C'est l'hiver mais les jours vont rallonger et surtout je suis en vacances !!!
7 jours pour reprendre mon souffle.
Et puis je suis rassurée pour les 4 années, un mois et quelques jours qu'il me reste avant mes 67 ans et l'âge de la retraite. Cela fait déjà quelques temps que je sais que la mairie veut me garder et me titulariser mais se posait pour moi la question du changement de régime : contractuelle ou titulaire. Devenir titulaire ne me permettant plus de cotiser à la même caisse de retraite j'allais perdre sur ma part retraite car mon temps dans l'administration sera court. Si je voulais rester contractuelle la mairie me faisait un contrat d'un an à revoir chaque année. Même si je suis confiante dans le maintien au poste je ne suis pas à l'abri que lors d'une élection les priorités changent. Et puis je ne pourrai pas bénéficier des différents avantages mois après mois, ni de l'évolution.
Je n'ai pas trouvé d'éléments pour faire un comparatif mais vu le montant de ma future retraite, n'ayant pas travaillé tout le temps, la différence ne va pas être énorme. Alors un sous est un sous surtout quand la base est faible mais je pense que je perdrais beaucoup plus pendant les 4 années à venir mois après mois. Un "tiens" valant mieux qu'un "tu l'auras", je préfère profiter maintenant.
Si l'une (ou l'un) d'entre vous est passé par ce changement de régime et a des informations je veux bien. Merci.
J'ai donc re-signé ce soir pour une période de contractuelle en attendant que la demande de stagiairisation soit faite. Il me reste à chercher dans mes papiers tous les documents attestant de ma vie de salariée du privé pour une stagiairisation au 1er février.
Finir sa carrière dans un poste qui reprend presque toutes mes expériences acquises et pour lequel il reste beaucoup à mettre en place je trouve que c'est plutôt motivant. La commune ne peut que grossir, un troisième groupe scolaire est en préparation, une bonne collaboration avec la responsable donc pas de journées où l'ennui et la passivité administrative risquent de me guetter voilà de quoi maintenir ma "jeunesse" actuelle ! Tant que je peux monter le raide escalier en fer qui mène à mon bureau !!!
Donc vacances avec un peu d'administratif... en plus des salaires de décembre de l'association. Tant que les statuts du changement de bureau ne sont pas officiels je garde les clés du compte et donc des opérations bancaires.
J'attends la venue du jour pour prendre en photo les avancés de mes deux ouvrages en tricot. Peut-être arriverai je à les finir pour la fin de l'année ? Car j'ai des pelotes qui patientent pour démarrer le projet tricot du 1er janvier. Côté patch je n'envisage pas un nouveau projet au 1er janvier. Il faut vraiment que j'avance sur ceux en cours, au moins le Bemyfolkfleur et les yoyos. Pour les autres... Côté point de croix je laisse de côté pour le moment. Il me faut changer de lunettes pour voir de près. J'arrive à m'en sortir pour le reste mais le point de croix sur mes toiles fines n'est plus possible ; la loupe m'aide mais il faudrait que je m'installe un poste de travail avec éclairage.
Je vais essayer de regarder avec détachement tous les projets qui se lanceront le 1er janvier !!!
Ce WE je devais retrouver ma fille aînée. Elle avait prévu de passer quelques jours à la maison, chez son Papa et revoir des copines pour solder ses congés.
Mais le vilain virus est toujours là qui rode. Mercredi, coup de fil elle est positive. C'est sa 3e fois ; heureusement qu'elle est vaccinée ! Bien sûr travaillant à l'hôpital c'est difficile de passer au travers des microbes. Quand elle l'a eu la première fois, avant le lancement de la vaccination, elle avait été bien malade et très fatiguée. J'avais prévu de poser un ou deux jours de congés : je reste au boulot !
Demain c'est l'Avent et il faut s'activer.
Pour ne pas changer, mes idées viennent au dernier moment alors je cours partout pour trouver ce qu'il me faut pour les concrétiser. Mais pour ne pas courir en vain il faut s'organiser et faire une liste pour le matin, le midi et l'après-midi. Mes idées sont parfois passagères et ma mémoire instantanée à quelques ratés. Serait-ce déjà Alzheimer ???
J'attendais un colis qui a été livré vendredi sauf que ne rentrant pas dans la boite aux lettres j'ai eu un avis de passage. La factrice indiquant une seconde présentation le samedi je m'organise pour être à la maison le midi. Je vais donc au marché le matin, fait un tour au petit marché de Noël de ma commune et revient pour attendre patiemment la petite voiture jaune. Tout en guettant par la fenêtre je m'active sur un projet dont je vous parlerai bientôt. La pièce à vivre déjà bien chargée prend des allures de déballage : des boites, des cartons, des papiers, des tissus... Midi, 13 h, 14h pas de Kangoo jaune. Je désespère. Je ne pourrai pas aller chercher mon paquet avant vendredi où je quitte plus tôt mon travail : la Poste et moi avons les mêmes horaires. Or j'ai besoin de ce qu'il contient ce WE. Soudain j'entends, non pas un moteur car la voiture électrique est silencieuse, mais des crissements sur les cailloux. Je sors rapidement de la maison (je bondis hors de la maison serait plus réel) et salue la factrice comme ma sauveuse ! En effet le paquet est très grand.
Sauvée ! je peux respirer et reprendre ma liste de choses à faire.
Me voilà partie à droite et à gauche autour de chez moi pour tout trouver. Je n'avais aucune envie d'aller dans un grand centre commercial et encore moins à Toulouse.
Et moi qui pensais trouver un petit moment en fin de journée pour passer la tondeuse et continuer à pailler mes parcelles nettoyées. J'ai à peine eu le temps d'accrocher et décrocher une lessive qui n'a d'ailleurs pas vraiment séché. J'ai parfois une notion du temps très personnelle !
Maintenant il me reste à me mettre à l'ouvrage. Ce sera pour dimanche en espérant tout faire dans les temps sans que de nouvelles idées viennent chambouler mon planning. Ah le temps ! Le "manque de temps" va être la complainte de ce mois de décembre qui arrive.
Il s'en est passé des choses au fil de ces 17 années de petits mots ou longs billets.
Je reste fidèle au monde des blogs pour montrer et raconter mes petites réalisations. Instagram est trop éphémère, volatile pour moi qui aime conserver, stocker et écrire. C'est un format trop condensé ; je suis plus à l'aise dans le développement que dans le résumé ou la synthèse ! A l'oral c'est encore pire. J'explique les mots qui expliquent les mots... Cela agace souvent mes filles. Alors vexée je balance une phrase type sujet, verbe, complément et j'arrête là. Déçue de n'avoir pu nuancer, expliquer, justifier ou dériver sur une autre pensée que l'idée de départ a fait naître. A l'écrit je suis un peu plus concise et avec la relecture j'allège un peu !!!
Sur mon blog je suis maître en ce lieu. Qui m'aime me suit. Le peu d'audience ne me gêne pas mais je suis ravie et fière d'avoir mes fidèles qui ont de l'indulgence pour mes dérives épistolaires.
Alors en cette fin d'année 2022 je suis bien repartie pour une 18e année de bavadages.
Je pensais pouvoir partir à 15h30 du bureau mais c'était sans compter sur les péripéties de dernières minutes : un arbre qui tombe sur une route, des personnes du 3e âge qui louent la salle des fêtes mais qui ne savent pas utiliser les micros pour leur loto, plus d'eau sur la commune en sachant qu'il y a une maison d'arrêt et que c'est le genre d'incident qui peut mettre le feu aux poudres. Bien sûr les administrés qui appellent les uns après les autres pour savoir pourquoi ils n'ont plus d'eau au robinet. Tout ça alors que nous ne sommes plus que deux aux Services Techniques : un agent (technicien au bureau) nouvellement arrivé et moi. Tout le monde est parti. Je lui ai proposé d'aller voir sur place pour évaluer pendant que j'alertais l'organisme qui gère l'eau. A son retour il a proposé de prendre un scie et de couper des branches car trop gros à déplacer. Je sais que la responsable est à cheval sur la sécurité ; le faire aller tout seul sans protection alors que ce n'est pas son métier j'ai préféré appeler l'agent d'astreinte. Elle est partie avec sa tronçonneuse pour tailler les branches ; au retour le camion était plein donc elle a eu du boulot. Elle appréhendait aussi de faire cela toute seule mais elle a géré ! Pendant ce temps mon collègue de bureau s'est occupé du micro. De mon côté j'ai fait le point avec la mairie sur la panne de l'eau. Tout ça avant un long WE où la mairie sera fermée.
Je suis donc partie plus tard que prévu. Une fois chez Ler°y Merlin j'ai attendu désespérément quelqu'un pour avoir des renseignements sur les radiateurs, les poêles et une pièce de fermeture de porte 3 points sans aucun succès. J'ai lâché l'affaire. J'irai poser mes questions dans un plus petit magasin. J'ai profité d'être près d'Iké@ pour aller déambuler dans les rayons et acheter une nouvelle lampe de bureau qui devrait me permettre de mieux voir pour travailler sur mes broderies. Si cela ne suffit pas je tenterai une lampe lumière du jour. Ma vue de près baisse, mes lunettes ne sont plus adaptées et si la lumière n'est pas suffisante l'entrée du fil dans le chat de l'aiguille est compliquée ! Puisque j'étais proche d'une zone commerciale que j'ai longtemps fréquentée à une époque et qui m'est devenue presque étrangère avec tous les travaux qui y ont été réalisés j'ai fait un tour dans quelques magasins. Cultur@ pour les livres et le rayon créatif, M@ison du Monde, C@sa, 3 magasins de tissus qui n'ont plus du tout de tissus qui peuvent me servir en pach. Grosse déception, je pensais trouver de quoi entourer mes blocs yoyos. Je sens que je vais avoir du mal. Bon je n'y suis pas encore.
J'ai fini par quelques courses alimentaires à l'hypermarché.
De retour à la maison à presque 20h j'ai trouvé une Pookie en attente sur le chemin à guetter mon retour. Déjà que je n'étais pas rentrée le midi (juste pour une heure, j'ai préféré prendre mon repas au bureau), son goûter lui était passé sous le nez et le dîner avait du retard. Une fois le bidou bien rempli elle est venue pour son câlin du soir puis elle est repartie dans la nuit.
Une série devant laquelle j'ai commencé à piquer du nez, un petit billet et hop au lit.
Je suis plutôt contente de moi. Je réussi à écrire un petit billet par jour jusqu'à présent. Bon ce n'est pas la chronique du siècle mais c'est un bon exercice pour retrouver mon blog.
La nouvelle du jour c'est que j'ai enfin pu remplir le ventre de la Kangoo. Une copine m'informe ce soir qu'il y a du gasoil à un des deux supermarchés de la ville. Je décide de tenter ma chance. Après 35' de patience j'ai pu faire le plein. Bon c'était limité à 30 litres mais j'avoue que je n'ai pas respecté la règle (à première vue je n'étais pas la seule). C'était moins une car j'arrivais à la réserve sur la voiture de Manon que j'utilise depuis vendredi et l'essence c'est beaucoup plus rare à trouver. Il n'y avait que du gasoil ce soir.
Bon me voilà tranquille pour un petit moment. Je vais même pouvoir retourner à la piscine et me renseigner samedi sur les radiateurs à inertie. La chaleur va finir par partir et je vais me retrouver au froid chez moi. Le convecteur de la pièce principale n'a plus de thermostat depuis longtemps. Comme j'étais à la maison ces dernières années je faisais "thermostat" et je le coupais la nuit. C'était un peu frisquet pour le petit déjeuner mais bon je n'avais pas les finances pour le remplacer. Je suis donc à la recherche d'un radiateur que je peux piloter depuis mon téléphone pour le régler en fonction de mes heures de retour à la maison. J'ai déjà un fil pilote sur tous les convecteurs de la maison qui descend la température de 2° la nuit. Mais pour celui-là, qui est le principal, j'aimerais faire mieux et lui demander de m'obéir au doigt et à l'œil ! Si vous avez des infos je suis preneuse. Pour le moment mes renseignements viennent du Net donc... J'ai bien mis le Papa de mes filles sur le coup car il a fait toute la domotique de sa maison et celle de sa Maman où vit aussi mon aînée (c'est lui qui gère le chauffage à 600 km de distance ) mais pour le moment je n'ai pas de retour. Et puis lui il est en géothermie dans sa maison. Oui, nous ne nous chauffons pas dans la même catégorie !!!
Ma seconde recherche sera pour un poêle à bois. J'ai le conduit de cheminée (normalement il est tubé) mais il manque ce qui va en dessous ! Une petite flambée me plairait bien. Un quilt, un chat, un air de jazz et un petit feu : belle image non ? Bon il faudrait déménager tous les livres et réagencer le canapé mais pourquoi pas. Il faut déjà que je sache si c'est possible et si c'est dans mon budget. Pour le bois il y a une entreprise qui coupe le bois à 300m de la maison. Je pourrais presque aller chercher mes buches avec la brouette !!!
Pas mécontente d'être en WE (comme la plupart des personnes qui ont des WE je pense !).
Ce matin je suis partie au boulot avec la voiture de mon Petit Bout. Il reste un peu d'essence. Je garde le peu de diesel de la Kangoo dans l'optique où je devrais faire quelques kilomètres pour me réapprovisionner... un jour !
Ce soir en allant faire quelques courses en rentrant du travail, les stations des deux super marchés étaient ouvertes. La queue pour accéder aux pompes faisaient pas loin de 500m pour le super marché où j'étais.
Je choisis d'être optimiste et de me dire qu'avec ce qu'il me reste dans la voiture de Manon je dois pouvoir aller au boulot pour les 3-4 premiers jours.
Ce WE il y a le salon créatif de Toulouse. J'avais prévu d'y retrouver une copine. J'hésitais depuis hier lorsque j'ai vu que toutes les stations du coin étaient fermées. Ce midi je ne suis pas rentrée déjeuner à la maison j'avais pris mon repas. Je vais faire la même chose la semaine prochaine ; ces petites économies énergétiques me permettront d'aller au salon demain. Après... on verra bien.
Du coup pas de piscine non plus dimanche pour rattraper les deux séances manquées de la semaine.
Pookie ne sera sans doute pas contente de ne pas me voir le midi. Enfin me voir n'exagérons pas. Il s'agit plutôt de ne pas avoir un petit truc de plus à se mettre dans le bidou. Elle m'a bien fait comprendre ce soir avec beaucoup de miaulements que ce nouveau rythme ne lui convenait pas. J'ai fini par lui donner son dîner avec une demie heure d'avance !
J'aurai sans doute des choses plus intéressantes à raconter demain.
Le matin au commencement d'une nouvelle semaine je pensais que j'aurais matière à raconter.
En effet au boulot la journée fut chargée et la pénurie d'essence génère un certain stress et pas mal d'adaptations et d'organisation.
C'était aussi la première journée de travail de mon Petit Bout. La voilà dans la vraie vie active.
Je pensais qu'une fois rentrée le soir elle m'appelerait pour me raconter.
Elle a appelé mais pour me dire que sa copine et elle venaient de se faire cambrioler, en à peine 15 minutes.
Le temps pour la copine de descendre faire une course à côté de l'appart et de découvrir au retour la porte fracturée et les deux Mac envolés ainsi que les bijoux de la copine et ses papiers d'identité.
Je n'ai pas tous les détails car l'urgence c'était d'appeler l'assurance une fois la police prévenue. Bien sûr le contrat était dans l'ordi. Heureusement que j'ai géré cette assurance sur mon contrat et que j'avais les éléments. Appeler le propriétaire, attendre la police scientifique sans toucher à rien. A deux dans un petit studio ce n'est pas facile de ne rien toucher et vérifier ce qui a été dérobé ! Il fallait aussi attendre la police pour faire venir le serrurier donc n'être protégées que par un petit verrou.
Sa copine qui était déjà sa coloc à Toulouse a rejoint Manon en septembre à Paris. Après son master de droit elle a trouvé un job (avec une alternance je crois) au sein du comité olympique pour les Jeux de Paris. Depuis fin août elles cherchent un F3 pour avoir chacune leur espace mais sans résultat pour le moment. Pourtant leur dossier est solide.
Après cet épisode je pense que cela va être encore plus difficile de rester dans ce studio même si le propriétaire envisage une serrure plus sécurisante.
Vers 1h du matin, la police scientifique était passée, la serrure était changée à l'identique, le dossier du sinistre était lancé. Elles devaient déposer plainte le lendemain matin. Reste maintenant à trouver les factures pour justifier des objets volés.
Manon avait appelé son Papa mais quand je l'ai eu au téléphone pour faire le point sur le Mac il dînait tranquillement et rouspétait parce que Manon n'avait pas activé l'option de localisation que propose Apple et qui, si j'ai bien compris, aurait mis aussi ses données sur un Cloud. Moi j'avais plutôt l'estomac un peu chamboulé par les mésaventures de mon Petit Bout !
Je sais qu'il ne va pas laisser tomber sa fille mais on peut être efficace et avoir un peu de compassion.
Lorsque j'ai acheté mon PC ce WE on a aussi pris deux disques durs. Un petit pour moi et un gros pour elle car elle fait beaucoup de vidéos et de photos et celui qu'elle avait était plein. Elle n'aura pas eu le temps de transvaser ses données. Je ne sais pas ce qu'elle a perdu dans son Mac.
A bientôt pour le billet du jour lorsque j'aurai plus d'infos.
Certainement encore un court billet mais je tiens le rythme de mon message quotidien.
Quelques points pour fixer des yoyos sur un bloc ce midi pendant mon déjeuner à la maison. C'est une toute petite avancée mais c'est mieux que rien.
Ce soir j'ai bien pris la route à gauche pour aller à la piscine. J'étais décidée à tester le bassin nordique mais il y avait beaucoup de vent, du monde dans les lignes alors que le bassin intérieur était presque vide. J'ai préféré rester au chaud et au calme. La température de l'eau a été baissée ; j'avais déjà remarqué cela à l'autre piscine dimanche. Cela ne me gêne pas pour nager et comme je plonge pour entrer dans l'eau je n'ai pas le temps de tergiverser ! J'ai été seule dans ma ligne en bout de piscine pendant un bon moment jusqu'à l'arrivée de deux femmes qui nageaient n'importe comment sans respecter le sens de nage. Cela m'a agacée et j'ai changé de ligne. C'est dommage car je pensais rester seule dans mon coin et après mes 2 km tenter quelques culbutes pour voir si je savais encore les faire. Retrouver le bon mouvement avant de me risquer lors de mes longueurs. Raté !
Pas de câlin de Pookie ce soir, elle a préféré retrouver la nuit après son dîner.
Je m'étonnais des derniers jours de ne pas recevoir de mail m'informant de commentaires. J'ai pensé que mes fidèles lectrices étaient en vacances.
Ce soir je suis allée regarder directement sur le blog et j'ai découvert que vous étiez toujours là, fidèles au poste pour me glisser un petit mot. Après enquête j'ai découvert tous les mails dans les spams. Que sont-ils allés faire là ? Cela n'était jamais arrivé.
Donc j'ai répondu à tous vos gentils messages. Merci.
Seconde séance de piscine ce soir. Mon contrat de la semaine est rempli. il me reste le yoga à reprendre sérieusement ce WE. J'ai un peu lâché ces derniers WE sur le côté zen et souplesse ! Toujours pas tenté le bassin nordique. Il y avait tellement peu de monde dans les lignes intérieures que mon choix a été vite fait. De toutes façons il y avait toujours du vent ! J'ai repris les plaquettes. J'avais attendu de me remuscler un peu les bras avant. Je vais y aller progressivement car avant que j'arrête de nager il y a quelques années j'avais ressenti des douleurs au coude droit. Cela avait été la raison de mon arrêt cet été-là et je n'avais pas repris l'été suivant pour d'autres raisons.
Demain c'est le long WE. J'ai hâte.
Bon il va falloir caler les salaires de l'association mais j'espère avancer sur plein de choses et rayer beaucoup de lignes de ma liste.
Un billet court aujourd'hui. J'aurai sans doute plus à dire demain.
Suite au cambriolage l'expert de l'assurance la rencontre demain. Nous avons de sérieux doutes sur le dédommagement à venir.
Manon et sa coloc sont toujours à la recherche d'un plus grand appartement. Manon en a visité un aujourd'hui plutôt sympa. La personne qui a fait visiter n'était pas le propriétaire mais le représentant d'un collectif qui loue des appartements. Ce n'est pas le premier appart qu'elle visite et tout s'est déroulé normalement. Elle s'est donc positionnée et a donné leur dossier commun comme à chaque visite où l'appartement leur plait. En fin de journée le monsieur (un jeune homme) l'a appelée pour lui dire que son dossier était retenu pour un premier choix. Elle était plutôt contente en attendant la suite. Il lui a alors proposé d'aller boire un pot le soir même pour en parler. Là, elle a commencé à avoir des doutes. Elle a dit qu'elle allait voir avec sa coloc. Elle a réalisé après coup qu'il n'y avait que des femmes à cette visite comme si une sélection avait déjà été faite lors des rendez-vous. Du coup elle a fait des recherches sur le personnage et découvert que depuis son profil Linkedin cela aboutissait sur un site louche.
Elle m'a appelée pour me relater l'histoire et avoir mon avis. Comme sa coloc va demain finaliser son dépôt de plainte au commissariat pour le cambriolage pour sa partie je lui ai dit qu'elle en parle et qu'éventuellement elle dépose une main courante. Depuis bien sûr l'annonce a disparu.
Le type a donc en sa possession toute une série de documents des deux demoiselles et des parents se portant caution.
Je vois d'ici la réaction de son Papa quand elle va lui relater la visite.
Autant vous dire qu'elle est assez remontée contre la gente masculine. Déjà que sa sœur et elle sont beaucoup plus revendicatives sur le droit et le respect des femmes que moi. Non pas que le sujet ne me semble pas important mais par rapport à ma génération j'estime que j'ai pu faire beaucoup de choses, ce qui n'était pas forcément le cas de beaucoup d'autres filles ou femmes. Dans mes jeunes années si j'ai été sifflée ou interpellée cela n'est jamais allée plus loin et je ne me suis pas sentie en danger dans le monde du travail alors que j'évoluais dans des milieux très masculins. Je ne me laissais pas faire mais je crois qu'à l'heure actuelle ce n'est plus une protection suffisante.
Du coup, je suis plutôt colère que l'on fasse du mal à mon Petit Bout et je me suis défoulée sur les nouveaux bénévoles de l'association. Cela fait déjà quelques temps que la secrétaire a envoyé une demande de participation pour nos prochaines manifestations. La mairie demande à ce que les encadrants soient identifiés pour valider chaque réservation de salle. Personne n'a daigné répondre. J'ai donc fait un mail court mais bien senti pour dire, en résumé, que ce n'est pas le tout de vanter le mot "Action" en CA mais que c'était le moment de le mettre en pratique. Je pense que cela ne va pas plaire. M'en fiche je suis démissionnaire au renouvellement du bureau dans deux mois.
Allez pour en finir avec le négatif du jour. Dans la commune où je travaille il y a 2 boites à livres ; j'aime l'idée de ce partage de lectures même si je n'ai pas eu l'occasion de le pratiquer. Ce sont les vacances et quelques ados n'ont pas trouvé mieux de vider les boites au sol et de brûler les livres. Un livre pour moi c'est presque sacré ; je ne corne pas les pages, je n'écris pas dessus même au crayon. J'avais été choquée il y a des années de découvrir un reportage où était montrée la destruction des livres de poche qui n'étaient pas vendus dans les mois qui suivaient leur édition. Il parait que l'on n'a plus le droit de dire à son gamin "Va dans sa chambre !" sur le ton de la colère ; je trouve pour ma part qu'il y a des coups de pied au c.l qui se perdent au sens figure et pourquoi pas au sens propre !
Allez on inspire sur 4 temps et on souffle sur 6...
Ce midi j'ai continué à faire quelques points toujours pour fixer les yoyos. Un bloc est prêt pour la broderie. C'est toujours ça de pris.
Je ne sais pas si je tiendrai le rythme d'un billet par jour tout le mois (et vous en aurez peut-être assez de me lire quotidiennement !) mais je continue. Ce doit être le soleil revenu qui me booste.
Pas de piscine ce soir, cela n'aurait pas été très malin avec le rhume qui est encore présent. Tousser un temps sur 3, un coup à gauche, un coup à droite c'est pas top !
Après l'extérieur hier, c'est au tour de l'intérieur aujourd'hui. Non je n'ai pas commencé le tri. Trop chronophage pour une fin de journée. Mon Petit Bout arrive mercredi pour quelques jours avant de commencer son premier boulot lundi prochain. Comme j'ai tendance à m'étaler, il faut que je recentre mes affaires... c'est à dire les empiler dans la chambre de l'aînée en attendant ! Je rêve que chaque "chose" ait sa place chez moi mais j'ai trop de "choses" et pas assez de place. Il faudrait "éliminer" c'est sûr mais c'est un concept raisonnable qui a du mal à se "faire une place" dans mon mode de vie.
Malgré tout je reconnais que ces derniers temps je me suis laissée aller à entasser autour de moi. Les livres autour du lit ; les ouvrages autour du bureau dans mon "boudoir créatif" ou sur la table de la pièce à vivre puisque je ne mange pas à table lorsque je suis seule. Mes remparts protecteurs sans doute.
Au bureau lorsque je suis arrivée, j'ai pris le poste en l'état et dans l'urgence. il y avait des "empilements" partout. De contrat en contrat je n'ai pas modifié l'organisation juste essayé de classer ce que je faisais. Mais semaine après semaine les tâches se sont multipliées et je n'arrive pas à dire STOP pour me poser et faire un gros tri. J'ai un stagiaire ce mois mais ce n'est pas vraiment du temps de gagné. Je lui fais créer des tableaux (vive Excel !) pour regrouper et organiser des informations mais il y a pas mal d'explications à donner pour que ce soit fait correctement et que ce soit utile. C'est aussi le but d'un stage de former et donc d'expliquer.
Donc bureau ou maison j'ai des univers très similaires où la notion de vide n'existe pas !
En règle générale je m'y retrouve. Sauf ce WE où je cherchais une paire d'aiguilles n°4 pour un essai. Pas moyen de retrouver mon énorme stock d'aiguilles. Dans mon idée elles étaient dans un joli sac en papier. J'ai donc cherché ce sac partout. J'ai ouvert des tas de boites et de cartons, j'ai fouillé les recoins pour les retrouver quelques heures plus tard regroupées presque sous mes yeux sur une pile de magazines de tricot et sans le joli sac en papier. Une fois que le jardin rentrera vraiment en repos pendant les longues soirées d'hiver je fais un peu de tri pour trouver de la place et ranger.
Vous êtes témoin de cette résolution d'automne... :-)
Pour mon anniversaire, j'ai aussi reçu d'autres cadeaux.
Quelques jours avant le décès de Papa, mon amie ma prof de piano (quand je jouais encore !) m'avait offert une place pour le concert de piano de Evgeny KISSIN à la Halle aux Grains à Toulouse. C'était superbe avec 4 rappels. Avant le concert nous sommes allées prendre un pot dans un bar à tapas. Nous avons fait non pas grimper l'ambiance mais la moyenne d'âge ! Pour moi qui ne sors plus depuis quelques années c'était une plongée dans un monde oublié. Etrange sentiment de ne pas être à ma place mais agréable sensation d'être là à cet instant.
Mes filles m'ont offert de jolies bottines ; des chaussures de lutin pour Manon. Je ne peux plus enfiler aucune de mes chaussures en dehors de mes vieilles Nike noires. Le pied gauche reste trop gonflé même au matin pour se glisser dans mes anciennes chaussures. Pas facile de trouver un modèle à mon goût et qui accepte ce pied gauche. J'ai dû passer au 40 au lieu du 38-39 et glisser une semelle dans la chaussure droite.
Après avoir passé la nuit chez son Papa, Manon est revenue à la maison le samedi 29 avec les croissants et un joli bouquet sec. Nous sommes allées sur la tombe de Papa, mon premier anniversaire sans lui, avant d'aller déjeuner au restaurant où nous avons beaucoup parlé de notre Papa-Papy ! Mais ce n'était pas triste. Il aurait été heureux que l'on profite de l'instant toutes les deux.
Depuis 4 semaines j'avais un stagiaire. Un jeune homme en terminale bac pro en gestion. Il avait déjà fait 4 semaines de stage à la fin de l'année 2021 avec la personne que j'ai remplacée. Le rythme n'était pas le même, le job non plus. Je n'avais pas le temps de le mettre à ma place en double commande. En plus je passe d'une tâche à l'autre et j'en fais plusieurs en même temps. Reproduire ce que je fais sans gérer les tenants et les aboutissants ne sert à rien ; j'ai préféré lui donner d'autres sujets qui lui permettaient malgré tout d'avoir un vue d'ensemble de ce qui occupe les services techniques. Alors il a dû manier Excel et un peu Word et puis apprendre à réfléchir tout seul. Comprendre pourquoi il mettait telle information dans telle case. Par contre j'ai pris le temps d'expliquer pourquoi il fallait faire de telle façon, de soigner les tableaux qu'il créait...
Aujourd'hui il préparait son rapport de stage. A un moment il vient me voir pour me demander ce qu'il devait écrire. Il voulait des phrases toutes faites. Alors j'ai fait comme avec mes filles j'ai donné des pistes mais pas la solution. Qu'il écrive déjà les mots importants, il fera les phrases dans un second temps, puis dans un troisième il y mettra les formes. Il a réussi un sortir quelque chose auquel j'ai apporté de petites corrections. Mais c'est lui qui a fait le boulot pas moi.
L'après-midi sa prof devait faire le bilan avec moi mais un conseil de discipline a modifié ses plans donc à voir la semaine prochaine.
Je lui ai dit ce que je pensais de lui et ce qu'il devait améliorer. Je suis speed au boulot ; il faut que ça avance. Lui est sur un autre rythme et c'était mieux que je lui donne du travail à faire dans son coin car en double commande il n'aurait pas suivi et moi j'aurais eu du mal à rester cool ! C'est pour cela que cela se passe bien avec la responsable : on a le même tempo !
Il est jeune. Malgré tout entre le premier et le dernier jour il a pris de l'assurance dans ce qu'il faisait. Ses questions n'étaient plus les mêmes.
C'était aussi le dernier jour de la responsable avant une semaine de vacances donc plein de dossiers à voir.
Alors je suis partie une heure plus tard. Dommage le vendredi je quitte plus tôt... normalement. Juste le temps de passer à la poste avant la fermeture, d'aller acheter la pâtée de Pookie, un pot de glace macadamia pour moi, de déposer tout cela à la maison et de repartir à la mairie de ma commune cette fois pour une réunion mairie-associations pour parler économie d'énergie. Devant la mairie déjà fermée pas un chat du côté de la salle du Conseil. Je tournicote, je regarde mon portable et je découvre que j'ai un mois d'avance. Quand je disais que j'étais speed !!! Ce sera bien un vendredi, à 18 h mais en novembre !!!
J'ai soufflé un grand coup, suis rentrée tranquillement à la maison. Voilà j'étais en WE.
Juste la direction à prendre en sortant du boulot.
A droite c'est la maison et à gauche la piscine.
Et j'ai tourné à droite !
Cela s'est fait sans réfléchir, c'est au bout de quelques mètres que j'ai réalisé que je n'avais pas pris la bonne direction. J'ai ralenti en cherchant un endroit pour faire demi-tour tout en me disant que j'étais fatiguée et pas très motivée pour affronter d'autres nageurs dans une ligne d'eau et puis je n'ai pas trouvé de chemin pour vite faire demi-tour ; un quart d'heure plus tard j'étais à la maison !
Pourtant j'avais envie de découvrir ce bassin nordique que je n'ai pas encore pu tester. Ce sera pour une prochaine fois. J'irai à l'autre piscine ce WE...
En arrivant à la maison je découvre Pookie installée sur ma place de parking ! Elle aurait pu attendre longtemps si j'étais allée barboter. Dès qu'elle est rentrée dans la maison elle est allée à sa gamelle, a miaulé tout en me regardant. Si je ne comprends pas le message !! Elle ne pense qu'à manger en ce moment. Sent-elle le froid arriver ? Pourtant elle ne fait pas pitié et son épaisse fourrure va bien la protéger.
Quelques points sur un bloc yoyo, un moment câlin consenti par Pookie après son dîner et déjà je commence à bailler. Je suis donc bien fatiguée !
La semaine qui a suivi l'enterrement de Papa, sa compagne a voulu faire le point sur les affaires de Papa. Je n'étais pas pressée mais elle semblait vouloir se débarrasser !
Je suis donc allée chez elle, sa fille était présente.
A mon arrivée il y avait des sacs poubelle sur la terrasse et la balance de Papa (soucieux de sa ligne mon Papa !). Cela m'a fait drôle ; j'ai eu l'impression que c'était ce qui m'était destiné mais je n'ai même pas regardé à l'intérieur des sacs.
J'ai toqué et sa compagne est venue m'ouvrir. Le pas lent, la mine défaite, le regard mouillé, le "Ca va ?" plaintif ; je trouvais qu'elle en faisait trop. Mais pour rester dans le rôle que Papa aurait aimé me voir tenir face à sa compagne j'ai pris sur moi. Dans le couloir m'attendait la fille.
J'avoue que je ne me sentais pas à ma place. Je suis souvent allée chez elle et l'accueil était agréable mais il y avait Papa et j'étais protégée.
Lors du décès lorsque j'ai dû chercher les papiers pour le déclarer avec la personne des pompes funèbres j'ai surtout traité avec la fille puisque sa mère était effondrée.
Papa était très organisé. Tous les dossiers étaient classés dans un tiroir de son bureau. Il avait une pièce à lui dans la maison où il passait beaucoup de temps sur SON ordi. Papa gérait tout l'administratif. C'est le côté patriarcal de Papa. Il gère, il protège et il assume. Je remarque que j'emploie le présent !
J'ai eu plus de mal à trouver le livret de famille de mes grands-parents. Il y avait un coté surréaliste à aller et venir dans ce bureau où Papa reposait sur son divan. Je ne pouvais m'empêcher de penser qu'il fallait que je sois à la hauteur de ce qu'il m'avait appris : gérer, assumer, être droit dans ses bottes. Alors c'était à moi de tenir, de faire ce qu'il fallait, d'être compatissante et de prendre en charge pour soulager...
Dans la semaine qui a suivi il a fallu s'occuper des démarches. J'étais en stage en mairie et Manon en télétravail à la maison. C'est elle qui a pris un peu les commandes pendant les horaires de bureau. J'ai juste dit à la fille que Manon allait passer récupérer les papiers et l'ordi de Papa car le connaissant tout devait être dedans.
C'est là où tout a basculé.
Elle m'a appelée juste avant ma séance de kiné pour me dire que je ne pouvais pas prendre l'ordi que j'allais tuer sa mère, que toute sa vie était dedans. Sa mère ne sait pas se servir d'un ordinateur !!! J'ai essayé d'argumenter, de dire qu'on allait mettre sur une clef USB ce qu'elle voulait garder comme des photos ou autres mais j'avais une hystérique dans l'oreille. J'ai préféré mettre fin. Le kiné en massant ma cheville toujours enflée même après 4 mois sans la botte m'a trouvée un peu tendue !
Manon est donc passée chercher les papiers qui avaient été préparés par la fille ; juste une feuille par ci par là et non le contenu du tiroir au complet ce qui aurait été plus simple. Cela ne me gênait pas que la fille voit les comptes de Papa. Je la savais plus au moins au courant puisqu'elle travaille à la Banque Postale et que c'est la banque de Papa même si ce n'est pas sa conseillère. Elle avait d'ailleurs proposé de voir avec la personne qui gère les successions et donc gardé les identifiants du compte avant de se rétracter et de laisser Manon appeler. Et puis on est très loin d'une fortune. Bien sûr l'ordi est resté à sa place ! Justement la mère et la fille étaient sur l'ordi quand Manon est arrivée. Manon allait ensuite chez son Papa ; je lui ai donc envoyé un sms agacé suite à l'histoire de cette rétention d'information. Elle m'a proposé de laisser passer un peu de temps.
En consultant les papiers avec Manon le lendemain nous avons découvert que Papa payait tout, qu'il y avait un tas d'abonnements à des revues et des dons (petits mais nombreux) à des oeuvres. La fille avait demandé à s'occuper de résilier les abonnements car sa mère voulant en conserver certains il fallait faire un transfert de règlement. Il y avait des prélèvements que je ne voulais pas bloquer de suite car cela aurait pu poser un problème à sa compagne. Comme Papa avait pris à sa charge internet, la fille a repris la box pour sa mère en changeant le compte payeur ; Manon et moi ne nous sommes pas méfiées.
Pendant le WE qui a suivi, celui de mon anniversaire, nous sommes passées Manon et moi récupérer le téléphone de Papa pour pouvoir accéder au compte avec la sécurité. J'en ai profité pour prendre le reste des papiers pour surtout tenter de retrouver le livret de famille de mes parents celui qui prouve que je suis leur unique fille pour le notaire que je devais voir quelques jours plus tard. La mère m'a proposé de revenir la semaine suivante pour faire le point sur les affaires de Papa. Il est vrai que je n'y voyais aucune urgence (en dehors de l'ordi) mais je sentais qu'elle voulait se "débarrasser" de cette épreuve. Pour être agréable j'ai acquiescé. Elle a dit à Manon qu'elle espérait qu'on resterait en contact, qu'on était une famille...
J'ai fini par trouver ce livret dans le dossier de succession suite au décès de Maman ce qui était logique puisque cela a été sa plus récente utilité.
Le lundi j'ai conduit Manon à son train pour la capitale. Le soir une chappe de solitude m'est tombée dessus. Pourtant je suis habituée. Mais là j'étais vraiment seule, voire abandonnée, même si ce n'est pas la faute de ma fille dont j'encourage l'indépendance.
Le mardi me voici donc à nouveau dans le bureau de Papa avec la mère et la fille en face de moi et je ne me sens pas du tout à l'aise. Elles ont préparé 4 petites boites. Cela m'a fait drôle ; j'avais le sentiment qu'on m'attribuait les miettes d'une vie. Je me sentais juste tolérée dans cette pièce qui avait été celle de Papa pour laquelle il avait pris une assurance à part dont je n'arrive pas à stopper le contrat.
La mère a glissé une cartouche d'encre dans une des boites je lui ai dis que cela allait avec l'imprimante. La fille m'a demandé si je la voulais. Il y a déjà deux imprimantes à la maison alors j'ai proposé qu'elle la garde pour son fils. D'ailleurs Papa à chaque fois qu'il changeait de matériel informatique donnait à la fille ou à son fils sachant que moi j'étais pourvue ou alors qu'il avait participé à l'achat d'un renouvellement lors d'un noël ou d'un anniversaire. J'ai attrapé une première boite pour la porter dehors mais je me suis faite houspiller, celle-là n'était pas pour moi. Bon je passe à la suivante. J'ai porté quatre petites boites sur la terrasse. A mon retour dans la pièce on m'a demandé si je voulais autre chose. La chaine Hi-fi ? J'ai répondu que je la prendrai plus tard. Il y avait encore tellement de choses à Papa que je ne savais pas quoi répondre. Plein de matériel photo, caméra, tablette, 33 tours... et tout ce qu'il a gardé de sa vie d'avant sa compagne qui se trouve dans le garage. Et puis j'aurais bien voulu du plus personnel, un pull ou des chemises pour les glisser dans mes patchworks. J'ai demandé à avoir le fauteuil de son bureau et..... L'ORDINATEUR.
Là, tout a explosé.
La mère : "Oh non tu ne peux pas me faire ça c'est ma vie qui est dedans". Je rappelle qu'elle ne sait pas s'en servir et que c'est Papa qui a sa vie dedans. Et je me prends la tête entre les mains et je me balance d'avant en arrière sur le siège.
La fille avec virulence : "Je t'ai déjà dit NON, c'est à ma mère tu ne peux pas lui faire ça, tu vas la tuer. Tu es vraiment mauvaise. DEGAGE ! Impossible pour moi d'en placer une. Elle répétait en boucle DEGAGE, DEGAGE".
Là, elle me pousse hors de la pièce et de la maison en me talonnant. J'attrape une boite pour la porter à la voiture. Elle me suit avec une autre boite qu'elle jette par terre dans l'allée. Tout en me disant : tu te rends comptes de ce que tu fais à ma mère, dans quelle état tu la mets, s'il lui arrive quelque chose tu auras ça sur la conscience pour ta vie entière, ce qu'elle a fait pour toi, elle t'a accueillie (je venais surtout voir mon Papa), elle t'a fait à manger (plats cuisinés et congelés dont Papa faisait le coursier pour sa fille et moi de temps en temps), elle s'est occupée de ton père alors que toi tu n'as rien fait pour lui (Papa n'était pas grabataire, juste un peu fatigué les derniers temps et ce qu'il ne pouvait plus faire il payait quelqu'un pour le faire à sa place), ton père doit se retourner dans sa tombe de voir comment tu traites ma mère et avoir honte de toi (Papa n'a jamais eu honte de moi, même s'il n'approuvait pas tous mes choix ou mes actions), que je méprisais son chagrin (et le mien il ne compte pas ?)....
Je suis d'un naturel combatif mais là j'étais tellement sous le choc que je ne pouvais que bredouiller des "tu te calmes", tu ne me parles pas comme ça", puis "les 15 ans de partage avec ta mère ne sont rien en comparaison des 62 ans de notre relation père fille", "qu'entre ta mère et sa fille et ses petites filles le choix de Papa aurait été vite fait". Mais tout cela elle ne l'écoutait pas me scandant des DEGAGE en avançant sur moi l'index pointé avec un ongle de 5 cm au bout ! Elle est plus grande que moi (avec plus de 10 cm de talons !) mais au poids je la bats ! Je n'ai même pas eu le réflexe d'engager une action physique que j'aurais certainement gagné malgré les griffes acérées. J'ai capitulé. Papa n'aurait jamais admis la violence physique. J'ai récupéré les derniers cartons sous ses vociférations, ramassé ce qui s'était éparpillé sur le sol dans les feuilles de l'allée. Pendant ce temps-là la mère sur la terrasse jouait la tragédie grecque, la main sur le front, les lamentations, les sanglots.
J'ai ouvert le portail, sorti la voiture, refermé le portail et j'ai laissé la voiture de Papa me ramener à la maison. Je tremblais tellement que je tenais le volant du bout des doigts pour ne pas faire zigzaguer la voiture. Je pleurais et hurlais dans la voiture toutes les grossièretés que je n'avais pas pu dire. Papa me manquait déjà beaucoup mais là je prenais encore plus conscience de son absence et du fait qu'il ne pourrait plus jamais me protéger.
Une fois à la maison je n'ai même pas sorti les cartons de la voiture pour voir ce qu'il y avait dedans. J'essayais de me calmer sans succès.
Mes filles n'étaient pas joignables pour que je les informe de la situation.
Du coup c'est ma cousine qui a eu droit à mon récit haché, virulent et larmoyant. Ma cousine ne dit pas de gros mots, ne cède pas à la colère, va plutôt faire un petit malaise en cas de conflit. Elle était choquée par la tournure des évènements. Lors de l'enterrement elle n'avait pas apprécié l'allure de la fille : les yeux charbonneux, les ongles longs, les talons hauts ; très loin du style de ma cousine et du mien. Elle lui faisait penser à Cruella !!! Elle regrettait surtout de ne pas être restée une journée de plus pour m'accompagner ce mardi-là et être témoin.
A un moment il y a eu un bruit de voiture mais je ne suis pas sortie. Ce n'est qu'un peu plus tard que j'ai découvert le siège de bureau dans l'allée derrière ma voiture, comme un solde de tout compte.
Je n'avais pas prévu de faire un changement d'adresse pour le courrier de Papa, pensant récupérer ce qui aurait été nécessaire au cours des visites mais j'ai filé à la poste avant la fermeture pour mettre en place ce transfert. Le postier a été bien aimable de me garder après la fermeture pour tout mettre en place. Depuis je suis inondée de courriers d'associations qui réclament des dons et de magazines en attente de suspension de prélèvement. Il n'y a jamais eu autant de courrier dans ma boite aux lettres !
Le soir j'ai raconté la violence de la scène à mes filles. Elles étaient consternées, en colère et tristes mais nous nous sentions bloquées dans notre possibilité d'action. Par contre je leur ai dit que pour moi c'était terminé je ne veux plus aucun contact avec ces personnes. Je me protège dans mon isolement.
Ces petites boites ce sont 90 ans d'une vie dont on me laisse les miettes.
Le lendemain j'ai découvert que je ne pouvais pas aller sur l'adresse mail de Papa car le mot de passe de sa messagerie avait été changé. Je n'avais pas pensé à cela. Une nouvelle adresse au nom de la mère avait été créée mais elles se sont aussi accaparées l'adresse mail de Papa. J'ai découvert cela après ma tentative de connection. Un message sur le téléphone de Papa m'indiquant ces modifications. J'ai transmis l'info à mes filles qui ont éructé ; le rapt de l'ordi commençait à prendre sa signification. Je ne vois pas ce qu'il y a dans cet ordi qui puisse susciter tant d'intérêt. Bien sûr il est tout neuf puisque Papa venait de donner le précédent, acheté en même temps que le mien, à la fille. Manon a relaté la situation à son père et mon ex-mari choqué voulait envoyer un huissier !
Lors de mon rendez-vous chez la notaire le lendemain j'ai évoqué la situation les trémolos dans la voix car je n'arrivais pas encore à prendre sur moi. Elle m'a dit que je n'avais pas vraiment de recours si elles décident de tout garder. Elle m'a proposé de laisser passer du temps.
Manon devant revenir une quinzaine de jours plus tard à Toulouse, nous envisagions qu'elle demande à la mère en associant Laëtitia dans sa démarche pour venir chercher les affaires de leur Papy et quelques affaires à elle. Son Papa l'accompagnerait pour l'aider à tout porter sans être annoncé. Si cela se faisait je ne doutais pas de la présence de la fille. Par contre mon ex ne la laisserait pas vociférer sur Manon. Peu enclin à la violence mais très sûr de sa supériorité il ne se laissera pas décontenancer par des "DEGAGE". J'ai donc tenté de préparer une liste des affaires de Papa.
Jamais je n'aurais imaginé cette situation. Papa avait tellement tout bien préparé. Je suis sûre que la mère est allée faire le Caliméro auprès de leurs amis, disant que je voulais tout lui prendre et me faire passer pour la méchante. Je n'avais aucune intention de réclamer le dernier réfrigérateur ou le récent lave-vaisselle achetés par Papa, ni la TV, ni le lecteur de DVD. Comme il a certainement fait mettre les factures de ces achats d'électroménager à son nom à elle (comme il l'a fait pour moi lors de cadeaux "utiles") cela n'aurait aucun sens. Par contre je suis sûre que l'ordi est au nom de Papa mais je n'ai pas encore cherché une facture. Si je la trouve pourrais-je déclarer un vol assortie d'une usurpation d'identité car Orange a été peu regardant dans le changement de compte payeur pour la box. Mais tant qu'une démarche via Manon et son Papa n'a pas été tentée je ne fais rien.
Ce n'est pas pour une raison financière car si les affaires de Papa ne nous reviennent pas je suis presque sûre qu'une bonne partie se retrouvera à Emmaüs. C'est une question de propriété. C'est SON chagrin, SON compagnon, SON ordi. Elle prend sa revanche. Elle n'a jamais pu "posséder" Papa beaucoup trop attaché à sa liberté. Mon père avait fait de son bureau, SA pièce. Elle pouvait y rentrer mais les chats avaient certainement plus le droit de rester dans le refuge de Papa. Papa pouvait tout partager et être totalement présent mais il avait besoin soit d'un espace, soit de temps à lui. Pendant mon enfance, notre appartement était petit et c'est moi qui avait la chambre, mes parents dormant dans le salon. L'espace de Papa c'était son travail, le vélo autour de Longchamp le vendredi soir après son travail, le tennis le samedi après-midi (une partie avec moi) et encore le vélo le dimanche avec un pique-nique familial lorsque nous ne partions pas le WE chez l'un ou l'autre des grands-parents. Le reste du temps à la maison il était présent et disponible. Mais il avait besoin de ces bulles de liberté. Je pense qu'elle n'a jamais accepté ces échappatoires et qu'elle se venge maintenant avec l'appui de sa fille. Maman aussi avait du mal avec ces moments où mon père lui échappait alors que pour moi cette liberté est l'essence de ma vie.
Ce premier volet de l'histoire a été rédigée en grande partie lors d'une de mes nuits d'insomnie et je pensais le publier plus rapidement. Seulement le VOL de l'ordi de Papa avec certainement l'adresse de mon blog dans ses entrailles risquait de réduire à néant la possibilité de récupérer des affaires de Papa si cet article était lu. J'ai donc préféré attendre...
Voici la suite de l'histoire.
Il y a d'abord eu l'anniversaire de Papa ; il aurait eu 90 ans. Je n'avais eu aucune nouvelle de la part de la mère et je n'en ai pas eu plus à ce moment-là. C'est sans doute mieux car je ne sais pas si j'aurais décroché !
Je suis allée chercher Manon à la gare le mercredi soir. Le jeudi soir nous avons convenu que Manon appelle pour savoir si elle pouvait venir chercher des affaires de Papa. Par politesse elle a demandé comment cela allait et il y a eu les lamentations, qu'elle avait des problèmes aux yeux, qu'elle allait se faire opérer. Je sentais le sous-entendu que c'était de ma faute ! J'avoue que ses problèmes de santé ne m'ont pas touchée. Je ne pense pas qu'elle mente mais j'ai surtout pensé que cela risquait de ruiner notre possibilité et puis il y avait une notion de karma qui tourne... Elle a demandé si Manon venait seule. Visiblement j'aurais été interdite de visite ! Rendez-vous fut pris pour le lendemain en fin de journée. Manon y est allée accompagnée de son Papa dans sa grosse voiture à lui. Ils sont venus vider la voiture à la maison ensuite pendant que j'étais chez le kiné ; Manon restant chez son Papa le soir.
Lorsque je suis arrivée à la maison j'ai eu un choc. Le salon était plein. Cela sentait déjà une odeur de cave et Pookie ne savait plus où se mettre. J'ai appelé ma fille pour avoir le récit. La fille était là bien sûr et tout avait été entreposé dans le garage. Manon n'est même pas rentrée dans la maison ! Son Papa s'est contenté de porter, n'ayant pas à intervenir. Mais elles ont dit qu'elles étaient très fâchées contre moi. Ce qui est tout de même un comble. J'ai tourné en boucle avec ça toute la nuit, surtout que je suis sûre que Manon ne m'a pas tout dit.
A 5h du matin j'ai attaqué le tri. Dans le tas il y avait même les choses à emporter chez Emmaüs. A moi de faire le boulot ! Tout n'était pas là, il restait encore des affaires que Manon devait aller chercher le samedi après midi avec la voiture de son Papy (la mienne étant toujours chez le garagiste).
J'ai chargé la voiture, attendu l'arrivé de Manon pour les choses trop lourdes et filé au dépôt avant la fermeture du midi.
L'après-midi Manon est revenu avec une voiture pleine ; le salon qui avait repris un peu d'espace a de nouveau été envahi. Il y avait même des objets qui n'ont pas quitté la voiture pour repartir directement à la déchèterie.
Bien sûr il n'y avait ni ordi, ni imprimante !!!! La proposition de don à son fils avant de me faire jeter n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde !
Puis Manon est partie en soirée avec des amis et j'ai craqué en voyant tous ces cartons et objets qu'il allait falloir trier et ranger mais où ? Beaucoup trop de choses à gérer et à accepter ces dernières semaines avec un déficit de sommeil qui s'accumule.
Après une nuit bien trop courte j'ai attaqué un premier tri pour remplir des sacs pour des destinations diverses entre Emmaüs, déchèterie et bac à papiers. La surface occupée dans le salon s'est réduite mais reste très conséquente et la réduction va être lente.
Il manque encore des choses, entre autre la seconde clef de la voiture de Papa qui va certainement diminuer le montant de la vente ainsi que tous les outils et le reste de mes bouteilles de vin. Ce sera pour une prochaine visite d'une de mes filles, sans doute mon aînée.
J'ai découvert tout à l'heure que la mère a profité de la venue de Manon avec la voiture de son Papy pour récupérer les boites de chewing gum qui étaient dans la portière passager !!! Il n'y a pas de petit profit ! Ou alors ces boites Hollywood lui font trop penser à Papa !!!!!! C'est vrai que c'est lui qui les a payées, comme le reste !!!
Jamais je n'aurais imaginé une telle situation, surtout pour un ordinateur qu'elle ne sait pas utiliser et qui a toujours été le hobby de Papa comme c'est aussi le mien. Ce n'était pas toujours facile de voir mon Papa seule, il y avait comme une jalousie de ma relation privilégiée avec lui. Quand Papa venait bricoler avec moi à la maison elle appelait plusieurs fois pour savoir quand il rentrait. Je sentais que d'un côté cela plaisait à Papa mais de l'autre il restait quand même avec moi jusqu'à la fin de nos travaux. Nous savions à quoi nous en tenir tous les deux et cela n'affectait pas notre relation même si cela m'agaçait un peu. J'avais déjà connu cela avec Maman. Papa attendait de moi que je fasse le gros dos aux remarques de Maman. La période de l'adolescence m'a rendu moins conciliante !
Il y a toujours ce problème de l'adresse mail. Le compte bancaire étant bloqué, il doit y avoir pas mal de contacts qui se font par ce biais dont je n'ai pas connaissance. Il y a des informations administratives que je ne trouve pas et qui sont certainement sur l'ordi de Papa.
Voilà pourquoi je ne suis pas très présente par ici. Comme j'ai enchainé sur un autre remplacement en mairie mes journées sont bien remplies. Je vous raconterai prochainement car là non plus ce n'est pas simple !!! Je sais que j'aime bien résoudre les problèmes et que c'est mon point fort mais en ce moment il y en a un peu trop !
A bientôt.
Pour finir en musique voici la chanson de Serge Lama et les dernières phrases qui correspondent si bien à mon Papa.
Pourtant j'avais déjà la chance Quand j'étais gosse dans mon quartier De ne pas attacher d'importance A ce que les autres pensaient Et je n'ai pas vu dans l'Histoire Quelque guerrier ou quelque roi Assoiffé de règne ou de gloire Qui soit plus orgueilleux que moi
J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu Mais j'ai fait ... ce que j'ai voulu ...
En fin de matinée j'ai pris la route pour retrouver une copine au salon créatif de Toulouse. Il a lieu cette année au nouveau parc des expositions qui s'est construit dans une zone dédiée à l'aérospatiale.
J'avais cherché l'itinéraire le plus court afin de ménager au mieux mon stock de carburant. Donc j'ai délaissé les grands axes et leur détour pour la traversée des petits villages. Dans la voiture de Manon il n'y a pas le GPS ; je n'ai pas cherché à installer une application sur mon téléphone vu que dans ma Kangoo il y a ce qu'il faut et qu'en plus le téléphone est main libre. Je n'avais pas envie de jouer du téléphone pendant le trajet. J'ai donc imprimé le parcours via Michelin. Vous me direz qu'il faut bien tout de même jeter un œil sur le papier !!!
Me voilà partie sous un beau soleil sur les routes de campagne jusqu'à ne plus savoir où j'étais. Les n° des axes ont été changés et visiblement Michelin n'a pas été mis au courant. J'ai dû loupé le coche d'un énième rondpoint et me voilà à errer dans la commune sur laquelle est implanté le MEET. Je demande de l'aide à un jeune homme qui promenait son chien mais malgré ses recherches sur son téléphone il n'a pu que me dire de rejoindre telle commune et de voir si ce serait indiqué.
J'ai fini par retrouver le grand axe que je n'aurais jamais dû écarter et me voilà enfin devant le grand bâtiment et ses parkings souterrains quelques minutes avant l'heure du rendez-vous. J'arrive devant la barrière avec la borne pour prendre son ticket. Je m'arrête, cherche l'ouverture de la fenêtre à gauche. Zut elle est à côté du levier de vitesse sur la voiture de ma fille. J'appuie sur le bouton pour obtenir le ticket tout en regardant les tarifs élevés des heures de stationnement pour me rendre compte que la barrière est ouverte depuis le début, que le passage est libre et le parking gratuit !!!
On ne se moque pas !
J'ai retrouvé ma copine ; nous avons ri de mes mésaventures et nous avons pénétré dans l'antre des tentations.
J'ai été très raisonnable. Quelques petits gâteaux (le côté créatif ?) et un lot de 5 coupons de tissus japonais. Je vous raconterai demain pourquoi j'ai craqué alors que j'en ai déjà dans mon stock que je n'ai encore jamais osé utiliser. Je n'ai pas encore installé mon vieux logiciel de retouches d'images (pas sûr qu'il fonctionne encore avec cette nouvelle version de Windows) sur le nouveau PC alors mes photos sont sans fioriture !
Tissus japonais buts de dépliage avant petit coup de fer !
Comme toujours il y avait une exposition de quilts de France Patchwork sur le thème des jardins. J'avais oublié mon APN et mon téléphone ne rend pas du tout hommage aux trois ouvrages qui m'ont plu.
Les broderies sont fines et très délicates
Une très belle utilisation de tissus fleuris bleus
Une combinaison entre des tissus imprimé et des broderies.
Nous nous sommes posées un moment pour déjeuner. Je n'avais pris qu'une pomme en raison d'un petit déjeuner tardif et j'ai plongé la main dans le sachet contenant les petits gâteaux sans gluten (farine de noisette) pour une gourmandise.
Ma copine avait apporté des tricots sur aiguille circulaire pour me montrer comment elle tricotait avec. J'avais pris aussi le châle et la chaussette. Nous avons échangé nos techniques.
Après un dernier tour pour chercher un tout petit cadre à broder sans succès (le seul vu coutant plus de 2 fois le prix d'un trouvé sur le Net) nous avons regagné chacune notre voiture.
Là j'ai pris les grands axes et suis rentrée sans encombre à la maison.
J'aurais pu enchainer sur un peu de jardinage, vu le beau soleil mais j'ai eu la flemme et j'ai préféré succomber à la tentation... Vous verrez demain !
Un long coup de fil de mon Petit Bout en soirée (Pookie en a profité pour s'installer sur mes genoux, repue par son repas du soir) pour me raconter sa première semaine de travail et la chasse aux factures. Elle a appelé la boutique où je lui avais acheté certains de ses bijoux. La personne lui a simplement demandé ma carte d'identité car tout était à mon nom et elle lui a envoyé toutes les factures (même des très anciennes). De la même façon son Papa qui était en ville ce samedi a pu récupérer la facture de son Mac à la Fnac. On verra ce que l'assurance fera de tout cela.
Pas de nouvelles extraordinaires pour ce jeudi 13 octobre.
Le carburant devient un problème pour moi. Toutes les stations autour de chez moi sont fermées et ma Kangoo est presque à sec. Demain je vais prendre la voiture de mon Petit Bout où il reste une peu d'essence. Mais je ne pense pas pouvoir tenir la semaine suivante avec ce qu'il reste dans le réservoir. Si la situation ne s'améliore pas je vais devoir prendre des congés.
J'ai dû arroser le potager. Pas de pluie depuis plus d'une semaine. Je suis contente ; les 3 variétés de choux que j'ai plantés poussent bien. C'est la première fois que je cultive des choux pour l'hiver. Les bettes, betteraves et radis divers continuent leur progression au milieu des adventices. J'ai un gros travail de désherbage à faire autour ainsi que sur les zones des mâches et épinards. La ligne de carottes n'est pas au top. Beaucoup de retournements de terre dans cette parcelle et beaucoup de mauvaises herbes ; pas facile de retrouver le fin feuillage des carottes.
Je risque d'avoir le temps pour déherber car ma visite au salon créatif avec une copine ce WE semble bien compromis par la pénurie de carburant.
Déjà deux retards j'espère qu'au 3e je ne vais pas avoir un avertissement !!!
Hier je n'avais pas l'humeur pour rédiger un message.
Une journée de boulot toujours bien chargée avec l'arrivée d'un nouvel agent ; un technicien à qui il a fallu trouver une place dans la partie bureau. Il partage le bureau de la responsable ce qui n'est pas un problème car ils vont travailler souvent ensemble. Mais du coup plus de coin pour les réunions pour les points des services et autres. Normalement il y a possibilité de faire un autre bureau mais pour le moment la pièce sert de stockage donc il va falloir trouver le temps de tout réorganiser. Actuellement vu que nous sommes toujours en sous effectifs et totalement sous l'eau c'est impossible.
Le soir un CA de l'association était programmé pour faire le point depuis la rentrée. J'avoue que je n'étais pas très motivée mais bon en tant que présidente je ne peux pas me défiler. Certains avaient déjà annoncé leur absence ou un présence réduite, d'autres de la visio ce qui imposait de mettre en place ordi et connexion. Au fil du début de soirée, les demandes de visio pour raison de carburant sont devenues majoritaires et j'ai fini par dire tout en visio 10mn avant le début.
Mon nouvel ordi n'étant pas encore totalement à ma main j'ai loupé le début de la visio. Pourtant je progresse. Depuis lundi ma boite mail est opérationnelle. Une histoire de lettre du mot de passe qui n'était pas là où elle aurait dû être !!
Lorsque j'ai rejoint la visio j'ai laissé parler pour prendre la température. Evidemment c'était reparti dans les "YAKA FOCON" et tourner en rond pendant des heures avant de se décider. J'avoue avoir du mal à ne pas être tranchante lorsque je sens que les discussions s'enlisent qu'on redit 10 fois de suite la même chose. Pourtant je me suis améliorée et je suis sûre qu'au boulot on me voit comme une personne compréhensive qui arrondit les angles. Mais là j'ai du mal. Point après point nous avons réussi à avancer. A un moment une des récentes bénévoles est repartie dans ses conseils "avisés" de gestion d'une association avec suivi de tableaux, plan d'action.... J'échangeais des sms énervés avec la vice-présidente (ex-ex présidente) pour ne pas intervenir en direct. Elle me faisait remarquer que c'était un discours de politique !!! Bruyant et vide... Un peu plus tard une action s'est présentée. Une des salariées est partie à la retraite de l'éducation nationale et veut continuer avec nous pour quelques heures. Il faut donc clôturer son contrat actuel et en démarrer un nouveau d'un statut différent. Nous ne l'avons jamais fait et tout le monde est logé à la même enseigne de l'ignorance. Voilà une action qui faisait suite à la donneuse de leçon. ll y a eu un long silence sur le Net ; cette personne s'est bien gardé de prendre le sujet à son compte. De toutes façons elle n'a rien foutu en un an de présence (même pas empiler des chaises au gala de danse !) à part expliquer aux "anciennes" ce qu'il fallait faire lors des réunions. C'est donc une ancienne qui s'est proposée.
Là j'ai décroché car sinon j'allais vraiment monter dans les décibels. Comme nous étions limités dans les temps de connexion de la visio nous en sommes restés là.
Il était déjà 23h passé et j'ai préféré retrouver ma couette.
Cela va faire drôle en novembre lors de l'élection du bureau car la personne pilier de la GAF, la vice présidente et moi-même nous jetons l'éponge. De mon côté c'est la 4e saison où je paie mon adhésion pour gérer une association où je ne participe plus. Vu un début de rhumatisme dans la main droite c'est mal parti pour que je refasse du piano.
Lorsque j'ai été cambriolée, 3 fois tout de même dont la 2e et 3e fois à 2 mois d'intervalle entre 2010 et 2012 (ici, ici et là), j'ai été choquée. Avoir perdu tous mes bijoux m'a marquée. Je n'en ai pas racheté (ok j'étais fauchée) et me contente de ce que j'avais sur moi et qui n'a pas pu être volé. Après j'ai des fantaisies pour les boucles d'oreilles pour varier un peu.
J'ai eu mon Petit Bout ce soir au téléphone. Les filles n'ont pas beaucoup dormi. Les papiers de sa copine n'ont pas été volés ; ils étaient juste mal rangés. Mais sous le coup de l'émotion elle a un peu paniqué.
Elles sont donc allées déposer plainte ce matin. Sa copine a croisé les voleurs. Elles pensent qu'il y a eu complicité car il y a deux portes à passer pour rentrer dans l'immeuble avec des pass. Comme il y a des travaux au rez-de-chaussée, les ouvriers ont eu tout loisirs de noter les allées et venues. Car oser se risque à rentrer dans un appartement entre 18h45 et 19h il faut avoir fait du repérage. Les policiers ont noté ces informations : à voir ce qu'ils pourront en tirer.
Donc tous les bijoux et les jolies boites qui les contenaient (souvenirs de voyage) ont été volés ; pareil pour sa copine. Et bien sûr les deux Macs. Sa coloc va vite en racheter un car elle en a besoin pour travailler, Manon va réfléchir un peu.
Par contre elles repartent à la recherche d'appart quitte à se positionner sur des F2 plus faciles à trouver. Elles essayent de squatter chez les copains et copines pour les WE histoire de rester le moins possible dans leur studio.
Sinon son nouveau travail lui plait ce qui lui permet au moins de ne pas cogiter.
Pas de piscine pour moi ce soir. Je suis sortie tard et surtout j'économise l'essence car ce n'est pas encore le top autour de chez moi. De longues files d'attente sans être sûr qu'il en reste quand arrive son tour. Quand ma voiture se rapprochera trop de la panne je prendrai la voiture de Manon pour aller travailler. J'espère que la situation va se régler rapidement.
De plus dans un mouvement trop rapide pour attraper la souris du stagiaire et lui montrer une manip sur Excel je me suis coincée le haut de l'épaule gauche. Ah il ne fait pas bon vieillir !
Je vais aller me caler dans le canapé, regarder une série et vite retrouver mon lit car ma nuit non plus ne fut pas très reposante... si je ne reste pas bloquée dans le canapé !!!
Mon premier billet sur ce blog avec mon nouveau joujou.
Bon la première partie de la mise en route s'est plutôt bien passée ; j'ai répondu "oui" à toutes les questions !!! Non pas tout à fait mais il est vrai que certaines questions m'ont laissée perplexe.
Par contre pour les mails pour le moment c'est la panne sèche. Pas moyen de rattacher ma boite mail.
Comme il est très intelligent il a su retrouver tout seul des éléments de mon ancien ordi... sauf les mails !
Je suis contente car l'écran plus petit ne me gêne pas.
J'ai passé l'après-midi avec mon aînée et son compagnon et nous sommes partis en balade sur un GR proche de la maison avec leur chienne. Un peu plus de 8 km cela faisait bien longtemps que je n'avais marché autant. Pas fait de yoga ce soir mais je pense qu'il sera bienvenue demain. Le soir nous avons dîné chinois à la maison et ce n'est qu'avant leur départ que j'ai mis en route l'ordi. Je ne voulais pas être toute seule pour commencer au cas où !!!
Je vais en rester là pour ce soir car mes petits yeux se ferment : effet de la balade au grand air !!!
Une journée très speed. Demain sera ma première journée d'absence depuis 8 mois alors il faut anticiper. Non pas que je sois indispensable mais c'est le problème des postes où un accueil est nécessaire. Prévoir ce que va faire le stagiaire pour qu'il ne se retrouve pas tout seul lorsque la responsable va partir en réunion. Du coup il ira sur le terrain avec un agent !!! Une expérience de plus après les tableaux Excel que je lui fais faire !
Ce midi Manon et moi avons déjeuné sur la terrasse. Une coupure bien agréable.
Ce soir une pizza m'a allégée de la préparation du dîner et nous a laissé plus de temps pour la couture. Manon avait préparé un premier sac à vrac dans l'après-midi et ce soir elle l'a terminé. Je lui ai montré comment faire une cordelière et le voilà fin prêt pour transporter ses achats du marché.
Demain on se lance dans la production à grande échelle : deux sacs !!!
Un court billet pour ne pas casser le rythme journalier.
Pas le temps, pas envie, sentiment de ne rien avoir à raconter...
Les annonces de "Vlogtober" deci, delà m'ont donné l'impulsion pour retrouver le chemin de mon blog.
Je ne vais pas faire de vidéos journalières, ce n'est pas mon support d'expression mais je vais essayer de reprendre un rythme de billets sur ce blog plus soutenu qu'une fois tous les 6 mois !
Que suis-je devenue pendant tous ces mois ?
Je suis toujours en contrat dans la même mairie jusqu'à la fin de l'année. Normalement le poste devrait se confirmer mais tant que je n'ai rien signé je reste très prudente. Cela se passe très bien. La nouvelle responsable des Services Techniques est en poste depuis juillet et nous travaillons agréablement et efficacement ensemble. Je n'ai pas le temps de m'ennuyer, c'est même plutôt l'inverse. Il y a toujours un problème à régler ! J'aime les contacts avec mes collègues et je me sens appréciée. C'est étonnant à dire mais j'y ressens comme une protection, moi qui n'ai plus celle de Papa. C'est un sentiment particulier.
Le retour au travail après plusieurs années de recherche d'emploi ne m'a posé aucun problème ; d'un autre côté le contexte m'a obligée à retrousser mes manches et à plonger dedans sans avoir le temps de me poser des questions ! J'ai par contr, un peu plus de mal à gérer mon temps libre. Je faisais beaucoup de choses ; trop sans doute car j'en laissais en cours de route par lassitude et envie de la nouveauté. Le printemps arrivant je me suis lancée dans la remise en état du jardin et du potager. Si le potager a bien profité de mes efforts il reste beaucoup à faire dans le jardin. Je comptais sur un automne favorable pour continuer mais la pluie modifie mon planning et ma motivation.
Je ne faisais plus de sport depuis des années. La fracture du poignet et ses suites puis la fracture de la cheville avec une rééducation un peu longue n'ont pas favorisé une reprise d'activité. Le poids en a profité pour s'envoler et il n'était pas question de rechausser les runnings. J'ai longtemps hésité, la mise en maillot étant une étape à franchir, mais début juillet je suis allée à la piscine voisine. Des années que je n'y étais plus allée. Mon premier aller retour, soit 50 m en crawl a été laborieux. A croire que j'avais fumé paquet sur paquet pendant ces dernières années, alors que je ne fume pas. J'ai donc fait beaucoup de pauses pour finir mes 500 m. Le lendemain j'arrivais à 750 m avec un peu moins de pauses. Puis un matin grosse douleur au genoux gauche (celui de la cheville fracturée) sans choc, ni faux mouvement. J'avais ressenti une gêne à l'extension vers la fin de la rééducation de la cheville. Le kiné optait pour un rééquilibrage du positionnement du corps ; j'avais eu mal aussi à la cheville droite pendant la rééducation alors qu'elle n'avait rien ! Là ce n'était plus de la gêne mais de la douleur. Je devais trouver des stratagèmes pour étendre ma jambe lorsque je me levais de la position assise. Une fois lancée c'était mieux. J'ai attendu quelques jours puis je suis allée à la pharmacie pour un anti-inflammatoire ; quelques jours plus tard j'ai pris rendez-vous chez le docteur. il n'était pas question de continuer un médicament sans consultation. C'était son remplaçant, le même qui l'an passé avait diagnostiqué ma fracture. Manque de chance il a eu le Covid et le rendez vous a été annulé et reporté 10 jours plus tard. J'ai trouvé un rendez-vous entre temps dans un centre de soins qui a opté pour une IRM et donné un autre anti-inflammatoire. Le rêve, plus de douleur !!! Une première radio n'a rien détecté en attendant le rendez-vous pour l'IRM. Le verdic de l'IRM était soit-disant une fracture. Mais le remplaçant que j'ai fini par voir était perplexe vu qu'il n'y avait rien sur la radio et a proposé de la rééducation. Pendant tout ce temps j'ai continué de nager principalement avec le poolboy de façon à ménager le genou. Juste quelques battements en fin de séance mais pas de brasse. Avant de repartir pour des séances chez le kiné j'ai décidé d'arrêter les anti inflammatoires, ne serait-ce que pour pouvoir indiquer où j'avais mal. A ma grande surprise les douleurs ne sont pas revenues. Je sentais bien une gêne qui a diminué jour après jour ne subsistant que dans certains mouvements. J'ai donc repoussé le moment de voir le kiné pour le moment.
La piscine découverte a fermé mais j'ai continué au centre nautique de la ville voisine qui est à quelques kilomètres de la mairie. Je sors du bureau, je vais nager mes 2 km (j'ai progressé !) deux fois par semaine. Il y a un peu de monde mais cela reste supportable. Pour le moment je tiens le rythme.
J'ai aussi repris le yoga au soleil couchant sur ma terrasse et dans la maison depuis quelques temps.
La natation puis le yoga me permettent de retrouver mon corps. Ses proportions n'ont pas beaucoup changé mais je m'y sens mieux !
Il resterait bien un peu de temps pour re-plonger dans mes activités textiles ou de papier mais... J'avoue que lorsque je rentre, bien qu'il ne soit pas très tard j'ai un coup de mou. Je suis très speed toute la journée (je pourrais avoir le sentiment que j'ai toujours 20 ans !) et là tout se relâche (et les 62 ans refont surface !!). J'ai même du mal à me remettre sur l'ordi pour lire les mails qui s'accumulent.
Il y a aussi toujours l'association à gérer et là je sature. Les nouveaux bénévoles qui devaient petit à petit prendre le relai ne savent que brasser du vent. Ils sont les rois du "YA KA FO CON" sans s'inclure dans l'action. Là aussi des problèmes à gérer mais j'avoue qu'après ceux de la journée je ne suis plus motivée.
Ces derniers temps j'ai ressorti quelques ouvrages, fait quelques rangs de crochet par ci, d'autres de tricot par là mais ce n'est pas très efficace.
Et surtout il y a ma "verrue" sujet pour lequel je procrastise jour après jour : les "affaires" de Papa que je ne sais pas où ranger et qui sont à l'endroit où elles ont été posées après leur récupération compliquée. Je bloque sur le tri qui me permettrait de diminuer un peu, tout en ne sachant pas où ranger ce qu'il resterait. Cet été j'avais pour excuse le jardin, puis la canicule mais le temps me remisant plus à l'intérieur maintenant, il va falloir que je m'y mette. Il faut y ajouter un amas de cartons qui renferment tout ce que je mets de coté pour le scrap. Là aussi il y aurait du tri à faire. J'avais l'idée de faire un atelier scrap dans la chambre de mon aînée mais il y a encore ses affaires qu'elle récupèrera un jour et la chambre est petite...
Tout ce tri et ce rangement prennent du temps et ne se font pas en 5 minutes par ci, 5 minutes par là. Les WE n'ont que deux jours (vous ne saviez pas !) et il y a toujours d'autres occupations qui passent avant. De plus je n'ai pas pris de vacances qui m'auraient laissé quelques jours d'affilé.
Je vais bien finir par y arriver mais heureusement que je vis en sauvage solitaire car la maison n'est pas présentable.
Un long bavardage pour ce que j'espère être un retour...
Que cette Nouvelle Année vous soit belle, douce et remplie de projets à réaliser.
Chaque année on tire un trait sur les moments à oublier et on repart plein d'espoir et de bonnes résolutions. Pour aider il y a un beau soleil ici avec une température fraîche de saison.
En ce premier jour pas encore de bilan pour 2021 ni de résolutions pour 2022. Je me laisse vivre aujourd'hui et peut-être demain. Je profite encore un peu de ma cadette avant de la conduire à la gare demain matin. J'adopte la positivité de Pookie qui a squatté mon lit de bon matin. Juste quelques étirements des pattes, un changement de position, quelques soupirs et on laisse couler le temps... jusqu'au repas !!!
Je vais tout de même reprendre mon tricot car j'ai perdu le rythme hier.
Je suis sur Instagram une courageuse rénovatrice d'usine de bouchons @Morganours.
Je suis sur la "cinq" "Silence ça pousse" avec Stéphane Marie et Carole Tolila.
Le rapport entre tout ça : c'est @carole_tolila.
Via Morganours qui y était invitée j'ai découvert sur l'insta de Carole la reprise de "pyjama thérapie" ici.
Je ne connaissais pas le principe ; j'ai regardé en différé et découvert deux autres personnes invitées à parler de leur univers. Parfait pour s'ouvrir l'esprit et ne pas juger au premier coup d'œil.
La dernière invitée @larrangeuse m'a fait réfléchir et j'en arrive enfin... à Marie Kondo !
photo insta @mariekondo
Je connaissais l'organisation de ses rangements de loin mais ne voyais pas comment appliquer cela chez moi; l'épure ne dure pas longtemps dans mon monde ! Une maison claire, lisse, minimaliste et désencombrée n'est sans doute pas pour moi mais en écoutant ses propos j'ai pensé que je pouvais y réfléchir et m'en inspirer.
Depuis quelques années je m'éloigne de plus en plus du monde de la consommation. La raison principale étant financière. Vivant sur mon acquis depuis quelques années je ne renouvelle rien et j'ai pratiquement réduit à zéro tous ces petits achats qui ne coutent pas chers mais qui s'entassent sans vraiment assouvir un besoin indispensable. Un des postes où je me rends compte que j'ai englouti une fortune pendant des années (toutes proportions gardées) est celui des magazines. Ayant beaucoup de centres d'intérêt il me fallait la ou les revues qui traitaient du sujet, mois après mois même si dans les derniers temps je pouvais trouver beaucoup d'informations sur le Net gratuitement. J'aime lire le papier, le toucher et l'avoir à portée de main !
Je ne peux pas parler de transition vers le minimalisme vu le remplissage de ma maison mais il est sûr que j'ai évité d'ajouter à tout ce que j'ai déjà.
Pour bien ranger il faudrait trier et donc se débarrasser. C'est ce qui est le plus difficile pour moi. Je suis tellement dans la démarche "je mets de côté car cela pourrait me servir" que je me laisse dépasser. Du coup ce que j'ai mis de coté ne me saute pas aux yeux lorsque je pourrais l'utiliser et ce stockage n'a servi à rien.
Pour mes projets créatifs qu'ils soient textiles ou papier je fais beaucoup de récupération donc il faut stocker. Si côté tissus et fils je m'y retrouve à peu près, je me suis totalement laissée submerger pour le papier avec le scrap et tous ces matériaux. J'avais investi le bureau de ma fille aînée pour y faire du scrap afin de garder mon boudoir créatif pour le textile. Mais l'ordi (même si il est portable) est dans le boudoir et j'y ai souvent rapporté des projets. Le matériel navigue d'une chambre à l'autre en s'amoncelant au fil des projets, des achats et des récupérations. Bref je n'y retrouve plus rien et la chambre de mon aînée s'apparente à un débarras où ma cadette y entrepose aussi ses affaires entre ses locations et ses retours à la maison. Même Pookie a du mal à trouver un coin où se reposer lorsqu'elle peut pénétrer dans cette chambre.
Je sens bien que je ne vais pas résoudre ce problème en une fois. Il me faut un peu d'échauffement, de mise en condition et de réflexion.
Alors ce matin j'ai rangé les serviettes de toilette !
Tout ça pour ça me direz-vous ? Je n'ai pas pensé à prendre une photo avant n'étant pas dans l'idée de raconter ma démarche.
On est très loin de ça !
photo insta @larrangeuse
Mon linge de toilette est dans le dressing, nom pompeux pour désigner la pièce de 3,30 m² qui remplace les placards que je n'ai pas voulus dans les 3 petites chambres. A l'intérieur c'est du condensé entre tringles, patères et étagères. Cela aurait sans doute pu être plus optimisé mais j'ai fait avec les moyens du bords et dans l'urgence après la construction de la maison et j'en suis toujours restée là. Donc une étagère est dévolu au linge de toilette que je pliais et entassais sur une grande hauteur d'étagère. Tout ce linge a des dimensions différentes donc les piles sont bancales et c'est toujours l'élément du dessous dont on a besoin. Au fur et à mesure la pile prend des allures de Tour de Pise et le linge propre vient caler un peu tout ça. De temps à autre je refais la pile mais toujours de la même manière donc c'est reparti pour un tour.
Ce matin la pluie m'interdisant d'aller au potager avec ma botte (je suis repartie pour 15 jours de plus mais j'ai commencé la rééducation, ouf !) j'ai sortit tout le linge et j'ai entrepris de le plier et le rouler pour entasser des petits boudins sur l'étagère. On est loin de la nette précision esthétique des pros mais c'est un début. Pour poursuivre la démarche, il me faudrait aussi me débarrasser de certaines pièces. Tout ce linge a beaucoup d'années de service. Même si j'utilise chaque pièce, la moitié me suffirait avec une rotation plus fréquente. Ce serait l'occasion d'acquérir des éléments similaires plus faciles à ranger. Mais ce n'est pas pour tout de suite.
Ma prochaine étape ne sera pas les étagères du dessous avec tous mes vêtements de sport mais les tiroirs de la commode de ma chambre. Si les sous-vêtement sont rangés dans des compartiments par catégorie c'est la jungle pour les autres vêtements qui ne sont pas sur cintre. Je vais tenter le pliage façon Marie Kondo même si je n'ai pas de séparation pour agencer le tout. Ce sera déjà un début.
Il y aurait du tri à faire dans mes vêtements. Mais je rencontre deux problèmes. Le premier est la prise de poids pour cause de thyroïde défaillante après la ménopause. Donc beaucoup de vêtements ne sont plus mettables actuellement mais pourraient le redevenir. Les garder me permet d'y croire. Le second étant que je ne pourrai pas me refaire une garde robe si je me sépare de presque tout ! Je reste beaucoup à la maison ou dans le jardin et je porte des vêtements confortables que j'aime ; peu m'importe d'avoir toujours les mêmes ; il n'y a personne pour m'en faire la remarque. Je "m'habille" évidemment pour retrouver le monde extérieur, mais c'est si peu fréquent que l'on ne se souvient pas de ce que je porte !
De plus j'ai beaucoup de vêtements "anciens" dont j'ai du mal à me séparer alors que je ne les porterai plus jamais. Par exemple une jupe longue à multiples volants de tissus provençaux. Pour un bal costumé peut-être ? Mais comme je n'y vais pas !
Donc pour cette seconde étape j'organise le rangement des tiroirs. Si cela rentre "en désordre", cela devrait rentrer "en ordre". Ensuite il sera temps de trier.
Lorsque je regarde ces photos de linge ou d'objets à l'organisation si esthétique cela m'interpelle. J'aime ranger les choses dans des cases (les gens parfois aussi !) mais je ne fais pas l'effort de les y remettre après utilisation ; or c'est l'une des étapes clef de cette organisation.
A la vue d'une garde robe dans une teinte unique comme le présente @larrangeuse, je ressens une attirance pour cette simplicité puis me vient le désir de couleurs.
photo insta @larrangeuse
Il n'est pas question de copier mais de s'ouvrir à une autre vision, de s'y familiariser avant d'en adopter quelques principes.
Je suis encore très loin d'avoir des espaces créatifs façon Marie Kondo ou @larrangeuse...
Petits billets d'humeur pour parler de mes ouvrages ou travaux en cours, patchwork, point de croix, crochet, tricot, carterie, mixed média, digiscrap, jardinage et potager et mes coups de cœur, lectures, musiques...