Bienvenue chez Sylvie

13 avril 2012

Quelques nouvelles

Je suis en

Vacances Pâques

Depuis jeudi soir.
Ce matin pas de bip-bip du réveil mais levée à 8h30 et à 9h30 j'étais au bureau !
Non, non je ne me suis pas trompée par la force de l'habitude ! Juste quelque chose que je n'avais pu finir la veille pour cause de problème comptable pour lequel il me manquait la personne adéquate.
Repartie vers 11h30 j'ai fait une pause shopping au magasin de tissus qui se trouve sur le trajet "voiture". Pas vraiment de besoin et plus de place dans les boites mais une petite envie déraisonnable. Je furète les tissus noirs et blancs ; j'ai trouvé à mon goût quelques imprimés et puis des fleurettes.
Le midi je suis allée courir 45 mn avec travail en cote dans celle du lotissement, une pause casse-croûte puis rotofil dans tout le jardin. J'ai fini sous la pluie... mais c'est tout beau. Un vrai parcours de golf... avec bien plus que 18 trous !!!

Vacances avions-nous dit ???

Absente ces derniers temps (merci pour les petits mots inquiets de ce silence) je ne trouvais ni le temps, ni l'envie de rédiger un billet.
Les journées s'enchaînent et je suis ce rythme sans faire de pause. De la même façon que je nage mes 2 km sans récup, juste le temps de changer de couloir et d'enfiler les palmes ou les plaquettes, je laisse le jour d'après remplacer celui d'avant. Je traverse ma vie en apnée. Pas vraiment essoufflée mais en respiration calibrée.

Un collègue a eu un arrêt cardiaque il y 15 jours et a été opéré d'un double pontage hier. L'opération s'est bien passée, il reste ce WE en observation et lundi devrait regagner la chambre. Il sera donc absent un moment.
Je travaille quotidiennement avec lui et je l'apprécie beaucoup ; il a un poste multiple, toujours prêt à donner un coup de main avec le sourire. Nous avons redispatché son poste. J'ai repris la partie administrative avec le responsable technique. Il nous manque ; du coup tout le groupe s'est un peu resserré. Nous en avons besoin car il y a de grands remaniements en cours et notre petite agence s'interroge sur son avenir.
D'ailleurs un quart d'heure après avoir quitté le bureau, le boss m'appelait sur mon portable pour me demander de revenir mardi midi car le Big Boss vient nous expliquer tous ces changements.

Je suis passée à trois séances de natation et mes sorties longues en CAP approchent des 15 km. J'aime avoir l'impression de progresser et sentir mes mucles se renforcer bien que le poids ne baisse pas.

Pendant cette semaine de vacances que vais-je faire ?
Deux jours pour moi, puis les filles reviennent.
Mon Etudiante se partagera entre son job au Mac Do et ses révisions pour les partiels ; je vais embaucher mon Petit Bout au jardin pour éviter qu'elle ne passe sa semaine derrière son ordi.
Donc du jardinage au menu, du rangement et de la réorganisation dans la maison car je laisse trop de tâches en plan.
Depuis deux WE j'ai enfin repris le piano plus sérieusement et la Consolation de Liszt que je traîne depuis le début de l'année commence à ressembler à quelque chose.
Côté travaux créatifs je ne sais pas encore ce que je vais faire. Une motivation très réduite m'a juste permis un peu de crochet ces dernières semaines. Il faudrait que je termine quelque chose, mais lequel de mes ouvrages en cours ???

En fait je me demande un peu à quoi tout cela sert-il ? Passer le temps ? Etre capable de ? Montrer aux copines sur un blog ?
Quand je vois tous les magazines de déco que j'achète et ce que je fais dans la maison.
Pâques est passé et je n'ai même pas changé les broderies de Noël pour les remplacer par celles, plus adaptées, de Pâques ou du printemps. Je regarde sur les blogs les petites mise en scène de saison pour garder une idée en mémoire mais dans la semaine je ne vois même plus les coussins de travers sur le canapé et le WE il y a tant à faire plutôt que de mettre en situation le dernier petit objet déco que j'ai tout de même fini par acheter sur un coup de tête.

Il y a peu je portais une chaine en or autour du cou avec un pendentif, une montre que je ne quitte jamais, deux bagues : ma bague de fiançaille (eh oui mon plus joli bijou encore à moi) et une bague de famille. Avant le cambriolage je changeais souvent de boucles d'oreille. La majorité ayant été volée je reste le plus souvent avec les perles que mes filles m'ont offertes pour remplacer les précédentes. Puis j'ai enlevé la chaîne car le fermoir présentait des signes de fatigue et je ne voulais pas la perdre. Je ne l'ai toujours pas fait remplacer. La pile de la montre est morte et j'ai quitté la montre en attendant de la faire changer ; mais cela fait trois mois. Elle est vieille, usée et ce serait l'occasion de m'en offrir une nouvelle. Mon style c'est le métal or-agent et qui va sous l'eau. L'idéal serait une Rolex Yacht Master (excusez du peu !!). Je pensais ne pas pouvoir vivre sans montre, moi qui la porte jour et nuit. Mais cela ne me manque pas. J'ai l'heure sur l'ordi, dans la voiture, lors du passage dans le métro, à la piscine et à défaut sur le portable ; comme quoi rien n'est indispensable ! Alors je repousse. Et puis les deux bagues qui ne quittaient pas mes doigts s'en sont retournées dans la boite avant un triturage de terreau et n'en sont pas ressorties. Plus de bijoux en dehors des deux perles que mes filles s'étonneraient de ne plus voir à mes oreilles.
Après la fin des colorations, la fin des bijoux, côté vêtements j'ai réduit ce que je porte également. Un peu par excès de poids mais surtout pour ne mettre que ce qui me sied tout en étant neutre : jean, bottes, t-shirt, gilet et foulard. Heureusement j'aime encore assortir les couleurs ! Ma période jupe semble pour le moment finie. Ma garde-robe running semble plus étoffée !!!

Je m'interroge sur ce "dénuement". Je n'ai jamais été sophistiquée mais il y avait un minimum qui me tenait à coeur. Là c'est comme si cela n'avait plus d'importance. Neutre c'est le mot.

Il serait préférable que j'opte pour du dénuement dans la maison !!!

Posté par sylviedetoulouse à 23:59 - Commentaires [11] - Rétroliens [0]


04 mars 2012

Un WE de trois jours...

... pour avoir l'illusion d'avoir du temps, parce que deux jours ce n'est pas assez !

Ce matin, après un réveil sans bip-bip, une fois le départ de mes petites demoiselles, j'ai enfilé ma tenue de coureuse pour galoper dans la campagne à jeûn.

Oui, j'ai enfin retrouvé le goût de l'effort !

Depuis la mi-janvier j'avais levé le pied côté course et n'avais pas fait trempette de tout le mois de février pour cause de fatigue anormale. Du coup les montées d'escalier commencaient à faire battre mon coeur et la balance a largement profité de la situation. J'avoue avoir repris mes fringales de retour de bureau vers 19h...

Vendredi dernier, j'ai dû abandonner mon écran le midi pour raison de maintenance informatique. Une bonne motivation pour sortir mon sac de piscine qui attendait sous le bureau de prendre l'air depuis le début de la semaine. J'étais revenue de quatre jours de congés avec la ferme intention de retourner nager le midi mais je traînais au bureau pour finir par me rendre compte que je ne serais pas revenue à temps...

Les 100 premiers mètres je me suis demandée ce que j'étais venue faire là. Je me suis forcée à respirer sur trois temps en crawl et surtout à souffler plus qu'à inspirer. Les 100 mètres suivants étaient plus confortables et j'ai pu enchaîner mon entrainement habituel de 2 km. J'ai dû mettre sensiblement le même temps que d'habitude.
De retour dans mon fauteuil je me demandais pourquoi je n'y étais pas retournée plus tôt ! C'est toujours la même constatation !

Le soir commençait un WE seule. J'en avais besoin. Mes congés ne m'avaient pas resourcée comme je m'y attendais. Bien sûr se lever à 8h au lieu de 6h c'est agréable mais je n'ai pas su passer en mode vacances. Je pense d'ailleurs que j'ai de plus en plus de mal à passer en mode "relâche".
J'organise trop ma vie ; je ne sais pas la vivre, juste la plannifier... mais c'est un autre sujet !

Donc samedi midi, après une matinée d'obligations diverses je suis partie courir. Je pensais que la reprise allait être dure. Je suis partie pour 20' de CAP puis 25' de marche puis 20' de CAP. Bien que ma fréquence cardiaque soit plus élevée qu'avant je n'ai pas trouvé cela trop difficile. La seconde partie de course m'a semblé même plus facile que la première. J'étais satisfaite d'intercaler cette longue partie de marche, premièrement pour allonger le temps de sortie et surtout pour emprunter un sentier avec des cailloux et habituer mes chevilles à ces irrégularités ; j'ai très envie de tenter un petit trail cette année mais j'apréhende tellement le tout-terrain à cause de chevilles version guimauve... que je remise à plus tard le travail de la difficulté du dénivellé.
Le printemps arrive, j'ai aperçu deux ou trois jonquilles dans le sous-bois. Tentée un moment de les cueillir, je me suis dit qu'elles seraient fanées à rester dans ma menotte crispée par l'effort et puis trois jonquilles dans un vase... autant les laisser à la vue de tous... les promeneurs !

Le dimanche je suis repartie cette fois de bon matin (enfin 9h !), à jeûn pour 25'-30'-25' sur le même principe et le même parcours. J'ai donc un peu couru dans les cailloux, cela a tenu. Là aussi la seconde course m'a semblé plus facile. J'ai croisé beaucoup de monde sur ce parcours, des promeneurs, des coureurs et des VTT ; bon il n'y avait pas d'embouteillage mais vu que je ne croise personne ou presque d'ordinaire lors de mes sorties cela m'a surprise.

J'ai tout de même passé le reste des journées en baillant et en ayant froid en début de soirée donc il doit rester un petit problème à traiter avec le médecin.

Lundi midi piscine afin de masser mes pauvres petits muscles. A la poussée contre le mur lors d'un retournement j'ai "rencontré" un élément masculin qui passait par là. Je ne sais pas quelle partie de son corps a heurté mes lunettes mais le choc fut violent. La douleur a été brêve et j'ai continué mes 2 km.
Mardi matin j'étais déjà maquillée au réveil ! Un beau mauve pâle sous l'oeil droit qui accentuait largement les cernes que j'ai depuis quelques temps. Mon premier oeil au beurre noir !

Mercredi midi encore une séance piscine mais sans choc cette fois, à part les quelques bleus que je récupère au fur et à mesure des longueurs. Le soir je retrouvais mon cours de stretch. Un mois sans m'étirer entre les vacances et deux cours que j'ai loupés pour cause de sorties de bureau trop tardives. Eh bien ce fut dur. J'ai dû rétrécir au lavage, ce n'est pas possible !

Ce matin, donc me voilà repartie pour 30'-30'-30'. L'air était un peu frais mais le ciel tout bleu et Adèle dans les oreilles pour encore plus de plaisir. J'ai croisé un couple de ragondins qui ont paniqué un moment avant de retrouver l'entrée du tuyau d'évacuation. Ils devaient tranquillement grignotter dans le champ voisin lorsque le martellement de ma course les a dérangés ! C'est la faute de mes chaussures, elles sont bruyantes.

Mizuno Sylvie

Mi-janvier, profitant des soldes j'ai acheté de nouvelles chaussures, troquant mes New Balance pour des Mizuno. Elles n'ont pas fait encore beaucoup de sorties en raison de ma pause et je ne sais toujours pas si elles courent plus vite !!! Elles sont plus légères et totalement assorties à mes tenues noires et roses mais le dessin de la semelle les rend bruyantes sur le macadam. Par contre elles accrochent mieux sur les cailloux car les précédentes commençaient à être bien lisses.
Ce fut encore une chouette sortie bien que les 5 dernières minutes m'aient semblé longues. Mais j'ai une journée de repos avant la séance de dimanche.

Cet après-midi j'ai vidé ma vieille voiture l'Espace pour qu'un ferailleur vienne m'en débarrasser demain. Elle est devant la porte, immobile depuis plus de 5 ans, il serait temps ! Pas grand chose à porter à la déchetterie malheureusement. Une petite moitié a trouvé place dans la cabane qu'il me faudra réorganiser dans quelques temps mais tout le reste s'entasse au milieu du salon. C'est du meilleur effet vous imaginez ! J'ai tout le WE pour trouver où cacher ranger tout cela ! Il y a des molletons qui attendent le mariage avec leur top dévolu et cela prend de la place ces trucs-là ; il y a aussi des tas de boites en métal dont je ne veux pas me séparer mais qui sont vides plus des trucs et des machins. Des revues de déco également mais là je vais continuer mon tri au petit déjeuner. Une revue pour trois tartines et un verre de jus d'orange... il va m'en falloir des petits déj' !

Voilà qui devrait me pousser à mettre en forme le jardin et faire enfin étaler les tas de terre qui donne un air plus négligé que sauvage à mon refuge. Ce n'est pas le tout de tourner les pages des magazines en rêvant de roseraie, de labyrinthe végétal et de jardin secret ! Il faut se mettre au boulot et nettoyer déjà tout ce que le gel a détruit...

Du travail en perspective pour un léger regain d'énergie à condition de ne pas prévoir plus qu'il n'est possible de réaliser, même avec la meilleure organisation...

Alors ne pas oublier ceci...

Hamac

Posté par sylviedetoulouse à 20:23 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
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26 février 2012

Le salon à la campagne...

... pour reprendre le terme de Bill. Voilà l'endroit où je suis allée cet après-midi avec Bill pour clore une semaine de congés, enfin que dis-je, plutôt 4 jours !

Mais parlons salon.
Il faisait beau, la voiture a conduit toute seule car j'étais bien trop occupée à papoter pour admirer le paysage.
Comme toujours un chouette petit salon où je vais depuis le début (3e édition).
Cette année il y avait Gwen de l'R de rien, depuis le temps que je voulais voir ses créations de près. Superbe et une personne charmante.

J'ai été très raisonnable. J'avoue, sous la torture parce que j'ai un peu honte, que mes achats de l'an passé sont intacts alors...

Pexiora 26-02-12 

Donc deux fiches de l'R de rien, une de Marie de l'Atelier des Fées brodeuses avec une paire de ciseaux Tour Eiffel, les deux fils créés pour le salon par Atalie (chocolat-pistache et chocolat-fraise) avec les grilles offertes et des petits charms en bois sur le thème de la couture, patch et broderie. Rubans et galons me faisaient de l'oeil mais je finalise si peu ces derniers temps...

Bill m'avait apporté un cadeau pour mon anniversaire : un joli coussinet renfermant de la lavande avec un charm "Converse" et deux autres charms pour ficeler le paquet. Super et encore merci !

Cadeau Bill 26-02-12 

Ces quatre jours de congés sont passés trop vite. J'aspire à un WE de 4 jours bientôt...

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Posté par sylviedetoulouse à 23:05 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
12 février 2012

J'ai fini...

... un ouvrage ! Enfin !

Un châle "Citron" qui chez moi est vert olive ! Les explications en français sont

Bon, je suis moyennement satisfaite. Il est trop petit, je m'en doutais un peu au vu des commentaires sur ce modèle. Je peux juste le poser sur les épaules et il faudra une broche pour le fermer car je ne peux pas faire deux tours. Encore un truc que je vais avoir enfin de faire moi-même, une jolie broche qui va bien mais qui va traîner des mois et des mois dans ma tête "à idées", puis dans une boite "à réaliser"...

Il est resté "bloqué" une semaine sur la planche à repasser mais une fois la multitude d'épingles enlevées il roulottait un peu sur les bords.

Citron fini

Pour les détails :
il est réalisé en Mérinos (70%)-Alpaga (30%) de Phildar (7 pelotes de 25g à 3.65 €) aux aiguilles 3.5.

A la réflexion je me dis que c'est un peu chère comme laine pour le peu de coloris proposés !

Avant que celui-ci soit achevé, j'avais bien sûr commencé un autre châle avec la jolie laine Holst Garn achetée ici
Il avance doucement... mais l'hiver promet d'être long !
Voici mes débuts... 

Au 12-02-12

J'ai changé ma bannière et le fond de page également pour le mois de février, bien qu'il soit déjà bien entamé.

Bannière février 2012

Posté par sylviedetoulouse à 23:51 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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11 février 2012

Quand les câlins d'une Maman...

... ne suffisent plus à effacer la peine d'un enfant.

Voir ses enfants grandir c'est se rendre compte que les bisous magiques ont de moins en moins de pouvoir. Bien sûr il faut continuer à les distribuer sans retenue mais ils n'ont plus la faculté d'effacer la douleur comme par miracle.

Le Papy paternel de mes filles est parti.

Depuis plus de 2 ans il combattait un crabe particulièrement vorace. Jusqu'au bout il a lutté pour profiter au mieux de chaque instant, surprenant le corps médical par sa résistance.

Mardi soir le Papa de mes filles m'a appelé pour m'annoncer que c'était fini. Mes filles savaient que ce n'était plus qu'une question d'heures mais annoncer cela à son aînée à son retour tardif du cours de danse puis à sa petite le lendemain matin avant de partir travailler ne laisse pas le temps d'un long câlin qui n'a, de toutes façons, plus le réconfort d'antan.

En plus je les laissais livrées à elle-même ou presque puisque dans la journée la petite devait être récupérée par l'épouse de leur Papa et la grande le lendemain matin pour partir toutes les trois en Haute-Savoie où le Papa était déjà depuis quelques jours, rejoint par son frère venu de Vancouver.
J'ai eu un peu le sentiment de les abandonner ce matin-là en partant sur les routes enneigées afin de remonter le temps d'un serveur informatique KO.

Bien sûr il y a le téléphone et les mails... pour savoir qu'elles étaient bien arrivées.

Le soir mon Petit Bout m'a appelée. Elle est triste c'est sûr mais elle est sereine. C'est le seul mot qui me vient à l'esprit. Elle n'a pas de doute sur les sentiments qu'elle porte à son Papy, ni sur celui qu'il lui portait ; c'est comme une protection pour elle, enfin je le vois ainsi. Les derniers temps elle trouvait toujours l'élément positif pour évoquer son Papy. Non pas sa difficulté à respirer malgré l'oxygène mais plutôt la petite phrase qu'il lui avait dite.
Elle m'a confié cependant qu'elle avait emporté beaucoup de ses doudous avec elle sans oublier "Souris" bien sûr.
Ayant écrit un texte qu'elle voulait lire le lendemain lors de la cérémonie, elle me l'a envoyé.
Puis j'ai eu sa soeur en larmes. Je lui ai parlé de tout et de rien pour "garder le lien" tout en ayant le sentiment d'être si inutile. Elle m'a dit que le texte de sa soeur était bien. Je lui ai demandé si elle dirait quelque chose mais elle m'a répondu qu'elle ne pourrait pas.
Mes deux filles ont passé beaucoup de temps avec leurs grands-parents paternels au fil des vacances et des WE. Elles ont des tas de souvenirs et c'est ce que son Papy a évoqué lors de sa dernière conversation avec sa première petite fille. Et elle s'en veut d'être restée silencieuse.

J'ai évoqué la journée du lendemain qui allait être difficile.

Elles n'étaient pas présentes pour l'enterrement de ma Maman cet été. C'est la première fois pour elles.
Il était prévu une crémation suivie d'une cérémonie puis après le repas un trajet jusqu'à un petit village de l'ain où seraient déposées les cendres dans un caveau de famille.
Beaucoup de monde sans doute car la famille est nombreuse et unie. 
Je leur ai dit à toutes les deux qu'il fallait qu'elles se resserent autour de leur Papa, leur Mamy et leur oncle ; elles avaient besoin d'eux comme eux avaient besoin d'elles. Cela me semblait un peu confus mais important.

Hier j'ai beaucoup pensé à elles tout au long de la journée.
Cela me semblait étrange d'être là, à remonter le temps pour remettre en ordre des chiffres pendant qu'elles vivaient ces tristes moments que je ne partageais pas.
Je sais qu'il y aura beaucoup d'autres moments heureux ou malheureux pour lesquels je serai absente mais cela ne m'avait jamais interpellé jusqu'à présent.

Je vais finir ce billet que j'ai hésité à écrire ; mais ce blog est un peu mon journal de bord à défaut d'être un journal intime et comme j'ai très peu de personnes autour de moi pour parler il recueille mes trop-plein de mots.
Le Papy paternel de mes filles et moi avions un point commun : le même jour de naissance... à quelques années près ! Il y a quelques années, il est devenu mon ex-beau-père mais il est toujours resté à mes yeux le Papy de mes filles au même titre que mon Papa et avec la même confiance. Je lui ai gardé les mêmes sentiments et je pense que lui également malgré nos chemins qui ne se croisaient plus de la même façon. A moi il reste aussi les souvenirs de nos sorties de ski, nos randonnées en montagne et toutes ces attentions pour que je me sente bien au sein de cette famille qui m'avait accueillie. 

Les mots de mon Petit Bout.

A mon papy adoré, 

 

Tu m'appelais « poison »,

Parce que j'étais coquine,

Je taquinais les gens,

J'aimais bien ça,

Mais maintenant que tu es parti,

Je ne sais plus qui m’appellera ainsi. 

 

Maintenant, chaque fois que je regarderai les étoiles,

Je te verrai briller,

Comme le soleil dans le ciel,

Tu seras là-haut à nous regarder,

Comme Mamie le dit. 

Où que tu sois,

Tu resteras toujours dans mon cœur

 

Ton petit poison

 

 

Posté par sylviedetoulouse à 12:22 - - Commentaires [14] - Rétroliens [0]