Le potager prend forme
C'est à la fraîche, enfin si l'on peut dire, que j'ai attaqué ce matin un peu avant 9h. Il faisait déjà 23° !
C'est le grand jour pour la première bande potagère. J'ai choisi de commencer par la n°4, celle qui est proche de l'étendoir. L'an passé elle a accueilli des fleurs et des courgettes sans grande production. Il y avait les oignons, les échalotes et l'ail qui finissaient de grossir en début de saison donc impossible de planter en mai.
Cette année je vais y planter des tomates, des aubergines et des poivrons.
J'ai décidé d'espacer beaucoup plus les tomates. Je ne vais placer que 6 supports au centre de la bande. Ils seront espacées de 80 cm environ. Entre, il y aura de part et d'autre une aubergine ou un poivron et en face un œillet d'Inde. Cela va être beaucoup plus aéré que les années précédentes. Comme j'ai tendance à oublier de tailler les gourmands j'ai des plants qui prennent de l'ampleur. Je ne sais pas si je vais tailler cette année (il y a les pour et les contre) mais au moins il y aura un peu plus de place entre les plants.
Avant je plaçais mes supports en tipi de quatre pour qu'ils se tiennent avec quatre plants de tomates. C'était serré.
J'étais passé à trois mais c'était toujours serré et je n'ai jamais eu l'impression d'avoir une récolte à la hauteur du nombre de plants mis en terre.
L'an passé j'ai planté en quinconce mais il y avait tout de même peu d'espace entre les plants.
A voir le résultat cette année.
J'ai commencé par ratisser les bords de la parcelle puis la parcelle pour retirer le maximum s'herbes sèches. J'ai ensuite passé la grelinette pour pouvoir déterrer toutes les herbes et racines à la main. La terre n'est pas encore trop sèche et cela aide malgré la tâche fatigante. Déposer toutes ces touffes avec un reste de terre dans un bac, monter le bac en haut du jardin pour étaler ces "déchets" sur le sol afin qu'ils sèchent, que la terre restante se détache et que plus tard je puisse passer cela sous la tondeuse. Les bacs sont lourds et je faire le voyage de nombreuses fois. J'aurais pu utiliser une de mes deux brouettes me direz-vous ce qui aurait été plus judicieux mais elles sont toutes les deux remplies de tontes !
Je sépare ces déchets terreux des herbes plus sèches qui seront sans doute broyées avant.
Bien sûr j'ai retrouvé des cailloux.
Tout cela prend du temps... et de l'énergie !
Ensuite j'ai utilisé mon nouveau cordeau vintage que je me suis offert pour redéfinir la parcelle. J'ai bêché à l'intérieur pour faire une bordure nette. A nouveau des déchets à secouer et à évacuer ainsi que des cailloux.
Un ratissage des bords pour relever les herbes qui passeront mieux sous la tondeuse prochainement puis mise à niveau de la bande en étalant la terre.
J'étais prête pour planter les piquets pour les tomates. Armée d'un fer à béton et d'un marteau j'ai préparé le trou avant de glisser le piquet ; c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour aller le plus profondément possible. Je suis très loin de l'enfoncer jusqu'au début de la spirale.
J'en suis restée là car le soleil tapait fort. Je faisais des petites pauses à l'ombre sur le transat pour souffler un peu, regarder le ciel bleu et les rapaces qui attendaient que je m'écroule pour me dévorer !!! Travailler dur et avoir des pauses contemplatives !
Mais je ne voulais pas céder la place si rapidement.
La bande n°9 que je n'ai toujours pas dégagée est encore un peu à l'ombre d'un chêne qui a poussé là depuis quelques années.
J'ai retrouvé les échalotes qui ont réussi à pousser malgré ces remparts de hautes herbes. Elles vont rester là encore un peu comme l'ail et les oignons de la bandes n°8 voisine.
Je n'ai dégagé qu'une partie des herbes, le reste étant au soleil ! Il faudra continuer.
Une fois que le reste de la bande sera nettoyé je pense y planter quelques butternuts qui attendent dans leur carton.
J'envisageais d'ajouter de la terre entre les deux parcelles et de continuer la plantation des courges. Ces légumes n'ont pas besoin d'intervention avant l'automne et je pourrai toujours accéder aux bandes de chaque côté pour déterrer les alliacés. A terme cela me ferait une large parcelle que j'enrichirai l'hiver avec mes déchets de fruits et légumes et qui serait dédiée aux courges. Je crois que je vais tester l'idée.
En attendant je suis remontée déjeuner pour reprendre des forces car je me sentais un peu faible !
Mais j'ai fait une halte dans la montée pour récupérer le vieux transat blanc qui était enseveli sous les herbes sur la plateforme entre le chêne et mon champs de ronce. Je n'ai pas encore passé la tondeuse dans ce coin. C'était moins urgent que de dégager devant la terrasse puis le potager et commencer le verger. Difficile d'être partout ! Ce transat peut se déplier totalement à plat et c'est le seul où on peut s'allonger sur le ventre. J'ai une petite envie de prendre quelques couleurs autres que sur le visage. Pour travailler je suis totalement couverte même si j'ai bien chaud. C'est surtout à cause des hautes herbes. Cela m'évite aussi de prendre des coups de soleil.
Un gros nettoyage au jet et à la brosse avec du produit spécial plastique blanc pour lui redonner un peu d'allure et le transat est laissé à sécher. Pas d'illusion il a plus de 20 ans et ne redeviendra jamais blanc !
Un passager sous la douche pour évacuer la transpiration et la poussière et j'ai enfin noué le paréo pour la première fois de l'année. C'est symbolique.
Enfin j'ai pu préparer mon déjeuner à 14h passées !
Il faisait trop chaud pour un bain de soleil alors le hamac à l'ombre m'a permis de me reposer. J'ai dû m'y assoupir un moment.
Ce n'est qu'après le gouter que je me suis remise à l'ouvrage... à l'ombre pour broyer les dernières branches. Il faisait encore très chaud lorsque je suis allée déposer ce broyat sur le massif près de l'étendoir.
Il y a toute une surface où passer la tondeuse prochainement entre le cerisier et le mirabellier. Je suis contente d'avoir dégagé cet espace.
J'avais envisagé d'attendre la fin de l'après midi pour planter dans la parcelle préparée du matin mais j'ai préféré patienter encore un peu que le soleil soit moins violent.
J'ai prévu de faire un grand trou, de placer la terre récupérée autour du piquet pour ajouter de l'emprise au sol même si c'est un peu illusoire et de remplir le trou avec un mélange de terreau, terre végétale et mon compost tamisé. J'espère que ce cocktail sera à la hauteur. Cela me permet d'ajouter un peu de matière à cette bande.
Du coup j'ai fini les plantations par un arrosage à presque 21h et je n'ai pas pris de photo !
J'étais rincée mais contente d'avoir travaillé avec une température plus clémente.
Je n'ai pas eu le courage de faire même une mini séance de yoga après la douche.
C'est super d'avoir de belles journées ensoleillées mais la montée des températures est un peu soudaine et m'oblige à modifier mon planning de travail. J'espère tout de même arriver à préparer les 4 autres bandes potagères avant la reprise du boulot.
En attendant repos.
Ma cadette a soufflé ses 28 bougies aujourd'hui. Même Sacha lui a souhaité un bel anniversaire avec une pancarte écrite par sa Maman et son plus beau sourire. Il est vraiment craquant. Je vais le revoir fin juin. Il prendra le train avec sa Maman.
A demain.
/image%2F1365945%2F20260522%2Fob_7941e0_gaston-cadences-infernales.jpg)