Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Bienvenue chez Sylvie
Publicité
Newsletter
Derniers commentaires
27 août 2015

Week In The Life 2015

Au mois de mai j'avais participé au Day In The Life d'Ali Edwards, .
C'était pour moi l'occasion de prendre plein de photos au cours d'une journée. Même si je m'étais sentie parfois encombrée par mon appareil à ne pas savoir quoi ou comment prendre j'avais bien aimé. Pour info cette journée n'est toujours pas mise en cases vu le retard que j'ai pris dans mon Project Life !!!! No comment... :-(

Au mois d'août était prévue une semaine entière. Voir le premier jour sur le blog d'Ali ici. J'ai beaucoup hésité à me lancer, me demandant comment j'allais tenir la distance et surtout ne pas me répéter jour après jour vu mes journées très banales et peu chargées en diverses activités. Mais après tout pourquoi ne pas essayer.
Comme c'était une première je n'avais pas vraiment de fil conducteur. Une photo identique tous les jours peut-être...

Je n'ai pas fait de post chaque jour par manque d'envie. Donc voici un long post pour une semaine de photos... Le nombre de photos est très variable :-)

Lundi 17 août

Terrasse

Salon

Courir

Petit dej

Récup Manon

Déjeuner

Reblochon

Lecture

Hérisson

Crochet

Rosier

Potager1

Potager2

Dîner

Mardi 18 août

Terrasse

Pain

Marché

Haricots

Barbecue

Conduite

Lecture

Fleurs

Mercredi 19 août

Terrasse

Run

Gouter

Manon vélo

Crochet

Jeudi 20 août

Cabane

Place nette

Cabane vide

Guèpes

Bombe

Vide cabane1

Vide cabane2

Fleur

Vendredi 21 août

Terrasse

Lessive

Ciel

Run

tondeuse

Samedi 22 août

 

Terrasse

Ciel bleu

Ciel gris

Marché

Cabane établi

Cabane vélos

Cabane

Terrasse propre

Terrasse hamac

Vernis

Fleur

Dimanche 23 août

Terrasse

Ciel gris

Lessive

Run

Auto-portrait

Ménage

Crochet

DLP

Fleur

Semaine finie. Pour ces 66 photos j'ai dû en faire une centaine. Ce qui est peu pour une semaine.
En dehors d'une petite légende sur les photos je n'ai pas rédigé de journaling. Je le garde pour la mise en page.

Je ne sais pas encore comment je vais organiser ces photos puisque je n'ai pas le même nombre chaque jour.

J'ai le temps... d'aller voir ce que font les autres participantes et de cogiter.

 

Publicité
19 mai 2015

Project Life : semaines 14 et 15

Les travaux extérieurs m'ont éloignée de mes dernières occupations. J'ai posé les pinceaux et stoppé les découpages de petites cartes. Du coup le temps passe vite et je prends du retard. Il est temps de s'y remettre.

Semaine 14

14-Avril

Semaine 15

15-Avril

Pour notre repas de Pâques (en décalé !) j'avais réalisé des marque-places ; j'ai gardé la même collection de papiers numériques pour faire mes petites cartes PL. Je m'amuse... mais j'y passe beaucoup plus de temps que si j'achetais des cartes toutes prêtes !!!

5 mai 2015

Semi-marathon d'Annecy 2015

Il y a quelques mois j'avais proposé à ma fille aînée de courir ensemble un semi-marathon. D'abord réticente elle avait accepté après l'amélioration de son chrono lors du 10 km d'Annecy en septembre. Le semi-marathon d'Annecy au printemps me semblait tout indiqué et elle s'est chargée des inscriptions.

Affiche marathon Annecy 2015L'affiche

SEMI-MARATHON-Parcours-avec-KMSLe parcours

J'ai commencé mon plan d'entrainement le mardi 10 mars. J'avais opté pour un plan sur 6 semaines avec 4 séances par semaine.
Première semaine respectée à la règle.
Deuxième semaine la pluie du dimanche m'a obligée à reporter ma sortie longue au lundi de la semaine suivante.
Troisième semaine où j'ai également dû repousser la SL du dimanche.
Quatrième semaine avec une baisse de motivation où je n'ai fait que 3 sorties et toujours la SL de retard.
Cinquième semaine où je rattrape tout mon retard avec 6 sorties dans la semaine et deux SL. Pas très malin.
Sixième semaine je reprends le plan normalement mais je doute énormément et j'ai très envie de tout laisser tomber...

Je mets un temps fou à préparer mon sac tout me semble si compliqué. Envie de me glisser sous la couette... Cela m'arrive de plus en plus à chaque étape de mon quotidien. Je finis par faire ce que j'ai à faire et n'en acquiers pourtant pas d'assurance pour l'étape suivante. Je croyais que la sagesse venait avec l'âge !!!

Seulement je dois récupérer ma fille à l'aéroport de Lyon le vendredi 17 avril vers 14h30. En début de semaine sa Mamie l'a déposée à l'aéroport en partance pour Amsterdam où elle retrouvait sa soeur que j'avais déposée de mon côté à l'aéroport de Toulouse le même jour. Comme je suis partie le vendredi matin en voiture pour Lyon c'est mon Papa qui est allé récupérer sa petite fille à sa descente d'avion. Il l'a ensuite emmenée chez son Papa (qui n'était pas encore rentré du Japon) pour qu'elle passe le WE chez lui pendant mon absence. C'est bon vous suivez toujours ???

Donc me voilà dans ma Kangoo en route vers les montagnes avec mes doutes qui font une pause. J'aime conduire ; j'ai toujours un sentiment de liberté lorsque je prends la route et cela me rassure sur mes possibilités.

Je retrouve ma future infirmière qui passera le reste du trajet à me raconter ces quelques jours à Amsterdam avec sa soeur.

Nous ne sommes que toutes les deux chez la Mamie pour le WE car elle est en visite dans la famille. Pardon j'ai oublié le chat donc trois ! Heureusement l'allergie a été légère et j'ai peu utilisé d'antistaminique.

Un petit resto le vendredi soir ; un running ensemble le samedi matin. Dur car il doit y avoir juste 200 m de plat autour de la maison, le reste monte puis descend au retour ! Je comprends pourquoi ma fille avance vite. Elle tient bien le rythme en montée. Nous allons récupérer nos dossards. Le T-shirt femme en taille M (le plus grand) est trop petit pour moi du coup je demande un L qui sera en version homme où j'ai de la place !!! C'est le même pour le marathon et le semi et donc j'ai l'impression de mentir avec l'inscription "Marathon d'Annecy". Lecture l'après-midi pendant que ma demoiselle révise et papotages. Je profite de ma fille !

T-shirt recto

T-shirt verso

Le dimanche matin nous faisons la grasse matinée suivie d'un petit déjeuner amélioré car le semi est l'après-midi. Préparation de nos petites affaires et nous nous rendons sur les lieux en voiture. Il y a du vent et ne fait pas très chaud. Nous regardons l'arrivée du marathon pour celles et ceux qui le bouclent en 5 heures et plus.

Pâquier-TournetteLe Pâquier au bord du lac avec la Tournette enneigée au fond.

Pâquier-ParmelanLe Pâquier et le Parmelan au fond.

Laëtitia-IphoneLaëtitia et son téléphone !!!
Ce sont les seules photos que j'ai faites avant de mettre le sac en consigne et je le regrette.Les photos suivantes sont celles des photographes officiels que j'ai récupérées sur leur site. Un peu trop chères pour en acquérir une sans les marques. Tampis !

C'est notre tour. Je me rends en marchant vers l'arche de départ, ma fille court pour s'échauffer. Nous rentrons dans nos sas après un dernier bisou : 2 h pour elle et 2h15 pour moi.

Je ne me pose plus de question à savoir si je serai capable ou pas. Je suis dans l'instant. Le speaker se déchaine, la musique donne le ton et quelques frissons. Le départ est lancé sans compte à rebours (il parait que c'est la nouvelle règle). Je mets en route mon Ipod (musique et Nike+). Alternance de marche et de trottinement jusqu'à l'arche. J'enclenche la montre en passant la ligne de départ. J'ai mis 3' pour y arriver depuis le lancement du chrono officiel. C'est parti !

Je suis au milieu d'une foule qui court et je ne regarde pas autour de moi ce paysage que j'ai connu pendant des années : le Pâquier, l'Hôtel de ville, la piscine découverte... Je suis de l'oeil le meneur d'allure de 2h15. Il n'est pas parti trop vite et cela me convient tout à fait. Je me sens bien mais je ne pense à rien de précis. Je regarde où je mets les pieds et j'essaye de conserver ma place dans la mouvance des autres coureurs. Petit à petit l'allure s'accélère et nous sommes maintenant au-dessus de ma moyenne prévue.

Sylvie départ

Premier ravitaillement vers le 4e km je marche et attrape un gobelet. C'est sucré mais cela me convient. Je finis de boire en marchant et j'accélère pour recoller au meneur. L'allure est soutenue et proche des 10 km/h donc trop pour moi sur cette distance. Cela va me donner un coup au moral et tous mes doutes reviennent d'un coup. Je pensais tellement me caler sur le meneur d'allure pour ne pas avoir à réfléchir à mon allure mais il va trop vite. Je marche quelques instants avant de prendre mon allure travaillée entre 9.3 et 9.5 km/h.

Second ravitaillement vers le 8e km. Je marche et attrape un gobelet : de l'eau cette fois. Je fini mon verre en marchant et reprends mon rythme. Je me sens bien et je reprends confiance.
Le chemin de l'aller s'écarte légèrement de celui du retour en contrebas et nous croisons les premiers que nous encourageons et applaudissons. Nous ne sommes pas encore à la moitié et eux vont bientôt pouvoir prendre la douche. Croisement de la première féminine qui a droit aussi aux applaudissements. Puis nos chemins se séparent et nous nous éloignons du lac avant de le rejoindre à nouveau. C'est un coin que je ne connais pas. Par contre je ne pourrai pas croiser ma fille comme je l'avais espéré.
Elle est loin devant, le meneur d'allure aussi.

Troisième ravitaillement vers le 10e km. J'attrape un quartier d'orange en plus du gobelet d'eau.
Puis c'est le passage à mi-parcours en 1h08'. Je suis en retard sur les 2h15 que je m'étais fixées mais je crois encore pouvoir faire mieux que les 2h19' du premier semi.

Sylvie cabane

Nouveau ravitaillement au 13e km. Je bois en marchant un peu plus longtemps. Je vois ma moyenne qui descend de plus en plus. Le vent est de face maintenant et la vue sur le lac n'arrive pas vraiment à me motiver. Au 15e km je vais m'octroyer une petite marche puis repartir à nouveau. Je commence à trouver le temps long et mes pensées décousues restent négatives !

Sylvie chemin

Un autre ravitaillement au 17e km. Un verre sucré puis un second d'eau et je vais continuer en marchant. J'ai attrapé un truc à grignoter mais je ne sais même plus quoi ! Je marche vite mais bien sûr je perds du temps. Lorsque je repars c'est à un bon rythme et je double ceux qui m'ont dépassée pendant ma marche. J'essaye de me coller à des personnes pour me motiver à garder le rythme et accessoirement me protéger du vent.

Sylvie lac

Un dernier ravitaillement alors que je venais juste de me remettre à courir après une pause marche ! Il reste environ deux kilomètres et je me dis que je dois courir jusqu'au bout mais je reprends un rythme trop élevé après plus de 2h de course et je vais lâcher. Il y a de plus en plus de spectateurs et on pourrait se dire que je devrais avoir à coeur de courir devant eux alors que certains m'encouragent avec mon prénom. Mais à moins d'un kilomètre de l'arrivée dans les différents virages qui précèdent l'arche je marche. Oh juste quelques mètres avant de repartir. Un blocage dans un passage étroit pour évacuer sur une civière un coureur qui a fait un malaise si proche du but. Je repars. J'ai en ligne de mire une demoiselle avec un joli collant qui était à côté de moi dans le sas de départ. J'accélère... mais elle aussi. Je foule le tapis rouge et je passe sous l'arche.

Sylvie tapis

Contente d'en avoir fini mais déçue de ne pas avoir tenu mon challenge intérieur. Je fais tout de même un sourire à la photographe !!!

Sylvie finish

Je prends un verre d'eau et le sac de victuailles que l'on me tend et me retrouve sur la pelouse au milieu de la foule à chercher ma fille. C'est là que je réalise que nous n'avons pas convenu d'un point de rendez-vous. J'étais tellement sûre qu'elle m'attendrait à l'arrivée ! C'est bêta !
Je cherche, je furète ; j'ai froid. Je vais vers la consigne où nous avons laissé le sac à dos... avec son n° de dossard car je pensais qu'elle serait la première à arriver. Personne. Certains ont des couvertures de survie et je me mets en chasse pour en trouver une. Retour sur la ligne d'arrivée près du stand des secours. C'est bien agréable d'être enfin protégée du vent frisquet. Le speaker fait une annonce pour une personne qui cherche son groupe et je me rends sur le lieu indiqué comme point de rendez-vous au cas où mais pas de fille. Elle court avec son téléphone, pas moi. De plus je n'ai pas mémorisé son numéro puisqu'il est sur mon portable. Soudain après plus de 20' d'errance c'est elle qui me trouve. On dirait une papillote dorée. Elle est accompagnée d'un copain et d'une copine de sa promo. D'autres sont venus l'encourager sur le parcours. Elle a fini avant moi en 2h14' mais elle ne se sentait pas bien à l'arrivée et s'est assise dans un coin avec ses copains. Donc elle n'est pas restée vers la ligne pour m'attendre.

Deux photos que j'aime bien de ma fille

Ninou groupe

Entourée de garçons !!!

Ninou finish

La ligne franchie

Laëtitia :Temps puce : 2h14'15"
Classement scratch : 2989/3610
Classement féminin : 956/1352
Classement catégorie SEF : 474/670

Sylvie :Temps puce : 2h22'36" temps au 10 km 1h08'56"
Classement scratch : 3325/3610
Classement féminin : 1170/1352
Classement catégorie V2F : 128/151

Nous allons récupérer notre sac et partons nous changer sous la tente vestiaire des femmes à l'abri du vent. Ma fille est KO et se laisse materner. Elle est partie vite, à l'allure certes prévue mais comme elle n'a pas fait de sortie longue dans sa préparation plus gym en salle que footing elle a accusé le coup. Quelques petits maux de ventre font qu'elle a marché à certains moments. Mais elle est allée au bout et est devenue semi-marathonienne !

Après ce petit temps de repos nous partons en direction de sa voiture à bonne distance. Elle avance à petits pas, toujours emmaillotée. Je vais conduire pour rentrer. Une fois à la maison elle va filer sous la couette pour un petit moment. Je ne suis pas aussi fatiguée qu'après le premier semi donc j'aurais dû pouvoir faire mieux ! Pas question de m'enfermer dans les regrets juste analyser.

Une préparation en 8 semaines aurait été plus adaptée à mon niveau ainsi que des sorties longues... plus longues ; 1h50 c'est trop juste au vu de mon temps de course.
Mais surtout il faut y croire.
Donc courir à l'entrainement pendant 2h15- 2h20 sans marcher pour me rassurer même à une allure plus réduite que celle que je travaille.
Je n'arrive pas vraiment à démêler les raisons qui me poussent à marcher pendant une course. Bien sûr à un moment cela commence à devenir dur mais mes gambettes tiennent bien le coup. C'est comme si j'avais peur de ne pas arriver au bout, donc de l'échec alors je m'économise car je sais qu'en marchant je peux faire ce que je veux et je favorise ainsi une certaine forme d'échec. Il faudrait que j'ai cette même certitude en courant doucement. Car après chaque marche je repars vite, trop vite.
Je ne m'estime pas assez ; la crainte de me décevoir ne me pousse pas suffisamment à bien faire. Vers la fin lorsque je me suis dit "Cours jusqu'au bout", j'ai laissé filer avec un "à quoi bon" à l'esprit puisque cela ne concernait que moi. Disons que je n'arrive pas à me trouver une motivation suffisamment forte pour me dépasser. C'est bête. Il faudrait peut-être que j'entende une pique du style "Oh la vieille qui marche au lieu de courir" pour que ce soit la "gniak" qui me pousse à courir ! De là à croire qu'il me faudrait des banderilles comme les taureaux pour m'agacer !!!

Le lundi matin réveil matinal car ma fille commençait un nouveau stage en soins à domicile dans une structure municipale.
Pas de courbature de mon côté, juste une légère "mollesse" générale. J'ai pris la route et en début d'après-midi je retrouvais mon autre demoiselle à la maison où son Papa l'avait déposée au matin. Encore quelques jours de vacances pour elle.

Un seul petit run pour cette semaine d'après course puis j'ai repris mes 4 séances.

Du coup la petite a recommencé l'entrainement avec plus de volonté et nous envisageons un petit trail urbain ensemble pour la fin du mois de mai.
A suivre...

 

 

4 mai 2015

Project Life : semaines 12 et 13

Pas très bavarde ces derniers temps. Je vais bien mais le jardin m'a un peu éloignée de mes dernières occupations.
J'ai posé les pinceaux de patouillage, les ciseaux et la colle du PL et rarement tenu le crochet. J'ai d'ailleurs loupé le point du 25 avril pour le plaid Sunburst. Pas grâve je me rattrapperai dans quelques jours.

Commençons par le Project Life et voici les semaines 12 et 13.

Semaine 12

12-Mars

Je me suis amusée à faire quelques cartes en récupérant des images sur le Net. Petit à petit j'ajoute des petites choses sur mes cartes comme la petite fleur en bois. Mais je suis encore très timide par rapport à certaines pages que je vois sur le Net. La note de musique en haut de la carte du plombier ne veut pas dire qu'il travaille en sifflotant mais c'est parce que j'ai glissé un petit tag pour aller avec la carte au dos. Mais comme l'ouverture de la pochette n'est que d'un seul côté il a fallu ruser. J'y ai inscrit les deux morceaux joués pour accompagner la couverture du programme du concert de piano. Ce n'est pas tip top mais c'est tout ce que j'ai trouvé comme idée...

Semaine 13

13-Mars

Là encore j'ai réalisé mes petites cartes et ajouté un joli "Printemps" en bois pour accompagner mes récentes plantations en pots. J'ai gardé la même carte pour le running en changeant juste la couleur pour signaler le début du plan d'entrainement pour le semi-marathon.

A bientôt pour la suite.

 

1 avril 2015

Project Life : semaines 10 et 11

Je continue à alimenter mon PL. Je prends (je perds sans doute aussi) beaucoup de temps pour faire mes petites cartes. Lorsque je vais sur les sites de vente ou les blogs de celles qui font partie d'une team j'ai envie d'acheter plein de choses mais j'ai peur de n'en utiliser qu'une partie et d'avoir encore du stock supplémentaire. Donc je reste sage... pour combien de temps ???

Semaine 10

10-Mars

Qui dit changement de mois dit nouvelle bannière peinte. Je continue à regretter ce choix de grande carte ! Je me sens limitée.
La carte du dressing a été faite en récupérant un dessin sur le net. Pour la photo je me suis amusée à coloriser les sacs poubelles (remplis de vêtements à donner) dans les teintes du dessin.
La carte "shopping" est un fond de page numérique, une silhouette trouvée sur le net et une police Dymo sur du bristol car je n'ai pas (encore !!!) cet outil.
La carte "Répétition" est une photo en semi transparence sur un fond de page numérique notes de musique. Mes écritures ne sont pas très visibles. Pas encore trouvé la police qui irait bien.
Pour le journaling j'ai voulu agrémenter mon bristol avec des tâches d'aquarelle mais bof !!!

Semaine 11

11-Mars

Le dos de la bannière me sert à coller les différentes photos de mes gribouillages. Après l'art journal des mois de l'année et du DLP, le Positiv' Journal vient s'ajouter. Etiquettes faites avec Word.
Une carte avec un chouette papier numérique. Je me suis amusée à écrire dans les cadres. J'ai collé la carte de visite du resto et fait une paire de baguettes avec des cure-dents. On bricole comme on peut !
Une carte semi-marathon réalisée grâce à ce site.
Une carte avec l'affiche du film vu et les tickets correspondants sur un fond de page numérique.
Les petits ajouts sont des "trucs" trouvées sur le net dans les kits gratuits de papiers numériques que je découpe après les avoir imprimés. Je ne sais pas si les vrais embellissements que l'on achète sont plus épais et plus jolis ; je n'ai pas encore cédé à cette envie !!!

Toujours pas beaucoup de photos dans mes pochettes mais mon quotidien est bien "journalé".

A suivre...

Publicité
17 mars 2015

Project Life : semaines 8 et 9

Deux nouvelles pages pour finir le mois de février. J'ai besoin de ce décalage. Je ne crois pas que je pourrais finir ma page juste à la fin de la semaine concernée.

Semaine 8

08-Février

Manon est à Annecy et elle m'envoie de jolies photos. Pour la première comme c'est un format tout en longueur je fais un montage en réverbération. Merci PSP !
Une photo de l'avancée de mon Art Journal DLP.
La petite carte "snow" est récupérée sur le Net.
Pour la 3e photo je crée une bulle sur PSP et je colle une flèche réalisée aussi sur PSP.
Une photo de mes pinceaux avec un montage sur PSP. Je m'amuse mais je suis loin de maitriser.
Comme je n'ai pas de photo de moi en train de courir j'ai récupéré cette image sur le Net et je l'ai colorisée pour qu'elle soit dans le ton de la page. L'étiquette de la semaine a été agrafée dessus car je ne savais pas trop où la placer. Pas une super idée cette étiquette mais il aurait fallu une double page par semaine si je voulais garder une carte rien que pour le n° de la semaine. Ce qui serait une option sympa pour plus de scrap par exemple. A voir pour plus tard...
Un journaling sur bristol comme d'habitude avec un peu de masking tape de circonstance.
Encore peu de photos perso. Heureusement que Manon m'en a envoyées via FB...

Semaine 9

09-Fevrier

Petit montage d'étiquettes de vêtements sur une carte maison.
La photo de la nouvelle double page du DLP.
Une carte thème pluie récupérée sur le Net avec un petit ajout en bois et l'étiquette de la semaine.
Deux cartes maison "Bravo" et "Code" pour la réussite au code de mon Petit Bout.
La carte maison pour les lectures du mois avec un joli dessin trouvé sur le Net.
Un tableau récapitulatif du mois pour mes sorties running.
Le journaling habituel avec une étiquette maison et un collage en bois.
Je me mets tout doucement aux ajouts sur les cartes mais j'ai du mal. Soit parce que je ne laisse pas la place, soit parce que je n'ose pas mettre ces "interjections" dont sont friandes les américaines. Il faut dire qu'en anglais c'est tout de suite plus original. Un "Love !" est mieux que "Amour" !!!

Au mois de mars maintenant avec j'espère plus de photos car c'est plus une collection de cartes traficottées que de vrais souvenirs !

9 mars 2015

Project Life : semaines 6 et 7

Tout doucement je continue ce projet. Toujours peu de photos car je n'arrive pas à prendre le quotidien d'une journée ; cela me semble si insignifiant à montrer mais pas à raconter !!! Je crois surtout que je ne sais pas comment m'y prendre. Pour moi une photo doit montrer quelque chose de beau et mon assiette du midi ou l'aspirateur quand je le passe ne sont guère inspirants. C'est là où il faut que je fasse un effort car le plus souvent j'aime voir cela sur d'autres PL ; surtout sur les PL américains il faut l'avouer où le détail, la surexposition d'une photo font tout le charme.
J'ai pour le moment trop tendance à me focaliser sur les petites cartes autour et à passer beaucoup de temps sur l'ordi et PSP pour faire mes cartes ; mais j'adore ce petit "bricolage" il ne faut pas l'oublier.

Donc voici la semaine 6.

06-Février

A nouveau ma grande bande peinte à l'aquarelle et le calendrier du mois.
Un montage de photos car il était difficile de faire un choix. Une nouvelle page de mon DLF. Un montage façon Polaroid pour le visage fatigué de ma petite demoiselle. Une carte trouvée sur le Net avec le petit fanion de la semaine agrafé. Et toujours mon journaling sur bristol à petits carreaux agrémenté de tampons faits avec une encre trop claire. Dommage.

Et la semaine 7

07-Février

Pour utiliser la large fenêtre j'ai collé sur un papier aquarellé dans la couleur du mois les photos de mon Art Journal saisons commencé en septembre. Pour célébrer ce début de vacances j'ai réalisé une carte en digiscrap n'ayant pas de Caméo ni de machine à découper : illusion de découpage et de carte double. J'aime bien. Cette semaine-là j'ai commencé mon PL : il me fallait une petite carte récupérée sur le Net et modifiée pour l'annoncer. La série que je suivais à ce moment-là et pour finir une carte montage pour l'année supplémentaire de mon aînée. J'ai récupéré la photo sur sa page Facebook car je manque vraiment de photo !!!

A suivre...

3 mars 2015

J'ai cédé à l'appel du Project Life ou PL ou Projet de Vie

Comme je l'ai déjà dit je ne suis pas une adepte du scrapbooking alors pourquoi se lancer dans un projet qui en est issu ?

Le Project Life (nom déposé par Becky Higgins - on peut admirer le sens commercial des américaines !!!) est l'amélioration de l'album de photos vintage que l'on légendait parfois de petits mots ; la nouveauté étant de le rendre journalier.

A force de surfer sur les pages de Mixed Média qui souvent sont aussi de celles de scrap et donc de PL cela me démangeait de me lancer !

Je ne vis pas l'appareil photo à la main et mon téléphone est trop basique pour faire des photos convenables ; de plus à l'inverse des ados il est plus souvent dans mon sac que dans le prolongement de mes doigts !

Alors pourquoi un PL ?

Pour le côté "journal" surtout car mon "Art Journal" mensuel est beaucoup trop restreint ; quant au blog je n'ai pas forcément envie d'y étaler un quotidien banal même si je me lâche parfois au travers de mes billets.

Et puis il y a aussi le fait de jouer avec les images, les petites décorations, les encres, les peintures. Toutes ces petites cartes me faisait drôlement envie à force de les stocker sur mon disque dur pour avoir des idées. Mais j'envisageais ce PL comme une version Mixed Média avec des cartes que je ferais moi-même surtout pour le plaisir mais aussi pour l'aspect financier. J'ai hésité à le faire directement en version numérique comme je l'avais fait pour le scrap à une époque. Mais je n'arrivais pas à trouver les infos nécessaires pour me lancer et puis je n'aurais pas pu patouiller !!!

Donc j'ai réfléchi pendant plusieurs semaines, pesé le pour et le contre... et j'ai acheté quelques pochettes transparentes en taille 12"x12" pour commencer en choisissant deux modèles. Un classique et un qui me permettrait de glisser une longue carte avec le mois en peinture. Pour l'album on verra plus tard.

40504056

Ne voulant pas me laisser dépasser par ma nouvelle lubie j'ai opté pour une page par semaine et non une double page (comme il est d'usage) en me réservant le droit de réduire ou d'augmenter si les évênements du mois le nécessitaient.

Semaine 1

Janvier 01

Du papier aquarelle pour la carte du mois avec l'impression des contours d'une police pour faire du coloriage avec des aquarelles. Un calendrier fait sur PSP et collé.
J'ai opté pour du journaling sur du bristol quadrillé et quelques tampons pour décorer. Il me faut de la place pour relater mon banal quotidien !!! Une option de PSP pour masquer mes mots car j'ai choisi de garder pour moi mes ressentis du quotidien ; les photos et les petites phrases sur les cartes suffiront à saisir l'essence du moment.
Un morceau de la couronne des rois pour décorer une carte et une carte maison pour mes sorties running de la semaine.
Comme je me suis rendue compte un peu tard que je n'avais pas précisé la semaine j'ai ajouté un petit fanion coloré comme le fond du mois. Je pense garder ce système sur les mois à venir même si cela limite l'originalité.

Semaine 2

Janvier 02

Quelques montages photos avec PSP. Les évênements tragiques de cette semaine ayant pris place sur la large carte de papier aquarelle coloré.
Avec une photo remaniée de mes runnings au repos j'ai fait une petite carte pour remplacer mes sorties de la semaine annulées pour cause de rhume.

Semaines 3 et 4

Janvier 03

Pas grand chose à montrer donc j'ai groupé deux semaines sur une page au format classique. Cela m'arrange car le mois ayant 5 semaines mon choix de format de pages se trouvait compliqué.
J'ai utilisé des papiers de digiscrap pour faire les cartes et les ajouts sur les bristols de journaling.
Comme j'ai peu de photos j'en profite pour mettre celles de mon DLP puisque c'est surtout mon quotidien du moment.

Semaine 5

Janvier 05

Là je me suis éclatée à faire différentes cartes. Pour celle d'Happy Birthday j'ai récupéré l'image sur le net. Celle du 55 (mon nouvel âge) est réalisée en piquant le contour de chiffres imprimés au dos (à l'envers !). La carte "Merci" est un papier digiscrap sur lequel j'ai collé l'image de mon cadeau d'anniversaire recouvert par un coeur avec un peu de scotch en charnière.

Janvier 05 carte piqures

Janvier 05 carte merci


Comme c'est la fin du mois j'ai fait une carte "Livres lus" avec une jolie image piochée sur le net pour me souvenir de mes lectures.

Bilan de ce premier mois : je m'amuse et passe beaucoup de temps à l'ordi à chercher et traficoter les images !!! Je me perfectionne sur Word même si je ne suis pas sûre que ces options-là soient très utiles pour un job administratif !!!
Mon idée du mois sur une large carte n'est peut-être pas très bonne car le dos ne sera pas facile à remplir. Tampis je garde cette option pour l'année.
La carte running hebdomadaire passera sans doute mensuelle.
Mon journaling est dense et il n'y a pas beaucoup de place pour la déco ce qui me prive de jolies cartes à ce sujet. Peut-être l'idée d'une double page par semaine avec du journaling réparti ???
Il faut que je photographie les petits moments de vie...

 

1 décembre 2014

1er décembre

Le plaisir d'avoir du temps pour quelques bricolages pour ce mois de décembre.

Commençons avec deux calendriers de l'Avent. Eh oui j'ai deux filles ! Une perdue dans ses montagnes et la plus petite encore à la maison.

Donc la semaine dernière j'ai expédié un paquet avec 24 pochettes variées taillées dans des pages de magazines. Mais pas n'importe lesquels ! Des magazines de running pour ma future infirmière qui accroche de plus en plus à la course à pied... et qui galope loin devant moi ! J'ai cherché de belles images pour rêver tout en faisant du tri dans mes piles de magazines. 24 numéros trouvés sur le net et imprimés pour de jolies étiquettes personnalisées d'un petit message en référence au contenu. Des gourmandises mais pas seulement... Je n'en dirai pas plus car ma demoiselle passe parfois par ici. Samedi matin j'étais rassurée : le paquet était arrivé juste à temps. Elle a dû partir sur son lieu de stage ce matin avec les 5 petits paquets de la semaine.

Calendrier_Avent_L

Calendrier_Avent_L_d_tail

Pour mon Petit Bout j'ai fait travailler mes dix doigts avec la réalisation de 24 petits sachets (je suis une pro du pliage maintenant !!!). Découpage d'étiquettes trouvées sur le net également et remplissage hier soir avec des douceurs pour ma fille toute mince !!! J'ai fermé avec différentes bandes adhésives trouvées au Lidl du coin. Une affaire !

Calendrier_Avent_M

 

Calendrier_Avent_M_dos

Et moi pas de calendrier ? Je me suis préparée quelque chose ces dernières semaines mais ce sera pour demain...

14 août 2014

Corrida de Toulouse 2014

Un billet resté dans le tiroir...

Tout début juillet nouvelle participation à la Corrida de Toulouse le vendredi soir cette fois-ci avec mon ainée pour son premier 10km.

Depuis quelques temps elle s'entraine avec plaisir au running avec des résultats évidents : une perte de poids, une meilleure endurance et une vitesse de course qui grimpe. Vu mon entrainement en dent de scie des dernières semaines, un poids qui refuse de baisser et une motivation très moyenne à faire des efforts je me doutais qu'elle serait devant et moi après l'heure de course.

T_shirt_dossard
C'est l'année du orange pour les T-shirts !

Vêtues de nos beaux T-shirt oranges nous avons pris un départ commun pour nous perdre rapidement dans la foule de la fin de peloton. Pas facile de courir avec ce monde à 10 km/h et j'ai pas mal zigzagué et relancé. Au ravitaillement des 5 km j'en avais déjà marre et j'ai marché pour boire ma bouteille d'eau. J'ai vu passer ma demoiselle et après hésitation j'ai décidé de lui emboiter le pas mais cela me demandait un effort que je n'avais plus envie de faire. Je vais donc faire du cyrano sur 4 km et redoubler en courant les personnes qui me dépassaient pendant ma marche où je continuais de vider ma bouteille... d'eau. Puis le dernier kilomètre je vais accélérer la cadence, comme quoi il suffisait de le vouloir et tourner à plus de 10 km/h pour passer la ligne en 1h 01' 36" à ma montre. Ma fille m'attend déjà depuis 3'. Elle fait un chrono de 58' 21". Je suis contente pour elle et du coup contente d'avoir mis 2' de moins qu'il y a 2 ans !!! On se satisfait de peu :-)

Nous nous changeons et retournons dans les petites rues de la ville rose où nous courions il y a peu pour qu'elle fasse un bisou à son Papa de sortie ce soir-là avec des amis et qui nous a vu passer. Comme me l'a fait remarquer ma fille, le parcours passe par tous (enfin beaucoup) les bars ; d'ailleurs elle y retrouvera des copains sur le chemin du retour.

Il était prévu de courir à trois la Toulousaine le dimanche matin suivant mais ma petite demoiselle s'est tordu la cheville pendant sa semaine au bord de la mer avec ses copines ; refaire une course de 4 km pour mon ainée et moi ne présentait pas d'intérêt : ce fut donc grasse matinée et petit déjeuner tardif sur la terrasse avant de préparer la voiture pour le départ du lendemain vers l'île de Ré.

Laëtitia 58'21" 2480e sur 3245
590e sur 1082 féminines
11e sur 24 espoirs

Sylvie 1h01'29" (1h01'36" à ma garmin)
754e sur 1082 féminines
62e sur 114 V2

28 juillet 2014

Retour de vacances

Après vous avoir montré mon nouveau projet (eh oui un de plus !) quelques mots sur mes petites vacances, les vraies puisque je reste tout de même en vacances pour quelques temps !

Une dizaine de jours à camper sur l'île de Ré avec mon Petit Bout pour ne pas changer une recette qui me convient parfaitement... et à elle aussi puisqu'elle a souhaité venir encore avec moi cette année ! Sans doute la dernière...

A part une journée de pluie nous avons pu suivre notre planning habituel. Une demi-heure de course tous les jours, le matin en général pendant que ma petite demoiselle finissait sa nuit. Un total de 50 km sur 10 jours. Bon ce n'est pas encore ça pour un marathon mais j'ai bien aimé courir tous les jours. Du coup j'ai fini la semaine de cette manière et j'ai repris un plan avec 4 sorties par semaine et du fractionné pour essayer de prendre un peu de vitessela semaine dernière.
Ensuite c'était petit dej' avec pain frais et oranges pressées pour se mettre en forme en douceur pour la journée.
Nous avons pédalé, nagé, surfé (ma fille uniquement pour une première fois), visité avec un tour de l'île d'Aix à pied après avoir pris un bâteau avec une approche de Fort Boyard, admiré le feu d'artifice du village et bouquiné dans les hamacs. Tout ce qu'il faut pour de bonnes vacances...

Quelques images pour se souvenir...

Manon Ré 2014Sylvie Ré 2014
Un soir dans les marais - un vélo, un coureur en alternance - sympa à refaire

Manon Ré vélo 2014
Mon Petit Bout à vélo

Manon surf mono Ré 2014
Ah le mono de surf !!!

Manon surf Ré 2014
Debout pour surfer la vague...

Aix Ré 2014
Depuis l'île d'Aix

Soirée Ré 2014
Soirée pic-nic sur la plage

Je vous laisse rêver sur ce coucher de soleil...

28 juin 2014

Semaine stressante !

Stress

Voilà je viens de terminer ma dernière semaine de boulot ! Bon il me reste lundi avec une tonne de choses à faire, à classer, à organiser, à transmettre puis il y aura le pot de fin de journée pour clôturer ces presque 7 années de complicité à l'agence avec une équipe qui se réduit de plus en plus. Je ne sais toujours pas ce que je vais préparer pour grignotter. Cela ne devrait pas s'éterniser vu qu'il y a le match de foot avec la France à 18h...
Pour le moment je suis dans l'action et je ne réalise pas vraiment ; les collègues trouvent que je prends bien la situation. Je ne vais pas arriver avec une tête de six pieds de long non plus. Ce qui m'affole c'est surtout le flou dans lequel je transmets le flambeau et même celui qui concernait ma fin de contrat. Aucun écrit si ce n'est un courrier de l'Etat pour me dire que la demande de rupture conventionnelle avait été reçue et que sauf avis de leur part le poste était en vigueur jusqu'au 26 juin. (les 15 jours de délais). Et (ouf !) le courrier recommandé ce matin (un chance que j'étais à la maison) pour ma fin de contrat et le solde de tout compte.

caducee_etudiante_infirmiere_nouvelle_version_300

Mais la vraie tension venait surtout de l'attente des résultats au concours d'infirmière de mon aînée : 6 examens, 6 écrits réussis et 5 oraux passés car deux à la même date.
Mercredi matin, coup de fil : elle est prise à Annecy : 41e sur un peu moins de 100. Yes l'année prochaine est assurée !
Elle réussit aussi Chambéry mais pas Dax. Pas grave car c'était son dernier choix.
Par contre elle est sur liste d'attente pour les deux de Toulouse. Celui de la Croix Rouge où elle a fait sa prépa et celui de Rangueil.
Du coup son plaisir s'est amoindri car elle a un sentiment d'échec. Avec son Papa nous avons relativisé. Il n'y a pas le même nombre de participants à un gros concours et à un petit et puis l'oral c'est subjectif. Elle pensait d'ailleurs avoir mieux réussi celui de Dax que les autres donc... Elle était hésitante entre rester à Toulouse et partir à Annecy. Là le choix sera peut-être fait pour elle.

Elle devra prendre sa décision en début de semaine prochaine pour réserver sa place même si elle n'est pas remontée sur les listes toulousaines.
Elle semble donc bien partie pour aller à Annecy et s'installer chez sa Mamie. Bien sûr elle perd ses copines mais elles aussi vont s'éparpiller et quitter Toulouse pour la plupart. il va falloir composer avec Mamie souvent trop présente (j'en sais quelque chose !). Mais elle va profiter aussi d'une présence aimante et dévouée qui la laissera libre de toute intendance, d'une jolie maison à un quart d'heure de ses cours, d'un environnement idéal (9 années à Annecy dont j'ai souvent la nostalgie) pour faire du sport et d'une école partagée entre la France et la Suisse (Genève) qui devrait offrir de belles opportunités (pas seulement pour les maxi Toblerone !).
Et puis pour Mamie c'est un grand plaisir. Car depuis la disparition du Papy elle reste seule avec le chat dans une grande maison qui devient difficile à entretenir. Cela fera déjà un petit répit avant d'envisager autre chose.

 

plage_de_valras_plage_zoom

Quant à la petite, elle est partie avec des copines pour une petite semaine au bord de la Méditerranée chaperonnées par la mamie d'une d'entre elles. Cela va jouer à la starlette sur la plage !!!! Tant qu'elle reste polie, serviable et correcte je suis d'accord. Bien arrivée ce samedi en fin de matinée et déjà en route pour la plage... Je ne la retrouverai que samedi prochain juste le temps d'une lessive avant de partir toutes les deux le lundi pour l'île de Ré.

Cette première année de lycée a été marquée par beaucoup de changements pour ma petite demoiselle.
Un lycée en ville cela offre beaucoup de liberté et de tentations (shopping, chez les copines en ville...) et il a fallu parfois remettre les cours à leur place greed - Copie
De nouvelles copines et l'abandon de sa copine de collège (avec laquelle elle avait fait le choix d'aller dans ce lycée) car les centres d'intérêt ne sont plus les mêmes. Des soirées ou des bouts de WE à droite ou à gauche avec Papa ou Maman ou sa soeur pour faire le taxi... au dernier moment !!!
Avec le printemps est arrivé le premier petit copain. Le Papa a semblé très laxiste sur l'évênement et j'ai dû aller dans ce sens tout en faisant les recommendations d'usage. J'avoue que cela m'a fait un choc et que j'ai bien dû m'enjoliver d'une ride de plus. Je suis une Maman moderne et j'assume mais bon... c'est mon Petit Bout tout de même greed - Copie
Des résultats scolaires en baisse par rapport aux années précédentes. Cela reste correct (peut mieux faire et trop de bavardages !)mais il va falloir se reprendre pour la première car lorsque l'on vise Sciences Po...
Elle a encore envie de venir faire le câlin dans le lit et est ravie de partir seule avec moi sur "notre" île pour quelques jours même si elle sait que je vais la pousser à courir, à pédaler, à faire le tour des brocantes donc je profite encore d'une année avec elle...

En attendant c'est de ma grande dont je vais profiter quelques jours et d'un 10 km ensemble où je vais ramer car ces derniers temps j'ai peu couru. Comme c'est une course en soirée, en ville et populaire je ne devrais tout de même pas être la dernière même avec un chrono moyen indecision - Copie

22 juin 2014

Courir en 2014

Dossard

Dans les premiers jours de janvier sur la lancée de la découverte des courses de 5 km de fin 2013 je nous ai inscrites mes filles et moi pour la Course des Rois d'une commune proche de Toulouse.

Pas motivées et très grognons les demoiselles ce dimanche matin-là lorsque je les ai réveillées à 7h30. J'avoue que je serais bien restée sous la couette également.

Il fait encore nuit mais la température est douce avec 10°. Une petite heure de route avec du brouillard et une température qui chute à 1°. Nous n'avions pas prévu cela.

Au retrait du dossard nous récupérons chacune une bouteille de Fronton. Du coup ma grande qui ne voulait courir que pour les bonnes causes est partante pour ajouter cette motivation sur sa liste !

Le soleil aura chassé le brouillard pour le départ du 5km et la température remonte.

Une petite centaine de participants et dans la queue où nous nous plaçons mes filles me font remarquer que c'est plus des gens de mon âge !!!! Je ne ferai pas de commentaire... et je prendrai dignement la tête de notre trio pour quelques centaines de mètres. Puis la petite part devant mais à force de jouer avec sa queue de cheval je finirai par la rattraper ; vexée elle accélèrera et restera devant jusqu'au bout. La grande est juste derrière moi mais me passera également vers le 3e km. A ce moment le monsieur que je suivais se met à marcher et j'ai failli lui rentrer dedans. Oups mon envie d'en faire autant fait une tentative. Je tourne à 10.6 km/h et là je suis dans mes limites à cette vitesse. Mais je n'en ferai rien. Mes filles ont creusé l'écart et j'entends le commentateur. Dernier virage et je vois l'arche mais pourquoi son accès est barré ? Oh il faut aller au bout du parking et faire demi tour. Là ça flanque un coup au moral. Enfin je passe sur le tapis puis je tends mon peton avec mes nouvelles chaussures pour décrocher la puce. Elles sont parfaites et courent plus vite que les précédentes !!!
Je retrouve mes demoiselles assises sur un rebord. Je me pose un peu puis nous rentrons dans le gymnase pour la collation avec de la galette enfin la brioche des rois. Nous sommes contentes car nous avons toutes grignoté quelques secondes. Certes l'amélioration n'est pas fulgurante mais je suis passée sous les 29' avec un parcours plus long que la dernière fois à ma montre. A l'affichage des résultats, la petite est la première de sa catégorie (la seule !!!) et la grande également (la seule aussi). Donc podium. Pas pour moi car il y a 4 V2 devant moi ! Nous allons nous changer dans la voiture pour ne pas avoir froid et là j'ai bien affaire à des minettes car la petite a pris un minimum de maquillage pour se refaire une beauté (3 courses, 3 podiums cela donne le sens des priorités !!!) Un trait de crayon et du mascara, tout ça pour aller chercher une coupe et se faire prendre en photo !!!

Comme toujours sur ces petites courses, l'ambiance est agréable et bon enfant mais comme elles doivent retourner chez leur Papa pour le déjeuner nous n'attendrons pas les récompenses pour le 10 km.

Pour un parcours de 5.14 km à ma Garmin

Manon 28' (27'55" à sa Garmin)  49e/97 - 10e/46 F - 1e/1 CA

Laëtitia 28'25" (28'20" à ma garmin) 53e/97 - 14e/46 F - 1e/1 ES

Sylvie 28'51" (28'46" à ma Garmin) 55e/97 - 16e/46 F - 5e/9 V2

 

Manon 5km labègeblog

Dimanche 1er juin c'est la petite seule qui s'est lancée sur 5 km. Ses copines de l'athlé lui avait parlé de ces courses de 5 et 10 km la Boucle du coeur pour l'association Hôpital Sourire. Manon est restée sur le 5 km et sa copine sur le 10 km. je n'étais que supportrice.
Nous étions allées l'inscrire la veille sous une pluie torrentielle ; avec le dossard il y avait un chouette T-shirt technique Addidas et quelques friandises.
Le lendemain matin (c'est toujours dur de se lever tôt un dimanche) le ciel était bleu mais l'air encore frisquet. Un petit échauffement, un coucou à la copine qui partira un peu plus tard et c'est le départ. Le parcours fait que je peux l'encourager vers le 2e kilomètre et rejoindre l'arrivée. Elle va finir en 27'08'', première de sa catégorie et gagner presque 1' sur son RP précédent mais je suis sûre qu'elle peut faire mieux... mais c'est plus fatigant !

Nous avons attendu le 10 km pour encourager sa copine. Comme le parcours était deux fois celui du 5 km nous l'avons vu passer plusieurs fois en se déplaçant peu. Elle finira en 55'12" et sera aussi première de sa catégorie. Du coup nous restons pour les podiums et encourageons les courses des petits puis des un peu plus grands. C'était amusant.

Pour le classement des cadettes sont appelées trois demoiselles sur le podium mais pas ma fille. Un peu surprise je retourne voir l'affichage. Elle est bien la première. Je laisse passer puis je me permets d'aller poser la question à un monsieur derrière son écran. Il constate l'erreur et me dit que l'animateur va l'appeler. La fin des récompenses pour le 5 km arrive et toujours rien. J'hésite car ce n'est tout de même pas la fin du monde mais cela me chagrine et je retourne aux nouvelles. Du coup elle sera appelée seule et recevra une coupe et son sac à provisions mais c'est un peu baclé. Dommage.
Par contre je pense que je vais la faire courir tous les dimanches car dans le sac il y avait de la soupe de poisson avec les croutons, du cassoulet, 2 terrines de sanglier, des sachets de sucre coloré, des tic-tac, du coulis de framboise, un bracelet du Stade Toulousain, un T-shirt XXL qui lui sert de chemise de nuit et une casquette de je ne sais plus qu'elle entreprise ! Vu que les fins de mois risquent de devenir difficiles, c'est une solution !!!

Arrivent les podiums du 10 km et cette fois c'est la catégorie cadette féminine qui est complètement oubliée. De plus c'était la seule cadette qui devance même la junior. A nouveau il y aura réclamation et sa copine montera enfin sur le podium pour sa coupe et son sac à provisions. Pourtant leur club était en force sur ces épreuves et rafle les premières places masculine et féminine du 5 km.
En tout cas c'était sympa et les bénévoles soucieux de faire plaisir et puis ce sont 4000 € dans l'escarcelle de l'association Hôpital Sourire !

65e/125 scratch en 27'08" et 27'07" à sa montre
13e/50 féminines
1e/4 en cadette

Normalement la prochaine course sera un 10km que je courrai avec ma grande cette fois. Elle a bien progressé et devrait passer sous l'heure sans problème pour son premier 10km. Reste à moi d'en faire autant, ce qui est loin d'être dans la poche vu mon peu d'entrainement depuis plus de trois semaines avec des rhumes à répétition !

logo

12 juin 2014

Entre ciel et terre

Pour certaines ces petits mots auront une agréable résonnance puisqu'elles aussi y sont allées (coucou Co) !

En répondant présente très rapidement à l'ouverture des inscriptions je me disais que d'ici là j'aurai un autre semi dans les pattes et que la distance de plus de 23km avec du dénivelé passerait comme une lettre à la poste.
Cependant sur 2014 il n'y a eu qu'une course de 5 km partagée avec les filles (je vous raconterai plus tard) au mois de janvier puis plus rien. Oublié le semi du mois d'avril que je n'avais pu faire l'an passé pour cause de côte fêlée, manque de courage pour le 10km à courir avec les filles alors que j'apprenais qu'on se passerait de moi au boulot. Donc c'est avec un entrainement très moyen et une envie très mitigée que je voyais arriver le WE qui m'élèverait entre ciel et terre... pour courir sur le viaduc de Millau !

Sur le viaduc

Mon Petit Bout devait m'accompagner comme supportrice dans cette aventure.

Le vendredi je signe la rupture conventionnelle qui me fera quitter mon emploi fin juin et le soir je me pose beaucoup de questions sur ma participation à cette course qui n'a lieu que tous les 2 ans. Aucune envie de préparer la voiture pour aller camper, choisir quoi emporter, bref tout organiser. Manque de courage évident. Je laisse passer la nuit.

Réveil à 7h30. Je prépare mes affaires, le petit déj' et je mets le matériel de camping dans la Kangoo. J'opte pour la petite tente 3 places de montagne que Manon et moi avons utilisée pour le trail en Aubrac il y a un an. Je réveille mon Petit Bout.

Un peu après 9h nous sommes en route. C'est le grand soleil. Le GPS est calé sur le camping que m'a indiqué Valérie, une copine de mon forum de course et dont j'espère faire la connaissance ; nous vivons à une vingtaine de kilomètres l'une de l'autre !

Peu de monde, une jolie route, une halte pour des cerises et des abricots de producteur (les premiers de la saison). Comme un air de vacances... Je savoure l'instant en ne pensant pas aux lendemains (proche pour la course et lointain pour un avenir incertain)

En route j'appelle Valérie qui me conseille plutôt le camping voisin. Nous y arrivons en même temps et faisons connaissance dans le bureau d'inscription.

Un joli petit emplacement surplombant la rivière et je sors le sac de la tente impeccablement rangée. A l'étendage du tapis de sol je suis surprise par sa taille. Ma tente de montagne est étroite et plus basse à l'arrière. Je commence à me demander si ce n'est pas une des deux chambres de notre grande tente mais je ne vois pas comment elle se serait retrouvée là. Mais non l'ouverture n'est pas la même. J'étale le toit et les arceaux (qui sont bien ceux de MA tente) ne correspondent pas non plus. Mais d'où sort cette tente ? Manon se souvient que mon aînée l'a empruntée. J'appelle donc la demoiselle avec déjà un certain degré d'exaspération dans la voix. Bien sûr au début elle nie, puis elle accuse son père qui l'avait également empruntée (mais j'ai suffisamment campé avec mon ex-mari pour savoir que ce n'est pas possible). Le ton monte pour enfin reconnaitre qu'il y a peut-être eu mélange avec la tente d'une copine lorsqu'elle l'a empruntée...

Mi mai c'est un peu tôt pour dormir à la belle étoile en Aveyron !

Heureusement j'ai une Kangoo dont je vais découvrir l'option camping-car !!! On vide, on rabat les sièges, on étale le matelas 2 places, on gonfle, on teste. Cela devrait faire une chambre correcte.

Bon il est temps de déjeuner à presque 15h. Petit pique-nique sur le plaid à la place de la tente ; clapotis de l'eau, délifé de canards, doux rayons du soleil et chants des oiseaux donnent envie de faire une pause.

Une fois le ventre plein et l'humeur calmée (pour moi) nous voilà parties vers le centre ville afin de récupérer le dossard.

Bien organisé je trouve mon point de retrait sans problème et tends mes papiers. A l'époque de l'inscription mon certificat médical n'allait pas jusqu'à la date de la course donc je devais en présenter un valide au retrait. La dame me regarde ennuyée et me dit que ce n'est pas le bon certificat. Incrédule je vérifie la date, elle couvre bien la période... mais j'ai pris celui de natation établi en même temps pour un stage que je pensais faire cet été avant que mes plans (financiers) ne soient modifiés il y a peu. Là je suis mal ! La dame me dit d'aller à l'accueil. Demi-tour et j'explique mon histoire. On me propose de le recevoir par mail. Super. Nous trouvons un petit coin tranquille pas loin des jambons et fromages et je rappelle ma fille. Elle l'envoie. Retour à l'accueil où le mail arrive. La dame nous accompagne jusqu'au retrait et j'ai enfin mon numéro 8505, le joli buff, la boite de lentilles et le roquefort. Des bénévoles adorables, merci à elles.

Ouf je respire. J'allais finir par dépasser ma FC max à ce rythme !

Quelques achats gourmands pour nous remettre de nos émotions, une petite pause dans le parc de la Victoire où se fera donc l'arrivée, un tour dans Millau pour situer le départ et retour au camping pour découvrir que le petit resto voisin où nous pensions dîner affiche complet pour le soir. J'en suis presque résolue à me passer de dîner et à aller directement me coucher pour mettre fin à cette journée compliquée mais pas ma demoiselle toute menue mais qui dévore !

Parc Victoire
Parc de la Victoire

Donc nous tentons notre chance et nous aurons une table en terrasse (pour admirer les deltas et les parapentes qui colorent le ciel bleu juste au dessus de nous) pour une pasta party.

De retour à la voiture le matelas est raplapla. Décidément !!! Il est vrai qu'il a une petite fuite sur une soudure qui m'oblige à lui redonner un peu d'air au bout de quelques jours de vacances mais pas autant ! On adouci au mieux avec une couverture et les serviettes de bain l'endroit où nos dos se poseront et on regonfle. En fait il tiendra donc le bouchon avait dû être mal vissé par ma demoiselle lors du gonflage test. Allongées nous assistons au coucher du soleil puis par la fenêtre de toit nous aurons droit aux étoiles après que la lumière temporisée se soit éteinte doucement. Le grand luxe !!!

Au matin il ne fait pas chaud mais le ciel est limpide et la journée s'annonce belle. Préparatifs ; je n'ai pas faim et mange juste une banane. Un petit coucou à Valérie qui part avant nous et à 8h30 nous quittons le camp.

Je me cale dans le sas jaune, le dernier et Manon restera avec moi au fur et à mesure de notre avancée le long de la barrière sauf dans les derniers mètres où la foule est trop compacte. Heureusement j'ai fait le dernier bisou et rendu ma polaire. Ah l'avantage d'avoir une assistance-course !

Sas départ
Où est Sylvie ???

Je ne sais pas trop ce que je fais là. Lorsque notre vague est prête à partir je suis deux ou trois mètres derrière la ligne. Je souris aux plaisanteries, je lève les bras lorsqu'on nous le demande, je me sens à fleur de peau et seule au milieu de cette foule. Les basses de la sono résonnent dans ma cage thoracique. Enfin c'est le départ en descente ; je me fais doubler de toutes parts pourtant je suis déjà à 10km/h. Le fait de courir fait un peu de ménage dans toutes les pensées qui tournent et retournent dans ma tête depuis quelques jours.
On aperçoit le pont puis on le reperd. Je vais bien à 9.6 km/h de moyenne pour les 9.5 prévus. Et puis on s'approche d'un pilier et là c'est tout de même impressionnant de laisser filer le regard jusqu'en haut. Soudain virage à droite et on attaque la montée. Je serre ma droite et je passe en mode marche. La joliette nous double sous les applaudissements. Je prends mon rythme et double petit à petit des marcheurs. Il y a des effluves de thym. J'en rapporterais bien un pied mais ce n'est pas vraiment le moment de jardiner.

Viaduc montée

Premier ravitaillement où je ne prends que de l'eau. Pas de gel pour moi, je n'aime pas. J'avais déjà bu dans la montée grâce à ma poche à eau. En arrivant vers le haut le parcours nous laisse apercevoir les files de coureurs qui vont et viennent. C'est assez impressionnant toutes ces petites fourmis colorées qui se croisent à des hauteurs différentes. L'entrée du viaduc approche et les haltes photos sont de plus en plus nombreuses. Je sors l'appareil et dans un échange de bon procédé je photographie un monsieur qui me rendra la pareille. Je continue à marcher car je sens que les mollets sont proches des crampes du coup je déroule mon pied à l'excès.

Avant viaduc
Avant d'arriver sur le Viaduc

Entrée viaduc
Voilà j'y suis !

Me voilà sur le viaduc. C'était bien la peine de douter, de penser ne pas franchir la barrière horaire. Les groupes, les couples se réunissent pour fêter l'instant et je continue à avancer en marchant. Petit à petit je sens l'émotion m'envahir. Tout se mélange : le lieu exceptionnel, mon avenir incertain, ma solitude... Plus aucune envie de courir. Heureusement la marche m'est beaucoup plus naturelle que la course même si le cerveau est en panne alors je marche. Je double encore, même une dame qui alterne course et marche. On se satisfait comme on peut. Je m'arrête pour une photo et je sens le pont vibrer. Il n'y a pas beaucoup de vent et les murs en clairevoie nous protègent. Pas de risque d'avoir le vertige car on n'imagine pas la hauteur lorsque l'on est dessus. Je regarde les coureurs sur le retour et je pense que tout à l'heure moi aussi je courrai ! Un peu avant le demi tour j'entends des motos. Deux gendarmes me doublent et s'arrêtent au bout. Je me dis que je suis dans les dernières et qu'ils vont fermer la route derrière moi. Je suis si lente que ça ??? Un coup d'œil derrière. Ouf il y a encore du monde. Une petite compote avant de tourner. Quelques dernières photos échangées avec un groupe. Je range l'appareil et mes jambes se relancent toutes seules dans la descente.

Pont retour cor
Sur le retour

Là je ressens vraiment le bonheur de courir sur le Viaduc. Il était temps ! Un peu plus loin annonce de la photo à 200m et j'ai le réflexe très amusant de redresser la queue de cheval, de ranger les petites mèches en bataille et de tirer sur le tee-shirt (surtout lorsque l'on connait mon peu de coquetterie !!) En passant devant les photographes au ras du sol (comme si on foulait le tapis rouge de Cannes !) j'essaie mon plus beau sourire.

Millau pont
On dirait que je marche mais non c'est la descente et je coure !!!

Nouveau ravitaillement, de l'eau, des abricots secs et de la pâte d'amande délicieuse comme un calisson. Nouvelle montée je marche à nouveau et je double encore plus. Certains commencent à tirer la langue. Par contre je ressens comme une communauté entre nous, les coureurs de fin de peloton. Ca papote, ca s'encourage, ca se rassure, c'est amusant comme impression. Le viaduc a été foulé et le chrono n'a plus d'importance.

Virage à angle droit et c'est la descente dans un chemin poussiéreux. Les jambes déroulent et je me sens étrangement bien. Je double beaucoup et là je reconnais que cela motive. J'entends un monsieur dire qu'il y a des faux-plats traitres avant l'arrivée. Un coureur est planté sur le chemin hébété. Je m'arrête et lui demande si ça va. Il dit qu'il n'en peut plus qu'il a trop soif. Je lui tends la pipette de ma poche à eau mais un autre coureur lui propose sa bouteille pleine en lui disant de s'en mettre sur la tête et la nuque et de boire doucement. Je repars.

Nous entrons dans la ville et les spectateurs sont de plus en plus présents. Des riverains ont préparé des baquets d'eau ou nous arrosent au jet, des enfants tendent leur main (c'est bien la première fois que je taperai dans les mains !), des mamies sur leur pliant nous encouragent. Moi qui suis toujours un peu sauvage et distante envers ces démonstrations j'avoue qu'au fil des centaines de mètres j'en ressens le bienfait. Un virage et une petite montée : je marche à nouveau. Entre ces deux dernières petites bosses (ridicules après ce qui a déjà été passé !) j'aurais dû relancer mais j'avoue qu'à ce moment je manque de volonté et je ne reprendrai la course qu'après la dernière. Les encouragements sont de plus en plus chaleureux et je sens l'émotion revenir mais elle est différente cette fois. Elle est joyeuse et rassurée. J'y suis presque ! Un monsieur soutient son épouse en lui disant que dans deux virages à 150m c'est l'arrivée. A ma montre je le trouve un peu optimiste mais non il a raison alors" j'accélère" dans les chicanes et passe sous l'arche en 3h06'55" pour 23.2 kmà ma montre.

Ligne d'arrivée
Là non plus je ne marche pas, même je sprinte !!!

L'arrivée est large. Je trouve un coin dégagé près d'une balustrade pour appeler ma fille mais avant que je n'ai sorti le téléphone elle est là. Elle était dans les tribunes et m'a vue arriver. Je lui avoue avoir marché à l'aller du viaduc un peu déçue et les trémolos dans la voix pour lui en expliquer la raison. J'étire un peu les mollets ; les doigts de pieds et les chevilles sont contents d'en avoir terminé mais les cuisses vont très bien. Puis je suis les coureurs pour une succession de petites récompenses. La bouteille d'eau puis le retrait de la puce, puis le passage de la "lourde" médaille autour du cou et le sac de victuailles et plus loin le tee-shirt qui relègue au pastel ceux de la DDE. Je redescends l'allée du parc et retrouve ma fille pour une pause dans l'herbe pour lui montrer les photos. Et là grosse déception. Elles sont toutes surexposées. La molette de réglage a dû tourner dans le sac et je ne me suis pas méfiée lorsque j'ai commencé à photographier dans la montée.

Dossard

T-shirt

Nous prenons le chemin du retour vers le camping. J'avoue ne pas marcher aussi vite que la veille et le raccourci qu'elle me propose ne me semble pas si intéressant que ça !!! Un petit coucou à Valérie au camping pour échanger nos impressions. La douche est un bonheur. Le pliage de nos affaires est rapide et nous voilà en route pour le Mac Do car ma demoiselle commence à avoir faim. Un peu partout des taches oranges comme des clin-d'œil. J'ai d'ailleurs enfilé mon T-shirt finisher pour le retour. Je mangerai mes frites sur l'aire du Viaduc en renversant la tête pour me dire que j'étais tout là-haut et montrer le chemin d'accès dans le lointain à Manon ; un petit tour à la boutique pour lire les informations sur la construction de ce bel ouvrage.

chemin montée

Manon aimerait faire cette course si elle est reconduite dans 2 ans mais si cela reste avant le 21 mai il lui manquera quelques jours pour avoir 18 ans !!!

10727e en 3h 06' 57" en officiel
3111e féminine
828e V2 Comme il n'y a pas de classement complet je ne sais pas sur combien. Dommage !

Après coup je me dis que j'aurais pu passer sous les 3h avec un peu plus de courage (courir sur l'aller du viaduc et les relances de fin de parcours aurait suffit)... Une autre fois peut-être...

3 juin 2014

Lire... et écrire

2712df9c98e82db0dd96a6a43856261e

Rien de tel qu'un livre pour donner l'envie d'écrire !

Non pas que je n'avais rien à dire, malheureusement, mais lorsque tout reste coincé et que l'on se dit à quoi bon...

Ce livre mon Papa et son amie me l'ont offert pour souffler ma 54e bougie.

Ayant fait le plein à la bibliothèque à ce moment-là je l'ai remisé dans une de mes Billy (coucou Bill) et puis je l'ai oublié.
Et lundi dernier, plus rien sous la main pour mon trajet en métro.
Un coup d'oeil rapide aux rayonnages et ce livre posé un peu de guingois a accroché mon regard.
Hop dans le sac à côté du casse-croute du midi. Découverte de ce recueil de mots qui va réussir... à "décoincer" les miens !

Prix Maison de la Presse 2013 il s'agit de "Juste avant le bonheur" d'Agnès Ledig.

9782226248305m

J'ai bien failli faire le demi-tour avec la rame tellement prise par l'histoire mais surtout par l'émotion et l'humour des phrases. Déjà que partir au boulot ce n'est plus ça (vous comprendrez pourquoi plus tard) mais devoir abandonner le livre jusqu'au trajet du soir fut difficile. Mais je suis une grande fille courageuse !!!

Je ne vous raconterai pas le livre, je vous laisse le découvrir (si vous ne le connaissez déjà) comme ce fut mon cas. Je ne me souviens même pas d'avoir lu une critique dans mon Télérama et comme je me suis éloignée du monde des blogs depuis un certain temps...

Il y a quelques années j'avais découvert Anna Gavalda avec "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" en poche dans une superette de Lacanau et j'avais dévoré ces pages sous la tente alors que la pluie tambourinait sur la toile pendant que mes filles s'occupaient dans l'autre chambre de tissu. La grande lisait avec la même frénésie que moi ou presque et la petite, trop petite, trouvait le temps long à nous voir si "occupées". Lorsque j'ai eu fini le livre, il m'en fallait un autre de toute urgence. Je me souvenais avoir vu un autre poche du même auteur sur le présentoir. J'ai bravé le déluge et je suis repartie vers la civilisation pour rapporter "Je l'aimais". Ensuite j'ai dû patienter jusqu'à "Ensemble c'est tout".
Pourquoi je vous parle de cet auteur ? Parce que j'ai retrouvé le même bonheur de lire, la même émotion à laisser venir les images, à savourer les mots, à les laisser fondre... Encore meilleur que le pot d'Haggen Dazs Macadamia.. et sans conséquence sur la silhouette !

Comme lorsque j'aime je suis un peu boulimique j'ai cherché à en savoir plus sur l'auteur, ses autres livres, tout. Je n'aurai qu'un autre livre à me mettre sous les yeux pour le moment mais j'ai appris plein de choses sur son blog où la première phrase est signé... Anna Gavalda !

Je sais que certains diront que c'est du roman facile voire qualifié de "narration de la banalité du quotidien"  sous la plume toujours très critique d'Eric Naulleau pour ceux de Gavalda par exemple mais si cela fait du bien au diable les intello qui se toquent d'être des "bons penseurs" !!!

De là j'ai ricoché sur FB où un article a retenu mon attention et j'ai atterri sur le blog d'Isabelle Alonso. Je me suis fait un petit moment "féministe" à la pause déjeuner. Même si je n'adhère pas toujours aux revendications féministes cela fait du bien de voir plus loin que le bout de son nez et de remettre les choses en place. Et Naulleau il en dit quoi de ce point de broderie  ???

Donc me re-voilà avec mes mots qui veulent bien s'inscrire à nouveau sur l'écran ; jusqu'à quand ???

27 août 2013

L'Aubrac, j'y suis allée !

P1000436Non, je n'ai pas disparu de la blogosphère malgré ces 4 mois de silence.Pas motivée ou pas le temps ou les deux, je démarrais des petits bouts de messages qui restaient en l'état. De toutes façons cela ne sert à rien de chercher, c'est passé.Après 3 semaines de vacances j'ai pourtant repris le chemin du bureau depuis un mois et je n'ai pas finalisé le message qui traîne sur mon dernier trail.
Je préviens : comme toujours ce sera long avec l'avant, le pendant et l'après... et les détours d'usage !

Mon plan sur 11 semaines pour un trail de moins de 30 km et 1000 D+ était bien parti jusqu'à la première sortie longue en rando-course de 2h30'. Pluie continue ce dimanche-là je renonce ; je n'ai pas la possibilité de la faire dans la semaine. Je continue les séances mais une gêne au talon gauche qui va et vient depuis des mois m'inquiète. J'avais éliminé la tendinite mais si c'était une fracture de fatigue ? Est-ce judicieux de poursuivre ? Visite au médecin et radio de contrôle avec la cheville en prime puisque ma torsion du trail blanc me laissait des séquelles. Résultat RAS.

Je cours.

La gêne s'accentue surtout au repos, je fais une pause dans les séances, du coup la seconde rando-course de 3h passe à la trappe. Echographie toujours RAS. J'en conclu qu'il n'y a pas de fracture de fatigue et je vais passer outre cette gêne. Je reprends le plan et voici la 3e rando-course de 4 heures ; il est plus que temps d'en faire une. J'ai trouvé un parcours où je cumule 600mD+ et je ferai 30.5 km dans les 4 heures. Je reprends confiance mais ce sera ma seule référence. En fait le trail qui faisait 27km et 515m D+ à l'inscription est passé à 28km et 750m D+. On va donc envisager 4 heures !

Le mercredi soir suivant sortie en endurance de 1h10' et dernière sortie car le jeudi je vais moucher, tousser de plus en plus au fil de la journée pour ne plus pouvoir avaler pendant la nuit. Le vendredi la fièvre arrive. Je quitte le bureau les yeux larmoyants. Verdict du médecin : angine. Lorsque je lui dis que dimanche en huit j'ai un trail il n'est pas très favorable. Si le lundi je me sens mieux, c'est ok sinon je déclare forfait.

Lundi, ce n'est pas la grande forme donc j'opte pour une semaine sans CAP et sans piscine. On va dire que je me repose...au bureau.

En plus je n'arrive pas à joindre la mairie pour savoir s'il y a de la place au camping vu que j'ai prévu de planter la tente accompagnée de mon Petit Bout. Je nous vois déjà dormir dans la voiture...

Beaucoup d'hésitations jusqu'à vendredi. J'ai à la fois l'envie d'y aller et celle de tout laisser tomber devant les difficultés. Mais ce serait louper un second challenge après le renoncement à mon premier semi pour cause de côte fêlée. Samedi matin je charge la Kangoo, j'embarque ma seconde fille et à nous l'aventure sous un ciel gris.

Arrivées à Nasbinals nous allons de suite récupérer le dossard avec un T-shirt orange spécial brouillard ! En fait, il d'une couleur corail très féminine !!!

T_shirt_recto

T_shirt_verso

 

Quelques détours dans le village et nous découvrons le camping avec de la place. Ouf ! Installation sous le soleil de plus en plus présent, une petite pause sous ses rayons et nous partons à pied en direction du village. Je veux connaitre le temps du trajet pour le lendemain matin et puis nous allons "visiter". Quelques emplettes gustatives locales, une reconnaissance de la fin du parcours, quelques photos, une réservation pour le dîner du soir et nous repartons à la tente. Petite balade de 10 km qui aura fait rouspéter ma fille mais nous avons pris l'air. D'ailleurs je suis un peu gênée par l'altitude alors que je n'avais rien senti à Font-Romeu. Cette fichue angine !!!

P1000423
Le "village" de la course

P1000424
L'arrivée à J-1

P1000435
Paysage de l'Aubrac

P1000428
Ses vaches...

P1000433
... ses fleurs.

 

Le repas ne sera pas digne d'une pré-course mais comme je ne prévois pas de chrono je ne bouderai pas la charcuterie et l'aligot !

Préparation de mes petites affaires et dans le duvet à 22h, c'est le grand silence au camp une demie-heure plus tard.

Nuit par étapes et pluie qui tambourine au petit matin. A 6h30 je me lève. Tout est très humide. Mais pourquoi suis-je venue là ???

Je me prépare tout en grignotant de la fouace avec un peu de coca. Comment ça ce n’est pas le menu d’une sportive avant l’épreuve ? De toutes façons je n'ai pas très faim. Je réveille mon Petit Bout qui doit regretter à ce moment de jouer à la supporter de sa Maman. A 7h30 nous voilà parties pour le village et l'arche de départ. Je me place vers la fin du peloton ; un dernier bisou et c'est le départ.

J'entends un "Sylvie" (elle a capté mon n° de dossard) et j'ai juste le temps d'apercevoir Stéphanie de Baskets aux pieds. Comme je l'ai vue en photo sur son blog je la reconnais. Nous n'avons pas pu nous rencontrer la veille comme je n'ai pas pu voir une autre habituée du forum Courir au Féminin car les problèmes de réseau ont contrarié nos rendez-vous.

Ca grimpe d'entrée et je sens que je vais en baver car le cardio monte aussi très vite. Premier étranglement, on marche et ça repart. Je ne me souviens pas bien de cette première partie trop occupée à regarder mes pieds et à suivre le troupeau. Lorsque le groupe s'éclaircit je regarde ma Garmin et pense que côté chrono ce n'est pas gagné. Ma rando-course avait commencé en descente ce qui m'avait permis de m'échauffer tranquillement et surtout d'avoir de la marge sur la montre. Là c'est tout le contraire (première erreur de mon entrainement).

Je marche dans les montées mais je suis dans un bon tempo qui me permet de rester dans le coup, voire de doubler un peu.

Le temps est toujours gris avec de la bruine, du vent frais et je suis ravie d'avoir gardé un T-shirt manches longues un peu épais. Vu ma vitesse, je ne risque pas la sur-chauffe !

Du vert, des pierres, des murets, des fleurs, quelques vaches, du vent, de la bruine, je suis contente d’être là. Juste un peu trop en sous-forme pour pleinement savourer mais je pense que j’aurais passé le WE à regretter et à tourner en rond si je n’étais pas venue.

Je mettrai le pied droit dans l’eau. Brr c’est frisquet mais j’apprécie mes chaussures qui vont évacuer très vite et plus loin ce sera la gauche dans la boue. Une moins chanceuse y laissera sa chaussure. Je suis restée avec elle en toute inutilité le temps qu’elle arrive à défaire les lacets pour rechausser (mon prétexte pour souffler !!!)

Vers le 15e km c'est la difficulté du parcours une longue montée de presque 2 km aux alentours de 15%. Je l'avais vue sur le profil de la carte mais ce n'était pas très parlant à mon inexpérience. Les pistes de ski je connais… en descente ! J'ai donc commencé cette montée comme les précédentes puis j'ai levé le nez. La sensation d'un mur devant moi. Une piste noire et pas rouge à l'envers et sans virage ! Dret dans le pentu ! Un passage à vide et comme depuis quelques temps j'avais besoin d'une pause" toilette" j'ai pris la tangente pour m'enfoncer dans le bois. Quelques minutes plus tard, allégée, je reprenais l'ascension. J'ai fait des arrêts. Je ne sais pas si c'était la fatigue, le découragement, la toux pour me dégager les bronches sans doute un peu de tout. En tout cas ce n'était pas brillant. J'ai vraiment senti le manque des séances loupées mais surtout que je n'avais pas travaillé les côtes comme je l'avais fait pour les petits trails précédents. Et trottiner une longue cote pour un effort continu. (2e erreur de ma préparation).

Arrivée en haut on redescend, chouette je vais pouvoir faire remonter ma moyenne. Une petite compote pour se donner du courage et c'est parti. Je m'élance mais quelques mètres plus loin je stoppe tout avec un début de crampe dans les mollets. Je marche pour faire passer et reprend la course. A nouveau un début de crampe. Je n'ai jamais eu cela. Ma première réflexion est "Si je ne peux pas courir dans les descentes, c'est foutu, je ne passerai pas la barrière horaire". Attention la barrière horaire pour cette course est au final, on me laissera aller jusqu'au bout. C'est plus une limite que je me suis fixée en fait. Puis je m'interroge tout en marchant d'un bon pas. La veille je n'ai pas bu beaucoup pendant le trajet en voiture ni lors de notre balade au village. Je me suis rattrapée au dîner pourtant (de l’eau exclusivement je rassure !). La descente se poursuit dans un chemin abrupt et glissant. Je n'ai pas confiance en mes jambes et alors que cela double à fond autour de moi je fais des petits pas. Je me demande ce que je suis venue faire là, je n'ai pas le niveau c'est clair. Gros moment de doute.

J'arrive au ravitaillement des 18km. On me propose de remplir ma poche à eau. Vu le peu versé je constate que je n'ai pas assez bu. J'avale deux coca et un bout de banane et je repars dans la montée. Les trailers du marathon des Burons ou du Circus doublent sans problème l'attardée de la Cap'Aubrac en perdition. Lorsque je tousse au bord du chemin il y a des petits mots pour savoir si tout va bien.

Arrive enfin la longue portion descendante au cours de laquelle je pensais me refaire. Je vais malheureusement beaucoup marcher même si c’est d’un bon pas. Je n’ose pas me lancer dans les cailloux car je ne fais plus confiance à mes jambes. Lors du passage d’un ruisseau j’ai l’impression de tergiverser pendant une heure à savoir si je pose le pied droit ou gauche sur cette pierre mouillée en dévers ou celle couverte de boue. Il y a un trailer derrière moi qui ne dira rien ou alors le vent a emporté son impatience légitime. Mais je pense que c’était un gentil car quelques mètres plus loin alors que je l’ai laissé passer il me tendra la main pour grimper un bord de fossé glissant. Il a dû avoir l’impression d’attraper un glaçon tellement mes doigts étaient gelés depuis un moment.

Un trailer me demandera combien il reste et je lui annonce 3.5 km. Il est content car il pensait plus.

Une nouvelle montée que ma mémoire du parcours avait occulté se présente. Dur, j’en ai marre de monter. Puis du faux plat dans une trace creusée étroite où je ne suis pas à l’aise pour courir.  Il y a des trous, des bosses, je manque de motivation  et j’opte pour la prudence de la marche. Quel dommage ! (3e erreur de mon plan : mes petits chemins sont bien trop roulants)

Un petit panneau pour annoncer la photo dans 100m. Pour une fois que je le vois. Je suis toute seule, la photographe a le temps de cadrer et je fais mon plus beau sourire en courant d’un pas léger sur l’herbe verte… Enfin c’est l’image que j’ai voulu donner. A voir le résultat….

20130625223550_c3da02af_me

 

C’est étrange à ma montre il reste moins d’un km  et je ne vois toujours pas la bifurcation où nous avions fait demi tour avec ma fille la veille. Je ne me suis pas déviée d’autant en cherchant les toilettes ! J’ai un moment de panique. J’étais sûre que le parcours de fin était commun aux trois courses. Me serais-je trompée quelque part ce qui expliquerait la réflexion du coureur ? Je continue, de toutes façons je n’ai pas le choix. Je n’ose pas demander à ceux qui me doublent. Je me sens tellement pas à ma place que ce n’est pas la peine d’ajouter dans le ridicule. Les 28 km sont dépassés et toujours pas d’arrivée en vue.

Enfin je reconnais le paysage pris en photo la veille sous le soleil. D’ailleurs le soleil semble gagner sur les nuages : il serait temps. Je reprends la course par intervalle histoire de tenir en respect les contractions. Il y a de plus en plus de spectateurs sur le bord de la route. Je me dis que ma fille doit en avoir ras-le-bol de m’attendre depuis ¾ d’heure.  Il y a des encouragements que je n’ai pas le sentiment de mériter et une petite boule qui se forme dans ma gorge. Je déroule bien, je ne sens pas de crampe, j’ai presque l’impression d’être légère et je m’en veux de ne pas avoir plus couru alors que cela me semble presque facile (c’est en descente je précise !!!).

Je franchi l’arrivée seule, les bénévoles avec les médailles du Circus ou du marathon s’écartent, celle avec le petit pot de plante aussi. Le speaker annonce l’arrivée d’une concurrente de la Cap Aubrac d’un ton surpris et enchaine de suite sur l’arrivée du finisher suivant de la Circus. Je trottine dans l’indifférence générale jusqu’aux pinces pour récupérer la puce et je m’isole dans un coin pour appeler ma fille. Mais elle m’avait vue arriver et suivi de loin. Mes premiers mots ont été « J’en ai bavé » puis la boule dans la gorge a pris toute la place. Je n’arrivais pas à savoir si c’était le soulagement d’être arrivée ou la déception de ma course. Je crois surtout que j’étais déçue par moi, d’avoir joué la sécurité de la marche. Tiens mon temps d’ailleurs il faudrait arrêter le chrono !

Je vais me chercher un coca et un truc à grignoter. Je n’ai pas faim ni soif mais un peu de sucré me fait du bien. J’ai transporté mes amandes et abricots pour rien ; juste avalé deux compotes !

Il était annoncé un cadeau finisher. Je me disais que j’avais dépassé la barrière horaire et que j’étais donc hors-jeu. J’ai posé la question mais en fait il n’y avait rien d’autre que le T-shirt avec le dossard. Je suis allée voir les résultats mais je n’y figurais pas.

J’ai réussi à joindre Stéphanie au téléphone et nous avons enfin pu faire connaissance. Elle a couru le 18km qui en faisait 20 et son mari la même course que moi mais beaucoup plus vite en un peu plus de 3h. Rencontre bien agréable qui a permis de faire passer cette boule dans ma gorge.

Avec ma fille nous avons pris le chemin du retour vers la tente. Cette fois-ci c’est elle qui menait l’allure. Je me contentais de suivre en refaisant la course dans ma tête. Enlever les chaussures a occasionné des crampes dans les pieds. Décidément. Une bonne douche pendant que ma demoiselle pliait la tente et rangeait les affaires ; je n’ai pas regretté de l’avoir emmenée ! Je n’avais plus qu’à me glisser derrière le volant !

En route pour la maison, j’ai un peu saoulé ma fille avec tous les détails de la course et mes interrogations ! Et pendant mes silences je continuais à chercher des réponses.

A aucun moment je n’ai pensé abandonner. Ne pas être dans les temps était une déception mais ne pas aller au bout était inenvisageable.

Une fois à la maison les résultats étaient en ligne et ouf j’y figurais... tout à la fin ! Je suis même sur le podium inversé puisque seuls 2 autres concurrents sont après moi. Vu leurs temps ils ont dû cueillir les jolies fleurs sur le parcours. Du coup j’ai remonté le classement et je me suis dis que si j’avais couru un peu plus… et là commence la grande valse des « si » !

Donc 4h53’46 » pour 30 km et non 28 km et 850mD+ et non 750m.

Le lendemain j'avais un peu mal au jambes mais le mardi mes cuisses renaclaient à me sortir du fauteuil de bureau preuve de mon manque de préparation.

J’ai aimé courir dans ces étendues. C’était tout à fait le côté sauvage que j’espérais. J’ai envie de refaire cette course pour y prendre plus de plaisir après une vraie préparation et du travail dans des chemins moins praticables que les miens pour prendre confiance. Et surtout croire en moi…

J'ai recommencé à courir le samedi suivant tranquillement.

Pour en finir côté running (pour le moment !) le dimanche 7 juillet j'ai couru les 4 km de la Toulousaine avec mes filles. Mon petit Bout de 15 ans n'a pas encore droit aux 8 km et cela m'arrangeait vu que ma reprise n'a comporté que de petites sorties en endurance.
Ce fut dur de les convaincre de s'inscrire mais nous avons pris le départ toutes les trois par une chaude matinée dominicale. J'ai couru à la sensation car j'avais oublié ma montre, donc pas de suivi d'allure. Le premier kilomètre est lent et tout en slalom pour se dégager du monde et éviter celles qui marchent. Manon a filé devant sur la fin pour arriver 45" avant nous ; elle aurait pu nous lâcher plus tôt et se rapprocher des 22'. Je suis restée avec Laëtitia et nous avons terminé en 25'17". C'est super parce qu'elle coure beaucoup plus lentement lors de ses quelques sorties. Au temps officiel j'ai gagné une petite minute par rapport à l'an dernier.
Dire que les filles ont envie de faire d'autres courses serait exagéré mais pour peu que ce soit une course caritative (même si l'euro reversé semble faible par rapport au 18€ du dossart) et que ce soit sur une distance courte elles ne disent pas vraiment "non" ! Lorsqu'elles ont vu les résultats officiels, il y a eu un sursaut de leur compétitivité !

Puis le mardi Mon Petit Bout et moi avons pris la direction de l'Ile de Ré pour une semaine de vraies vacances... mais je crois que ce message est déjà bien assez long !!!!

6 octobre 2013

Pour avoir une seconde cassolette...

trail_20du_20cassoulet... et la boite de cassoulet à faire cuire dedans, il faut courir !wink

Ma seconde participation au trail du Cassoulet de 14 km et 290m D+ à une trentaine de kilomètres de Toulouse c'était ce dimanche.

Bien que mon inscription était enregistrée depuis quelques jours, jeudi soir j'ai eu des doutes quant à ma participation ; la gorge qui gratte, le nez qui coule et la journée de vendredi à éternuer et moucher au bureau étaient de mauvais présages. Un tour à la pharmacie le samedi matin pour les gélules miracles (même si je pouvais être positive au dopage, mais vu mon classement !!!) puis j'ai regardé la pluie tomber. J'étais très moyennement motivée à me lever de bonne heure le lendemain matin mais j'ai tout de même préparé mes affaires et lorsque le réveil à sonné, j'étais décidée. Un temps gris et brumeux en arrivant sur la course mais la température idéale. A peine le nez pris et plus de mal de gorge. Yes !

Dossard_cassoulet

 

Un temps de 1h 47 à tenter d'améliorer. Cassons le suspens : je n'ai pas réussi avec 2 minutes de plus.

Samedi il a beaucoup plu et si le terrain était souple sous les running il était également boueux et glissant à certains endroits surtout dans les descentes. Comme je ne me suis pas améliorée dans les montées et que je marche toujours je n'ai pas vraiment grignotté de secondes par là. J'avoue avoir marché alors que j'aurais pu faire l'effort de courir sur certains faux-plats. Il y a vraiment du travail à faire sur le mental car si j'étais contente d'arriver je n'étais pas non plus exténuée donc... peut mieux faire !
Vu que le premier a mis 5 minutes de plus que l'an passé compte-tenu du terrain, je peux presque estimer que je me suis améliorée !!!

J'ai attendu l'arrivée de ma copine coach du semi qui elle courait le 32 km pendant que le soleil capricieux le matin commençait à sortir des nuages. Un peu de papotage d'après courses et j'ai regagné la maison pour une fin d'après-midi tranquille en crochetant au soleil.

650e/754 : 1h 50' 12'' officiel - 1h 49' 45" à ma Garmin
120e/178 féminines
22e/38 V2

Et demain lundi je suis en RTT grin___Copie

 

2 octobre 2013

Premier semi-marathon

semi_tlse_affiche_0913Rien déjà que le nom cela fait rêver car il y a tout de même "marathon" dans cette association !

Il y a un peu plus de 2 ans lorsque je me suis mise à la course à pied, les courses au-delà du 10 km me semblaient réservées à de vrais sportifs qui s'entrainaient dur et qui avait des dispositions.
Moi je voulais perdre du poids, être en forme et me défouler. Casser les cailloux et faire des trous dans le jardin n'étant pas suffisant et me défouler sur les filles pas bien !!!!

Mon inscription sur un forum féminin de course à pieds où certes beaucoup courent largement au-dessus de mes possibilités m'a doucement laissé entrevoir que je pouvais peut-être envisager, un jour, de passer à la catégorie supérieure.

Vu ma déception de ne même pas avoir réussi à refaire mon temps de l'an passé sur 10 km, une copine du forum m'a proposé de me servir de lièvre pour ne rien lâcher sur ces 21km. J'ai accepté avec grand plaisir, d'autant plus que lors de notre première rencontre à la Forest Trail cet hiver nous n'avions pas eu l'occasion de papoter. Bon je prévoyais plus que ce soit elle qui fasse la conversation et j'envisageais de me rattraper au déjeûner !

Je suis allée récupérer les dossards le samedi après-midi. Première fois que j'allais du côté du stade Toulousain ! Bien sûr il y avait un match donc effervescence dans les rues alentours. Un nouveau T-shirt vert mais avec plein d'avions dessus puisque le club organisateur est celui affilié avec Airbus et pas de pub dessus !

T_shirt_recto   T_shirt_verso

 

Arrivée un peu tardivement avec ma seconde fille je n'ai pas vu son amie qui courait le 10 km en V4 mais ce n'était que partie remise. J'ai retrouvé ma copine et nous avons papoté. Pas d'échauffement car j'avais peur de ne pas avoir l'énergie nécessaire pour boucler si j'en utilisais déjà là !!!

Tous les départs ont été un peu retardés et à 10h04 je passais sous l'arche à la fin du peloton ! Nous étions accompagnées par un jeune homme qui faisait son premier semi avant son premier marathon à New-York en novembre !

Mon objectif était 2h15 et nous avons oscillé entre 6'10 et 6'22 pour les 10 premiers kilomètres. C'était un chouaia plus vite que ce que j'avais prévu mais cela allait. Ma copine faisait le plus gros de la conversation si ce n'est pour le kilomètre le plus rapide où mes gambettes ont dû suivre le rythme de mes propos et j'y ai laissé un peu de forces ! Au premier ravitaillement j'ai pris la barre que l'on nous tendait et je l'ai grignotée au cours de la course. Je pense que vers la fin cela a dû m'aider un petit peu même si j'en ai rapporté un tiers. A la fin de la première boucle mon Petit Bout était là pour nous encourager et je n'avais pas marché si ce n'est le temps de boire au ravito et de rattraper le temps perdu ensuite. Notre jeune compagnon a profité de ce ravitaillement de mi-parcours pour prendre un rythme plus soutenu.

Entre le 10e et 15e kilomètre l'allure a varié de 6'26 à 6'42 et là j'ai craqué pour marcher un peu. Le sciatique de la jambe droite commençait à faire des siennes et je rentrais dans le dur pour moi. Les 4 kilomètres suivants je suis repassée au dessus de 7' à force d'alterner marche et course. J'avais un peu mal mais surtout le moral flanchait. Le vent était plus sensible sur cette seconde partie.

Comme ma cop a senti que c'était plus le moral que la douleur qui m'empêchait de courir elle ne m'a plus autorisée à marcher !!! J'avoue que j'ai trouvé long pour arriver sur la piste du stade puis à en faire le tour pour passer sous l'arche. Mais elle avait raison puisque c'est passé. Ma fille était juste à l'entrée du stade puis à l'arrivée. Du coup le 20e kilomètre s'est fait à 6'28 et le dernier 5'56 !!! Il faut croire que j'avais encore de la ressource !!!

La pelouse du terrain n'attendait que moi pour m'allonger après avoir reçu une rose à l'arrivée que j'ai offerte à ma fille pour l'avoir fait lever à 8h du matin un dimanche ! Je suis allée m'allonger dans l'herbe. J'en avais plein les pattes et j'ai du coup arrêté mon chrono un peu tardivement. Donc 2h18' et des poussières. Un peu moins bien que ce que je voulais faire mais toujours dans la fourchette du plan d'Eric et j'étais contente tout de même. Me voilà semi-marathonienne. Un grand merci à ma copine qui m'a accompagnée, encouragée tout du long et qui a su me pousser pour faire mieux que ce que je risquais de faire en me laissant aller à marcher de temps à autre.

Un peu de coca, un bout de banane, un morceau de pain d'épice puis j'ai retrouvé ma fille partie me chercher un gilet à la voiture. J'ai commencé à sentir des crampes dans les mollets et le pied droit et j'ai eu un peu froid en revenant vers la voiture garée loin...

Puis nous nous sommes retrouvées avec ma copine et son amie (55' et 1ère V4 !) pour déjeuner et papoter. C'était super.

A la maison il y avait une odeur de chocolat car ma fille aînée préparait un gâteau. Cela tombait bien, n'ayant plus faim le midi je n'avais pas pris de dessert ! Le goûter était assuré :-)

Une bonne douche avec quelques massages puis un peu de crochet les jambes allongées. Malgré tout ma jambe droite irradiait à cause de ce fichu nerf sciatique et me faisait visiter tous les muscles à part les quadris qui vont bien ! La jambe gauche a bien aimé la ballade et ne se plaint pas.

Une petite marche le soir avec mon aînée convalescente d'une appendicite pour dérouiller les jambes !

C'est fou comme dès le retour dans la voiture, on pense déjà à la course que l'on pourrait faire ensuite ! Bon il me faudra un certain nombre de semi-marathons en courant tout du long avant d'envisager la distance reine mais j'ai le sentiment d'avoir passé une étape. J'espère que cela me donnera confiance pour les moments où je flanche...

Temps officiel (pas de tapis au départ) : 2h19'49" mais 2h18'27" à ma Garmin
1040/1071 au scratch
165/186 féminines
15/20 V2

Pour la prochaine course : retour au trail...

21 septembre 2013

Entrainement... et course

Pour la rentrée (scolaire !) j'avais envie de tenter enfin mon premier semi-marathon. Mais quinze jours auparavant il y avait le 10 km d'une ville voisine, celui où j'avais enfin réussi à passer sous l'heure l'an dernier.
Donc l'idée améliorer un chouia mon temps sur 10km et finir un semi pas dans les dernières !
Comment concilier tout cela dans un plan d'entrainement.

J'ai donc demandé l'aide d'un des rares hommes du forum auquel je participe. C'était parti pour 7 semaines avec un 10 km le 1er septembre et le semi 15 jours plus tard.

La première séance mettait tout de suite dans le bain avec des fractionnés longs ! Jusqu'à présent je courais à allure constante bien qu'un peu trop haute pour l'allure qui irait bien avec ma fréquence cardiaque d'endurance et j'avais fait quelques fractionnés 30"/30" à ma vitesse max 13 km/h.
Plus question de faire ça. Premièrement j'ai donc réduit ma vitesse d'endurance (ouh la, je vais finir par marcher) à 8.5 km/h ! Puis j'ai serré les dents pour tenir les 8 fois 1'30 à allure max entre 12 et 12.5 km/h. J'ai tenu mais j'ai fait les récups en marchant d'un bon pas au lieu de trottiner. C'était psychologique.

Lors de la première sortie longue, autre découverte aussi le travail au seuil et seuil plus au cours de la sortie. Seuil devant être ma vitesse semi (entre 9.3 et 9.5 km/h) et seuil plus ma vitesse 10k (10.3 km/h). J'ai craqué. J'ai fait le temps de la sortie mais sans tenir ces allures. Très déçue, il faut dire que j'avais fait cela à jeûn et par une belle chaleur même en début de matinée, je suis retournée travailler ces allures le soir. Du coup dans la journée j'avais fait plus que ma distance semi !

Ensuite j'ai pu tenir mon plan mais avec toujours une récup en marchant et non en trottinant.

 

affiche_bld_2013

Arrive la semaine du 10km. J'ai mal au dos un peu plus que quotidiennement et un coup de fatigue dormant très mal depuis quelques temps ; alors sur les 2 séances je ne ferai que celle de dérouillage de la veille. Je vais d'ailleurs attendre le samedi après-midi pour m'inscrire et prendre mon dossard en même temps avec un joli T-shirt vert vif, spécial course de nuit, pour les 20 ans de cette épreuve.

T_shirt_recto   T_shirt_verso

 

Je n'y crois pas trop. Pas seulement à grignotter quelques secondes mais même à re-passer sous l'heure.
Dimanche matin, j'ai beau me dire que je ne stresse pas j'ai l'estomac qui pense le contraire et je passe visiter souvent les toilettes avant de partir accompagnée de mon Petit Bout.

Il fait beau et nous regardons l'arrivée du 3 km avant de faire la queue devant les 2 toilettes (pour plus de 1000 coureurs !). Du coup je vais me placer en fin de peloton juste avant le départ. Pas d'échauffement, un bisou à ma fille et hop c'est parti.

J'avais prévu de rester avec le meneur d'allure "sous l'heure" comme l'an passé, vu qu'il était arrivé plus d'une minute avant moi et d'accélérer un peu sur la fin si besoin... et possibilité !
Seulement le meneur 2013 est parti à fond sans doute allégé par les ballons et je l'ai suivi de loin tout en étant déjà à 10.3km/h. Celui de l'an passé avait accéléré progressivement sur le premier kilomètre.
Je me cale derrière un grand monsieur qui semble aller à mon allure et je regarde les ballons au loin. Je ne m'arrête pas au ravitaillement des 2km. On coure maintenant entre 10.4 et 10.5 km/h c'est un peu trop pour moi. Au ravitaillement de mi-parcours je marche pour boire et laisse échapper mon lièvre. Je repars à mon allure mais je sens que ce départ trop rapide a fait des dégats et en croisant mon Petit Bout sur le parcours en 2 boucles je vais lui dire que c'est dur et remarcher un peu en arrivant au ravitaillement du 7e kilomètre. Je ne crois plus améliorer mon temps et commence à douter de l'égaler. Je repars toujours à la vitesse que je me suis fixée mais je vais marcher trop souvent pour finir par passer la ligne en pleine accélération mais en 1h1' et des poussières. Râté !
Un peu déçue mais surtout je m'en veux de marcher ainsi, de ne pas y croire suffisamment alors qu'il me reste de l'énergie pour finir à plus de 14 km/h !

886e/990 au scratch
147e féminine/208
18e V2/22

Au moins c'est fait et je peux maintenant penser au semi...

Nous sommes restées pour la remise des dossards et les tirages au sort suivi d'un petit apéritif offert pour les 20 ans de cette course.
Un petit kir, quelques morceaux de fromage et je rentre déposer ma fille en lui expliquant la préparation du taboulé pour aller à la piscine me prouver que j'ai encore des forces pour 2000 m de natation sous le soleil ! Le reste de l'après-midi ce sera transat et hamac...

Deux semaines d'entrainement plus léger avec seulement trois séances de courses et une de natation sur la semaine. Le retour à la piscine couverte n'aide pas après avoir barbotté sous le soleil et avec peu de nageurs.

Mais deux semaines chargées avec la reprise des cours pour mon Petit Bout avec une entrée en seconde dans un lycée Toulousain qui nous fait lever tôt pour le trajet en voiture, puis en métro puis un peu de marche pour elle. Des ajustements le soir pour savoir qui va la récupérer lorsqu'elle sort plus tôt que moi. Une plannification un peu compliquée !
Mon aînée a changé d'orientation et renoncé à la fac pour une prépa au concours d'infirmière. Elle n'a pas validé sa première année de bio et n'a pas voulu repartir en 2e année en géographie. Une journée de cours par semaine plus du travail à la maison et elle continue son temps partiel au Mac Do. Elle est revenue à la maison car son expérience de vivre seule ne l'a pas convaincue. L'espace de liberté étant trop cher payé par la solitude seule devant son assiète le soir !
Juste le temps d'une journée de cours suivi d'un dimanche aux urgences pour une opération de l'appendicite en catastrophe. Donc mode convalence pour trois semaines.
Donc la rentrée fut mouvementée.

Et ce dimanche 15 septembre...

19 mars 2013

Le semi-marathon que je n'ai pas couru !

Dimanche 10 mars j'aurais dû prendre le départ de mon premier semi-marathon. Oh je n'espérais pas faire un temps canon mais le finir debout et avec le sourire en moins de 2h30 m'aurait déjà satisfaite. Seulement je n'ai pas pris le départ...

Revenons quelques jours en arrière (vu ma désertion du blog je ne vais pas vous raconter ces dernières semaines !).

Je suis en vacances pour une semaine. Mes filles reviennent d'une semaine de ski avec leur Papa et les deux sont avec moi en début de semaine. Il ne restera que la petite pour finir la semaine.
Un vent très violent nous cantonne lundi et mardi à la maison où nous prenons le temps... de ne pas faire grand chose mais nous le faisons avec application !
Le mercredi, mon Petit Bout et moi avions prévu une journée ski mais il pleut et c'est reporté au lendemain.
En effet le jeudi par un beau soleil nous prenons la direction des Pyrénées, guidé par TOM-TOM qui a un problème avec les stations de ski ; il ne reconnaitra que le village du même nom donc nous nous passerons de ses services pour grimper.
Pas de ski pour moi depuis 2 ans et première sortie de la saison. Je pense être en bonne condition physique mais je ne veux pas me blesser car j'ai décidé de tenter un semi-marathon le dimanche suivant.
Un plan d'entrainement de 5 semaines que j'ai bien suivi malgré le temps contrariant sans me mettre dans le rouge pour viser entre 2h15 et 2h30.
Avec mon Petit Bout nous dévalons les pistes rouges et tout va bien. Si mes chaussures et skis sont récents j'ai conservé mes vieux batons (non pas ceux avec la rondelle en cuir tout de même !) mais ils ont bien 25 ans ; ils ont vieilli plus vite que moi car ils se décomposent au fil des virages !!! Je n'ai plus que deux tiges en métail au bout des bras ! Ce détail technique n'arrivera cependant pas à entâcher mon style wink

Pause à la voiture pour reprendre des forces en début d'après-midi. Nous apprécions l'aspect pratique de la Kangoo pour casse-crouter. Le vent s'est levé même si le soleil est toujours présent et nous repartons pour quelques descentes. Super deux pistes noires sont ouvertes ! Il n'y a personne et nous pouvons choisir nos tas de neige pour tourner. L'enfoncement des bâtons sans rondelle me pousse à bien plier les genoux ! Une dernière montée sur le télésiège qui ferme derrière nous car trop de vent. Nous rejoignons le télésiège qui fait la liaison avec l'autre versant. Il est arrêté et attend une acalmie entre les bourrasques pour avancer de quelques mètres.
Nous patientons dans le sas de départ. Je suis sur le bord d'un 4 places et pour me stopper dans la légère pente et ne pas heurter le petit portillon je plante le bâton qui s'enfonce, s'enfonce et tout mon corps suit le mouvement. Le problème c'est qu'à ma droite se trouve un trou d'un mètre bien déneigé pour accéder à une dalle en béton. Je vais attérir sur le dos après une lente chute où je n'ai rien pu accrocher.
Le choc me coupe la respiration. Le machiniste accouru me demande si ça va et j'hexale un "oui" en fin de souffle. Une personne détache mon ski gauche, une main se tend, le machiniste m'attrappe sous les aisselles. J'ai une pensée honteuse pour mes kilos superflus et me revoilà à la verticale. Je cherche toujours à respirer en ayant l'impression d'utiliser 10% de mes poumons. J'ai mal comme lorsque l'on s'est cogné mais c'est supportable, mon soucis étant de respirer. Je frotte un peu à travers l'anorack. Ma fille me demande si ça va et je lui réponds qu'il faut que je pense à changer les rondelles des bâtons. Je m'accroche à une pancarte et rechausse ; nous attendons toujours que le télésiège reparte. Enfin un nouveau siège s'avance. Je m'assied et continue à me focaliser sur ma respiration. Je n'ai que deux pensées en tête : NON je ne suis pas tombée en skiant et comment vais-je pouvoir respirer dimanche ???
Le siège avance de quelques mètres puis s'immobilise à nouveau. Nous sommes au-dessus du vide et nous jouons au pendule. Je n'ai pas l'esprit à avoir peur tellement je suis concentrée sur le peu d'air que j'arrive à faire pénétrer dans mes poumons malgré les rafales de vent autour de nous. Malgré tout personne n'a l'idée d'une réplique du film des "Bronzés font du ski" !
De balancement en avancée nous arrivons au sommet où se trouve l'arrivée d'un autre télésiège qui ferme lui aussi. Donc c'est la cohue des grands soirs avec des skis, des snows dans tous les sens sur cet espace réduit. Moi qui n'aime pas la foule, j'ai un moment d'hésitation avant de me lancer. Mon Petit Bout est parti et je me décide à la suivre en prenant tout droit par les bords de piste : on verra bien.

Une fois en bas, je porte mes skis jusqu'à la voiture mais ma fille m'enlèvera les chaussures et me mettra mes après-ski. Je me cale dans le siège bien droit de la Kangoo et nous partons. Le passage des vitesses est sensible et en montagne c'est difficile de faire autrement mais en dehors d'une respiration toujours à moitié je gère !

Dans la vallée je vais m'arrêter à une pharmacie pour une dose d'Arnica de suite puis une autre en plusieurs prises ainsi qu'un patch chauffant et décontractant aux huiles essentielles (rien que çà !) que la pharmacienne va me proposer de mettre en place. Super service !

Arrivées à la maison c'est encore ma fille qui s'occupera de décharger la voiture puis de nous préparer à dîner. Je me cale dans le fauteuil devant une série et je ne bouge plus. M'en sortir pour regagner le lit sera une autre histoire.

Après une nuit peu reposante je réussi à avoir un rendez-vous avec le remplaçant de mon médecin qui est en vacances. il opte pour une fêlure sur la 9e cote. Donc repos, ne pas tousser ni éternuer et de la patience. C'est toujours amusant d'avoir l'impression d'aller mieux en sortant de chez le docteur. Un tour à la pharmacie, un autre pour le rendez-vous chez le radiologue qui l'après-midi indiquera qu'il n'y a rien. Je me sens mieux et commence à reprendre espoir pour la course de dimanche car ce n'est peut-être qu'une contusion.
Dans la soirée lorsque l'anti-inflammatoire aura dissipé ses effets je comprendrais vite que dimanche le départ se fera sans moi. En effet une fêlure ne se voit qu'une fois le cal de réparation formé.

Mon Petit Bout qui serait restée avec moi pour être ma supportrice de choc est donc allée passer le WE complet chez son Papa et ce sera un WE seule. J'aime autant car elle n'a pas à être ma garde-malade, ce n'est pas son rôle !

Samedi matin je suis allée chercher mon dossard au centre commercial. Je savais que je n'accrocherais pas le numéro sur le maillot mais puisque tout était payé autant récupérer mon T-shirt.

 

Semi_Blagnac 

Samedi après-midi le soleil était radieux et j'avais très envie d'être dehors. Alors j'ai décidé de reconnaître en marche cool un petit chemin pour un entraînement de trail. Lorsque je cours je pars de la maison. Là j'ai pris la voiture pour agrandir mon territoire.
Bon début de chemin depuis le village puis le long d'un champ, un peu boueux mais pas trop glissant. Et puis la boue ne me fait plus peur après trois heures de "pataugeage" !!! Sauf qu'avec une cote en vrac ce n'est plus la même sensation.... de plus je n'ai pas pris de chaussures de rechange : tant pis je conduirai en chaussettes au retour !!! Passage dans un bois dans un chemin bien glissant sous les feuilles. Je m'interroge sur la conduite à tenir : rentrer me caler au fond du fauteuil ou continuer. Je continue car à part quelques petites pointes de douleur c'est très supportable. Il faut juste que je ne respire pas trop fort ! Je rejoins un large chemin qui passe le long d'une ruine de moulin.

Voie_romaine_moulin

Ce chemin qui va continuer dans la forêt s'appelle la Voie Romaine : je suppose donc que les romains prenaient énormément de bains de pieds car cela va être une succession de trous d'eau de la largeur de la route qu'il faudra contourner en passant entre les branches, les ronces. Je n'avais pas prévu cette gymnastique. Un coureur qui m'avait rattrappée a d'ailleurs fait demi-tour devant les obstacles. Têtue, j'ai continué et dans un trouée d'arbres j'ai pu apercevoir, au zoom, les Pyrénées.

Voie_romaine1

Ma moyenne horaire était loin de ma marche habituelle mais j'avais tout l'après-midi pour moi !!!
Après avoir monté il fallait redescendre et là ce fut à pas menus dans une trace glissante : la peur de tomber, la douleur lorsque l'on bloque le corps. Sur le tracé trouvé sur le Net était indiqué "passage de gué". Vu les pluies récentes je me suis dit que le ruisseau risquait d'avoir pris de l'ampleur. Mais non il était toujours franchissable. Le problème c'est qu'il était 2 m plus bas et que la pluie avait raviné les deux flans pratiquement verticaux. Quelques allers-retours le long pour voir si je trouvais un passage plus praticable. Rien. Renoncer et refaire à l'envers ce que je venais de traverser ? Non !
J'attaque la descente en m'accrochant aux racines, j'enjambe et la remontée s'avère très glissante mais je fini par prendre pied... au milieu des orties. Aie ! Du coup la cote se fait oublier !!! Passage le long des champs puis dans un chemin privé et enfin la route où je vais pouvoir améliorer mon allure.
Normalement j'aurais dû trouver un chemin sur ma gauche pour emprunter une route pratiquement déserte et parralèlle. Je l'ai aperçue au loin avec des joggeurs mais pas vu le chemin pour la rejoindre. De toutes façons les deux arrivaient à ma voiture au bout de 9 km et 200 m D+.

J'étais ravie de ma ballade et satisfaite de ne pas avoir cédé à la facilité de renoncer vue les circonstances.

Le soir avant de reprendre un anti-inflammatoire j'avoue que je me suis demandée si j'avais eu une bonne idée d'aller gambader.

Dimanche matin il était prévue que je retrouve une fille du forum de course que je fréquente et que j'avais rencontrée brièvement avant le départ de ma course nocturne. Nous devions prendre le départ ensemble, puis elle m'aurait largement distancée avant de m'attendre à l'arrivée ! Je n'avais pas eu l'occasion de lui annoncer ma défection donc je suis allée à notre rendez-vous et je suis devenue supporter. Il faisait beau et nous avons fait plus amplement connaissance avant le départ. J'ai ensuite remonté le parcours jusqu'au 4e km où j'ai pu l'encourager puis bifurqué au 15e km où j'ai attendu le passage des premiers en discutant avec un bénévole. Oui, oui vous avez bien lu : discuté, pas seulement demandé l'heure qu'il était. Je me sociabilise, non !!! J'ai vu arriver ma copine bien partie pour améliorer son temps. J'ai donc regagné l'arrivée par un chemin plus rapide. Elle est arrivée en 1h54'34" ravie de battre son temps précédent et en pleine forme. Avant de se quitter nous avons peaufiné le projet d'une course relais fin avril sur 42 km à 5 au milieu de châteaux viticoles. Hips !
Bien sûr un peu déçue de ne pas avoir couru surtout avec les conditions idéales de soleil et de température. Je voulais aussi savoir si je tenais la distance en courant pour me rassurer à tenter un trail de 27 km 500m D+ fin juin en Aubrac. Je serai un peu moins confiante mais je vais m'inscrire tout de même !

Lundi retour au boulot pour une semaine avec des pauses déjeuner devant l'ordi !
Mais ce WE il devrait faire beau et j'envisage à nouveau une ballade marche de reconnaissance...

Commencé vendredi dernier pendant le midi ce billet n'a pas eu la suite espérée.

Dans la nuit de vendredi à samedi : hémorragie. Combinaison malheureuse de l'AINS et de cette nouvelle étape de ma vie qu'est la ménopause. C'est la seconde fois puisque deux jours avant le marathon de Toulouse en relais en octobre cela m'était arrivé... au bureau.
J'ai décidé d'arrêter l'AINS mais la douleur pour simplement me bouger dans la maison était telle que j'ai cédé. Comme il n'est pas facile de voir son médecin le WE j'ai simplement continué la médication. (J'ai vu le docteur lundi soir qui a prolongé le traitement ; pour lui il y en a pour 6 semaines pour tout rétablir dont bien 15 jours avec douleurs. Bouh !!!)
J'étais claquée la journée de samedi et même avec la reprise des médicaments j'avais vraiment mal à me demander si je n'avais pas re-fissuré quelque chose. Heureusement une bonne nuit, la poursuite du traitement et dimanche cela allait mieux. Il ne fait pas bon vieillir !

Donc pas de balade pendant le WE. De toutes façons il a plu ! Mon Petit Bout a fait des gâteaux, ce qui ne va pas arranger la prise de poids inévitable suite à l'arrêt sportif même en diminuant mes rations !

Donc il faudra plutôt encore deux semaines tranquilles et je tenterai de reprendre la course le WE suivant. Je pense qu'il sera plus aisé de courir que de nager. Cela me laissera 3 semaines pour gagner un peu de vitesse pour le marathon en relais puis quelques jours pour un nouveau 10 km en essayant de grignotter quelques minutes sous l'heure et un mois et demi pour travailler les montées et les descentes en allongeant les distances. Sans doute quelques virées en montagne pour de la rando-course. J'avoue que j'ai hâte d'y être ! Enfin ça ce sont les prévisions que je me plais à faire pour me remonter le moral...

Je ne me sens pas "droguée" de course. Je ne m'ennuie pas parce que j'ai toujours des tas de choses à faire. Par contre je sens que j'ai besoin d'être dehors, de me confronter à l'effort et aux éléments et de me griser de cette liberté que j'éprouve lorsque je trottine sur les chemins ou la route. Besoin de me défouler aussi, de me fatiguer autrement qu'à me coucher tard et me lever tôt.

Patience...

Semi_Blagnac_dos 

8 février 2013

La gadoue, la gadoue !!!

Forest_Trail_affiche_2013Samedi dernier j'ai donc participé à ma première course nocturne. Je m'étais achetée une lampe frontale que je n'avais eu l'occasion d'utiliser que deux fois en deux petites sorties sur route et un bout de chemin connu ; donc pas très rassurée sur cette nouveauté. Pour augmenter l'inconnu j'avais choisi une course de 18 km (les 12 km étant complets). Et tout cela dans les bois avec les loups, les sangliers... non là j'exagère !

Lorsque j'avais récupéré mon dossard le samedi précédent dans une boutique de running partenaire à Toulouse, la personne m'avait souhaité "bon courage" car les chemins étaient très boueux. J'en avais déduit que mes chaussures auraient sans doute besoin d'un petit coup de brosse au retour.
Pas de T-shirt cadeau cette fois, juste un sac pour y ranger le matériel de course qui commence à s'entasser !

Forest_Trail_dossard_sac

La journée du samedi fut froide et pluvieuse avec même un peu de grêle. Mes filles trouvaient que j'étais folle. J'avoue que j'étais tentée de les croire quand j'ai quitté la maison en début de soirée moyennement enthousiaste. En plus j'apréhendais un peu à cause de ma cheville sensible lorsque le pied est en dévers.
Mais c'est justement parce que personne ne m'y oblige, si ce n'est ma petite voix intérieure que je suis allée à la Forest trail 2013 pour la Météore (18 km 300 D+) dans la forêt de Bouconne à 15 km de la maison !
Arrivée aux alentours de la base de loisirs je n'étais pas la seule à avoir entendu la petite voix intérieure ! Beaucoup de voitures. J'ai fini par trouver une place pas trop loin du grand chapiteau. Juste à temps pour voir le départ du 43km.

J'ai guetté l'arrivée sous le chapiteau d'une habituée des trails que je fréquente via un forum et dont j'allais enfin faire la connaissance. Cela me rassurait un peu de ne pas me lancer seule dans cette aventure puisqu'elle me proposait de partir ensemble. J'ai également rencontré une deuxième habituée du forum qui participait aux 12km. Un retour à ma voiture pour finir de me préparer avec une petite averse de grêle au passage puis ce fut le départ sur un chemin goudronné puis empierré. Tout le monde faisait attention d'éviter les flaques d'eau... si on savait !!!

J'ai loupé l'enclenchement de ma montre. Il me manque un petit kilomètre. Dommage ce fut le plus rapide au côté de ma copine de course  !!
Première gadoue, première montée. Elle court, je suis, mais ma cheville part dans tous les sens et je m'inquiète. Comme cela commence à marcher autour je fais de même et elle s'éloigne. Je ne la reverrai plus !
A partir de là je vais tenter de maîtriser le patinage. Malgré deux ans de patinage artistique dans ma jeunesse, le côté artistique est totalement absent.
Après la montée on descend et là c'est une autre technique surtout dans un petit chemin monotrace en forêt. Le but : aller d'arbre en arbre en version dérapage les uns derrière les autres comme en ski.
Puis c'est le premier des nombreux bouchons avec le passage d'un fossé avec eau, corde, cris, rires et quelques farfelus qui voudraient doubler tout le monde car ils pensent qu'ils vont y arriver les doigts dans le nez. Ce sera comme pour les autres, les pieds, les genoux, voire les fesses et les mains dans la gadoue pour accrocher tout ce qui est à portée. Premier passage difficile : on fait attention de ne pas tomber, d'avoir du style dans les glissades, de ne pas être ridicule. Les jambes sont fraîches pour récupérer l'équilibre parfois précaire.
16 mn pour ce kilomètre ! Cela ne va pas être facile de respecter la barrière horaire de 3 h !!! (heureusement elle a dû être repoussée ou annulée !)
Suivront des passages succion où l'on craint d'y laisser une de ses superbes chaussures de trail si ce n'est les deux puis d'autres glissades, dérapages, trous, ponts de fortune, cordes. Cela ressemble beaucoup à un parcours du combattant, ou tout du moins ce que j'en imagine au vue de certains reportages à la télévision. La seule différence c'est que personne ne nous aboie dessus. Il y a même un monsieur qui me tendra la main pour me hisser sur l'autre bord. Moi qui veux toujours faire toute seule, j'apprécie le geste et profite de ma condition féminine.

Du coup les portions courues sont minimes ; pourtant il est presque plus facile de courir que de marcher à certains moments. Je ne peux pas dire que j'acquiers une technique car j'ai le sentiment que jambes et bras ne sont plus coordonnés mais j'essaye de relâcher au maximum car dès que je crispe un peu suite à une glissage moins bien contrôlée c'est "panique à bord".
Ma cheville tient bien le coup et je n'y pense presque plus. C'est le traitement par la boue qui doit lui être profitable !

Lors d'une belle montée je doublerai un peu en marchant. Cela me confirme que je maîtrise mieux la marche. C'était amusant depuis le bas de deviner la pente au gré des petites lumières des coureurs.

Pas de pluie, un peu de vent frisquet sur certains plateaux et un ciel de plus en plus étoilé que je ne regarderai pas souvent car ce sont surtout les deux mètres devant mes pieds qui captent mon attention dans le faisceau de lumière.
Il faudra attendre les deux tiers du parcours pour que je pose, avec délicatesse, les fesses au sol lors d'un passage de pont où je ne sais pas trop ce que j'ai trafiqué mais ma fièrté était depuis longtemps recouverte par la boue ! Un peu plus loin ce sera la vraie chute avec glissade sur les fesses et le dos. Pas de mal mais les muscles qui commencent à être fatigués à force de contrôler mes ébats en tout sens ont manqué de vigilance. Alors je vais plus souvent marcher. De toutes façons à chaque passage difficile je rattrapperai ceux qui m'ont semée en courant. Donc rien ne sert de courir... si ce n'est bien sûr que je suis derrière eux !!!
A ce stade-là on ne se soucie plus de mettre les pieds dans l'eau. D'ailleurs c'est souvent le meilleur endroit pour marcher car la petite rigole où l'eau évacue la boue est souvent caillouteuse et accroche bien.
Je commence à bien sentir mes fessiers et mes hanches à force d'onduler du croupion et sans doute un début de crampe dans le mollet gauche que je présume lors de certaines crispations. J'avoue que j'en ai un peu ras le bonnet de la gadoue !
D'ailleurs dans le dernier kilomètre, après un petit bout de route, ce sera un festival de mares d'eau et de gadoue qui s'accroche bien aux chaussures. Allons-y gaiement. Après la dernière je reprendrai un pas de course alourdi pour entrer sous le chapiteau à l'annonce de mon prénom et d'un petit mot de félicitation.
J'en oublierai d'arrêter la montre et la frontale. Je ne m'en rendrais compte que lorsque j'irai chercher mon sandwich saucisse et mon coca où le gentil monsieur qui me sert me regarde un peu par en dessous !!! Pour une fois que j'éblouissais un homme !!!
Je cherche ma camarade de barbotage mais elle a dû arriver depuis un moment et rentrer chez elle.
Je me pose dans un coin. Le délice de la saucisse fumante dans une baguette de pain et d'un coca pas light ! Un coup de fil à la petite pour lui dire que la nuit en forêt n'aura pas eu raison de moi. Je prends d'ailleurs conscience que j'avais complètement occulté la notion de nuit. Souvent il y a eu du monde autour mais pendant les quelques passages où j'étais seule, j'étais tellement concentrée sur mon adhérence au sol que j'oubliais le reste. Il faut dire aussi que vu la vitesse à laquelle j'avançais on ne peut pas vraiment parler de "course" nocturne ! De même je serais incapable de retrouver le chemin. Je me souviens d'être passée sous la halle d'un village et puis plus tard dans les rues d'un village (le même ?) ; heureusement qu'il y avait des balises et de gentils bénévoles "réfléchissants" ou "illuminés" ayant toujours un mot d'encouragement, voire une main tendue pour ne pas glisser lors d'un passage délicat.
Pendant le parcours j'ai bien bu jusqu'à ma chute (contrairement au trail précédent) où l'embout s'est recouvert de boue et lorsque je l'ai porté en bouche j'ai eu de la terre pour un moment entre les dents : cela occupe. Pas de ravitaillement, ni de boisson sur ce trail. J'avais avalé une compote lors d'un passage de route dans un village. Les amandes et abricots secs sont restés dans le sac car pas assez facile d'accès dans ce parcours tourmenté. Mais comme j'ai pas mal de réserves...
J'ai commencé à avoir froid alors j'ai regagné ma voiture pour me changer en finissant mon sandwich. Il ne faisait pas chaud 3° et j'avais hâte d'enfiler des vêtements secs, d'alléger mes pieds du poids des chaussures gonflées d'eau et de terre et de mettre le chauffage à fond. Pas simple de retirer les chaussures avec des doigts gelés et des crampes qui gagnent les orteils dès qu'on force un peu dessus. A minuit j'étais à la maison où mes filles attendaient le retour de leur maman un peu folle. Un petit récit, une bonne douche, quelques massages à l'huile d'arnica, un câlin avec les filles et il n'a pas fallu me bercer.

Le dimanche matin ce fut lavage au jet des vêtements avant le passage en machine ainsi que des chaussures. Le haut du maillot est propre car c'est le coupe-vent qui a pris ! 

Je n'ai pas vraiment eu de courbatures j'ai senti un peu les fessiers et l'arrière des cuisses mais le lundi midi à la piscine cela ne m'a pas gêné. Deux séances de natation et mercredi midi j'ai repris mes 40 mn de course... sous la pluie.

Même si ce ne fut pas vraiment une course, vu les temps d'attente (à ma montre je suis restée plus de 20 mn sans bouger au total !) je suis contente d'être allée au bout de ce trail. J'ai aimé courir de nuit même si je voudrais bien savoir ce que l'on ressent à courir sur un terrain "normal" la tête sous les étoiles.
Je me sens rassurée pour tenter un semi-marathon même si je sais qu'il va falloir courir tout le temps et gagner un peu de vitesse mais les 21 km me font moins peur.
Et j'ai très envie de continuer le trail. J'ai repéré les trails en Aubrac en juin. Il y a celui de 18km avec 350 D+ donc là je suis dans du connu mais du coup je lorgne maintenant sur le 27 km 515 D+. L'envie de toujours faire plus, mais juste un petit peu pour y aller progressivement !

Ma montre : 17.35 km et 3h10' mais il manque un kilomètre environ
Temps officiel : 3h15'51"
247e sur 274
53e sur 62 féminines
5e sur 6 V2 Dommage la 3e V2 est moins d'une minute avant moi. Bon les 2 premières V2 ont une heure d'avance (pas la même planète !)

Ma copine a mis 2h52'. Cela fait 30 ans qu'elle coure et a déjà fait les 100km de Millau entre autre ; même si elle dit qu'elle n'est pas rapide, nous ne sommes pas dans la même catégorie !

Quelques photos prises par ma copine pour illustrer la gadoue !

Forest_trail_gadoue

27 janvier 2013

Tracer dans la neige

Première course de 2013 et je découvre la course dans la neige le WE passé.

D'ailleurs c'est son nom "Découverte" à ce 12 km parmis les 3 courses de la Romeufontaine à Font Romeu (12, 25 et 40 km).

A quelques jours de mon anniversaire j'ai décidé de m'offrir un petit WE à la montagne !
Samedi midi après avoir "abandonné" mes filles à une journée shopping avant d'aller chez leur Papa, je prends la route avec tout mon attirail "sports d'hiver" : piste, fond, raquettes. Je suis prête à toutes les éventualités !!! J'ai programmé pour la première fois mon GPS et Tom va me guider.
Mais arrivée au pied des montagnes à Ax les Thermes, la gendarmerie bloque l'accès ; on ne passe pas, même par le tunnel à cause du risque d'avalanches ! Re-programmation de Tom qui décide de me tenir tête mais j'aurai le dernier mot ! Je vais donc franchir un autre col ouvert, des gorges superbes et désertes en direction de Quillan et faire un crochet de 100 km en route de montagne. Pas très grave j'aime conduire !

Mais le temps file et je dois aller chercher mon dossard avant 19h.

J'attaque la montée sur Font-Romeu alors que la nuit tombe, qu'il pleut et qu'il y a de plus en plus de neige sur les bas-côtés. Je me vois déjà chaîner pour les derniers kilomètres.
Enfin Tom me dit "Vous êtes arrivée". Super c'est mon hôtel ! Vite la chambre, je décharge la voiture et je repars pour le centre ville à la recherche de mon dossard. Quelques péripéties et enfin j'ai mon sésame, le T-shirt et les prospectus. Un tour rapide sur le mini village, surtout stand SALOMON puisque c'est le sponsor principal et je retrouve ma chambre d'hôtel.

T_shirt_recto_Romeufontaine_2013 

T_shirt_verso_Romeufontaine2013 
Un air de maillot de foot !!!

Je prépare mes affaires pour le lendemain et descends dîner. D'autres coureurs dans la salle du restaurant : un groupe d'espagnols, des  couples et des solitaires... mais pas de quoi fantasmer !!! La neige se met à tomber pendant le repas ; je vois en contre-bas ma voiture se recouvrir. C'est joli bien sûr mais un peu inquiétant pour demain.
La nuit sera moyenne ; je m'inquiète un peu et me demande si j'ai bien ma place dans ce trail. A 6h15 j'entends les premiers bruits. Il y en a qui vont faire le 40 km avec un départ à 7h30. J'ouvre les volets. Oups la route est blanche, ma voiture aussi et les courageux sont en train de gratter les 8 cm de la nuit ! La neige tombe doucement...
Un petit coup de stress en plus : Va-t-il falloir que je chaîne pour monter jusqu'au village ? Ne devrais-je pas y aller à pied ? Vais-je avoir assez chaud ? Et surtout : vais-je y arriver ??? Je me recouche jusqu'à 7h. Habillage classique pour descendre prendre le petit-déjeuner. Que des coureurs à cette heure ! Ceux-là sont pour le 12 ou le 25. Tous ou toutes avec le profil effilé du coureur et 20 ans de mois !!!

A 8 h je gratte le pare-brise avec une de mes raquettes puis j'engage la voiture dans la montée. Avec souplesse ça passe. Je serre les fesses pour ne pas avoir à m'arrêter !!! Il y a 30 ans je ne me posais pas toutes ces questions lorsque je quittais Annecy pour monter à la Clusaz faire la fête avec une mini sans pneus neige !!!

Je trouve une place pour garer la voiture, je quitte mes après-ski douillets et chauds pour les runnings, je colle le dossard et la puce sur mon coupe-vent et je rejoins le point de départ. Il fait -3° et il neige toujours !
Nous sommes presque 900 à attendre le départ, le 12 et le 25 km ayant un départ commun.
La semaine précédente j'avais acheté des Yaktrax au cas où (ce sont des chaînes pour chaussures !). Certains les avaient aux pieds, d'autres pas. J'ai hésité, n'ayant jamais couru avec cela (dans la neige non plus d'ailleurs) puis je les ai enfilés sur les chaussures. Quelques pas pour me placer en fin de peloton ; contrairement à ce que je craignais, je n'étais pas gênée pour marcher.

Enfin c'est le départ sur la route, en montée bien sûr, puis très vite dans un chemin étroit donc étranglement, arrêt puis marche. Cela va être ainsi pendant 1 km avant de commencer à courir. Pas très vite car une petite rigole de 40cm entourée de neige profonde cela limite les dépassements. Je suis enchantée d'avoir mis les crampons. Je remarque les pieds de la personne que je suis qui glissent à chaque effort alors que ce n'est pas mon cas. Je prends de l'assurance et j'en profite pour doubler dans une descente où le sentier s'est élargi. Nous passons dans la forêt et la neige qui tombait ne se fait plus sentir. Il fait presque doux, c'est cotonneux et malgré la file de personnes devant et derrière, il y a comme un sentiment de paix. Pourtant je n'ai pas vraiment l'occasion de regarder le paysage. A 50 cm de la personne de devant je vois surtout ses pieds et l'endroit où poser les miens ! Plus de question dans ma tête. Je cours ou je marche, je suis dans l'effort et je ne stresse plus. Bon il est vrai que vu mon niveau je ne me mets pas la pression pour le chrono !!!

Au bout de 4 ou 5 km je vais suivre la même personne. J'ai réussi un lâcher un duo d'espagnols (très nombreux sur cette course) bavards et se mettant côte à côte pour empêcher tout dépassement dès que la trace s'élargissait. En dehors du fait qu'ils ne fument pas en course, ils sont aussi pénibles que sur les pistes de ski !!! La fille qui me précède et moi avons le même rythme. En montée elle marche et cours à nouveau dès que c'est possible. C'est une irlandaise. C'est noté sur son maillot !
En effet j'ai du mal à estimer mes possibilités. Dans les montées je sens que je pourrais marcher plus vite et doubler car c'est une allure que je maîtrise mais en course je n'ose accélérer (un peu). Je ne sais pas trop ce qui m'attends alors je reste prudente. Et puis le fait de freiner d'autres personnes vu l'étroitesse du parcours alors que je les aurais doublées à un moment me contrarie.
Arrivée sur un plateau, à la sortie d'une portion de sapins c'est le retour de la neige fouettée par un vent glacé. Je trouve que mon petit coupe-vent aurait eu un avantage à être en gore-tex plus étanche (pour le prochain Père-Noël !). C'est le moment dont profite mon dossard pour s'envoler. Depuis quelques temps il se décollait (je n'avais pas voulu sécuriser par des épingles et faire des trous dans le coupe-vent), une rafale de plus l'a emporté loin de moi dans la neige fraîche. J'ai bondi  pour l'attrapper mais comme dans les comédies il a attendu d'être à portée de main pour partir plus loin. De saut en saut, j'ai fini par plonger et le plaquer au sol. Je me suis relevée toute blanche, mon bout de papier à la main. J'ai rejoins la trâce. Mon irlandaise est au loin. Que faire de mon dossard qui doit rester visible et non plié à cause du fil de la puce. Hop il finira coincé dans le pantalon au chaud ! Cet épisode m'ayant galvanisée (et un peu vexée) je décide de retrouver ma place dans la file et double en montée pour me replacer derrière mon irlandaise.

Nous arrivons à la séparation du parcours du 25 et du 12 km. Je soulève mes vêtements pour montrer mon dossard.
Au 7e km je ne m'arrête pas au ravitaillement. Je passe le bip de contrôle. J'avais pris le Camel Bak mais je n'ai pas encore bu et maintenant l'embout est gelé ! Pas au top sur ce coup-là.
Depuis quelques semaines mon talon d'achille gauche était douloureux à partir de 6 km ainsi que le matin ou en fin de journée alors j'ai massé et glacé en me disant on verra bien. Je m'étais mise à boire plus... d'eau.  Je craignais de le sentir très vite suite aux efforts dans la neige mais est-ce le froid, je n'ai eu aucune douleur pendant la course.
Depuis un moment c'est une montée continue donc beaucoup de marche et je me décide à doubler l'irlandaise. Les espaces entre les coureurs se sont élargis. J'en profite pour faire quelques photos. C'était bien la peine de porter l'appareil et de ne pas le sortir. Du coup l'irlandaise repasse.

Romeufontaine_2013_plateau
Sur le plateau dans la neige

Romeufontaine_2013_Irlande
L'irlande prend le large !

Voilà nous avons atteint le point le plus haut de la course et commence la descente. Facile au départ car le chemin est large et je me prends à rêver de gagner du temps sur le chrono car pour le moment la vitesse moyenne est plus basse que lorsque je marche sur terrain plat !
Mais je vais vite déchanter. A nouveau une mono-trace mais très creusée et avec des niveaux de pas différents. L'horreur pour les cuisses, les chevilles. Je vais louper mon coup en voulant enjamber un trou d'eau et m'y enfoncer jusqu'au genou. Brrr c'est froid ! J'imagine déjà mon pied droit dans une gangue de glace !!! Mais cette sensation de froid va vite partir, la chaussure gorgée d'eau va s'alléger ; je suis ravie de ne pas avoir de chaussures en gore-tex et je ne vais plus y penser.  De toutes façons le terrain réclame toute mon attention. Je vais laisser passer deux coureurs plus intrépides mais à mon niveau dans le peloton tout le monde préfère assurer.
Une nouvelle montée et je re-double mon irlandaise. Je prends le rythme derrière un couple.
Mon Garmin m'annonce 12 km et je n'entends toujours pas de speaker, ni la clameur de la foule en délire, je ne vois pas d'arche d'arrivée. Non je ne suis pas partie sur le 25 km, j'ai pris la bonne direction !! Le chemin toujours descendant est plus large mais très grumeleux et fuyant. Je suis le couple et le rythme s'accélère, l'écurie est proche ; quand soudain c'est la chute. Ma cheville gauche a lâché et je me suis affalée dans la neige dure. Ma première réaction est de regarder si on m'a vue tomber. Devant, le couple continue et il n'y a personne derrière. Ah bon personne ? Ouf pas vue !!!
Je me relève, la cheville un peu douloureuse ; je fais quelques moulinets, puis quelques pas et je recommence à courir, moins vite. Plus une gêne qu'une douleur mais maintenant une appréhension sur ce terrain. La pente s'accentue, s'élargie mais c'est un champ de mines côté surface et la cheville n'apprécie pas beaucoup. Enfin je vois une porte de gymnase et un tapis rouge. Dernier virage et ... l'irlandaise foule le tapis rouge une seconde avant moi !!! Je ne l'ai même pas entendu arriver !!! 1h 58' 37" pour 12.67 km à ma montre
Mon nom s'affiche en gros sur le tableau lumineux. Whaou comme pour les pros ! Le plus drôle c'est qu'il va le rester un moment car le tableau va mettre du temps à être "raffraichi" !
Je bois, je mange un peu. Je suis contente d'avoir terminée mais je n'ai pas le sentiment d'être très fatiguée. Ma cheville devient plus sensible, je commence à avoir froid et j'envisage de regagner ma voiture lorsque le speaker rappelle qu'il y a des masseurs, des ostéopathes. Tiens, pourquoi ne pas aller montrer ma gambette ?
La salle des massages est chauffée. J'attends mon tour. La jeune masseuse qui va s'occuper de moi va confirmer ce que je pensais. Pas d'entorse mais il y a bien eu un choc car mon pied gauche est plus chaud que le droit à l'issue des massages. Elle me conseille de glacer. En tout cas c'était bien agréable ces massages au chaud par quelqu'un qui prend soin de vous.
Je renfile mes chaussettes mouillées et je retrouve la froidure hors du gymnase. Mais c'est que nous sommes loin du centre ville, de ma voiture, de mon anorak duveteux et de mes après-ski fourrés. La descente dans les chemins enneigés malmène ma cheville ; j'ai voulu couper court et ai délaissé la route uniforme, je ne sais pas si j'ai bien fait. Enfin j'arrive à mon but et quel bonheur de retrouver mes petites affaires dans la voiture !
De retour dans la chambre, une bonne douche, un massage d'huile à l'arnica, un rocher Suchard mis spécialement pour moi dans mon sac par ma plus jeune fille et je vais déjà mieux. Et que vois-je petit à petit par la fenêtre de la chambre ? Le ciel bleu gagner du terrain sur les nuages pour laisser le soleil illuminer la neige et découvrir les sommets alentours ainsi que la grande courbe du four solaire.

Romeufontaine_vue_chambre1
Vue depuis la chambre

Romeufontaine_vue_chambre2
Le four solaire et plus de ciel bleu

Je ne peux pas rester enfermée avec ce temps-là. Je regrette presque que la course soit terminée. J'ai l'impression d'avoir encore plein de forces. Je décide de monter à pied au village. 2km avec une cheville qui semble tenir la route. Grace aux massages, à l'arnica, au chocolat ???
Il n'est pas encore 15h et le village est désert car les boutiques sont encore fermées. Je continue ma montée en direction du gymnase d'arrivée pour voir ce qui s'y passe. Le dernier coureur des 40 km entre dans le batiment en même temps alors que la remise des prix vient de commencer. Je trouve une chaise et profite de la fête. Je vais voir les résultats affichés et suis contente de ne pas me trouver sur la dernière page :-)
Le dernier récompensé, je décide de faire une photo de l'arrivée et commence à refaire le chemin à l'envers. J'ai bien dû remonter 1km pour faire des photos, c'était si beau sous le soleil et donc voir l'endroit où je suis tombée. C'était trop bête, si près du but.

Romeufontaine_2013_parcours2
Le ciel de l'après-midi !

Romeufontaine_2013_parcours1
Le bonheur d'être là à cet instant...

Du coup j'ai marché plus de 6 km l'après-midi.

Je tricote, je crochète, je bouquine avant le repas puis je descends doucement à la salle de restaurant. La cheville est plus douloureuse mais je ne boite pas. Rester digne !!! Bien sûr je me pose des questions sur la prochaîne course dans 13 jours.
La salle est vide, tous les coureurs sont partis, reste un couple de retraités et moi. C'était ma grosse apréhension me retrouver seule à une table de restaurant pour deux dîners ! Je vis cela comme un échec :-( Je suis fière d'avoir surmonté cela.
La nuit sera bonne mais les premiers pas matinaux difficiles. J'ai bien fait de prendre un RTT pour allonger ce WE cadeau. Les deux chevilles sont sensibles mais différemment et les cuisses sont raides. Tiens je les avais oubliées celles-là.
Le ciel est gris, mon envie de sortie en raquettes perd de son intensité. Mon matériel se sera contenté de prendre l'air. La neige se mettant à tomber je décide de rentrer sur Toulouse avant que le temps complique mon retour.
Je délaisse le retour par la montagne et décide de rallier Perpignan. Au bout de 10 km la neige ne tombe plus et la route pour descendre est superbe et ensoleillée. Toutes ces couleurs d'ocre des villages accrochés aux parois des montagnes donnent envie de mitrailler le paysage mais conduire et faire des photos n'est pas compatible alors je me contente d'emmagasiner les images. Après la montagne je verrai presque la mer en passant le long de l'étang de Leucate où je ferai une pause casse-croute.


Romeufontaine_2013__tang
Depuis l'autoroute

J'arriverai à la maison avant le retour de ma collégienne pour préparer de la pâte à crèpes pour le goûter comme une maman attentionnée...

Quelques chiffres :
1h 59' 15" pour 12.2 km officiel
1h 58' 37" pour 12.67 km à mon Garmin avec 500D+
264e sur 346
83e sur 135 féminines
12e V2 sur 24

Il faut que j'y crois un peu plus pour oser doubler et tenir le rythme, consolider mes chevilles et... recommencer parce que j'ai aimé gambader dans tout ce blanc :-)

Retour au bureau mardi matin avec quelques courbatures dans les cuisses, donc ce sera piscine toute la semaine pour décontrater.

Jeudi soir je vais "sortir". C'est un scoop chez moi vu ma vie sociale particulièrement inexistante !! Mes filles en ont été toute étonnées !
Les quatre du marathon en relais se sont retrouvés dans un bar à tapas toulousain. Très sympa. Puis quelques pâtes ou carpacio dans une pizzeria pour un retour à la maison juste avant minuit. Ouf ! Un bisou à mon Petit Bout, seule à la maison qui ne dormait pas vraiment en attendant. Je deviens une mère indigne à abandonner ma fille le soir pour aller dans un bar !!!

Vendredi début du WE. Mon Petit Bout a préparé de la pate à brioche et attend mes conseils pour la cuisson. Un petit bout de brioche chaude avant d'aller se coucher. Hum !!! Du coup ce sont surtout mes filles qui utilisent le Kitchen Aid acheté il y a plus d'un an !

Samedi, après de la brioche au petit déjeuner :-), journée shopping avec mes filles après un déjeuner dans un resto inconnu mais très chouette pour fêter un peu en avance mon anniversaire. Je suis allée chercher mon dossard pour la prochaine course samedi soir prochain : 18 km, de nuit et dans la boue. J'avoue que j'appréhende. La distance est du jamais fait, je n'ai pas couru à la frontale dans les chemins et quant à la boue cela devrait largement dépasser le crottage des chaussures : je pense que j'en aurai partout et je prie pour ne pas y laisser une chaussure.
Je me suis faites un cadeau : un nouveau sac à main. Il était là, soldé, tout seul dans la vitrine de la boutique Le Tanneur ; je n'ai pas eu le coeur de le laisser ! Voilà mon cadeau d'anniversaire perso tout trouvé !

Sac___main_Le_Tanneur

Bon j'avoue que je m'en étais fait un autre la semaine précédente avec de nouvelles chaussures pour courir sur route. Des ASICS GEL KAYANO... en solde (heureusement car même si c'est le top c'est cher !).

ASICS_gel_Kayano_18_Sylvie

Le soir, histoire de me rassurer, j'ai chaussé mes nouvelles chaussures pour une sortie d'une trentaine de minutes à la frontale sur route. Bonnes sensations, comme de courir sur du velours. La cheville tient bien mais le talon s'est manifesté dès le début ou presque. Pas terrible ça. Donc glaçage en regardant mes séries TV. Ce matin c'était encore gênant alors après beaucoup d'hésitations vu le temps pluvieux j'ai renoncé à faire une sortie qui devait être longue. On verra demain midi si je cours ou je nage. Ce ne seront pas les quelques kilomètres que je pourrais faire cette semaine qui vont changer grand chose donc...

J'ai des envies de trail, de courir sur les chemins, de partir dans des coins de France, un petit hôtel, une chambre d'hôte, un terrain de camping pour m'héberger et être hors du temps pendant un WE. J'ai apprécié de faire une pause le WE dernier : pas de repas à préparer, de courses à faire, de tâches à organiser, à plannifier. Bien sûr il y a les préparatifs du voyage mais ensuite il suffit de laisser... courir ! C'est tout de même paradoxal cette sensation de prendre enfin mon temps alors que je vais tenter de courir le plus vite possible d'un point à un autre !
Je me dis aussi que c'est ce qui m'attends pour les années à venir ces mini "vacances" en solitaire. Etre seule puis au milieu de tant de personnes qui vont vers un même but puis à nouveau seule. Alors des petits breaks sportifs comme autant de respirations dans une vie qui s'essoufle ne sont pas pour me déplaire.

Dimanche soir, je repousse au maximum le moment de me coucher pour grapiller encore quelques minutes au temps qui passe mais je baille et les yeux se ferment. C'est reparti pour une semaine...

28 octobre 2012

Mon premier marathon... en relais : Ô Toulouse !

Je vais encore vous parler course à pied.

Pourtant dimanche dernier j'ai fait un tour rapide et imprévu au Salon Créatif de Toulouse. J'ai bien sûr acheté un ou deux petits trucs mais pas pris le temps de vous montrer. La semaine prochaine... promis !

Donc...

L'année dernière le vendredi midi je m'étais rendue sur le village marathon, j'en avais parlé  et j'avais rêvé en voyant les coureurs repartirent avec leur petit sac rose. Un jour, quand je serais grande (à 52 balais il serait temps !) moi aussi j'aurai ce petit sac !!!

Après la Petite Toulousaine, j'avais dit en ma collègue que j'avais entrainée dans la course : "Maintenant c'est le marathon en relais". Un autre collègue qui avait couru deux jours avant la Corrida avec moi nous dit "Pourquoi pas ?"
Restait à trouver un ou une 4e ? Une ancienne collègue était partante; heureusement car notre agence régionale n'est pas très "sportive".
Le projet en reste là jusqu'au jour où l'on apprend que c'est complet !
Evidemment c'est à ce moment-là que l'on décide d'en avoir très envie.
Je laisse donc mes coordonnées sur la liste d'attente.
Comme un de nos clients est meneur d'allure sur le marathon on tente aussi ce piston.
En fait nous aurons les réponses au même moment : nous pouvons nous inscrire.
Branle-bas de combat, il reste moins de 3 semaines, je viens juste de finir mon premier trail.
Ma collègue ne dépasse pas les 6 km deux fois par semaine.
Nous n'aurons pas l'occasion de courir tous ensemble mais nous avons déjà le nom : Fred et ses drôles de dames.
Un seul homme pour l'équipe, nous lui laissons sportivement la plus longue distance : 11,8 km.
Je prendrais le départ car ma fille assurera le portage de relais en relais et donc 10.8 km à parcourir.
Ma collègue fera 9 km, ce qui sera son record de distance et la dernière 9.8 km avant que tous les trois nous la retrouvions pour 1.4 km avant de passer sous l'arche.

Donc vendredi midi nous voilà parties toutes les deux au village marathon récupérer nos dossarts. Dans la file d'attente nous répondons à un questionnaire sur les fuites urinaires ! Dommage cette année un seul sac et tout dedans. Vérification du contenu et je repars avec mon sac rose. Le premier relai est considéré comme chef d'équipe !
Retour au bureau pendant que ma collègue rejoint son compagnon pour déjeuner. Je prépare les petits tas pour chacun. Notre 4e équipière doit passer en fin de journée récupérer son dossart et faire le point sur notre organisation.

Marathon_relais_Toulouse_2012_KDO

 

Marathon_relais_Toulouse_2012_T_shirt_dos

Place à la course.

Sortie du métro où nous suivons la foule en direction du pont Pierrre de Coubertin à côté du Stadium. Ma fille mémorise le parcours pour le refaire dans l'autre sens après le départ. Il fait froid, 5°, il y a du vent mais heureusement du soleil. Petit tour aux toilettes, je garde la parka jusqu'au dernier moment puis je la laisse à ma fille en même temps que le bisou et je me glisse au milieu du peloton pour me tenir "au chaud". Juste devant moi un dossart : Prénom masculin que j'ai oublié et ses drôles de dames ! Elles aussi un seul homme dans l'équipe à qui elles ont laissé le plus long trajet !!!

C'est parti il est 10h15 pile à la nouvelle heure. Je passe sous l'arche en marchant et j'enclenche mon Garmin. Tout le pont est à nous et chacun peut prendre son allure sans bousculade.
Je me cale sur un 10 km/h. La sensation de froid passe assez vite mais le vent reste présent. Pourtant mon relais se passe en ville pour une part et je suis plus dans les courants d'air que dans le vent continu hormis sur les ponts et les lignes droites. Ah la petite montée dans le vent et la descente toujours dans le vent qui ne permet pas vraiment de grignotter des secondes !
Au 5e je marche pour boire mon verre d'eau et je recolle à mon 10 km/h. Mais petit à petit je vais descendre à 9.9 km/h.
Au 7e je suis en plein vent et je trouve dur, je serais bien tentée de marcher un peu. Cela tombe bien un verre d'eau à 7.5 km : je prends !
Et je repars mais toujours sur 9.9 km/.
Tout doucement je double. En fait j'essaye de me mettre à l'abris derrière quelqu'un mais c'est toujours un chouia sous ma vitesse alors je finis par doubler pour chercher un nouvel abris ! Un 3e verre avant le 10e, je prends aussi.
Arrive le 10e km. Je monte un peu l'allure mais cela ne suffira pas pour afficher un 10km/h sur le parcours : 1h05' pour mes 10.8 km.
C'est ma collègue qui me repère au relais car il y a beaucoup de monde. Je continue à courir car je cherchais le tapis pour la puce. Je stoppe tout en me mettant sur le côté, pose le genoux à terre, enlève les gants, défais le lacet enlève la puce, la passe sur son lacet. J'ai les doigts malhabiles et surtout j'avais tellement peur de perdre la puce que je n'ai pas lésinée sur le blocage. Enfin je libère ma copine et lui souhaite bonne course.
Je retrouve ma fille et ma parka. Je n'ai pas chaud maintenant que la pression retombe ! Une bouteille d'eau, 2 quartiers d'orange et un pruneau. Plus de la gourmandise que de la faim mais je vais devoir attendre pas mal.
Une nouvelle pause toilettes et nous reprenons le métro pour le relais 3 car le relais 2 n'est pas desservi par le métro et nous n'aurions pas le temps de nous y rendre.

C'est le 31e km ; les coureurs du marathon qui arrivent sont à petite vitesse et le visage marqué. Le vent y est certainement pour beaucoup. J'ai mal pour eux en m'imaginant un jour à leur place. Je frémis. D'un côté je suis contente d'avoir presque fini ! 
Du coup nous allons attendre plus d'une heure et demie et je n'ai pas eu chaud. J'ai enfilé la polaire et la parka sur ma tenue humide pensant que cela suffirait mais j'aurais dû me changer.

Petit coup de fil ; ma copine a bien passé le relais 2 et sous le temps que nous avions estimé. Super. Elle va tenter de nous rejoindre au relais 3.

Justement notre 4e équipière arrive avec sa petite famille pour supporter.
Pendant ce temps-là ma fille englouti les sandwiches que je lui ai préparés ce matin. 14 ans et filiforme mais qu'est-ce qu'elle mange ! Je me contente d'un compote de pomme en tube. Génial ce truc !

Arrivée de l'homme de l'équipe qui a bien tourné et la dernière s'élance. Bon nous avons des progrès à faire dans le décrochage et accrochage de puce !
Le temps pour lui d'enfiler la polaire, d'attrapper un verre d'eau et un quartier d'orange et nous reprenons le métro pour le dernier point de relais.

L'ambiance est chaude malgré le vent toujours aussi glacé car toutes les équipes se retrouvent et c'est plutôt sympa. Nous sommes presqu'aussi excités que si c'était le départ !
Pour que ma fille puisse prendre quelques photos à notre arrivée, elle part avant nous (pas sûre d'aller plus vite en métro) et nous devons lui rendre nos habits chauds ! Moment difficile !!!
Notre 4e équipière arrive en avance et nous emboitons son allure. Nous voilà partis à 12 km/h sur les premiers 100 m. Whaou pour moi qui suis bien froide je panique un peu de ne pas tenir l'allure. En fait nous baissons tous l'allure dès que nous retrouvons la longue ligne droite et le vent mais nous doublons les équipes les unes après les autres. Cela fait du bien. Juste la dernière équipe que l'on rejoint moins de 100m avant la ligne et nous restons derrière en nous tenant la main.
Super ! 4h14' après le coup de pistolet. Nous étions partis sur 4h30'.

Et on nous passe la médaille autour du cou. Ma première médaille. Bon ce n'est le marathon en entier mais je suis fiérote !
Les bisous de l'équipe, une banane, une bouteille d'eau, retrouver ma fille et nos affaires, se rhabiller et chacun a envie de rentrer au chaud.
Un peu de métro puis une voiture bien chaude car au soleil et arrivée à la maison où mon autre fille nous prépare un verre de coca bien mérité pour écouter notre aventure. Je montre ma jolie médaille :-)

Marathon_relais_Toulouse_2012_M_daille



Sous la douche je revis ma course. Un peu déçue de ne pas avoir accroché les 10 km/h mais rassurée car vendredi soir j'étais mal partie. En pleine ménaupose je peux enfin ne plus me soucier des périodes à risques. Sauf que vendredi après-midi début d'une hémorragie au bureau  (génial !!!) qui m'a poussée à consulter samedi en catastrophe. Echographie à venir mais il fallait endiguer les flots. Médicament pour ce WE et je connais maintenant tous les points toilettes des relais. Et moi qui croyais que vieillir pouvait avoir des avantages...

Jamais 2 sans 3 alors l'an prochain ce devrait être le marathon. Mouais !  J'aimerais bien sûr mais il y a du boulot (surtout côté mental) et le visage des coureurs au 31e m'a impressionnée. Pourtant ils étaient à ce moment-là sous les 4h15'.

Après-midi cocooning avec mes filles avant leur départ demain chez leur  mamie à Annecy où il a neigé. J'ai les joues chaudes comme après une journée de ski. Il y a toujours un momnet où je doute et e demande ce que je fais là mais après c'est vraiment bien !

Soirée Age de Glace et pop corn à venir... avant demain une journée difficile au boulot : DRH + directeur technique + réunion pour connaître enfin la nouvelle organisation... et la nouvelle définition de mon poste !!!

3 juillet 2011

Swap de l'été

Enfin un moment pour vous montrer ce que j'ai reçu lors de ce swap de l'été.

J'ai été très gâtée par Cocotte dont je vous présentais le blog dans mon billet précédent.

Admirez !

Kdo swap

Une très belle pochette avec une broderie en 1 fil de Tralala pour faire une petite poche extérieure et de très jolies pendouilles cerises et marguerite au crochet pour la tirette de la pochette intérieur.

Détail broderie

Détail fleur crochet

Un joli fil dégradé fruité de Madeira.
Un petit livre de recettes autour de la pomme.
Des produits de beauté fruités.
Des sachets de thé à la pêche que j'ai récupérés pour la photo car mon Ado Préférée les a pris avec convoitive (Je ne bois pas de thé en Coca-Addict que je suis).
Et un coquillage qui est l'oublié de la photo !

Le paquet a été envoyé en temps et en heure mais une petite erreur de n° fait qu'il a atteri chez des voisins qui étaient absents... et n'ont pu le glisser dans ma boite qu'à leur retour.

De mon côté j'ai envoyé mon paquet un peu tard comme évoqué  mais il est bien arrivé. Ma swappée est la Maman de MissFil mais n'a pas de blog donc je vous montre.

Paquet final

Chaque petit cadeau avait un petit paquet avec un brin de lavande du jardin mais j'ai oublié de faire la photo.

Kdo
Des gourmandises allégées en sucre,
des bains moussans fruités (Yves Rocher a la cote dans les échanges !),
un fil teint main bleu dégradé,
une petite carte de Toulouse où j'ai dû ajouter un soleil, par contre j'en avais trouvé une avec la lune !!!

Le sac avec une broderie trouvée dans un ancien Idées Magazine côté recto. La toile bleue est peinte au Sétacolor avec des ombrages de formes au soleil pour la décoloration. Le fil dégradé est un DMC. Les tissus reprenant les couleurs du fil sont des toiles à drap : jaune pour encadrer la broderie, les trois couleurs pour le dos et orange pour la doublure. Les anses sont deux couleurs avec le brique dessous (moins salissant contre la paume) qui dépasse sur le jaune (je me suis amusée avec la machine à coudre !!!)

Sac recto
La broderie a l'air de travers sur la photo
mais elle est bien droite sur la face du sac, promis !!!

Comme je m'étais fixée sur le mot "Soleil", j'en ai oublié le mot "Eté" qui devait figurer sur la toile alors une petite broderie en 1 fil façon étiquette pour le dos du sac.

Sac verso
Dimensions au magazine Marie-Claire Idées
avec un peu de marge
pour y ajouter l'ouvrage en cours !!!

Ce fut un bel échange. Je suis contente d'y avoir participé.
N'ayant pas de temps je ne voulais plus me lancer dans les échanges mais il faut bien faire des dérogations à ses propres règles de temps en temps !!!
Merci à MissFil de l'avoir organisé.

1 décembre 2010

Clopin-clopant

Ce n'était pas la peine de s'affoler pour cette mini opération ! J'ai renfilé le pied dans la santiag sans difficulté et j'ai pu appuyer sur la pédale de l'accélérateur pour rentrer comme une grande à la maison.
J'aime pouvoir me débrouiller toute seule. Ma petite revanche sur ma solitude pas vraiment choisie sans doute. Mais un grand merci à celles qui m'ont proposé un coup de pied de main :-)

Pas de gène dans la soirée, juste un léger engourdissement.

Mais mardi matin en m'étirant dans le lit jusqu'au bout de orteils je fus rappelée à l'ordre ! Tout compte-fait je préfère le bip du réveil-matin !

Pose du pied sur le côté extérieur pour clopiner dans la maison.

Au moment de partir, pas moyen de glisser mon pied dans la botte comme la veille au soir : trop douloureux.
J'ai cherché des chaussures à lacet pour une ouverture maximum. Pas tout à fait le look que j'avais prévu.

Pas de problème pour conduire et je fais mes petits trajets intermédaires à pas menus... comme une petite vieille toujours en posant le pieds de travers. Je commence d'ailleurs à sentir des muscles ou des ligaments inconnus dans mon mollet !!!

Arrivée au bureau j'ai troqué la chaussure contre un chausson souple et je me déplace sur la moquette avec une chaussure noire à gauche et un chausson marron à droite. Que ne faut-il pas faire pour se faire remarquer !

J'espère que ce ne sera plus sensible dans une dizaine de jours pour la sortie de ski. Les fils devant être enlevés trois jours plus tard, cela devrait être cicatrisé.
J'aurai les résultats de l'analyse le même jour... Mais je ne suis pas inquiète vu que le dermato ne semble pas l'être.
Il me fait penser au personnage Aaron Hotchner dans Esprits criminels (celui qui ne sourit presque jamais). Bel homme et un tantinet sérieux. Marathonien de surcroit (mais je ne connais pas son chrono !). Eh oui je vais en apprendre au fil de mes visites...

pieds_anne_gedde

Publicité
Bienvenue chez Sylvie
Publicité
Bienvenue chez Sylvie
  • Petits billets d'humeur pour parler de mes ouvrages ou travaux en cours, patchwork, point de croix, crochet, tricot, carterie, mixed média, digiscrap, jardinage et potager et mes coups de cœur, lectures, musiques...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité