Inspirer, souffler...
Mon Petit Bout n'a pas la vie facile à Paris.
Suite au cambriolage l'expert de l'assurance la rencontre demain. Nous avons de sérieux doutes sur le dédommagement à venir.
Manon et sa coloc sont toujours à la recherche d'un plus grand appartement.
Manon en a visité un aujourd'hui plutôt sympa. La personne qui a fait visiter n'était pas le propriétaire mais le représentant d'un collectif qui loue des appartements.
Ce n'est pas le premier appart qu'elle visite et tout s'est déroulé normalement. Elle s'est donc positionnée et a donné leur dossier commun comme à chaque visite où l'appartement leur plait.
En fin de journée le monsieur (un jeune homme) l'a appelée pour lui dire que son dossier était retenu pour un premier choix. Elle était plutôt contente en attendant la suite. Il lui a alors proposé d'aller boire un pot le soir même pour en parler. Là, elle a commencé à avoir des doutes. Elle a dit qu'elle allait voir avec sa coloc.
Elle a réalisé après coup qu'il n'y avait que des femmes à cette visite comme si une sélection avait déjà été faite lors des rendez-vous.
Du coup elle a fait des recherches sur le personnage et découvert que depuis son profil Linkedin cela aboutissait sur un site louche.
Elle m'a appelée pour me relater l'histoire et avoir mon avis. Comme sa coloc va demain finaliser son dépôt de plainte au commissariat pour le cambriolage pour sa partie je lui ai dit qu'elle en parle et qu'éventuellement elle dépose une main courante. Depuis bien sûr l'annonce a disparu.
Le type a donc en sa possession toute une série de documents des deux demoiselles et des parents se portant caution.
Je vois d'ici la réaction de son Papa quand elle va lui relater la visite.
Autant vous dire qu'elle est assez remontée contre la gente masculine. Déjà que sa sœur et elle sont beaucoup plus revendicatives sur le droit et le respect des femmes que moi. Non pas que le sujet ne me semble pas important mais par rapport à ma génération j'estime que j'ai pu faire beaucoup de choses, ce qui n'était pas forcément le cas de beaucoup d'autres filles ou femmes. Dans mes jeunes années si j'ai été sifflée ou interpellée cela n'est jamais allée plus loin et je ne me suis pas sentie en danger dans le monde du travail alors que j'évoluais dans des milieux très masculins. Je ne me laissais pas faire mais je crois qu'à l'heure actuelle ce n'est plus une protection suffisante.
Du coup, je suis plutôt colère que l'on fasse du mal à mon Petit Bout et je me suis défoulée sur les nouveaux bénévoles de l'association. Cela fait déjà quelques temps que la secrétaire a envoyé une demande de participation pour nos prochaines manifestations. La mairie demande à ce que les encadrants soient identifiés pour valider chaque réservation de salle. Personne n'a daigné répondre. J'ai donc fait un mail court mais bien senti pour dire, en résumé, que ce n'est pas le tout de vanter le mot "Action" en CA mais que c'était le moment de le mettre en pratique.
Je pense que cela ne va pas plaire. M'en fiche je suis démissionnaire au renouvellement du bureau dans deux mois.
Allez pour en finir avec le négatif du jour.
Dans la commune où je travaille il y a 2 boites à livres ; j'aime l'idée de ce partage de lectures même si je n'ai pas eu l'occasion de le pratiquer. Ce sont les vacances et quelques ados n'ont pas trouvé mieux de vider les boites au sol et de brûler les livres. Un livre pour moi c'est presque sacré ; je ne corne pas les pages, je n'écris pas dessus même au crayon. J'avais été choquée il y a des années de découvrir un reportage où était montrée la destruction des livres de poche qui n'étaient pas vendus dans les mois qui suivaient leur édition.
Il parait que l'on n'a plus le droit de dire à son gamin "Va dans sa chambre !" sur le ton de la colère ; je trouve pour ma part qu'il y a des coups de pied au c.l qui se perdent au sens figure et pourquoi pas au sens propre !
Allez on inspire sur 4 temps et on souffle sur 6...
Ce midi j'ai continué à faire quelques points toujours pour fixer les yoyos. Un bloc est prêt pour la broderie. C'est toujours ça de pris.














