La pluie arrive !
Plus de Wi-fi.
SMS d'Orange à 17h pour annoncer la panne et une réparation pour le 4 octobre. Misère !
Je suis passée en partage de connexion avec le téléphone après tâtonnements car je n'avais jamais fait. Normalement je devrais être créditée de GO supplémentaires. Je n'ai aucune idée de ce que je "consomme".
Mercredi 20 septembre
A 4 heures j'étais réveillée ! Entre mes désillusions sportives et mes accrochages avec les filles, cela cogitait un peu trop dans ma tête.
J'ai repris mon livre. La fin approchait.
Un passage évoque les reproches que font les "jeunes" aux "vieux" estimant que ceux-ci ont détruit la planète, qu'ils ont profité sans vergogne de ses ressources et qu'ils laissent un monde où il est impossible de vivre.
Il était un peu tôt pour se mettre en colère mais j'avoue que ce passage m'a titillé les nerfs que j'avais déjà sensibles.
Je pense avoir la fibre écologique et je fais attention de ne pas gâcher les ressources, ni de polluer outre mesure mais je ne vais tout de même pas arrêter de respirer parce qu'au cours de mes 63 années j'ai brulé du pétrole, j'ai mangé des tomates produites sous serre, j'ai une collection de Tupper en plastique et sacrilège suprême je continue de boire du Coc@ en bouteille plastique.
Bien sûr j'exagère mais comme ces reproches sont aussi ceux qui sont dans la tête de mes filles je trouve que c'est un peu facile de cracher dans la soupe.
Allez j'arrête là, je parle rarement "politique" sur ce blog mais la journée au boulot a été tellement représentative de ce que j'écris à l'échelle d'une commune qu'il fallait que ça sorte.
J'ai fini mon livre pris à la médiathèque : "06h41" de Philippe BLONDEL.
J'ai bien aimé.
J'ai de suite enchainé, vu l'heure encore trop matinale, par un des deux livres achetés :" Les yeux couleurs de pluie" de Sophie TAL MEN.
C'est facile à lire, sans prise de tête et je partageais l'univers de mon aînée.
Mes filles ont fini par se lever et nous avons petit déjeuné.
Le trajet du jour allait de Morlaix à Carantec.
Les filles sont parties avec un sac très allégé après avoir remercié le couple qui nous avait accueillies. Je suis restée pour finaliser le rangement puis parler un peu avec nos hôtes. Comme je leur disais qu'ils avaient un joli jardin (de ce que je pouvais voir de la cabane) ils m'ont proposé de le visiter. Plein de petits recoins, des mares, des fleurs. Un peu sauvage comme j'aime et très agréable. Une autre petite cabane plus rustique autour d'un palmier pour les petits enfants qui, mercredi oblige, étaient chez les grands-parents. Ils bénéficiaient d'un moment exceptionnel devant la TV pendant que leurs grands-parents me faisaient visiter !
J'ai tout de même fini par partir, enchantée de cette étape et de cette rencontre.
Arrivée à Carantec, j'ai repéré la crêperie que nous avions sélectionnée. Les filles m'ont appelée pour que je réserve pour 13h. La crêperie n'étant pas ouverte j'ai téléphoné.
J'ai garé la voiture face à la mer et j'ai repris mon livre.
Vers 12h30 nouvel appel des filles qui m'annoncent qu'elles ne pourront pas être arrivées pour 13h, que le chemin n'est pas top et qu'elles en ont marre. Nous convenons d'un point de rencontre et je reprends la route. La pluie se met à tomber. Jusque là, à aucun moment nous n'avions marché sous la pluie.
Je retrouve mes demoiselles à l'abri sous le porche d'une église. C'était une bonne chose que Maman soit là pour l'intendance !
Retour à Carantec pour se consoler avec des galettes. Il a plu pendant tout le repas et cela s'est arrêté au paiement de l'addition ! Juste le temps de regagner la voiture.
Le logis du soir était une yourte. Sur le chemin nous avons fait une pause courses pour le soir et le lendemain matin. La pluie était bien installée. C'était le logis le moins adapté à ce temps. La voiture était loin du camp de yourtes, les sanitaires aussi. Nous sommes habituées au camping même par temps de pluie mais le luxe de ces derniers jours nous convenait bien !
Un grand lit, un petit, un petit meuble pour la vaisselle, un petit réfrigérateur, deux plaques de cuisson. Beaucoup de couleurs sur les panneaux de bois mais c'était un peu juste en lumière.
Un dîner, la fin de la partie de belote de la veille et une nouvelle partie avant de lire un peu puis d'éteindre la lumière. La pluie qui tambourinait sur la toile ne m'a pas empêchée de m'endormir très vite. Ce ne sont pourtant pas les moins de 2km que j'avais faits qui m'avaient fatiguée !
Ne vous y fiez pas le ciel n'était pas bleu !
Une belle demeure en rénovation dominait le camp des yourtes.
La pluie va-t-elle nous suivre jusqu'à Roscoff ?
A suivre...


























