Allez je commence. Rassurez-vous il n'y aura qu'une saison (on n'est pas dans Urgences !)... mais le nombre d'épisodes est encore indéterminé !
Le lundi matin nous avons pris notre temps pour quitter la maison. Il faut avouer que je n'avais pas préparé mes affaires et que je ne savais pas quoi mettre dans le sac en dehors du paréo, du maillot... et de la polaire !
Comme ma petite Kangoo est super elle a la clim, pourquoi se presser de partir à la fraîche ? Ce sont les vacances tout de même... 
L'heure du déjeuner était passée depuis longtemps, du coup nous sommes allées manger notre salade grecque préparée par mon Ado Préférée sur une aire d'autoroute.
Cela a déjà un petit goût de vacances.
En début de soirée nous étions au camping choisi, à St Clément les Baleines tout au bout de l'île de Ré. Montage de la tente sur un emplacement pas aussi attrayant que je l'avais espéré pour découvrir qu'il n'a pas l'électricité. Pas de lecture à la nuit, pas de recharge pour les portables, Ipod et piles d'APN ! Trop tard pour changer ce soir-là.
Nous sommes allées vérifier que la mer était bien là, la plage étant à deux pas, puis dîner et au lit.

La déception de notre coin de camping m'a fait cogiter une partie de la nuit. Au matin me revoilà au bureau pour changer... ou partir vers un autre camping !
Un nouvel emplacement s'était libéré, avec électricité cette fois. Je vais voir, il me convient en bordure de forêt et abrité par la dune, aux filles aussi et hop, dispatching des tâches, on démonte, on remet tout en vrac dans la voiture, trois voyages et nous sommes enfin chez nous pour 12 jours !
J'avais acheté deux hamacs supplémentaires et dans le premier emplacement je ne pouvais pas en accrocher un seul : quel dommage !
Là, les trois ont trouvé leur place.
Pour cette vraie première journée de vacances nous sommes restées sur la plage voisine à bouquiner ou dans les hamacs à papoter après quelques courses en voiture pour faire plus vite. Enfin je pouvais prendre le temps : regarder les vagues aller et venir inlassablement ou laisser mon regard se perdre à l'horizon. C'est fou le bien que cela fait ; même si les pensées ne sont pas forcément optimistes elles n'arrivent pas à assombrir mon humeur. Elles sont si petites en regard de cet infini...

Le lendemain nous avons enfin utilisé les vélos si bien rangés dans le coffre de la voiture (je suis championne de chargement de coffre, si, si ) !
Enfin mon Petit Bout avait déjà utilisé le sien pour nos premiers croissants quotidiens du matin puis pour naviguer dans le camping. Elle ne va aux toilettes (à 50 m) qu'à vélo !
Nous voilà sur la piste cyclable en direction d'Ars en Ré (le marché le plus sympa je trouve). Nous n'étions pas les seuls. Aux abords du marché le nombre de vélos le long des arbustes de la piste cyclable était impressionnant.
Bon je vais pousser mon coup de gueule : les gens pour la plupart ne savent pas se tenir en vélo. On "occupe" la piste cyclable, on s'arrête au milieu quand ça chante, on avance en troupeau à 2 à l'heure, on laisse les gamins faire ce qu'ils veulent, bref on se fiche royalement des autres.
J'avoue, je ne suis pas patiente et j'ai la remarque acerbe mais le mollet prêt au coup de pédale. Alors la plupart du temps, coup de sonnette et j'appuyais sur les pédales pour laisser tout ces empêcheurs de pédaler en rond loin derrière et mon pauvre Petit Bout devait forcer l'allure déjà bien soutenue. Mais les filles roulent bien... en ronchonnant un peu ! Qui a dit que de toutes façons elles n'ont pas le choix ????

Ne voit-on pas la joie et la bonne humeur lors de cette halte ?
Il nous a fallu un peu composer avec les averses de pluie et remplacer parfois la ballade en vélo par un tour en voiture au grand soulagement des filles.
Lorsque j'étais venue sur l'île de Ré la première fois, il y a 11 ans, Manon avait 3 mois nous étions au Bois-Plage. Laëtitia ayant 6 ans nous limitions le kilométrage mais elle faisait déjà bien ses 20 km dans une journée ! Le Papa tirait la charette avec Manon sanglée dans le siège-auto, le tout calé avec le casse-croute et les pulls !
Lorsque nous y sommes retournées toutes les trois il y a 8 ans nous étions dans la cabane prêtée par une copine à Rivedoux et je portais Manon sur le siège-vélo en plus du sac à dos. Le mauvais temps pendant cette semaine-là avait limité nos déplacement en 2 roues.
Notre plage sauvage et presque déserte était très encombrée par les algues et les cailloux alors nous allions à celle de la Conche plus peuplée mais très chouette. Une première fois en voiture car la petite voulait faire du Morey Boogie puis en vélo car le Morey était resté dans la voiture.
Comme j'aime avoir mes habitudes, c'est toujours le même pin qui a supporté nos vélos 
Nos coups de pédales nous ont emmenées au Phare des Baleines et ses 257 marches mais la vue fait oublier l'effort. L'ancien phare, plus modeste, est devenu musée où les explications sur les phares ont plu aux filles. Jolie boutique avec des tas de livres dont des ouvrages de broderie et de BD ayant trait à la mer !




Nous avons traversé aussi la réserve naturelle de Lilleau des Niges pour aller aux Portes-en-Ré. Il aurait fallu y aller tôt ou tard dans la journée pour voir plus d'oiseaux mais la balade était pourtant jolie. Et à l'entrée des Portes, le long de la piste cyclable une maison rose qui m'a séduite.


Notre plus grand tour de vélo fut pour aller à LOIX (un côté bout du monde) : 36 km (j'ai essuyé les foudres de ma descendance pendant quelques temps !)

Voyez la joie sur ce visage...

Il a fallu encourager par des câlins.
J'avais envie aussi de mettre les vélos dans la voiture puis d'aller à Rivedoux à l'entrée de l'île pour passer le pont à vélo et ainsi s'arrêter pour admirer le paysage. Mais le jour prévu le temps était très incertain et les vacances n'ont pas été assez longues pour renouveler la tentative !

Derrière la dune...
A suivre...