Bienvenue chez Sylvie

07 avril 2013

Trail en vue

aubrac_photo_site_2013J'ai validé mon inscription pour aller gambader en Aubrac au mois de juin. Cette nature sauvage me fait envie.
J'augmente la distance et passe à 27 km et 515 D+.
Je n'aurai pas l'expérience d'un semi-marathon pour me rassurer avant mais la barrière horaire étant de 4h30 je pense que c'est faisable !

Depuis deux semaines j'ai recommencé à courir et à nager. Je sens encore bien la côte mais me limite à un seul AINS le matin, ce qui me permet de courir ou nager le midi sans trop de gêne ; on ne va pas parler de douleur !

Par contre la forme en a pris un coup (fréquence cardiaque plus élevée et gambettes lourdes) et les formes aussi mais l'un à la baisse et l'autre à la hausse !

Je commence la semaine prochaine mon plan pour le trail et je pense que je vais en bâver pour le suivre. Mais bon, on a rien sans rien...

Hier soir petit concert de piano avec l'audition des morceaux 4 mains qui se fait tous les deux ans entre les élèves des deux professeurs de l'école de musique. Une quarantaine de duos à faire passer, cela fait de l'effervescence dans la petite salle !
J'ai joué avec une dame qui stressait encore plus que moi mais la Balade pour Adeline est tout de même bien passée (nous n'avions répété que deux fois ensemble !).
Mon Petit Bout s'en est bien sortie aussi. Elle a joué deux fois. Un morceau à son niveau et un autre plus facile pour accompagner une très jeune élève (elle se mettait beaucoup de pression pour ces quelques lignes assez faciles pour elle) Comme quoi !
Comme l'année prochaine elle veut arrêter les cours (mais j'ai obtenu qu'elle ne stoppe pas complètement le piano), je vais voir avec notre prof pour jouer un dernier 4 mains ensemble à la dernière audition de cette année. En effet avec le lycée l'année prochaine les horaires disponibles vont être plus rares... et la motivation n'y est plus beaucoup !

Dans quinze jours je suis à nouveau en vacances. J'espère cette fois-ci mieux en profiter. Un temps plus favorable pour remettre le jardin dans un état acceptable (là c'est la jungle !) et ne pas me blesser pour finir la semaine coincée dans le fauteuil ! Et puis à la faveur des jours fériés profiter d'un chouette pont début mai... enfin si côté boulot cela passe vu que je suis seule désormais !!!

Le châle au crochet n'est toujours pas terminé. Mais que fais-je donc de mon temps ?

 

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24 mars 2013

Courir ... et crocheter

Samedi midi j'ai rechaussé les runnings pour 30' d'essais. Pas plus mal à la fin qu'à l'issue d'une journée de boulot.

Je pensais que ce serait les chocs sur le sol qui seraient sensibles mais c'est plutôt la respiration en s'amplifiant vers la fin qui est gênante. En tout cas rien de bien méchant par rapport au plaisir de gambader le nez au vent. Et le vent il y en avait dans la petite montée aju retour. Heureusement c'était la musique de "Rocky" à ce moment-là : ça aide !!! Bien sûr je vais attendre pour monter dans les tours ; c'est parfait cela va me faire travailler mon endurance à bas régime. Il faut toujours trouver de quoi se consoler !

Dimanche midi, du soleil et une nouvelle reconnaissance de parcours en marchant. Que du chemin goudronné cette fois, bien valonné mais j'ai pu marcher à 6.4 km/h de moyenne. Ce circuit est exactement ce qu'il faut pour m'entraîner en courant en côte. 9.7 km, 215D+ et une belle vue dégagée sur le Gers mais les Pyrénées dans la brume. Le seul point difficile étant un croisement gardé par trois chiens jaunes aux babines retroussées. Je ne suis pas froussarde mais j'ai tout de même eu chaud au mollets que le beau temps m'avait fait dénuder !!!

St_thomas_montage
 Le Gers valonné - L'église de St Tomas - Le chemin de départ en descente

Demain un tour à la piscine pour voir... si je sais toujours nager ! Si les mouvements de bras sont gênants je me contenterai des palmes. Cela fera sans doute du bien aux petites courbatures que j'aurai certainement demain. C'est fou, un peu plus de 2 semaines sans sport et hop les muscles perdent la mémoire !

Pendant ces deux semaines j'ai trimbalé mon sac de tricot pensant avancer sur un de mes en-cours. Même pas sorti du sac le midi. J'ai joué la facilité en restant devant l'ordi !
Cependant je tiens le bon bout du châle au crochet (il serait temps maintenant que le printemps est là !). Je termine la pelote et il aura la longueur parfaite pour réchauffer mon cou. Encore un petit effort...

Ch_le_au_23_03_13 

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19 mars 2013

Le semi-marathon que je n'ai pas couru !

Dimanche 10 mars j'aurais dû prendre le départ de mon premier semi-marathon. Oh je n'espérais pas faire un temps canon mais le finir debout et avec le sourire en moins de 2h30 m'aurait déjà satisfaite. Seulement je n'ai pas pris le départ...

Revenons quelques jours en arrière (vu ma désertion du blog je ne vais pas vous raconter ces dernières semaines !).

Je suis en vacances pour une semaine. Mes filles reviennent d'une semaine de ski avec leur Papa et les deux sont avec moi en début de semaine. Il ne restera que la petite pour finir la semaine.
Un vent très violent nous cantonne lundi et mardi à la maison où nous prenons le temps... de ne pas faire grand chose mais nous le faisons avec application !
Le mercredi, mon Petit Bout et moi avions prévu une journée ski mais il pleut et c'est reporté au lendemain.
En effet le jeudi par un beau soleil nous prenons la direction des Pyrénées, guidé par TOM-TOM qui a un problème avec les stations de ski ; il ne reconnaitra que le village du même nom donc nous nous passerons de ses services pour grimper.
Pas de ski pour moi depuis 2 ans et première sortie de la saison. Je pense être en bonne condition physique mais je ne veux pas me blesser car j'ai décidé de tenter un semi-marathon le dimanche suivant.
Un plan d'entrainement de 5 semaines que j'ai bien suivi malgré le temps contrariant sans me mettre dans le rouge pour viser entre 2h15 et 2h30.
Avec mon Petit Bout nous dévalons les pistes rouges et tout va bien. Si mes chaussures et skis sont récents j'ai conservé mes vieux batons (non pas ceux avec la rondelle en cuir tout de même !) mais ils ont bien 25 ans ; ils ont vieilli plus vite que moi car ils se décomposent au fil des virages !!! Je n'ai plus que deux tiges en métail au bout des bras ! Ce détail technique n'arrivera cependant pas à entâcher mon style wink

Pause à la voiture pour reprendre des forces en début d'après-midi. Nous apprécions l'aspect pratique de la Kangoo pour casse-crouter. Le vent s'est levé même si le soleil est toujours présent et nous repartons pour quelques descentes. Super deux pistes noires sont ouvertes ! Il n'y a personne et nous pouvons choisir nos tas de neige pour tourner. L'enfoncement des bâtons sans rondelle me pousse à bien plier les genoux ! Une dernière montée sur le télésiège qui ferme derrière nous car trop de vent. Nous rejoignons le télésiège qui fait la liaison avec l'autre versant. Il est arrêté et attend une acalmie entre les bourrasques pour avancer de quelques mètres.
Nous patientons dans le sas de départ. Je suis sur le bord d'un 4 places et pour me stopper dans la légère pente et ne pas heurter le petit portillon je plante le bâton qui s'enfonce, s'enfonce et tout mon corps suit le mouvement. Le problème c'est qu'à ma droite se trouve un trou d'un mètre bien déneigé pour accéder à une dalle en béton. Je vais attérir sur le dos après une lente chute où je n'ai rien pu accrocher.
Le choc me coupe la respiration. Le machiniste accouru me demande si ça va et j'hexale un "oui" en fin de souffle. Une personne détache mon ski gauche, une main se tend, le machiniste m'attrappe sous les aisselles. J'ai une pensée honteuse pour mes kilos superflus et me revoilà à la verticale. Je cherche toujours à respirer en ayant l'impression d'utiliser 10% de mes poumons. J'ai mal comme lorsque l'on s'est cogné mais c'est supportable, mon soucis étant de respirer. Je frotte un peu à travers l'anorack. Ma fille me demande si ça va et je lui réponds qu'il faut que je pense à changer les rondelles des bâtons. Je m'accroche à une pancarte et rechausse ; nous attendons toujours que le télésiège reparte. Enfin un nouveau siège s'avance. Je m'assied et continue à me focaliser sur ma respiration. Je n'ai que deux pensées en tête : NON je ne suis pas tombée en skiant et comment vais-je pouvoir respirer dimanche ???
Le siège avance de quelques mètres puis s'immobilise à nouveau. Nous sommes au-dessus du vide et nous jouons au pendule. Je n'ai pas l'esprit à avoir peur tellement je suis concentrée sur le peu d'air que j'arrive à faire pénétrer dans mes poumons malgré les rafales de vent autour de nous. Malgré tout personne n'a l'idée d'une réplique du film des "Bronzés font du ski" !
De balancement en avancée nous arrivons au sommet où se trouve l'arrivée d'un autre télésiège qui ferme lui aussi. Donc c'est la cohue des grands soirs avec des skis, des snows dans tous les sens sur cet espace réduit. Moi qui n'aime pas la foule, j'ai un moment d'hésitation avant de me lancer. Mon Petit Bout est parti et je me décide à la suivre en prenant tout droit par les bords de piste : on verra bien.

Une fois en bas, je porte mes skis jusqu'à la voiture mais ma fille m'enlèvera les chaussures et me mettra mes après-ski. Je me cale dans le siège bien droit de la Kangoo et nous partons. Le passage des vitesses est sensible et en montagne c'est difficile de faire autrement mais en dehors d'une respiration toujours à moitié je gère !

Dans la vallée je vais m'arrêter à une pharmacie pour une dose d'Arnica de suite puis une autre en plusieurs prises ainsi qu'un patch chauffant et décontractant aux huiles essentielles (rien que çà !) que la pharmacienne va me proposer de mettre en place. Super service !

Arrivées à la maison c'est encore ma fille qui s'occupera de décharger la voiture puis de nous préparer à dîner. Je me cale dans le fauteuil devant une série et je ne bouge plus. M'en sortir pour regagner le lit sera une autre histoire.

Après une nuit peu reposante je réussi à avoir un rendez-vous avec le remplaçant de mon médecin qui est en vacances. il opte pour une fêlure sur la 9e cote. Donc repos, ne pas tousser ni éternuer et de la patience. C'est toujours amusant d'avoir l'impression d'aller mieux en sortant de chez le docteur. Un tour à la pharmacie, un autre pour le rendez-vous chez le radiologue qui l'après-midi indiquera qu'il n'y a rien. Je me sens mieux et commence à reprendre espoir pour la course de dimanche car ce n'est peut-être qu'une contusion.
Dans la soirée lorsque l'anti-inflammatoire aura dissipé ses effets je comprendrais vite que dimanche le départ se fera sans moi. En effet une fêlure ne se voit qu'une fois le cal de réparation formé.

Mon Petit Bout qui serait restée avec moi pour être ma supportrice de choc est donc allée passer le WE complet chez son Papa et ce sera un WE seule. J'aime autant car elle n'a pas à être ma garde-malade, ce n'est pas son rôle !

Samedi matin je suis allée chercher mon dossard au centre commercial. Je savais que je n'accrocherais pas le numéro sur le maillot mais puisque tout était payé autant récupérer mon T-shirt.

 

Semi_Blagnac 

Samedi après-midi le soleil était radieux et j'avais très envie d'être dehors. Alors j'ai décidé de reconnaître en marche cool un petit chemin pour un entraînement de trail. Lorsque je cours je pars de la maison. Là j'ai pris la voiture pour agrandir mon territoire.
Bon début de chemin depuis le village puis le long d'un champ, un peu boueux mais pas trop glissant. Et puis la boue ne me fait plus peur après trois heures de "pataugeage" !!! Sauf qu'avec une cote en vrac ce n'est plus la même sensation.... de plus je n'ai pas pris de chaussures de rechange : tant pis je conduirai en chaussettes au retour !!! Passage dans un bois dans un chemin bien glissant sous les feuilles. Je m'interroge sur la conduite à tenir : rentrer me caler au fond du fauteuil ou continuer. Je continue car à part quelques petites pointes de douleur c'est très supportable. Il faut juste que je ne respire pas trop fort ! Je rejoins un large chemin qui passe le long d'une ruine de moulin.

Voie_romaine_moulin

Ce chemin qui va continuer dans la forêt s'appelle la Voie Romaine : je suppose donc que les romains prenaient énormément de bains de pieds car cela va être une succession de trous d'eau de la largeur de la route qu'il faudra contourner en passant entre les branches, les ronces. Je n'avais pas prévu cette gymnastique. Un coureur qui m'avait rattrappée a d'ailleurs fait demi-tour devant les obstacles. Têtue, j'ai continué et dans un trouée d'arbres j'ai pu apercevoir, au zoom, les Pyrénées.

Voie_romaine1

Ma moyenne horaire était loin de ma marche habituelle mais j'avais tout l'après-midi pour moi !!!
Après avoir monté il fallait redescendre et là ce fut à pas menus dans une trace glissante : la peur de tomber, la douleur lorsque l'on bloque le corps. Sur le tracé trouvé sur le Net était indiqué "passage de gué". Vu les pluies récentes je me suis dit que le ruisseau risquait d'avoir pris de l'ampleur. Mais non il était toujours franchissable. Le problème c'est qu'il était 2 m plus bas et que la pluie avait raviné les deux flans pratiquement verticaux. Quelques allers-retours le long pour voir si je trouvais un passage plus praticable. Rien. Renoncer et refaire à l'envers ce que je venais de traverser ? Non !
J'attaque la descente en m'accrochant aux racines, j'enjambe et la remontée s'avère très glissante mais je fini par prendre pied... au milieu des orties. Aie ! Du coup la cote se fait oublier !!! Passage le long des champs puis dans un chemin privé et enfin la route où je vais pouvoir améliorer mon allure.
Normalement j'aurais dû trouver un chemin sur ma gauche pour emprunter une route pratiquement déserte et parralèlle. Je l'ai aperçue au loin avec des joggeurs mais pas vu le chemin pour la rejoindre. De toutes façons les deux arrivaient à ma voiture au bout de 9 km et 200 m D+.

J'étais ravie de ma ballade et satisfaite de ne pas avoir cédé à la facilité de renoncer vue les circonstances.

Le soir avant de reprendre un anti-inflammatoire j'avoue que je me suis demandée si j'avais eu une bonne idée d'aller gambader.

Dimanche matin il était prévue que je retrouve une fille du forum de course que je fréquente et que j'avais rencontrée brièvement avant le départ de ma course nocturne. Nous devions prendre le départ ensemble, puis elle m'aurait largement distancée avant de m'attendre à l'arrivée ! Je n'avais pas eu l'occasion de lui annoncer ma défection donc je suis allée à notre rendez-vous et je suis devenue supporter. Il faisait beau et nous avons fait plus amplement connaissance avant le départ. J'ai ensuite remonté le parcours jusqu'au 4e km où j'ai pu l'encourager puis bifurqué au 15e km où j'ai attendu le passage des premiers en discutant avec un bénévole. Oui, oui vous avez bien lu : discuté, pas seulement demandé l'heure qu'il était. Je me sociabilise, non !!! J'ai vu arriver ma copine bien partie pour améliorer son temps. J'ai donc regagné l'arrivée par un chemin plus rapide. Elle est arrivée en 1h54'34" ravie de battre son temps précédent et en pleine forme. Avant de se quitter nous avons peaufiné le projet d'une course relais fin avril sur 42 km à 5 au milieu de châteaux viticoles. Hips !
Bien sûr un peu déçue de ne pas avoir couru surtout avec les conditions idéales de soleil et de température. Je voulais aussi savoir si je tenais la distance en courant pour me rassurer à tenter un trail de 27 km 500m D+ fin juin en Aubrac. Je serai un peu moins confiante mais je vais m'inscrire tout de même !

Lundi retour au boulot pour une semaine avec des pauses déjeuner devant l'ordi !
Mais ce WE il devrait faire beau et j'envisage à nouveau une ballade marche de reconnaissance...

Commencé vendredi dernier pendant le midi ce billet n'a pas eu la suite espérée.

Dans la nuit de vendredi à samedi : hémorragie. Combinaison malheureuse de l'AINS et de cette nouvelle étape de ma vie qu'est la ménopause. C'est la seconde fois puisque deux jours avant le marathon de Toulouse en relais en octobre cela m'était arrivé... au bureau.
J'ai décidé d'arrêter l'AINS mais la douleur pour simplement me bouger dans la maison était telle que j'ai cédé. Comme il n'est pas facile de voir son médecin le WE j'ai simplement continué la médication. (J'ai vu le docteur lundi soir qui a prolongé le traitement ; pour lui il y en a pour 6 semaines pour tout rétablir dont bien 15 jours avec douleurs. Bouh !!!)
J'étais claquée la journée de samedi et même avec la reprise des médicaments j'avais vraiment mal à me demander si je n'avais pas re-fissuré quelque chose. Heureusement une bonne nuit, la poursuite du traitement et dimanche cela allait mieux. Il ne fait pas bon vieillir !

Donc pas de balade pendant le WE. De toutes façons il a plu ! Mon Petit Bout a fait des gâteaux, ce qui ne va pas arranger la prise de poids inévitable suite à l'arrêt sportif même en diminuant mes rations !

Donc il faudra plutôt encore deux semaines tranquilles et je tenterai de reprendre la course le WE suivant. Je pense qu'il sera plus aisé de courir que de nager. Cela me laissera 3 semaines pour gagner un peu de vitesse pour le marathon en relais puis quelques jours pour un nouveau 10 km en essayant de grignotter quelques minutes sous l'heure et un mois et demi pour travailler les montées et les descentes en allongeant les distances. Sans doute quelques virées en montagne pour de la rando-course. J'avoue que j'ai hâte d'y être ! Enfin ça ce sont les prévisions que je me plais à faire pour me remonter le moral...

Je ne me sens pas "droguée" de course. Je ne m'ennuie pas parce que j'ai toujours des tas de choses à faire. Par contre je sens que j'ai besoin d'être dehors, de me confronter à l'effort et aux éléments et de me griser de cette liberté que j'éprouve lorsque je trottine sur les chemins ou la route. Besoin de me défouler aussi, de me fatiguer autrement qu'à me coucher tard et me lever tôt.

Patience...

Semi_Blagnac_dos 

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08 février 2013

La gadoue, la gadoue !!!

Forest_Trail_affiche_2013Samedi dernier j'ai donc participé à ma première course nocturne. Je m'étais achetée une lampe frontale que je n'avais eu l'occasion d'utiliser que deux fois en deux petites sorties sur route et un bout de chemin connu ; donc pas très rassurée sur cette nouveauté. Pour augmenter l'inconnu j'avais choisi une course de 18 km (les 12 km étant complets). Et tout cela dans les bois avec les loups, les sangliers... non là j'exagère !

Lorsque j'avais récupéré mon dossard le samedi précédent dans une boutique de running partenaire à Toulouse, la personne m'avait souhaité "bon courage" car les chemins étaient très boueux. J'en avais déduit que mes chaussures auraient sans doute besoin d'un petit coup de brosse au retour.
Pas de T-shirt cadeau cette fois, juste un sac pour y ranger le matériel de course qui commence à s'entasser !

Forest_Trail_dossard_sac

La journée du samedi fut froide et pluvieuse avec même un peu de grêle. Mes filles trouvaient que j'étais folle. J'avoue que j'étais tentée de les croire quand j'ai quitté la maison en début de soirée moyennement enthousiaste. En plus j'apréhendais un peu à cause de ma cheville sensible lorsque le pied est en dévers.
Mais c'est justement parce que personne ne m'y oblige, si ce n'est ma petite voix intérieure que je suis allée à la Forest trail 2013 pour la Météore (18 km 300 D+) dans la forêt de Bouconne à 15 km de la maison !
Arrivée aux alentours de la base de loisirs je n'étais pas la seule à avoir entendu la petite voix intérieure ! Beaucoup de voitures. J'ai fini par trouver une place pas trop loin du grand chapiteau. Juste à temps pour voir le départ du 43km.

J'ai guetté l'arrivée sous le chapiteau d'une habituée des trails que je fréquente via un forum et dont j'allais enfin faire la connaissance. Cela me rassurait un peu de ne pas me lancer seule dans cette aventure puisqu'elle me proposait de partir ensemble. J'ai également rencontré une deuxième habituée du forum qui participait aux 12km. Un retour à ma voiture pour finir de me préparer avec une petite averse de grêle au passage puis ce fut le départ sur un chemin goudronné puis empierré. Tout le monde faisait attention d'éviter les flaques d'eau... si on savait !!!

J'ai loupé l'enclenchement de ma montre. Il me manque un petit kilomètre. Dommage ce fut le plus rapide au côté de ma copine de course  !!
Première gadoue, première montée. Elle court, je suis, mais ma cheville part dans tous les sens et je m'inquiète. Comme cela commence à marcher autour je fais de même et elle s'éloigne. Je ne la reverrai plus !
A partir de là je vais tenter de maîtriser le patinage. Malgré deux ans de patinage artistique dans ma jeunesse, le côté artistique est totalement absent.
Après la montée on descend et là c'est une autre technique surtout dans un petit chemin monotrace en forêt. Le but : aller d'arbre en arbre en version dérapage les uns derrière les autres comme en ski.
Puis c'est le premier des nombreux bouchons avec le passage d'un fossé avec eau, corde, cris, rires et quelques farfelus qui voudraient doubler tout le monde car ils pensent qu'ils vont y arriver les doigts dans le nez. Ce sera comme pour les autres, les pieds, les genoux, voire les fesses et les mains dans la gadoue pour accrocher tout ce qui est à portée. Premier passage difficile : on fait attention de ne pas tomber, d'avoir du style dans les glissades, de ne pas être ridicule. Les jambes sont fraîches pour récupérer l'équilibre parfois précaire.
16 mn pour ce kilomètre ! Cela ne va pas être facile de respecter la barrière horaire de 3 h !!! (heureusement elle a dû être repoussée ou annulée !)
Suivront des passages succion où l'on craint d'y laisser une de ses superbes chaussures de trail si ce n'est les deux puis d'autres glissades, dérapages, trous, ponts de fortune, cordes. Cela ressemble beaucoup à un parcours du combattant, ou tout du moins ce que j'en imagine au vue de certains reportages à la télévision. La seule différence c'est que personne ne nous aboie dessus. Il y a même un monsieur qui me tendra la main pour me hisser sur l'autre bord. Moi qui veux toujours faire toute seule, j'apprécie le geste et profite de ma condition féminine.

Du coup les portions courues sont minimes ; pourtant il est presque plus facile de courir que de marcher à certains moments. Je ne peux pas dire que j'acquiers une technique car j'ai le sentiment que jambes et bras ne sont plus coordonnés mais j'essaye de relâcher au maximum car dès que je crispe un peu suite à une glissage moins bien contrôlée c'est "panique à bord".
Ma cheville tient bien le coup et je n'y pense presque plus. C'est le traitement par la boue qui doit lui être profitable !

Lors d'une belle montée je doublerai un peu en marchant. Cela me confirme que je maîtrise mieux la marche. C'était amusant depuis le bas de deviner la pente au gré des petites lumières des coureurs.

Pas de pluie, un peu de vent frisquet sur certains plateaux et un ciel de plus en plus étoilé que je ne regarderai pas souvent car ce sont surtout les deux mètres devant mes pieds qui captent mon attention dans le faisceau de lumière.
Il faudra attendre les deux tiers du parcours pour que je pose, avec délicatesse, les fesses au sol lors d'un passage de pont où je ne sais pas trop ce que j'ai trafiqué mais ma fièrté était depuis longtemps recouverte par la boue ! Un peu plus loin ce sera la vraie chute avec glissade sur les fesses et le dos. Pas de mal mais les muscles qui commencent à être fatigués à force de contrôler mes ébats en tout sens ont manqué de vigilance. Alors je vais plus souvent marcher. De toutes façons à chaque passage difficile je rattrapperai ceux qui m'ont semée en courant. Donc rien ne sert de courir... si ce n'est bien sûr que je suis derrière eux !!!
A ce stade-là on ne se soucie plus de mettre les pieds dans l'eau. D'ailleurs c'est souvent le meilleur endroit pour marcher car la petite rigole où l'eau évacue la boue est souvent caillouteuse et accroche bien.
Je commence à bien sentir mes fessiers et mes hanches à force d'onduler du croupion et sans doute un début de crampe dans le mollet gauche que je présume lors de certaines crispations. J'avoue que j'en ai un peu ras le bonnet de la gadoue !
D'ailleurs dans le dernier kilomètre, après un petit bout de route, ce sera un festival de mares d'eau et de gadoue qui s'accroche bien aux chaussures. Allons-y gaiement. Après la dernière je reprendrai un pas de course alourdi pour entrer sous le chapiteau à l'annonce de mon prénom et d'un petit mot de félicitation.
J'en oublierai d'arrêter la montre et la frontale. Je ne m'en rendrais compte que lorsque j'irai chercher mon sandwich saucisse et mon coca où le gentil monsieur qui me sert me regarde un peu par en dessous !!! Pour une fois que j'éblouissais un homme !!!
Je cherche ma camarade de barbotage mais elle a dû arriver depuis un moment et rentrer chez elle.
Je me pose dans un coin. Le délice de la saucisse fumante dans une baguette de pain et d'un coca pas light ! Un coup de fil à la petite pour lui dire que la nuit en forêt n'aura pas eu raison de moi. Je prends d'ailleurs conscience que j'avais complètement occulté la notion de nuit. Souvent il y a eu du monde autour mais pendant les quelques passages où j'étais seule, j'étais tellement concentrée sur mon adhérence au sol que j'oubliais le reste. Il faut dire aussi que vu la vitesse à laquelle j'avançais on ne peut pas vraiment parler de "course" nocturne ! De même je serais incapable de retrouver le chemin. Je me souviens d'être passée sous la halle d'un village et puis plus tard dans les rues d'un village (le même ?) ; heureusement qu'il y avait des balises et de gentils bénévoles "réfléchissants" ou "illuminés" ayant toujours un mot d'encouragement, voire une main tendue pour ne pas glisser lors d'un passage délicat.
Pendant le parcours j'ai bien bu jusqu'à ma chute (contrairement au trail précédent) où l'embout s'est recouvert de boue et lorsque je l'ai porté en bouche j'ai eu de la terre pour un moment entre les dents : cela occupe. Pas de ravitaillement, ni de boisson sur ce trail. J'avais avalé une compote lors d'un passage de route dans un village. Les amandes et abricots secs sont restés dans le sac car pas assez facile d'accès dans ce parcours tourmenté. Mais comme j'ai pas mal de réserves...
J'ai commencé à avoir froid alors j'ai regagné ma voiture pour me changer en finissant mon sandwich. Il ne faisait pas chaud 3° et j'avais hâte d'enfiler des vêtements secs, d'alléger mes pieds du poids des chaussures gonflées d'eau et de terre et de mettre le chauffage à fond. Pas simple de retirer les chaussures avec des doigts gelés et des crampes qui gagnent les orteils dès qu'on force un peu dessus. A minuit j'étais à la maison où mes filles attendaient le retour de leur maman un peu folle. Un petit récit, une bonne douche, quelques massages à l'huile d'arnica, un câlin avec les filles et il n'a pas fallu me bercer.

Le dimanche matin ce fut lavage au jet des vêtements avant le passage en machine ainsi que des chaussures. Le haut du maillot est propre car c'est le coupe-vent qui a pris ! 

Je n'ai pas vraiment eu de courbatures j'ai senti un peu les fessiers et l'arrière des cuisses mais le lundi midi à la piscine cela ne m'a pas gêné. Deux séances de natation et mercredi midi j'ai repris mes 40 mn de course... sous la pluie.

Même si ce ne fut pas vraiment une course, vu les temps d'attente (à ma montre je suis restée plus de 20 mn sans bouger au total !) je suis contente d'être allée au bout de ce trail. J'ai aimé courir de nuit même si je voudrais bien savoir ce que l'on ressent à courir sur un terrain "normal" la tête sous les étoiles.
Je me sens rassurée pour tenter un semi-marathon même si je sais qu'il va falloir courir tout le temps et gagner un peu de vitesse mais les 21 km me font moins peur.
Et j'ai très envie de continuer le trail. J'ai repéré les trails en Aubrac en juin. Il y a celui de 18km avec 350 D+ donc là je suis dans du connu mais du coup je lorgne maintenant sur le 27 km 515 D+. L'envie de toujours faire plus, mais juste un petit peu pour y aller progressivement !

Ma montre : 17.35 km et 3h10' mais il manque un kilomètre environ
Temps officiel : 3h15'51"
247e sur 274
53e sur 62 féminines
5e sur 6 V2 Dommage la 3e V2 est moins d'une minute avant moi. Bon les 2 premières V2 ont une heure d'avance (pas la même planète !)

Ma copine a mis 2h52'. Cela fait 30 ans qu'elle coure et a déjà fait les 100km de Millau entre autre ; même si elle dit qu'elle n'est pas rapide, nous ne sommes pas dans la même catégorie !

Quelques photos prises par ma copine pour illustrer la gadoue !

Forest_trail_gadoue

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Cadeau et journée volée !

Je me pose enfin en cette journée de RTT ! Un RTT pour moi c'est du temps volé au temps, du temps gratuit !

Tout d'abord DORMIR au moins jusqu'à 8h ! Car les 6h15 de la semaine et surtout les couchers au mieux vers minuit s'accumulent et je sens bien que je n'arrive pas vraiment à récupérer. Moins de 7 heures de sommeil ce n'est plus mon moi !!!
Un petit bisou à ma collégienne avant son départ pour sa matinée de travail et je flemmarde un peu avant de prendre un petit-déj' en dressant la liste de tout ce que je veux dois faire pendant ces trois jours. C'est parti...

Je peux enfin vous montrer le joli cadeau de Bill pour mon anniversaire. J'avais emporté l'enveloppe avec moi vers les sommets enneigés il y a trois semaines et j'ai savouré son ouverture après mes foulées dans la neige. Merci encore pour cette marque d'amitié.

Cadeau_Bill_29_01_13
Je vous rassure il y avait bien le mois de janvier...
mais il est passé si vite !

Je prépare le prochain billet (long !) où je vous raconterai mes ébats nocturnes (non, non pas ceux là, m'enfin !) dans la boue...

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