Côté jardin : les boutures
Chaque printemps lorsque je remets enfin les pieds au jardin (mais cette année j'espère bien faire du presque non stop !!!) je me dis : si tu avais fait des boutures tu pourrais planter ici ou là pour un moindre coût ! Et ces haies que tu devais faire avec juste 3-4 arbustes au départ ??? La paresse est la seule réponse. Cela ne vous fait pas penser à la fable de "La cigale et la fourmi" !!!
Pourtant j'en ai fait des boutures.
Depuis que des amis de mon ex mari étaient venus à la pendaison de notre crémaillère le coffre plein de pousses en tout genre j'ai choppé le virus. En effet quelques temps plus tôt en séjournant chez eux au pays basque je m'étais enthousiasmée devant tous ces pots disparates avec une pousse plus ou moins avancée et j'étais repartie avec quelques spécimens. Trois ans plus tard, divorce et vente de la maison ; je la quittais en emportant le plus de boutures possibles et quelques plantes...
Ma première bouture a sa petite histoire. Il y a 26 ans lors d'un périple dans le bordelais, un viticulture chez qui nous faisions une petite visite m'a offert une bouture de laurier rose double. Une branche parmi toutes celles qu'il faisait prendre racine dans une bouteille d'eau.
J'avais également ma petite pousse personnelle au creux de mon ventre : ma fille aînée !!!
Cette tige fut placée en pot car nous étions dans une maison de location et c'est un petit arbuste qui a trouvé place en premier lors de la construction de notre maison. En la quittant, ne pouvant déplanter le superbe arbuste qu'il était devenu j'ai coupé des tiges que j'ai fait prendre dans l'eau puis plantées en pot dans ma maison de location en attendant de les replanter dans ma nouvelle maison rien qu'à moi. Un seul laurier a survécu et il fleuri le long de ma terrasse avec des copains d'autres couleurs qui sont venus le rejoindre.
Si j'ai bouturé des plantes qui m'appartenaient j'ai aussi coupé des pousses dans les espaces publics avant que les taille-haies n'entrent en action.
Les deux ou trois premiers étés de mon installation ici j'ai bouturé à tout va mais depuis c'est très aléatoire et de plus je laisse souvent mes pousses se flétrir dans leur petit pot, ne me décidant pas à les planter quelque part.
Cette année, avec la mise en place de mon petit potager en permaculture, j'étais pleine de bonnes résolutions. La mi-août était passée et je n'avais toujours pas rempli le moindre pot dont j'ai un stock conséquent ! Ah mes résolutions...
Devant raccourcir l'éléagnus (bouture d'origine du pays basque qui a mis longtemps à grandir !) qui se trouve au devant de la fenêtre de la cuisine afin de voir la plaine toulousaine j'en ai profité pour mettre en pot une douzaine de petites branches avec une belle étiquette faite d'un bâton en bois des Magnums de l'été (récup, récup !!!).
Et puis plus rien... J'y pensais... beaucoup... mais la pensée ne suffit pas à remplir les pots !!!
Ce dimanche alors que je surfais sur le Net au lieu de profiter d'une belle journée ensoleillée j'ai fini pas me décider à faire un tour au jardin.
Je termine l'installation du composteur ; juste étaler un peu de foin, poser le composteur dessus et casser quelques branchages pour recouvrir le fond avec du foin et quelques mauvaises herbes que j'arrache autour pour accueillir les petites bêtes travailleuses du sol. Je vais continuer de mettre mes déchets ménagers sur ma 4e bande de culture (je suis presqu'au bout) mais je vais bientôt alterner (peut-être une 5e bande) et entre autre mettre dans le composteur les déchets qui sont longs à transformer (agrumes, avocat, coquilles d'oeufs, papiers ménagers, boite d'oeufs...)
Le bac en plastique a un air plus pimpant que ma cabane !!!
A côté j'aimerais installer un coin rempotage. Il faut que je trouve une idée récup (parpain-bois de palette à défaut de petit meuble haut...). Recouvrir le sol de déchets végétaux serait aussi une bonne idée car les ronces dans ce coin sont coriaces et l'herbe est maigrichonne entre la mauvaise terre caillouteuse et l'ombre des figuiers voisins.
Une fois fini je n'avais plus envie de rentrer dans la maison et voilà comment je me suis installée sur le petit tabouret de jardin avec les pots, la terre et le sécateur.
Faute de terre j'y serais encore !
Une seule tige d'éléagnus a résisté à mes essais d'août (mon bouturage 2017 était mal parti !) ; donc j'ai nettoyé, complété et continué avec d'autres branchages.
Au total :
- 7 éléagnus
- 6 éléagnus panachés
- 4 cotonéasters
- 3 photinias
- 4 escalonias
- 4 spirées roses
- 6 abélias blancs
- 3 pittosporums
- 4 fusains
- 3 lauriers palme
- 5 lavandes papillon
- 4 seringats
- 4 deutzias roses
- 4 spirées vanhoutei
- 4 cistes roses
- 16 santolines


Maintenant que tout est écrit j'aurai peut-être plus à coeur d'en prendre soin !!!
Il me reste à faire :
- ciste blanche
- ciste mauve sauvage du pied prélévé dans la garigue par la compagne de mon Papa il y a des années. Le 2e pied n'avait pas résisté à un été trop chaud !
- spirée arguta blanche
- Euonymus
- lavande
- arbre à papillon violet, mauve, blanc et orange
- abélia rose en bordure de la route voisine
- autre ciste blanche (différente de la mienne) en bordure de route si je retrouve le pied parmi celles qui sont roses !!!
Je crois que ce sera déjà bien !!! J'ai toujours les yeux plus gros que le ventre (et pourtant !) ; il y aura des pertes de toutes façons.
Une marche de 7 km pour dégourdir les jambes, un arrosage du jardin en chassant les moustiques qui viennent en force à la tombée du jour et voilà le premier dimanche d'automne.
Evidemment aujourd'hui il pleut... c'était bien la peine de braver les moustiques !!!














