personnes qui vont vers un même but puis à nouveau seule. Alors des petits breaks sportifs comme autant de respirations dans une vie qui s'essoufle ne sont pas pour me déplaire.

Dimanche soir, je repousse au maximum le moment de me coucher pour grapiller encore quelques minutes au temps qui passe mais je baille et les yeux se ferment. C'est reparti pour une semaine...

Posté par sylviedetoulouse à 23:55 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

31 décembre 2012

Adieu 2012 et bonjour 2013

Pas facile de trouver un titre original aujourd'hui !!!

C'est l'heure du bilan... avant celui des bonnes résolutions !

Justement j'ai du temps ce soir !!!

Bon j'avoue ne pas être fâchée que 2012 se termine même si je ne ressens guère d'enthousiasme à la venue de 2013 !
Quel optimisme me direz vous !!! La période Noël-Jour de l'An n'étant pas la meilleure pour moi.

Il faut avouer que les premiers jours de 2013 vont m'apporter un an de plus et une fois que l'on a basculé dans la cinquantaine je trouve que les années sont plus lourdes à porter ! Malgré le sport, le matin le corps rechigne, puis c'est au tour du miroir d'être désagréable et le soir la série TV me voit somnolente comme une petite vieille au fond du fauteuil.

Je cherche ce qui a été positif au cours de cette année 2012 et j'ai du mal à trouver.

Côté créatif c'est le désert. Mes tissus prennent la poussière, mes cotons à broder ne trouvent plus le chas d'une aiguille et mes laines s'entortillent autour d'aiguilles ou de crochet sans trouver de fin. Les projets anciens n'ont pas avancé et les rares nouveaux en sont au stade "essais" plutôt que réalisation.

Côté piano. Je joue de moins en moins (à peine deux fois par semaine) et j'ai revu mes prétentions pianistiques côté difficultés techniques à la baisse. J'ai cependant retrouvé les lumières de la scène tout récemment pour deux concerts (le même jour et avec le même morceau !) Le petit concert de Noël et le soir le concertà l'occasion de l'année DEBUSSY où j'ai aussi fait la lecture. Quelques fausse notes mais j'ai réussi à gérer mon stress. Bien sûr le morceau était plus facile que d'ordinaire mais je l'avais aussi beaucoup moins travaillé, alors ? Le mystère est toujours là. Par contre je suis beaucoup plus à l'aise pour faire la lecture à un public et j'aime ça. J'ai le sentiment de maîtriser même s'il y a un mot écorché ou mal lu.

Côté sport. Sans doute là où il y a le plus de positif. La course et la natation en alternance 6 jours par semaine. Quelques courses en compétition avec enfin un passage sous l'heure aux 10 km. La découverte du trail et un coup de coeur pour cette version de la course à pied. Dernière sortie ce soir pour un petit galop afin d'essayer la lampe frontale que je me suis offerte à Noël. J'étais tentée par une sortie à minuit de façon symbolique (courir seule dans la nuit pour changer d'année) mais j'ai eu peur qu'à cette heure j'ai moins envie de mettre la tenue de course que le pyjama ! Côté aquatique j'ai fini l'année par un 2000m de crawl en continu en 42'30" pour voir. A refaire pour savoir si je peux gagner du temps. J'aime bien me donner des petits challenges perso !!!

Côté boulot. La fin de l'année a été mouvementée puisque réorganisation oblige ma collègue part. En fait il lui a été proposé un poste sur Niort mais sa vie est ici. Quant à moi mon poste est refondu. Je garde une partie technique, la partie commerciale va à Niort et je récupère plus de gestion de l'agence puisque notre boss est parti à la retraite et que cette nouvelle organisation ne laisse pas de place à un directeur d'agence. Alors dans quelques mois que donnera cette nouvelle structure et quelles seront encore les modifications ? Mystère. En attendant je vais être seule aussi au bureau, le reste de la troupe étant à l'autre bout. Décidément je vais finir hermite. Mais à quoi bon se prendre la tête puisque de toutes façons il n'y a qu'à suivre le mouvement. En attendant c'est le bilan, il y a du boulot et dès les premiers jours de janvier la nouvelle organisation à mettre en place !

Côté filles. Une qui quitte la maison, ivre de liberté mais qui y revient quand bon lui chante et j'ai un peu de mal à accepter ces demies mesures. Une autre qui grandit, partagée entre l'envie de faire comme sa grande soeur et celle de rester le Petit Bout à Maman. Et moi au milieu qui me détache de plus en plus. Je ne sais pas si c'est une réaction simplement parce qu'elles grandissent et qu'elles ont moins besoin de moi ou si je me prépare à la séparation ou si je me referme de plus en plus sur moi pour me protéger de la solitude.

Côté vie. Qu'en dire ? Les jours passent sans que rien ne les retienne, ni ne les différencie. Les deux cambriolages ont accentué la perte d'envie de décorer mon refuge. J'ai l'impression d'y passer tellement peu de temps que ce n'est pas la peine de renouveler la déco. J'achète toujours des tonnes de magazines que je feuillette avidement, mais je n'en retire rien. J'ai décoré le sapin, j'ai collé 4 bougies sur un plateau pour l'Avent, la crèche est en place mais comme le Réveillon était en solo à empaqueter et le 25 à midi chez l'amie de mon père, pourquoi se casser plus la tête !

Alors 2013 ?

Les évênements arriveront par le sport. Je me lance dans un trail blanc en janvier (courir sur la neige). Je vais en profiter pour y ajouter un ou deux jours rien que pour moi dans la station de ski. Je vais partir avec tout mon matériel : ski de piste, de fond, raquettes et je me contenterai peut-être de regarder les sommets. Puis 15 jours plus tard un trail nocturne pas très loin de la maison avec une distance encore inconnue : 18 km.
Et je ne vois pas plus loin !

A venir les résolutions...

En attendant il me reste quelques minutes pour vous souhaiter une belle année 2013 avec des paillettes de bonheur, des serpentins de forme olympique, des confettis de joie et des bulles de douceur.

Bonne_ann_e_2013

Posté par sylviedetoulouse à 23:55 - - Commentaires [14] - Permalien [#]


23 novembre 2012

Mon assureur me déteste...

Il y a un mois il y a eu beaucoup de vent sur la région. Des pots cassés, les vieux meubles de jardin en plastique blanc éclatés sur le grillage du voisin, un arbre de Judée qui se prend pour la tour de Pise et l'amoire sur la terrasse qui n'en finit pas de tomber. Depuis le temps qu'elle aurait dû voir un brocanteur, je n'ai plus qu'à porter ce qui reste à la décharge.

Dimanche matin au retour de ma sortie CAP, mon aînée qui a dormi là me dit d'aller dans sa chambre et de regarder le plafond. Une énorme tâche de 2m² avec points de moisissures. Terminé mon joli plafond blanc peint par mes soins il y a 4 ans déjà. Je file dehors pour constater que le chapeau de la cheminée est tombé sur les tuiles qui ont cassé et la pluie est passée à travers le toit.
Au secours Papa, mon escabeau ne monte pas assez haut pour que je grimpe sur le toit voir de plus près, connais-tu un couvreur et peux-tu t'occuper du dossier lundi car je pars et rentre à la nuit ???
Dès lundi matin j'appelle l'assurance pour ouvrir un dossier. Exceptionnellement tous les services sont indisponibles pour la journée !

Le midi je devais aller à la piscine mais retenue au boulot un peu trop longtemps je renonce et commence mon déjeuner devant mon écran.
Coup de fil du père de mes filles : "Je suis chez toi, tu as été cambriolée, j'ai appelé les gendarmes !!!!"

Deux mois et demi seulement après le 2e cambriolage !!!

Coup de fil à mon Papa qui avait prévu de faire un tour à la maison pour voir les dégats du toit.

Je quitte le bureau et arrive chez moi suivant la voiture de la gendarmerie qui comme je m'en doutais va chez moi.
Mon Petit Bout, pour la 3e fois, est rentrée chez elle le midi et a découvert le secrétaire ouvert dans l'entrée... et tout le reste !
Je retrouve mon ex, mon père... et le désordre.

Cette fois-ci ils sont passés par ma chambre. Le matin je suis partie vers 7h30 en laissant les volets fermés sauf ma chambre. Mon ex a déposé vers 8h30 les affaires de la petite qui a passé le dimanche chez lui. Mon père est passé vers 11h30 sans rentrer dans la maison puisqu'il avait prévu d'y revenir l'après-midi avec un copain pour bâcher.
En 3 heures ils ont tout vidé, tout retourné et tout trouvé : les bijoux qui restaient des 2 autres cambriolages. Les bijoux que je ne portais pas récupérés d'ancêtres divers et tous les bijoux des filles lorsqu'elles étaient petites et mon collier de perles, (cadeau du Papa pour sa première fille), qui avait résisté jusque là.
Plus aucun cadeau-souvenir.
En faisant la liste la nuit j'ai pris conscience de tout ce que j'avais dans ma petite boite à bijoux. Pas d'une valeur folle (encore qu'avec la flambée du prix de l'or) mais surtout toutes les personnes représentées par ces bijoux simples mais qui avaient de la valeur pour elles et donc pour moi. Il y en a 2 pages recto verso de la déclaration à la gendarmerie.
Nous avons mis plus de 2 heures pour ranger la salle de bain avec Manon : tout était sorti des boites. Imaginez le contenu d'une salle de bain de 3 filles !
Dans ma chambre toutes les boites de boutons, pression, aiguilles ont été vidées sur le lit.

Je n'ai même pas encore finalisée ma déclaration du 30 août (je sais j'ai tors) et voilà qu'il faut que j'en fasse deux d'un coup : dégats intempéries et vol. Mon assureur va me maudire.
Il ne manquerait plus que quelqu'un emboutisse ma voiture d'ici la fin de la semaine. Je vais avoir la même en neuve et le garage reprend la mienne ! Vu le pot que j'ai en ce moment.

Alors j'ai la haine. J'ai des envies de règlements de compte à la Tarantino. Le film de dimanche soir y est pour quelque chose.
Surtout que je sais que, même s'ils sont attrappés, ils sont mineurs et seront vite relâchés pour mieux recommencer.

En arrivant en voiture au boulot, après mes deux heures chez les gendarmes, aux différends feux de croisements il y a régulièrement des ROMS qui lavent les pare-brise. Prenant le métro je compatis pour les automobilistes qui subissent cela jour après jour mais je file le coeur léger car pas concernée.
Lorsque je l'ai vu se diriger vers ma voiture j'ai fait "non" de la tête. Il faut croire cependant que mon air était encore trop aimable et il a dessiné le coeur habituel à la mousse. J'ai encore fait "non" plus excédée mais il a commencé à nettoyer le pare-brise. J'ai serré très fort le volant pour ne pas bondir sur la portière, l'ouvrir d'un grand coup pour le heurter lorsqu'il a insisté pour demander son argent et l'allonger sur le capot.
Je sais ce n'est pas bien et je ne suis pas très fière de faire de l'amalgame mais me revient la phrase du Loup et de l'agneau de La Fontaine, "si ce n'est toi c'est donc ton frère". Bien sûr il n'y a pas qu'eux, même des jeunes de la commune s'y mettent, c'est tellement facile de forcer une fenêtre, de foutre le bordel et d'ensuite de glisser les quelques grammes d'or dans une enveloppe pour récupérer quelques euros.

Ce qui me met en colère c'est le côté impuni. Hormis la façon radicale de les empêcher de recommencer qui je l'avoue me tente énormément , j'ai des envies de punition dure et sans excuse. Ras le bol de trouver des circonstances atténuantes et de payer pour ce type d'individu malgré mon petit coeur à gauche.

Lorsque le lendemain j'ai enfin eu l'assurance, j'ai vite été douchée.
Pour le toit il n'est pas pris en charge car après le coup de vent j'aurais dû déclarer dans les 48 heures !!! Alors au prochain souffle du zéphir je déclare la moindre branche au sol !! Seul le dégât des eaux peut-être pris en compte. Donc soit on me rembourse le pot de peinture mais pas l'huile de coude pour l'étaler soit je passe par un professionel et je leur soumets la facture !
Quant au vol... vu que les bijoux sont soit des cadeaux pour lesquels je n'ai pas de facture, soit des bijoux anciens je ne suis pas prête de voir arriver le moindre dédommagement.
Pour ajouter dans le désagréable, mais vous verrez que ce n'est pas fini, j'ai découvert en préparant mes affaires pour aller courir, que les voleurs ont également emporté mon bel IPOD offert par mes filles et mon Papa pour mes 50 ans, , avec la douce inscription rien que pour moi. Encore un autre souvenir disparu et fini de courir en musique...

Entre temps Papa et un copain à lui sont passés le lundi après-midi avec une échelle pour grimper sur le toit. Les tuiles ont été remplacées et la cheminée recouverte par un platique. Un peu de répit pour ce problème.
Côté infiltration je vais attendre l'évolution avec les prochaines pluies.

Donc lundi pas de piscine, mardi pas eu le coeur d'aller courir pourtant mon sac était sous le bureau... sans mon IPOD. J'étais déjà arrivée tard et j'avais du boulot.
Mercredi direction les vestiaires de la piscine et hop en route pour 45' en écoutant les voitures de la voie rapide juste au-dessus. Mon chemin arboré la longe ! Soudain j'entends un aboiement très proche. Je me retourne un chien à quelques centimètres de mes mollets. Je stoppe, lui aussi mais reste proche en aboyant. Je repars. Il contine à me suivre. Nouvel arrêt. Je repère un peu plus loin une bonne femme (oui je n'ai pas envie d'être correcte!) avec deux autres chiens en liberté qui lui demande mollement de revenir sans se bouger le cul. Soit disant qu'il ne fait jamais ça d'habitude !!! Sous entendu c'est de ma faute. Mais pourquoi étais-je là pendant la sortie de son chien n'est-ce pas ??? Après ce manège durant quelques instants j'attrape une branche au sol et je menace le chien. Il fini par repartir. J'ai été très tentée de le suivre et de filer des coup de bâtons... à sa maîtresse. Je me suis contentée de lui dire que les chiens devaient être tenus en laisse sur un ton... pas très amical. Je suis repartie à une allure qui aurait dû être cool côté cardiaque mais où je montais dans le rouge tellement j'étais en colère.
Compte-tenu de la réplique de la greluche je me suis sentie fautive. Le chien, si gentil d'ordinaire avait "senti" ma colère du moment et s'était mis à me suivre en aboyant !!! Un épisode de plus qui n'allait pas dans le sens de me rendre zen !!!

Passons cepandant à plus agréable : mon nouveau carrosse.

Kangoo2

Ma Kangoo ayant 4 ans et comme je ne veux pas me lancer dans des frais qui devraient commencer à arriver j'ai opté pour reprendre une voiture neuve. C'est mon luxe, je le reconnais, de rouler dans un voiture neuve. Comme je suis contente de la mienne je reprends la même en "plus mieux bien". Comme il faut se mettre à la page j'ai opté pour un Tom-Tom incorporé. Je sais, je voyage peu et maintenant je sais aller les yeux fermés à l'île de Ré ; de plus je crois toujours savoir lire une carte mais bon ! Le petit plus c'est, à la joie de ma fille, le bluetoo pour connecter mon téléphone ou ceux des filles ou un IPOD (que je n'ai plus)...
Ne voulant pas me casser la tête j'ai fait une reprise par mon garage et un gentil vendeur est venu à la maison pour discuter du projet ; pas sûre d'y avoir perdu car j'ai évité le contrôle technique et la révision que je devais faire. Un petit tour à la concession un mois plus tard (comme le temps passe vite) pour finaliser le projet et hier soir, mon gentil vendeur est arrivé à la maison avec une Kangoo rutilante et une belle rose rouge !
Mais non il ne me fait pas des avances, c'est le petit plus du garage (celui qui est compris dans la catégorie "frais de gestion et d'expédition" de la facture !) mais bon cela fait tout de même plaisir.
Prise en main de la voiture : la voiture en tant que telle c'est du connu mais c'est la découverte du Tom-tom et la connexion bluetoo. Heureusement il y a ... mon Petit Bout bien plus à l'aise que moi pour trouver le bluetoo même sur mon portable !
Mais comme je suis dans une période de chance le petit problème c'est que je n'ai pas la carte grise. J'avais bien un avis recommandé du jour même dans la boite aux lettres mais à retirer à partir du lendemain 11h et comme je bosse cela reportait au samedi. Normalement le vendeur aurait dû en avoir une copie mais pas de chance elle faisait défaut dans son dossier (ah ces secrétaires commerciales qui ne pensent pas à tout !!!). Bon il prévoit de me l'envoyer par fax au boulot. Sauf qu'il reste l'assurance. Sans l'immatriculation je n'ai pas assuré la voiture. Il est 20h, l'assurance via ses numéros centralisateurs n'est pas joignable et ce n'est pas possible sur le Net. Je cogite une partie de la nuit et je décide de ne pas aller bosser le lendemain et de prendre un RTT. Vu ma période favorable, il suffirait qu'un conducteur m'emboutisse sur le trajet aller avant que j'ai pu modifier le contrat pour que tout soit de ma faute !

Donc ce matin coup de fil à l'assurance et là c'est le choc : pour la voiture pas de problème mais mon contrat maison sera résilié au 01-01-13 à 0 heure.
J'ai reçu il y a quelques temps une vulgaire feuille en recommandé sans papier en-tête évoquant la résiliation d'un contrat mais comme c'est le même nom que celui qu'a pris mon Etudiante pour son studio j'ai pensé que c'était pour la passation du mien au sien. J'avais prévu de me renseigner mais sans plus.
En fait il a été estimé que je ne pouvais plus être assurée pour ma maison compte-tenu des dossiers déclarés. C'était avant la déclaration pour le toit et le 3e cambriolage. Je suis à cette société d'assurance depuis 30 ans, mon Etudiante y est, mon ex y est. Côté habitation j'ai eu deux dossiers de sinistre (vol) en 30 ans (pour lesquels je n'ai eu aucun remboursement à ce jour). Tout cela sans courrier explicatif.

J'avoue que j'ai été sonnée. Le sentiment d'être punie pour une faute non commise. C'est moi qui suit cambriolée, qui perd des souvenirs irremplaçables, qui paie depuis 30 ans sans rechigner et que l'on exclu ! Pour la voiture on veut bien me garder, normal bonus maxi. J'aurais pu comprendre qu'il y ait un sur-coût mais une résiliation sans explication je l'ai en travers.

Du coup j'ai 20 jours pour résilier mes autres contrats si je le souhaite à date de mon prochain avis d'échéance que je n'ai pas encore reçu. Donc pas beaucoup de temps pour chercher autre chose avec le sentiment d'être une pestiférée que l'on ne va plus vouloir assurer.

Partagée entre la colère et l'envie de pleurer sur le sort qui s'acharne j'ai enfin pris le volant de ma nouvelle voiture pour rouler en serrant les fesses jusqu'à la poste récupérer ma nouvelle carte grise. Ouf j'ai rejoins la maison sans dommage !

Je ne suis pas d'un naturel trouillard, ni supersticieux mais là je me pose des questions.

Je vais aller courir même si je suis moyennement motivée car j'ai froid et plutôt l'envie de rentrer au fond d'un trou. Mais en baver physiquement me semble le seul moyen de me sortir de ma torpeur et d'avoir le sentiment d'être vivante.

Posté par sylviedetoulouse à 15:37 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

7 ans déjà !

Mon blog a 7 ans (l'âge de raison !!!) et je n'y pensais plus. Merci à celles et ceux (?) qui sont passées par là aujourd'hui en habitués ou pour une première fois :-)

Beaucoup moins présente que les premières années, rédigeant des billets longs mais plus rares, j'ai cependant besoin de garder ce lien avec vous qui me faîtes le plaisir d'une lecture de ma prose, commentée ou non. Merci.

Ces derniers jours ont été particulièrement mouvementés et du coup j'ai complètement oublié de souffler mes bougies. Je vais essayer de vous raconter tout cela ce WE...

Posté par sylviedetoulouse à 00:12 - - Commentaires [10] - Permalien [#]

12 novembre 2012

Histoire de châles

Serait-ce le rhume lancinant de la semaine passée, ou l'attrait des couleurs de mon dernier achat laineux ? Ces derniers jours m'ont vu plus souvent avec le crochet entre les mains... mais ne crions pas victoire trop vite !

La piscine n'ayant toujours pas ré-ouvert la semaine passée, ma pause déjeuner dévolue d'ordinaire à la natation et à la course à pied a été moins active. Cela tombait bien car je trainais un rhume hésitant entre le nez et la gorge ; autant rester au chaud avec un peu de laine entre les doigts.

Donc mon dernier châle au crochet avance mais il n'est pas le seul en liste...

Ch_le_au_11_11_12 

Alors pour me motiver je dévoile le rouge au front tous les châles qui sont en cours... (et s'il n'y avait que des châles !!!)

Un Dream Stripes commencé ici, qui a été du voyage cet été sur l'île de Ré (surtout pour détricoter un jour de pluie suite à une erreur d'augmentation) et qui depuis n'a pas beaucoup évolué.

Au_11_11_12
Laine Holst Garn
aiguilles 3.5
Modèle Drean Stripes ici

Un Birch pour faire comme tout le monde mais longtemps après la vague mode ! Je l'ai commencé pour voir ce que donnait ce point... et laissé en l'état.

Ch_le_au_01_07_12
Laine Alpaga La Droguerie

aiguilles 4
Modèle Birch à l'envers ici 

Un traveling Woman commencé "pour voir" également avec une laine enfin plutôt un coton qui trainait dans mes boites de pelotes. Un fil 3 suisses qui doit avoir plus de 20 ans dans un vert turquoise un peu vif. En dehors du temps passé je me disais que je ne prenais pas de grands risques à oser cette couleur.

Au_01_08_12
Cotolino 3 Suisses 68% coton-32% acrylique
aiguilles3
Modèle Traveling Woman ici

Cela semble bien parti pour le châle au crochet...

Posté par sylviedetoulouse à 23:27 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 novembre 2012

Parlons chiffons !

Plus beaucoup de travaux manuels sur ce blog !

Je ne trouve plus le temps de m'y remettre et du coup je me dis que je ne dois pas en avoir envie si je n'arrive pas à glisser un ouvrage entre mes mains !
Je pense que je suis dans une espèce de léthargie, non pas inactive vu tout ce que j'enchaine mais sans la petite flamme créative. Même pour le piano je sens bien que ce n'est pas cela. C'est comme si je refusais de laisser passer toute émotion. Je me referme mais sur du vide ! Moi qui suis expansive dans la colère comme dans le rire ou les larmes je me rabougrie. Vous allez dire c'est l'âge !!!
Je m'émotionne devant une série TV, un film, une lecture que j'engrange de façon presque boulimique sans savourer mais ce n'est que du vent qui me traverse pour poursuivre sa route sans se soucier de moi. Rien ne se contruit sur ce matériau sensitif. J'évite toute rencontre entre ce trouble soudain et mon moi. Ne pas ou ne plus se laisser dépasser. Mes émotions profondes se diluent dans la sueur de l'effort. J'en bave, je suis fière si je passe le cap que je me suis fixée. Mais, à part légèrement saoûler mes filles avec mes secondes gagnées ou perdues, cela reste en vase clos.

Donc je n'étais pas très disposée à aller au Salon Créatif de Toulouse pour me glisser dans la foule et acheter des trucs qui s'entasseraient sur les piles déjà existantes.
Et puis dimanche midi, après avoir couru, je tournais en rond parce que je ne me sentais pas motivée du tout pour attaquer toutes ces contraintes ménagères et administratives, j'ai pris la voiture et direction le parc des expositions.
Un tour, deux tours, je regarde mais ne m'enthousiasme pas.
La foule commence à grossir l'après-midi avançant.
Je finis par me décider à acheter les anses rondes pour un sac au crochet qui ne ressemble encore à rien (ce qui légitimait ma visite et les 7 € du prix d'entrée !).
Plus loin une jolie couleur de laine m'interpelle, j'hésite pas mal en tournant et retournant les pelotes dans mes mimines. La vendeuse devait se demander si je n'attendais pas le moment propice pour filer avec en douce ! Je paie mes deux pelotes sans trop savoir ce que je vais en faire.
Puis je passe devant le stand de l'Atelier d'Isabelle. Cet été sa boutique était vide à St Martin de Ré. Sans doute avait-elle déménagé mais comme je ne suivais plus trop les forums je n'étais au courant de rien. Je farfoule dans les bacs. Je me laisse tenter par un petit panneau pour Noël en kit (moi qui ne prenais que des fiches pour ne pas avoir le même modèle que tout le monde : que m'arrive-t-il ?). Mais Noël c'est bientôt alors pour un Noël suivant... Je paye et nous papotons peu. Elle est toujours aussi agréable. Elle a arrêté la boutique et déménagé sur l'île mais elle a un petit atelier où elle reçoit en toute simplicité de temps en temps. Cela lui laisse le temps de vraiment créer. Chic, je sais où je pourrai aller traîner lors de mes prochaines vacances sur l'île !

Achat_Salon_2012_sacs 

Donc j'ai été très raisonnable. Ah vous ne voyez pas bien !

Achat_Salon_2012_anses__laine__kit_Atelier_Isabelle

Jeudi, jour férié, repos (après avoir couru) ; j'ai voulu voir ce que donnait cette laine. J'ai jeté mon dévolu sur un châle au crochet car cela ira plus vite qu'aux aiguilles surtout avec du 3 (2.5 pour les aiguilles !) C'est amusant de ne pas avoir la même couleur sous les doigts.
J'ai pourtant deux autres châles en attente sur les aiguilles... No comment.

Ch_le_au_03_11_12
Modèle South Bay Shawlette
laine Kunstgarn 75% laine - 25% nylon
crochet 3

Mes filles sont absentes, en vacances à Annecy pour la semaine et j'apprécie de ne pas avoir à penser à tout et de vivre plus légèrement. J'aurais même dû faire le pont pour en profiter encore plus mais j'ai cédé ma place. Il fallait bien qu'une de nous trois reste !
Depuis la rentrée j'ai le sentiment de vivre avec un planning en permanence dans la tête. Les rendez-vous, les présences aux repas de l'une, de l'autre (la complexité des menus de la semaine pour diversifier, faire facile et rapide le midi pour la petite qui prépare toute seule son repas et pas trop long ni compliqué le soir vu l'heure de mon retour et surtout ne pas gacher), les imprévus. J'ai beau essayer de faire trois choses en même temps il y en a encore trop qui se reportent au WE suivant !

Mon Etudiante a son mini studio depuis 15 jours.
Ayant changé de filière, elle a changé de fac et elle se trouve à l'opposé de Toulouse. Donc trajet voiture en plein dans les embouteillages le matin et le soir. J'ai bien argumenté que j'avais également plus d'une heure de transport le matin et le soir (voire 1h15 depuis la rentrée !) mais bon elle a réussi à convaincre le Papa que c'était néfaste à ses études (plus difficiles que celles de l'an passé, il faut le reconnaître).
Je comprends très bien qu'elle ait envie de son petit chez elle (vraiment petit mais en plein centre ville) et je ne cherche nullement à la retenir à la maison. Mais il y avait un aspect financier non négligeable de mon côté ! Il m'a fallu batailler ferme entre elle et son Papa pour que mon Petit Bout et moi ne soyons pas réduites aux pâtes sans sauce pendant que la demoiselle vivait confortablement sa vie d'étudiante.
Dans l'esprit du Papa c'est plus une chambre d'étudiante avec retour le WE à la maison mais pas dans son esprit à elle. Le Papa va déchanter !
Pour le moment entre son job à Mac Do qui est proche de la maison et l'installation elle est revenue le WE chez l'un et chez l'autre mais... Cela ne simplifie pas mon planning, il faut toujours prévoir... au dernier moment !!!

Mon Petit Bout est contente d'avoir sa Maman pour elle toute seule même si celle-ci l'oblige à venir faire le soutien logistique et moral sur ses courses ! Enfin tout cela est récent et nous verrons bien dans les mois à venir...

Allez je retourne à mon crochet...

Posté par sylviedetoulouse à 18:45 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

28 octobre 2012

Mon premier marathon... en relais : Ô Toulouse !

Je vais encore vous parler course à pied.

Pourtant dimanche dernier j'ai fait un tour rapide et imprévu au Salon Créatif de Toulouse. J'ai bien sûr acheté un ou deux petits trucs mais pas pris le temps de vous montrer. La semaine prochaine... promis !

Donc...

L'année dernière le vendredi midi je m'étais rendue sur le village marathon, j'en avais parlé  et j'avais rêvé en voyant les coureurs repartirent avec leur petit sac rose. Un jour, quand je serais grande (à 52 balais il serait temps !) moi aussi j'aurai ce petit sac !!!

Après la Petite Toulousaine, j'avais dit en ma collègue que j'avais entrainée dans la course : "Maintenant c'est le marathon en relais". Un autre collègue qui avait couru deux jours avant la Corrida avec moi nous dit "Pourquoi pas ?"
Restait à trouver un ou une 4e ? Une ancienne collègue était partante; heureusement car notre agence régionale n'est pas très "sportive".
Le projet en reste là jusqu'au jour où l'on apprend que c'est complet !
Evidemment c'est à ce moment-là que l'on décide d'en avoir très envie.
Je laisse donc mes coordonnées sur la liste d'attente.
Comme un de nos clients est meneur d'allure sur le marathon on tente aussi ce piston.
En fait nous aurons les réponses au même moment : nous pouvons nous inscrire.
Branle-bas de combat, il reste moins de 3 semaines, je viens juste de finir mon premier trail.
Ma collègue ne dépasse pas les 6 km deux fois par semaine.
Nous n'aurons pas l'occasion de courir tous ensemble mais nous avons déjà le nom : Fred et ses drôles de dames.
Un seul homme pour l'équipe, nous lui laissons sportivement la plus longue distance : 11,8 km.
Je prendrais le départ car ma fille assurera le portage de relais en relais et donc 10.8 km à parcourir.
Ma collègue fera 9 km, ce qui sera son record de distance et la dernière 9.8 km avant que tous les trois nous la retrouvions pour 1.4 km avant de passer sous l'arche.

Donc vendredi midi nous voilà parties toutes les deux au village marathon récupérer nos dossarts. Dans la file d'attente nous répondons à un questionnaire sur les fuites urinaires ! Dommage cette année un seul sac et tout dedans. Vérification du contenu et je repars avec mon sac rose. Le premier relai est considéré comme chef d'équipe !
Retour au bureau pendant que ma collègue rejoint son compagnon pour déjeuner. Je prépare les petits tas pour chacun. Notre 4e équipière doit passer en fin de journée récupérer son dossart et faire le point sur notre organisation.

Marathon_relais_Toulouse_2012_KDO

 

Marathon_relais_Toulouse_2012_T_shirt_dos

Place à la course.

Sortie du métro où nous suivons la foule en direction du pont Pierrre de Coubertin à côté du Stadium. Ma fille mémorise le parcours pour le refaire dans l'autre sens après le départ. Il fait froid, 5°, il y a du vent mais heureusement du soleil. Petit tour aux toilettes, je garde la parka jusqu'au dernier moment puis je la laisse à ma fille en même temps que le bisou et je me glisse au milieu du peloton pour me tenir "au chaud". Juste devant moi un dossart : Prénom masculin que j'ai oublié et ses drôles de dames ! Elles aussi un seul homme dans l'équipe à qui elles ont laissé le plus long trajet !!!

C'est parti il est 10h15 pile à la nouvelle heure. Je passe sous l'arche en marchant et j'enclenche mon Garmin. Tout le pont est à nous et chacun peut prendre son allure sans bousculade.
Je me cale sur un 10 km/h. La sensation de froid passe assez vite mais le vent reste présent. Pourtant mon relais se passe en ville pour une part et je suis plus dans les courants d'air que dans le vent continu hormis sur les ponts et les lignes droites. Ah la petite montée dans le vent et la descente toujours dans le vent qui ne permet pas vraiment de grignotter des secondes !
Au 5e je marche pour boire mon verre d'eau et je recolle à mon 10 km/h. Mais petit à petit je vais descendre à 9.9 km/h.
Au 7e je suis en plein vent et je trouve dur, je serais bien tentée de marcher un peu. Cela tombe bien un verre d'eau à 7.5 km : je prends !
Et je repars mais toujours sur 9.9 km/.
Tout doucement je double. En fait j'essaye de me mettre à l'abris derrière quelqu'un mais c'est toujours un chouia sous ma vitesse alors je finis par doubler pour chercher un nouvel abris ! Un 3e verre avant le 10e, je prends aussi.
Arrive le 10e km. Je monte un peu l'allure mais cela ne suffira pas pour afficher un 10km/h sur le parcours : 1h05' pour mes 10.8 km.
C'est ma collègue qui me repère au relais car il y a beaucoup de monde. Je continue à courir car je cherchais le tapis pour la puce. Je stoppe tout en me mettant sur le côté, pose le genoux à terre, enlève les gants, défais le lacet enlève la puce, la passe sur son lacet. J'ai les doigts malhabiles et surtout j'avais tellement peur de perdre la puce que je n'ai pas lésinée sur le blocage. Enfin je libère ma copine et lui souhaite bonne course.
Je retrouve ma fille et ma parka. Je n'ai pas chaud maintenant que la pression retombe ! Une bouteille d'eau, 2 quartiers d'orange et un pruneau. Plus de la gourmandise que de la faim mais je vais devoir attendre pas mal.
Une nouvelle pause toilettes et nous reprenons le métro pour le relais 3 car le relais 2 n'est pas desservi par le métro et nous n'aurions pas le temps de nous y rendre.

C'est le 31e km ; les coureurs du marathon qui arrivent sont à petite vitesse et le visage marqué. Le vent y est certainement pour beaucoup. J'ai mal pour eux en m'imaginant un jour à leur place. Je frémis. D'un côté je suis contente d'avoir presque fini ! 
Du coup nous allons attendre plus d'une heure et demie et je n'ai pas eu chaud. J'ai enfilé la polaire et la parka sur ma tenue humide pensant que cela suffirait mais j'aurais dû me changer.

Petit coup de fil ; ma copine a bien passé le relais 2 et sous le temps que nous avions estimé. Super. Elle va tenter de nous rejoindre au relais 3.

Justement notre 4e équipière arrive avec sa petite famille pour supporter.
Pendant ce temps-là ma fille englouti les sandwiches que je lui ai préparés ce matin. 14 ans et filiforme mais qu'est-ce qu'elle mange ! Je me contente d'un compote de pomme en tube. Génial ce truc !

Arrivée de l'homme de l'équipe qui a bien tourné et la dernière s'élance. Bon nous avons des progrès à faire dans le décrochage et accrochage de puce !
Le temps pour lui d'enfiler la polaire, d'attrapper un verre d'eau et un quartier d'orange et nous reprenons le métro pour le dernier point de relais.

L'ambiance est chaude malgré le vent toujours aussi glacé car toutes les équipes se retrouvent et c'est plutôt sympa. Nous sommes presqu'aussi excités que si c'était le départ !
Pour que ma fille puisse prendre quelques photos à notre arrivée, elle part avant nous (pas sûre d'aller plus vite en métro) et nous devons lui rendre nos habits chauds ! Moment difficile !!!
Notre 4e équipière arrive en avance et nous emboitons son allure. Nous voilà partis à 12 km/h sur les premiers 100 m. Whaou pour moi qui suis bien froide je panique un peu de ne pas tenir l'allure. En fait nous baissons tous l'allure dès que nous retrouvons la longue ligne droite et le vent mais nous doublons les équipes les unes après les autres. Cela fait du bien. Juste la dernière équipe que l'on rejoint moins de 100m avant la ligne et nous restons derrière en nous tenant la main.
Super ! 4h14' après le coup de pistolet. Nous étions partis sur 4h30'.

Et on nous passe la médaille autour du cou. Ma première médaille. Bon ce n'est le marathon en entier mais je suis fiérote !
Les bisous de l'équipe, une banane, une bouteille d'eau, retrouver ma fille et nos affaires, se rhabiller et chacun a envie de rentrer au chaud.
Un peu de métro puis une voiture bien chaude car au soleil et arrivée à la maison où mon autre fille nous prépare un verre de coca bien mérité pour écouter notre aventure. Je montre ma jolie médaille :-)

Marathon_relais_Toulouse_2012_M_daille



Sous la douche je revis ma course. Un peu déçue de ne pas avoir accroché les 10 km/h mais rassurée car vendredi soir j'étais mal partie. En pleine ménaupose je peux enfin ne plus me soucier des périodes à risques. Sauf que vendredi après-midi début d'une hémorragie au bureau  (génial !!!) qui m'a poussée à consulter samedi en catastrophe. Echographie à venir mais il fallait endiguer les flots. Médicament pour ce WE et je connais maintenant tous les points toilettes des relais. Et moi qui croyais que vieillir pouvait avoir des avantages...

Jamais 2 sans 3 alors l'an prochain ce devrait être le marathon. Mouais !  J'aimerais bien sûr mais il y a du boulot (surtout côté mental) et le visage des coureurs au 31e m'a impressionnée. Pourtant ils étaient à ce moment-là sous les 4h15'.

Après-midi cocooning avec mes filles avant leur départ demain chez leur  mamie à Annecy où il a neigé. J'ai les joues chaudes comme après une journée de ski. Il y a toujours un momnet où je doute et e demande ce que je fais là mais après c'est vraiment bien !

Soirée Age de Glace et pop corn à venir... avant demain une journée difficile au boulot : DRH + directeur technique + réunion pour connaître enfin la nouvelle organisation... et la nouvelle définition de mon poste !!!

Posté par sylviedetoulouse à 20:11 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :