Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Bienvenue chez Sylvie
Publicité
Newsletter
Derniers commentaires
29 juillet 2011

Vacances

Le mot magique !

Je suis en vacances !

Trois semaines cela semble long et ce sera si court.

Les filles sont à Madère avec leur Papa pour encore une semaine. Donc une semaine rien que pour moi ! Vivre à mon rythme et ne me soucier que de moi : voilà un programme alléchant.

Bien sûr j'ai une liste longue, longue, longue d'occupations que je voudrais mener à bien.
En quittant le boulot on m'a souhaité de me reposer mais quelqu'un a ajouté "Est-ce que tu sauras faire ???" Je dois vraiment passer pour une hyper active !!!

Le soleil semble revenu et il illumine ma terrasse en ce premier soir de détente...
J'écoute des sonates de Scarlatti au piano par Alexande Tharaud. Je ne connaissais pas vraiment et j'adore surtout celle-ci. 

Mais je n'ai pas réussi à trouver la partition sur le Net et elle ne figure pas dans mes revues Pianiste. Dommage, il faudra attendre la rentrée et le retour à l'école de musique pour voir si c'est dans le placard d'Ewa. J'ai toujours beaucoup de travail sur la Consolation n°3 de Liszt, donc de quoi m'occuper...


Et moi qui croyais que j'avais de trop petites mains pour jouer Liszt !

Publicité
24 juillet 2011

Maman

Ma Maman est décédée lundi.

Je ne peux m'empêcher de penser que c'est préférable à cette non-vie qui était la sienne depuis des années. Mais ai-je le droit de penser cela ?

Nous n'avons jamais été complices et j'ai du mal à mettre de l'ordre dans les pensées qui me traversent l'esprit depuis lundi où pour la première fois j'ai vu une personne morte et c'était celle dont je devais être la plus proche à part mes filles.

Elle est enterrée dans un cimetière du Lauragais au milieu des arbres et des cyprès plus que centenaires. Bien que je ne sois pas croyante et que la notion d'au-delà n'évoque rien pour moi, je me sens rassurée par ce paisible paysage qui est le sien désormais.

15 novembre 2009

Un dimanche pour moi saison 2 : le second

Un dimanche avec les filles un peu fou-fou !

Au petit déjeuner tardif, les demoiselles faisant la grasse matinée, chorégraphies sur Madonna et Mickael Jackson puis répertoire des chansons des films de Walt Disney.

J'ai filé, avant que le temps ne se couvre, faire un tour au marché ; un poulet déjà tout rôti et des pommes de terre cuites dans le jus pour faire la gourmande sans effort !
Je devais aller faire un jogging pour me permettre ce surplus de calories mais pas eu le temps !!!

Un goûter de petits gateaux grecs presque comme là-bas avec des demoiselles assez déchaînées !

Des petites croix, l'apprentissage du tricot (1ère leçon) pour mon Petit Bout, du piano avec encore et toujours ma Pathétique et un 4 mains de Schumann avec les mains de mon Petit Bout.

Et il était déjà temps de dîner : une salade... mais avec du magret séché, des dés de comté et des noix.

Heureusement que j'avais fait 2 km de natation samedi !

Un câlin à trois sur mon lit, pas mal de fou-rire et voilà un dimanche presque terminé !

24 novembre 2010

RTT

Ce mercredi j'étais en RTT. C'est rare que je les prenne en semaine, je les trouve plus longs s'ils sont accolés à un WE !
Mais prise de rendez-vous oblige, je n'avais pas trop le choix de la date.

Le matin avant que tout ne s'accélère j'ai pu crocheter au creux du canapé. Dehors c'était le brouillard, tous les bruits étaient atténués et j'avais le sentiment de voler du temps au temps à être à la maison en semaine.

En premier l'ophtalmologiste. Quand on sait le délai pour obtenir un rendez-vous, il s'agit de ne pas le louper. Pour la première fois je faisais un fond de l'oeil donc il me fallait un chauffeur : mon Papa. Ma voiture étant "innocupée", j'en avais profité pour prendre rendez-vous pour "rechausser" ses pattes avant : optimisation du RTT !!!
Mon Ado Préférée était ausi du voyage pour vérifier que ses lentilles et lunettes sont toujours au diapason de ses mirettes.

Pas le temps de déjeuner, j'enchaîne avec la visite chez le dermatologue pour le premier suivi des 3 mois (un peu dépassé depuis le bilan de fin d'opération début juillet). Je n'avais pas encore vu ce médecin puisque c'est sa remplaçante qui avait débusqué le crabe. Mais je sais qu'il avait supervisé les résultats.
J'étais un peu dans le flou avec mes pupilles dilatées mais j'ai tout de même remarqué le bel homme. Chic je vais le revoir tous les 3 mois !! Bon un peu jeune pour moi et peut-être un peu "sérieux" mais...
Dire qu'il va passer au moins deux heures sur mon corps (oh je vous vois venir !) à enregistrer chaque tâche de rousseur. Jamais un homme ne m'aurait regardée d'aussi près, aussi longtemps !!!!

La petite tâche sur le pouce du pied gauche qui avait fait tiquer la dermatologue de l'hôpital et failli réduire à zéro mes vacances en juillet ne lui plait pas. Pas inquiétante mais il veut l'enlever.
Je vais finir couturée de partout, ce qui est le comble pour quelqu'un qui pratique le patchwork !!!
Allons-y pour un rendez-vous sans tarder. Je sors donc le Filofax en regrettant de ne pas avoir déjà acheté 2011. Il m'annonce le 29, je traduis décembre. Non, novembre, c'est à dire lundi qui vient à 18h15. Ce n'est pas ce que j'appelle "sans tarder" mais de l'urgence.
Il me prescrit une pommade anesthésiante. Je m'étonne de ne pas avoir de piqûre comme la fois précédente. C'est justement pour la piqûre. Je me vante en disant que je ne suis pas douillette et que j'ai très bien supporté les six piqûres autour de la zone à découper la dernière fois. Là je vous le conseille car ce sera douloureux et venez accompagnée.

Bon...

Cela se précipite un peu dans ma tête. S'organiser pour le transport, quitter le boulot plus tôt alors que je serai en clôture mensuelle. Comme visiblement je n'ai pas le choix de la date, il ne reste plus qu'à obtempérer.

Pour la petite histoire il m'a confié que j'avais eu beaucoup de chance que le crabe n'ait pas pris ses aises vu la taille du mélanome et que la remplaçante ait très vite réagi. D'ailleurs il a présenté mon cas lors d'une conférence.
Et voilà on montre à tout le monde une de mes tâches de rousseur et je ne suis même pas consultée. Et mon droit à l'image alors !!!

Je retrouve mon chauffeur paternel et lui relate l'examen et la petite intervention à venir. Seulement mon Papa part en vadrouille pour quelques jours et donc sera absent lundi.
C'est fou comme d'un coup ma vie solitaire devient compliquée. Comment vais-je rentrer à la maison si je ne peux pas conduire et même si je trouve quelqu'un pour me ramener, que devient ma petite voiture ?

Je me rends compte que je n'ai même pas posé la question de savoir si je pourrai marcher et conduire le lendemain.

Ce soir alors que mon ex venait chercher mon Petit Bout j'ai plaidé ma cause pour ne pas être abandonnée à 15 km de la maison lundi soir !!! De toutes façons il fallait qu'il prenne en charge mon Ado Préférée à ma place.

Demain, j'appelle le médecin pour en savoir un peu plus et organiser le boulot en conséquence...
Et mes longueurs de piscine pour au moins 2 WE et ma journée de ski en Andorre dans 3 semaines ??? Il fait un peu frisquet pour troquer les santiags contre des tongs !

Alors si en plus le toubib avait été moche...

Edit du 25-11-10 : Merci de vos petits mots, (merci Bill :-)) ; je pense que je devrais pouvoir reconduire ma petite voiture à la maison le soir et aller bosser le lendemain en évitant le métro parce qu'avec une tong au pied droit cela ferait étrange ! Dans la voiture on ne me verra pas. L'assistante n'a pas parlé de gêne particulière en dehors du problème de chaussage durant quelques jours.
J'avais pensé au VSL mais restait le problème de récupérer ma voiture.
Un si petit truc et tant de dérangement...

4 juin 2010

Silence...

Quel silence depuis plus de 15 jours !
Avais-je trop parlé ?
En fait j'ai eu le sentiment de n'avoir rien d'intéressant à dire. Il faut croire que d'ordinaire mes babillages ont de l'intérêt :-)

J'ai repris le boulot depuis lundi à un rythme d'enfer. En 2 jours et demi j'ai fait toute la facturation du mois, les commandes que les commerciaux se gardent sous le coude pour gonfler leur chiffre et j'ai attaqué le bilan mensuel seulement le mercredi sous l'oeil impatient du contrôle de gestion du siège.

Ma collègue s'est contentée du strict minimum. Entre son 4/5e, quelques congés, le standard parce que notre 3e équipière prenait aussi des RTT, il est sûr qu'elle n'a pas été souvent dans le bureau mais tout de même. Comme de toutes façons elle va partir ce n'est pas la peine de se fatiguer à discuter mais j'avoue que je l'ai un peu en travers. Je suis trop gentille parait-il...D'ailleurs ce vendredi elle est absente car sa fille est malade.

En fait je n'ai pas écrit ces derniers temps car c'est le retour d'un nouveau quotidien qui est difficile à gérer.

Tant que l'on se bat pour quelque chose, même si c'est dans l'attente d'un résultat il y a du mouvement, que ce soit de la crainte ou de l'espoir mais ensuite il n'y a plus qu'à accepter. Les cartes sont distibuées et il faut faire avec le jeu en main.

Il a fait très beau pour la dernière semaine de ma convalescence et je me sentais comme un enfant puni qui n'a pas le droit de sortir. Je me suis tartinée et j'ai mis un peu le nez dehors mais je suis hésitante sur la position à prendre. Bannir le moindre rayon et se protéger à outrance (crême, vêtements longs), toujours mesurer les choses et faire attention ou bien se dire que de toutes façons le mal est déjà fait, autant en profiter pleinement.
De même pour la cicatrice, je l'apprivoise et parfois il m'arrive de me dire qu'elle n'est pas si terrible que ça lorsque la jambe est à plat. Mais il me suffit d'être debout et de la regarder de haut pour changer d'opinion sur ce creux disgracieux.
A part çà les jambes enflent puisque je ne peux pas bosser les pieds sur le bureau ! Les cicatrices sont de plus en plus sensibles ce qui m'étonne et j'ai la jambe comme un poids mort. Je finis la semaine de reprise un peu KO je l'avoue. Pas de sport avant un mois mais je me vois mal avaler les kilomètres même en marchant !

Côté projets je n'ai pas avancé autant que je l'avais espéré (mais j'avais dû placer la barre trop haut comme d'habitude). Etant à la maison j'ai repris ma casquette de chauffeur de ces demoiselles qui ont eu des cours en dents de scie. Lorsqu'elles sont à la maison je ne suis pas aussi productive. Les journées ont défilé sans que je puisse arriver au bout de mes prévisions. J'espère en ce prochain WE...

Ce mois de juin va filer très vite. Beaucoup de choses à caser comme tant de mamans à cette période de l'année. La première partie du bac de mon Ado Préférée, les auditions de piano mère et fille, les répétitions et le spectacle de danse de mon Ado Préférée, la fin des cours des filles, préparer les vacances... Ah les vacances ! Comment vais-je les vivre à l'ombre d'un parasol sans me baigner ? Porter du long pour faire du vélo pour que la cicatrice ne prenne pas le soleil...
J'ai acheté une petite tente de plage pour me tenir à l'abri du soleil ; moi qui vivais la plage avec un bouquin et un paréo, y aller va devenir une expédition... J'envisage de prendre mon sac à dos de montagne !!!

Samedi nous avons fait une journée shopping avec les filles. Avant de partir je me suis tartinée de crême indice 50 et me suis retrouvée toute blanche. L'horreur ! J'ai du faire chauffer la carte bleue pour mettre de la couleur dans ma journée.
Je voulais aussi tester ma résistance avant de reprendre le travail et chacun sait que le shopping est un sport ! J'étais contente de retrouver mon lit aux pieds survélevés le soir !!! Ce WE je vous montre...

Alors oui le crabe est en sommeil et je suis moins à plaindre que d'autres mais je me sens... désappointée !!!!

Publicité
11 mai 2010

Le scoop du jour

Enfin plutôt d'hier !

Petit coup fil au bureau hier matin pour leur signaler que j'étais toujours vivante mais en mode pause jusqu'à la fin du mois avec un moral de battante un peu sonnée.

Ma collègue, vous savez celle qui... et bien elle a demandé à "négocier" son départ ! Vous ne voulez plus de moi alors vous allez banquer !!! Quelle belle tactique !!!
Je laisse le plaisir de ce genre de négociations au boss (ancien commercial) qui va sans doute lui mener la vie dure mais d'un autre côté qui sera ravi de se débarrasser du problème. Sauf que c'est moi qui récupère le problème et le boulot qui va avec !

Il faut donc la remplacer et rapidement. Je veux garder à l'esprit que dans trois semaines je vais retrouver mon bureau plein sud mais il y a tout de même une inconnue sur la suite des évênements et il faut tenir compte d'une nouvelle intervention donc d'une absence. Alors qui prendre, comment la former ?

Lorsque j'ai repris le poste il y a eu une valse de CDD pour la partie standard technique et le second poste d'ADV. Puis une est restée jusqu'au retour de ma collègue, pendant que le standard était tenu par une intérimaire en attente de la venue de celle qui occupe parfaitement le poste depuis.
Cela se passait plutôt bien. Réservée mais bosseuse nous découvrions les rouages de ce service ensemble sans pouvoir s'organiser pour l'avenir puisque nous étions dans l'attente de la date de retour de la titulaire du poste.
Je savais qu'elle avait trouvé un CDI puis le temps et le boulot ont fait que j'ai perdu le contact. Je sais ce n'est pas bien mais mon naturel solitaire refait vite surface.

Alors le boss l'a contactée dès qu'il a appris la nouvelle pour savoir si le poste, maintenant en CDI l'intéresserait. Oui fut la réponse, car celui qu'elle occupe ne l'emballe pas vraiment. Elle pourrait être disponible sous un mois. Il m'a donc demandé ce que j'en pensais et comment je voyais la chose. Je pense que c'est une bonne solution, cela nous évitera de perdre du temps à chercher quelqu'un et même si elle a oublié les presque 6 mois d'il y a deux ans on ne part pas vraiment de zéro.
Par contre comment concilier tout cela.
Attendre 15 jours que je sois fixée reporte à une arrivée au mieux fin juin or j'avais posé des vacances pour début juillet juste après le bilan du milieu d'année. Lui dire ok de suite avancerait à mi juin. Si je suis d'attaque c'est super sinon, le boss propose qu'elle fasse une petite semaine niçoise comme moi. D'un autre côté j'espère que je serais encore capable de répondre au téléphone voire d'installer une liaison internet. Nous le faisons pour les pharmacies.
Par contre éviter la rencontre entre ma collègue et la nouvelle recrue.

Histoire de ne pas perdre contact avec le boulot pendant ma convalescence, c'est pas mal !
Dire que le mardi lorsqu'elle est partie, puisqu'elle ne travaille pas le mercredi, elle n'a rien dit et que le jeudi elle annonçait son départ négocié...

Bon je vais retourner à mes petites croix...

Il y a un beau soleil aujourd'hui, ce serait tentant d'en profiter ! Malgré tout hier après-midi j'ai tricoté un moment dans le transat à l'abri du chêne qui ombrage ma terrasse. Au gré du mouvement des fleuilles je sentais un petit rayon de soleil sur mon visage, comme un plaisir interdit. Normalement je ne devrais sortir que couverte d'un indice 50 mais je ne me suis pas encore résolue à me tartiner dès que je sors de la maison. Etre vigilante, d'accord, mais vivre cachée, je refuse. A quoi bon vivre s'il faut passer d'interdit en interdit.

Allez la Tour Eiffel et son décalage d'une croix m'attendent...

8 mai 2010

De retour...

J'ai retrouvé ma maison en ce début d'après-midi sous un rayon de soleil.

Je suis vivante, je n'ai pas spécialement mal, je traîne juste un peu la patte façon Dr House (mais sans la canne !) et j'ai mal à la tête.
Côté moral c'est un peu moins bien. J'ai découvert la cicatrice de l'exérèse ce matin lors du premier soin et c'est comme si un requin avait décidé de mettre mon cuissot à son déjeuner.
Il n'y a pas de miracle à partir du moment où l'on creuse cela fait forcément un trou.
J'ai bravement regardé pendant que l'infirmière nettoyait la couture, je lui ai demandé pleine de confiance si cela allait reprendre une forme "normale". J'ai senti son hésitation en me répondant que la cicatrice allait évoluer mais qu'il avait fallu tirer sur la peau donc il resterait un creux.
Ce qu'est venu confirmer mon beau chirurgien qui a senti à ma voix chevretante (faute à l'intubation aussi !) que je ne m'étais pas attendue à cela. Il m'a dit qu'il fallait être patiente, que la cicatrice mettrait 6 mois à 1 an avant de prendre sa forme définitive. La peau étant suffisamment élastique, il n'a pas fait de greffe donc pas cet effet rustine. Il m'a dit qu'il serait toujours temps après de voir ce que l'on pouvait faire si vraiment c'était choquant.
Quant à l'autre cicatrice elle est négligeable car dans le creux de l'aîne. Par contre ce n'est pas un ganglion mais trois qui ont été enlevés car ils étaient positifs à la radioactivité. Mais on ne peut rien en déduire avant leur analyse et celle du bout de viande que l'on m'a enlevé. Donc une quinzaine de jours à se poser des questions.

Les larmes que je contenais sont sorties en vrac lorsque mon père est venu me chercher. Je lui ai dit qu'avec cette cicatrice j'allais de plus en plus ressembler à ma mère qui en a une particulièrement marquée sur le haut de la jambe suite à un accident de vélo contre un bus vers ses 6 ans. Et à l'époque il n'y avait pas la chirurgie actuelle. En veillissant il me semble prendre tout ce qui est négatif chez elle. Bientôt je serai rivée à mon lit et à un écran de télévision.

Mais comme mon père n'aime pas trop que je craque, j'ai ravalé mes larmes, je suis allée chercher les papiers au secrétariat et j'ai pris le chemin des longs couloirs de ma démarche saccadée.

Depuis j'ai préféré rester seule comme ça je peux utiliser les kleenex à volonté.

Mes pensées partent dans tous les sens. Je me dis que je vais devenir anorexique comme ça, en n'ayant plus que la peau sur les os, il n'y aurait plus de creux. L'autre raison étant un problème de jambes lourdes allant en s'accentuant ces derniers mois malgré la froidure, héritage maternel là aussi, j'appréhende la disparition de ces trois ganglions qui devrait reforcer ce problème. Donc devenir poids plume améliorerait la situation. Je ne peux pas rester couchée toute la journée ou marcher sur les mains (je n'ai jamais réussi !).
A moi la joie des bas de contention aux beaux jours, port du pantalon long pour cacher des chevilles disgracieuses, noir le pantalon pour que les vilains UV ne viennent pas poursuivre leur besogne et tout cela en marchant à l'ombre !!
Les WE où je vais courir ou marcher, j'ai presque des jambes normales mais je ne peux pas faire cela tous les jours, en tout cas pas pour le moment.
Je me dis aussi que les vacances d'été en camping vont être un peu compliquées. Pas de soleil, pas de mer, pas de maillot de bain car même en apprivoisant la cicatrice avec les soins quotidiens je ne suis pas sûre d'avoir le courage de la montrer. Pour les longueurs de piscine découverte de cet été, je sens que c'est fichu également !
Et alors pour le côté sentimental là je peux déjà envisager le couvent...

Pour terminer sur une note d'humour. Le premier après-midi après m'être faite "radio-activée" pour situer le ganglion sentinelle j'ai eu droit à la scéance "épilation du maillot" de retour dans ma chambre. Et qui est arrivé au moment où une femme n'est pas forcément à l'apogée de son charme ? Mon beau chirurgien bien sûr ! Je savais bien que le lendemain il en verrait tout autant pour me découper mais tout de même.

J'ai des tas de petites croix ou de morceaux de tissus qui m'attendent mais là j'ai un peu de mal à m'y mettre. Cela va venir, j'ai trois semaines d'arrêt. On verra tout de même au bout de quinze jours si je prends ces 3 semaines. A ce moment-là les fils seront enlevés et mon cas... statué.

Merci pour tous vos petits mots, ceux que j'ai pu lire avant de partir à l'hôpital et ceux trouvés au retour.

A plus...

21 avril 2010

Proche avenir...

Maintenant je sais !
Réponse à mon interrogation : opération.

Dans 15 jours un beau chirurgien (c'est bête je dormirai !) agrandira la cicatrice actuelle pour rogner (éventuellement avec une greffe de peau) puis dans la foulée enlèvera un ganglion pour analyse : le fameux ganglion sentinelle.

La suite dépendra de l'analyse. Pas de métastase et hop je serai suivie tous les 3 mois, des métastases et c'est une nouvelle opération de tous les ganglions de la zone et un traitement plus lourd si besoin.
Mais pour le moment on en reste à cette première intervention. Deux jours d'hôpital, une quinzaine de convalescence et les résultats en enlevant les fils.

Rassurée ? Oui et non.

Oui parce que j'ai apprécié l'équipe (une dermatologue, une infirmière, un chirurgien) qui m'a reçue, m'a expliqué, a répondu à mes questions en prenant le temps, en restant à ma disposition et en me laissant le choix (bon tout de même limité pour le moment !).
Je ne suis pas inquiète pour l'opération. Je suppose que les jours suivants seront un peu douloureux mais je devrais pouvoir gérer. Par contre pas de sport pendant un moment : il va falloir réduire les grignottages !

Non parce qu'il y a encore une inconnue, même si les radio et échographie étaient "normales" et parce qu'une suite éventuelle induit d'autres conditions de vie.
Là il va déjà falloir que je m'habitue au "non soleil". Ce n'est pas" ne plus s'exposer" c'est "se cacher". Sortir couvert (en sombre parce que le blanc ne protège pas), de la crème, un chapeau, rester blaffarde à longueur d'année. Pour moi qui aime être dehors en toute liberté, cela passe mal. Je sais que cela peut paraître absurde lorsque sa vie peut en dépendre mais bon il me faut du temps pour l'accepter... Si l'effet Twilight est à la mode, j'ai peut-être une chance !!!

De retour à la maison j''ai pris mes dispositions pour les filles avec leur père puis avec mon père. J'ai fait mon petit commandant en chef, histoire de maîtriser la situation.
Les filles sont rentrées chez leur Papa ce soir avec les grands-parents. Mon ex a été très surpris que je ne veuille pas les voir dès ce soir. Je les ai appelées, expliqué en deux mots mais je préfère intégrer tout cela toute seule. Je sais qu'il n'a pas compris. Je retrouverai mes filles demain, je leur donnerai plus de détails car je ne sais pas cacher et ne le veux pas puis je filerai au rendez-vous de l'anesthésiste pour préparer l'opération.

Lundi il faudra prendre d'autres dispositions pour le boulot. Si ma collègue était de retour, cela me simplifierai bient la vie, sinon...

J'ai peu avancé sur mon projet de la Tour Eiffel en cette journée mouvementée, donc demain pour des images.

Merci à toutes pour vos petits mots de soutien lors de mon précédent billet sur ce sujet, cela fait du bien.

Pour finir sur une note d'humour.
Le chirurgien est arrivé 5 mn après le début de l'entretien. Il s'est excusé de son retard, a posé son casque de moto et a repris le fil de la discussion. Une arrivée version chevalier sauveur !!!  Sylvie a été lègèrement troublée par le beau gosse mais décidément trop jeune, il faut être raisonnable. Et nous avons discuté de la longueur de la cicatrice...

15 avril 2010

Décidément !

Le voyage à Paris est annulé !

Décidément à chaque fois que je vais au rendez-vous de la dermatologue c'est le branle-bas de combat !
Elle a enlevé les fils et j'ai une très jolie petite cicatrice... Elle m'a dit que je cicatrisais bien. Je suis bien contente... car il va falloir recommencer, plus large et plus profond !!!
Le crabe est là !
Elle avait déjà pris un rendez-vous pour la semaine prochaine avec un spécialiste au vue du résultat des analyses. J'ai une batterie de radio et échographie à faire avant. C'est cool je serai en vacances !
Visiblement il y a urgence.
En dehors de cette prochaine exérèse (cela sert de regarder Dr House !) dont je suis sûre, pour le reste il me faudra attendre mercredi pour connaître mon proche avenir.
J'ai déjà une idée de ce qui pourrait se passer car elle a pris le temps de m'expliquer et de me dire qu'elle était à ma disposition pour d'autres renseignements. J'ai comme l'impression que l'on va se revoir souvent.
De toutes façons même si cela ne s'est pas répandu je reste à risque avec une surveillance accrue tous les 3 mois.

Moi qui souhaitais que l'on s'occupe de moi, je suis servie ! Et si le spécialiste (oui je sais déjà que c'est un monsieur) était un beau célibataire attendri par mes tâches de rousseur... Quitte à avoir l'imagination qui s'affolle autant aller dans ce sens !

A la sortie du cabinet, le temps de respirer bien fort sous le doux soleil printanier (j'ai assuré pendant tout l'examen mais bon, mon quota de résistance a des limites), j'appelle le Papa de mes filles pour mettre fin au voyage des demoiselles vers la Capitale où je ne serai pas pour les récupérer. Elles resteront un peu plus chez Papy-Mamie. Heureusement il sait agir dans ces circonstances et c'était plus facile de commencer par lui.

Puis j'ai appelé mon Papa. Il est resté pragmatique mais j'ai bien senti qu'il était ébranlé. Il m'a dit qu'il était là si je voulais en parler et ne pas gérer cela toute seule. Mais de toutes façons je gère le reste toute seule alors un truc en plus, au point où j'en suis. Et cela commençait à coincer un peu dans la gorge donc pour éviter de larmoyer dans ma Kangoo je suis repartie au boulot.

Là, j'ai de quoi faire. J'ai même l'impression que le boulot se multiplie jour après jour. Mais pour être honnête j'avais un peu de mal à me concentrer.
Comme différentes opérations informatiques ne passaient pas, j'appelle un informaticien au secours et avec lui cela fonctionnait très bien. Pour rire il me dit que j'ai la "chkoumoun", que j'ai un mauvais sort... s'il savait. Il m'a entendu rire au téléphone mais les larmes coulaient en même temps !

Les filles savent que notre virée parisienne est annulée et que je dois poursuivre les examens. J'aime autant qu'elles soient loin. C'est plus facile pour moi de gérer. Je peux pleurer si cela me chante et me lamenter sur mon sort. Je me demande tout de même à qui j'ai pu faire du tort pour déguster autant depuis quelques mois !

Sans ce petit séjour parisien je vais faire des économies, je pourrai finir quelques encours, je pourrai jardiner et puis tampis pour le soleil puisque c'est lui le grand responsable.
Pour contrer le destin je commencerai la Tour Eiffel pour mon premier jour de vacances, sur la chaise longue au soleil, na !

C'est fou les pensées bizarres que l'on a dans ses moments-là.
Pendant que la dermatologue me donnait des explications je pensais en vrac que je ne pourrais pas augmenter mon stock de Liberty, que par ma faute les filles allaient devoir être surveillées de près pour leurs petites tâches de rousseur, que j'allais avoir un trou dans la cuisse, que l'on ne voudrait plus de mon sang, que j'avais acheté des Bensimon Liberty en urgence pour rien, que j'é"tais privée de mes vacances tant attendues, que j'allais me ruiner en crèmes solaires si je veux mettre le nez dehors, que ce n'était pas la peine que je laisse pousser mes cheveux depuis 3 mois en ressemblant à une furie si c'est pour les perdre éventuellement dans un traitement une fois qu'ils seront à une bonne longueur (bon je vais un peu vite en besogne là !)...

On a tous une épée de Damoclès au-dessus de la tête puisque l'on se sait mortel. Ce n'est pas cette issue fatale qui me fait peur. Mais la notion de maladie avec son lot de contraintes, d'obligations, d'interdictions et peut-être de douleur. Etre amoindrie, dépendante. Déjà cette vieillesse que je sens poindre jour après jour m'en donnait un avant gout amer difficile à accepter mais là...

On va me répondre, il faut garder le moral et se battre. Mouais. J'ai déjà le sentiment de me battre pour tout le reste depuis un moment alors je fatigue. Et puis se battre c'est bien joli mais il faut une envie, un but. Je peine à trouver le mien.

J'arrête là.

J'ai hésité à lâcher le morceau. Cela ne se fait pas ! Et puis ce mot "cancer" c'est presque pire qu'un gros mot. Moi cela ne me choque pas.
Je ne sais pas encore trop bien ce qu'il représente pour moi, si ce n'est qu'un parasite à apprivoiser ou déjà un redoutable malfrat.
Je crois que je cherche une raison à tout cela. Je ne suis pas croyante et pourtant je ne peux m'enlever de l'idée qu'il y a un bien pour un mal et inversement. Alors je voudrais connaître le bien...

8 avril 2010

Merci :-))

Vos messages me mettent presque toujours du baume au coeur mais sans doute encore plus cette fois-ci.

Merci

Il est vrai que depuis plusieurs mois, malgré mon côté "brave petit soldat", je suis à fleur de peau. Je m'accroche, je m'accroche ; bec et ongles, tout y passe mais inexorablement je glisse et je ne sais pas vers quoi.
Non, non ce n'est pas le syndrome d'Alice. Je suis allée voir le film avec les filles dimanche de Pâques. Mouais, à part Johnny Depp qui lui est extra !

Les deux réflexions désagréables m'auraient agacée en d'autres temps sans pour autant me porter à l'introspection.

Je sens que je me heurte de plus en plus à tout se qui se passe autour de moi (et encore je ne suis pas l'actualité de près) ; je rentre de plus en plus dans ma tanière car je n'ai pas trouvé d'autre solution pour me protéger. Si je me laissais aller à mes réactions primitives, je serais continuellement en train d'aboyer, de m'agacer et finir par avoir envie de taper sur tout le monde car les mots semblent être de plus en plus limités pour changer les choses. Faites remarquer à quelqu'un qu'il vous marche sur le pied. Vous espérez le retrait de cet écrasement et éventuellement des excuses. Non il vous marche sur l'autre et en prime vous crie dessus. Soit vous fuyez en vous sentant coupable soit vous lui faites une tête au carré (en espérant qu'il soit moins fort que vous !)   

Donc je reste chez moi en me faisant toute petite.

Il y a 15 jours je n'ai pas passé le roto-fil car le samedi j'étais absente et le dimanche, c'est le dimanche ! Trois heures de wroum-wroum aurait de quoi agacer le voisinage.
Mais les contraintes que je m'impose sont ridicules et ont leurs limites. Elles n'ont de valeur que si les autres les appliquent également. Dans le cas contraire elles engendrent le ressentiment, la frustration, l'impression de se faire avoir. La bonne conscience d'être dans le "droit" chemin ne suffit pas à calmer cette colère naissante.

Ce WE pascal est passé sans que je ne m'en rende compte. J'étais avec les filles et je n'ai pas eu le temps de sortir un bout de chiffon.

Le samedi matin courses et rendez-vous chez une dermatologue : retour l'après-midi en urgence et petite intervention avec 6 points de suture. Ce n'est même pas moi qui ai fait la couture ! Un bout de moi dans un flacon pour analyse...  Dire que ma balance n'a rien remarqué ! Verdict dans une semaine, en même temps qu'elle enlèvera les fils. En attendant je joue à l'infirmière tous les soirs.
Vendredi prochain j'ai rendez-vous chez la dentiste ; que va-t-on encore m'enlever ?

Du coup j'avais prévu le roto-fil ce samedi après-midi pour enfin retrouver un terrain praticable : c'est reporté ! Il vallait mieux rester tranquille.

Le dimanche midi ce fut Pâques à trois ; on sort la belle vaisselle, l'argenterie et les chocolats dans l'assiète. Pas un temps à les cacher dans le jardin ! En plus on risquait de ne pas les trouver dans les hautes herbes ! L'après-midi entre les averses j'ai mis les filles à contribution pour me donner un coup de main et tailler ce qui dépassait côté arbustes. Mon Petit Bout a retrouvé ses massifs d'hortensias à étêter comme les années passées et mon Ado Préférée a fait la navette pour porter tout ce que je coupais au sécateur. Je n'ai pas voulu faire de bruit avec le taille-haie !! Poursuite de la taille le lundi toujours aidée.
Le jardin est loin d'être digne d'une visite mais il fait un peu moins fouilli. Et ce qui est fait n'est plus à faire...

Le reste du temps libre, je l'ai passé sur mon ordi tout neuf pour récupérer des fichiers, mettre un peu d'ordre. Décidément cela devient une manie "l'ordre" ! Ah si je pouvais aussi le faire dans ma tête !

Encore deux jours de labeur et enfin un vrai WE à moi toute seule ! J'ai hâte. Ah ! Sortir mes petits tissus et que ma seule préoccupation soit : "Ces petites fleurs s'accordent-elles avec ces carreaux de chemise ?"

Les filles partent avec leur Papa puis chez les grands-parents la première semaine et nous nous retrouvons à Paris pour ma semaine de vacances et notre seconde découverte de la Capitale après celle de l'an passé, .

Pour établir le programme parisien, il y a encore du travail...

29 mars 2010

La saga du printemps...

Je vous sais impatientes de connaître le nouvel épisode de "Ma collègue est malade !"

Petit coup de fil du lundi matin pour dire que l'arrêt maladie était prolongé de 15 jours ! Soit 8e et 9e semaine.

Alors qu'elle ne voulait pas me parler la standardiste a insisté pour me la passer.

J'ai pris des nouvelles puis lui ai demandé si elle attendait le petit frère ou la petite soeur de sa première, précisant que je savais qu'elle n'était pas obligée de le dire avant les 6 semaines légales précédant la date prévue d'accouchement mais qu'il fallait qu'elle comprenne que reporter de quinzaine en quinzaine et ce le lundi matin ne nous facilitait pas la tâche pour organiser le travail.
Elle a écouté en silence a rétorqué qu'elle avait toujours été correcte avec l'entreprise, qu'elle était prolongée de 15 jours et que l'on verrait dans 15 jours !" Tu m'as demandé de te prévenir alors je te préviens" (c'est le moins qu'elle puisse faire tout de même !).
Pas le moindre mot pour savoir si cela allait ou pas.

Elle n'a pas nié être enceinte.
Si elle ne l'est pas autant le dire ; j'ai encore l'espoir qu'elle n'est pas menteuse et qu'elle engage sa parole. Donc si elle préfère ne rien dire...
Si elle l'est et qu'elle attend le dernier moment pour le dire elle nous place volontairement dans une situation difficile.

Alors nous avons rappelé l'intérimaire qui est revenue en fin de matinée pour une quinzaine de jours.

Je me creuse le ciboulot pour savoir comment organiser le travail sans viser l'avenir mais en y pensant tout de même.
Reporter le poste d'une personne sur un service est envisageable si tout le monde y met du sien mais sur une seule personne doubler sa charge de travail cela pose un problèmeau long terme et 8 semaines c'est du long terme ! Pour le moment l'intérimaire ne me soulage que peu avec ses 6 jours de présence avec moi. Je me console en me disant que ce qui est fait n'est plus à faire même si pour cela il a fallu que j'y passe du temps au détriment de mon propre boulot. Cette semaine elle va prendre le standard 2 jours car la standardiste est en RTT. Cela aurait pu être pire et j'aurais pu être seule et assurer le standard en plus du reste !!!

Je sais que ma position sur le sujet choque mais, sans avoir la colère de mon boss à qui elle fait le coup deux fois de suite j'avoue que j'envisage très mal son retour... si retour il y a !

Karine, je ne suis pas encore absolue dans mes exigences car cela fait bien longtemps que nos dimanches sont en version pyjama avec les filles si nous n'avons pas à sortir ! Ouf je ne suis pas totalement perdue :-)

14 mars 2010

Tempête intérieure

Le WE est passé trop vite, je n'ai pas eu le temps de finir le 10e bloc du Born to Quilt I. Pourtant j'ai bien travaillé mais...

Enfin j'ai pris plaisir à chercher mes tissus au milieu de tout mon stock (j'en ai trop à n'en pas douter et pourtant...) et puis à faire mes découpages après avoir tout étalé dans le salon ! L'appliqué qui n'est pas ma technique préférée commence à se laisser apprivoiser sous mes doigts (enfin les petites pointes ne sont pas toujours pointues comme je le voudrais et les petites courbes manquent parfois de rondeur).

Le samedi j'ai surtout évité de penser au soir et au petit concert de 4 mains où mon Petit Bout et moi-même allions devoir partager le clavier, elle avec sa copine et moi avec la maman de cette copine.

Ultimes répétitions en solitaire entre deux aiguillées ! Une marche transposée pour 4 mains (sans doute une version orchestre au départ) avec des accords qui ne viennent pas facilement sous les doigts. Grrrr !

Je suis allée récupérer ma petite demoiselle chez son Papa en fin de journée, puis après une dernière répétition où j'ai joué la partie de sa copine nous nous sommes rendues à la petite salle qui était déjà comble à notre arrivée : 34 paires musicales cela fait beaucoup de parents pour venir écouter. Pour nous pas de problème il n'y avait que nous !!!!

Dans l'ensemble cela fut une belle audition. Pas facile de réunir les élèves de deux professeurs d'horaires différents pour les faire répéter ensemble.
Mon Petit Bout a très bien joué avec sa copine.
Avec sa maman il y a eu quelques petits accrocs et j'ai fini les trois dernières mesures toute seule car elle avait perdu le fil. C'est la première fois qu'elle jouait sur scène et je n'affichais pas une zénitude qui aurait pu la déstresser ! Comme toujours à la dernière note posée c'est là qu'arrive l'envie de jouer et de me lâcher. Bon, le morceau ne permettait pas une exhubérance dans l'interprétation mais c'est tout de même rageant de ne pas arriver sereine sur mon tabouret.

D'ailleurs ces quatre mains ont permis à plusieurs adultes de grimper sur l'estrade. Pendant des années j'ai été la seule adulte à m'exhiber, avec douleurs parfois ! De partager le stress ne le rend pas moindre !

Je n'ai pas ramené ma pianiste chez son Papa car il sortait le soir et rentrerait tard. Il voulait récupérer sa fille vers les minuit mais nous risquions de nous endormir avant, déjà que pendant le concert, jouant avant-dernière, je sentais mes paupières lourdes dans la pénombre de la salle. Cela aurait été bien de me réveiller pour monter sur scène. C'est peut-être un bon truc pour ne pas avoir le trac ???

Alors ma demoiselle est restée dormir à la maison et son Papa l'a récupérée ce matin en emmenant mon Ado Préférée voter pour la première fois, 18 ans obligent.
J'étais contrariée de ce changement de programme de dernière minute car je m'imaginais pouvoir souffler une fois ma fille reconduite au domicile paternel. Déstresser, surfer sur son ordi (car je n'ai pas eu le temps dans la semaine de m'occuper de remplacer le mien) et n'avoir que moi à supporter.
En rentrant du concert il a fallu trouver un truc à manger, discuter, penser, expliquer, organiser, vite aller lire mes mails avant qu'elle ne se couche et que son ordi soit innaccessible.
Un coup de colère est venu dynamiter ma fatigue ; le "j'en ai marre de cette vie-là" étant mon leitmotiv préféré !!! J'accumule sans pouvoir partager depuis trop longtemps et ma seule parade est d'être seule pour enfin ne pas avoir à me contrôler. C'est ce que j'espérais, pouvoir souffler un peu et mes plans ont été modifiés. J'ai horreur de ça !

En dînant nous avons regardé un épisode de Dr HOUSE, entre mal lunés on se comprend !!
Puis un câlin avec mon Petit Bout pour repousser la tempête que je sentais prête à reprendre des forces à la moindre défaillance de ma part. Elle m'a dit qu'elle me comprenait, que ce n'était pas grâve en se lovant contre moi...

Elle est restée avec moi toute la matinée dominicale, elle sur son ordi et moi avec mes tissus. Vers midi son Papa est venu avec l'aînée toute excitée d'aller voter. Je me souviens de ma première fois. A l'époque il fallait encore avoir 21 ans et je votais pour les présidentielles...
Le samedi, en fin de journée, elle avait aussi eu son heure de stress puisqu'elle dansait avec une partie de son école de danse dans le cadre d'une démonstration dans un des Décathlon autour de Toulouse. Pas évident de se concentrer avec des gens qui vont et qui viennent. Et puis l'espace dévolu était petit pour le nombre de danseuses. Mais bon je crois qu'elle était contente. J'en saurai plus dans la semaine.

Je suis allée voter après leur départ puis de retour à la maison j'ai repris ma couture.

Comme samedi prochain il y a un autre concert, j'ai retrouvé les touches noires et blanches.
Enfin je vais jouer ce morceau que je travaille depuis l'an passé : la Pathétique de Beethoven.
Samedi prochain c'est un concert piano et flute. Uniquement les élèves d'un bon niveau et ceux qui présentent les concours et examens dans quelques jours pour se familiariser avec un auditoire.
Manon joue également puisqu'elle présente un morceau au concours le 27 mars à Castres comme l'an passé.
Du stress en perspective...

Et demain je saurai si ma collègue entame une 6e semaine de maladie... ou est présente et prête à en mettre un coup pour rattrapper le retard. Dans les deux cas j'appréhende. Son absence car il va falloir trouver une solution, sa présence car je vais avoir du mal à être cool devant son attitude !
Et puis le boss va certainement y aller de son topo entre 6 yeux et il va falloir gérer cela.

Je sens que demain dès 5h du matin je serai éveillé et je vais cogiter ; donc ne pas aller me coucher trop tard ce soir...

Allez un petit "House" pour trouver un écho à ma tempête intérieure et ses beaux yeux bleus pour tenter de rêver...

11 mars 2010

Un grain de sable ou de beauté

Une fois n'est pas coutume, un petit post depuis le bureau.

Juste pour partager...

Lisez tout d'abord le texte...

Prenez quelques minutes pour regarder cette vidéo de la  gagnante de 24 ans de "l'Ukraine a du talent", qui dessine dans du sable posé  sur une table illuminée par dessous, l' image étant projetée après sur un écran, quelques  scènes de la guerre de 39-45, lors de l' invasion allemande en Ukraine (la grande guerre patriotique comme on l' appelle là-bas), où entre 8 et 11 millions  d'Ukrainiens sont morts (sur une population de 42 millions) soit 1/4 de la  population ...
Ca commence par un couple sur un banc, se tenant par la main sous un  ciel étoilé où apparaissent des avions de guerre, détruisant cette image  heureuse, qui est remplacée par un visage de femme en pleurs, quand arrive un  bébé, ce qui fait sourire à nouveau cette femme, puis la guerre revient et l'artiste jette du sable pour détruire cette image remplacée par un visage de femme  jeune, qui se transforme en celui d' une veuve ridée, âgée et triste, qui devient  le monument au soldat inconnu ; la scène est alors vue au travers du cadre d' une  fenêtre comme si on regardait le monument depuis l' intérieur d' une maison.  Dans la dernière scène, apparaissent une mère et un enfant à l' intérieur et  un homme à l' extérieur, les mains appuyées contre le carreau, disant au  revoir.
Ce sujet historique fait souvent naître une énorme émotion dans le  public, beaucoup de gens pleurent, et l' artiste dit qu' il n' y a pas de  meilleur compliment qu' on puisse lui faire.
Elle dit que, pour elle, utiliser du papier et  des  crayons ou des tubes de peinture lui est + difficile que du sable et ses doigts ... !!!

... et admirez...

6 mars 2010

Ca continue, encore et encore...

Enfin le WE !
Oui je dis cela à chaque fois, cela devient lassant !

La semaine fut rude. La collègue n'était bien sûr pas de retour et ne le sera pas la semaine prochaine. Mais il y a du progrès on avance par quinzaine !!!
Comme la seconde collègue du pôle administratif avait posé des RTT elle était absente vendredi mais elle a renoncé à prendre également le lundi prévu. Ouf ! Donc vendredi j'étais multi-facettes...

L'ordi n'est pas réparable. J'espère avoir le temps dans la semaine d'aller en acheter un nouveau, ce qui ne me réjouit qu'à moitié...

Lundi soir ma petite TWINGO étant devenu cyclope je m'apprêtais à changer l'ampoule de nuit, la lampe de poche entre les dents pour y voir un peu et grosse déception, je n'ai pas réussi à défaire les cosses. Je n'aime pas lorsque je n'arrive pas à faire quelque chose et que je vais devoir être tributaire de quelqu'un ! J'ai fini la semaine ainsi et je vais voir Papa tout à l'heure pour trouver la solution.

Mardi, c'est mon téléphone portable qui s'est mis en maladie, sans préavis, ni explication également. Même avec le chargeur il semblait ne pas vouloir repartir. Je l'ai un peu secoué et trituré et il semble mieux disposé. Pensez-vous que je devrais faire pareil avec ma collègue ???????

Je continue doucement dans ma période rangement. J'ai trié ce matin (vers les 7h !) des revues informatiques qui dataient de 2003 !!! Si je passe à Window7 je pense que ce ne sera plus d'actualité...

Petit moment de plaisir avant d'emmener ma petite artiste pour une mini audition de piano à la médiathèque en matinée : j'ai déplié mes jolis tissus achetés dimanche dernier au salon : ils sont vraiment très beaux. Là ils sont en train de sécher au soleil. C'est très tentant de jouer avec mais je vais être raisonnable. Finir quelque chose avant, bien définir mon idée pour ne pas gacher les tissus et être tranquille tout un WE pour "créer" à loisir. Ce qui ne sera pas sur le mois de mars très chargé !!!

J'espère pouvoir tirer un peu l'aiguille demain sur un de mes nombreuxs projets en cours, sinon ce sera un WE pour rien...

Il y a pourtant le jardin qui n'attend que moi, tous les papiers à classer entassés dans des boites, les divers à réparer...

Bon allons déjà faire un tour à la déchèterie...

16 février 2010

18 ans !

Hier mon Ado Préférée a eu 18 ans !

A 14 heure (juste l'heure où je devenais Maman il y a 18 ans) j'ai laissé un SMS sur son portable qui devait être dans une poche de son blouson de ski pendant qu'elle dévalait les pentes avec son Papa.
En fin d'après-midi, sans écho, j'ai appelé pour lui souhaiter de vivre voix.
Pour elle c'est un anniversaire de plus, pour moi je ne sais pas trop. Le fait d'être toute seule ici brouille un peu mon raisonnement.
Ils allaient faire la fête le soir et moi j'ai passé la soirée devant la TV après que mon ordi ait déclaré forfait.
Pourtant c'est moi qui ait tout fait il y a 18 ans !!!! Un moment de solitude que l'on essaye de chasser comme une vilaine mouche qui revient sans cesse vous narguer.
J'ai appelé mon Papa pour des données techniques et informatiques et lorsque ma voix a un peu flanché parce que j'évoquais cette mauvaise passe du moment qui dure, je sentais qu'il fallait que je me ressaisisse. Restons pratique, n'allons pas nous aventurer dans des contrées sans issue... Pas question de se plaindre !

Le matin dans l'ambiance des 18 ans de ma fille j'ai recherché les boucles d'oreilles de mes 18 ans. Dernier cadeau bijou de mon Papa (je devais ensuite me débrouiller pour que ce soit un autre homme qui me les offre !). Quand on voit le résultat !!! En plus je ne sais plus trop quoi mettre à mes oreilles.
Cruelle découverte, les boucles n'étaient pas dans la boite épargnée donc elles ont aussi disparu.
Ce fut trop ! Je gèrais pas trop mal jusqu'ici cette instrusion dans mon univers et le vol de mes souvenirs mais ce fut comme si tout à coup je prenais conscience qu'il n'y avait pas de retour possible... et que je n'avais plus une seule vraie paire de boucles d'oreilles autre que les fantaisies !

Au travail ma collègue est encore absente pour la semaine. Normalement je suis en congés vendredi soir, il m'aurait semblé normal qu'elle cherche à me parler pour faire un point. Je doute fort qu'elle appelle vendredi et ce sera à moi de le faire lundi pour savoir si elle est revenue et faire le point. Si elle n'est pas là, mes vacances vont subir quelques modifications.
En plus de la charge de travail je ne sais pas très bien ce qui m'attend !

Ce matin j'ai apporté mon UC au boulot ; hier je n'ai pas eu le temps d'évoquer le problème. Et puis je repousse toujours le moment de demander un service.
J'avais espéré qu'avec du repos forcé et un effort favorable du Destin mon PC aurait repris du poil de la bête ! C'est pire !!!
Je me suis tout de même décidée ce matin à demander de l'aide. C'était plus calme et j'ai jeté mon dévolu sur le dernier tech entré dans la boite et le plus jeune pour lui soumettre mon problème. 
Que cela fait du bien !
Je ne sais pas encore ce qu'il sortira de tout cela mais il a pris les choses en main et me tient informée.
Béatitude émotive que l'on s'occupe de moi, que l'on allège mes épaules d'un soucis !!!
Il m'en faut peu vous allez me dire mais vu le désert qui m'entoure je réagis à outrance à la moindre marque d'intérêt ; je suis toute chamboulée lorsqu'un automobiliste s'arrête pour me laisser traverser sur les clous !!! Vous voyez où j'en suis !!!

Donc je me sens courageuse pour affronter un vendeur ce soir et acheter enfin ce disque de sauvegarde. Normalement, d'une façon ou d'une autre il devrait pouvoir récupérer mes données.
Une fois mis de côté le plus possible de mes fichiers quitte à passer par un autre PC car il semble que ce soit Windows qui boude il reformatera et il ré-installera (si je mets la main sur le CD d'install ce soir !!!). Si cela marche, je m'en sors bien dans le cas contraire c'est que le PC lui-même n'en peut plus et mon achat devra être plus conséquent qu'un disque dur externe.

Alors pourrai-je encore appeler mon aînée "mon Ado Préférée" maintenant ?
Se dire qu'elle est responsable dorénavant de ses actes !
Je pense que je rouspéterai de la même façon si elle pose les coudes sur la table en mangeant ou si elle oublie de vider le lave-vaisselle ou si je découvre une absence au lycée ! Que me répondra-t-elle ???
Je voudrai aussi toujours savoir chez quelle copine elle va dormir après une soirée et où je devrai aller la récupérer le lendemain...

Alors 18 ans !!!

14 février 2010

Dans la série...

Je crois que l'ON m'en veut !

Mon ordi a décidé de me lâcher ! Mon petit univers déjà vacillant va finir par s'écrouler...

Je n'ai pas vraiment localisé la panne. Cela a été progressif.
Le PC a commencé par se bloquer lors de l'ouverture de plusieurs pages web, puis la lecture de mes mails ne lui plaisait pas.
J'ai tenté une analyse du système qui a démarré puis s'est bloquée.
A chaque blocage je relance la machine.
Lors d'un redémarrage j'ai pu ouvrir mes documents et j'espère donc pouvoir les récupérer lorsque j'aurai acheter un disque de sauvegarde mais j'ai des doutes de pouvoir aller au bout de ma démarche.

J'ai tout éteint ; peut-être sa nuit lui portera conseil et j'ai squatté le PC de mon Petit Bout mais bien sûr je n'ai pas mes marques, mes fichiers.

Il va encore falloir que j'embête les tech au boulot !

J'ai beau essayer de prendre la vie avec philosophie, je trouve que depuis quelques temps le sort s'acharne. Qu'ai-je pu faire pour mériter cela ?
Oui j'ai tendance à penser que la vie est du "donnant-donnant".
Soit je paye pour des "fautes" passées (mais il ne semblait avoir déjà bien réglé l'ardoise) soit je paye pour celles à venir. C'est comme pour l'endettement maintenant, cela sera reporté sur la génération suivante ???

J'avais prévu un dimanche paperasse mais j'ai un mal fou à me concentrer.

Il neige à nouveau. Pas très gênant aujourd'hui. Il y aurait eu ma sortie piscine mais je renonce. Ne tentons pas le diable. La voiture pourrait glisser ou être percutée et à moi les entre-vues avec le garagiste, l'ouverture d'un nouveau dossier chez l'assureur...
Et si j'arrive à la piscine sans incident qui me dit que je ne vais pas avoir affaire à un malotru dans le couloir de nage et que la confrontation risque d'être houleuse et tout cela finir au poste ou aux urgences (où je n'aurais pas la chance de tomber sur un Doug Ross, il ne faut pas rêver) !!! C'est prendre trop de risques.

Je vais peut-être m'installer devant la TV qui fonctionnait encore hier soir et me faire toute une série de la saison 2 du Dr House si le lecteur qui ronronnait bruyamment hier soir n'a pas décidé de me lâcher aussi. J'ai justement une boite de gâteaux à entâmer...

Un PC de 3 ans me lâche, un lecteur de DV à peine plus âgé a des frissons de vieillesse et on voudrait que je tienne le coup avec mes 50 printemps !!!

Mes filles dévalent les pistes d'une station de Savoie, pas le moindre Valentin à me mettre sous la main donc la blogosphère subit l'assaut de mes débordements.
N'en déplaise à une lectrice qui passait par je ne sais pas faire court dans mes billets mais personne n'est obligé de me lire, ni de laisser un message.
C'est mon premier message désagréable en 4 ans. J'ai d'abord été tentée de le faire disparaître comme un vilain bouton sur un visage angélique (!!!) mais j'ai préféré le laisser et poster une courte réponse privée... avant que mon ordi ne bafouille !

Je n'ose pas reprendre un patch, un coup de cutter malheureux...

30 janvier 2010

Un demi siècle !

ATTENTION
Billet long et peut-être dérangeant.

Eh bien voilà j'y suis !

Cela me pendait au nez depuis quelques jours et hier j'ai franchi le cap de la cinquantaine.

Cela s'est fait dans l'indifférence générale ou presque. Enfin pas vraiment, heureusement qu'il y a le Net et tous les sites où l'on a laissé parfois sa date de naissance qui ont leur petit billet automatique d'Happy Birthday !
Il y a aussi les forums où l'on vous souhaite très gentiment un nouveau printemps !

Pas de fête programmée 3 ans à l'avance (avec les connaissances pas revues depuis la maternelle), pas d'annonce dans la presse (celles qui lisent Gala ou Voici, vous n'avez rien lu ?), pas de souhaits au boulot, un SMS de mon père, un coup de fil de mes filles à l'heure de mon premier cri.

Une journée de travail ordinaire avec son lot de tâches du dernier moment car c'est le dernier jour du mois et l'heure des comptes (sens propre et figuré) et bien sûr la dernière à partir ce jour-là, c'est moi !

Un coup de fil aux filles, avant de mettre l'alarme, pour dire que je serai en retard. Je sais qu'elles avaient prévu une petite fête. Elles avaient voulu rester ce vendredi soir alors que c'est un WE du Papa. Je comprenais leur joie des préparatifs d'une surprise mais pour être honnête j'envisageais une rentrée dans une maison solitaire où je n'aurais plus aucun effort à faire pour offrir le visage enthousiaste qui est le mien pendant 10 heures puis qui "sauve les apparences" quelques heures encore et qui se referme sur moi le reste du temps. Je m'en veux de ces pensées mais elles s'imposent à moi.

Et pourtant ce visage je suis allée le chouchouter entre midi et deux : soins aux huiles essentielles bio. Mais si, bio, c'est mieux !!! J'ai regardé le avant-après dans le miroir : le manque de différence doit être dû à ma légère myopie agravée du début de presbytie ! Ce n'était pas désagréable (juste que c'est difficile de se laisser aller !) et je me doutais bien que je n'allais pas grignotter cette dizaine supplémentaire mais il y a toujours une sorte d'espoir : on dirait que je serais plus jeune, plus belle...

Cette fête que prévoyaient mes filles je me doutais qu'elles la prépareraient avec mon père et son amie. En arrivant pas de voiture derrière mon Espace-débarras. Déçue ? Oui et non. Me dire qu'il s'était contenté d'un SMS me surprenait un peu mais vu que le Noël d'il y a deux ans je n'ai pas eu le moindre cadeau de sa part, pas même une petite carte pour me souhaiter un joyeux Noël (que j'ai pourtant cherchée partout sous les meubles de chez son amie, pensant qu'elle avait glissé). Oh je ne suis pas une pauvre fille abandonnée ! Sa participation dans le financement de ma maison est une avance de gros cadeaux jusqu'à la fin de mes jours et j'ai toujours été gâtée mais ce "rien" innattendu est une plaie à vif. Disons que le nombre de personne pour me faire des cadeaux étant très limité, un manque d'attention fragilise la valeur que j'espère avoir aux yeux des autres. Et comme cette valeur est déjà tellement raffistolée, recollée, il y a même des morceaux que je n'ai jamais retrouvés ou jamais eues...

Je rentre à la maison et là toute la fatigue me tombe dessus.

J'ai remarqué cela depuis quelques temps. Le trajet en métro se fait dans un flou où j'essaie de faire abstraction de l'entourage dérangeant (personnes qui s'étalent, qui parlent fort, qui partagent avec les autres leur amour de la "musique") en me plongeant dans mon bouquin et en me faisant petite sur mon siège. Même si je rêve d'invectives cinglantes de remise en place, voire de coup droit-revers définitifs envers les malotrus !
Le trajet en voiture, seule, me permet de faire une pause. Si je récupère mon Ado Préférée, les prémices de cette fatigue sont dans ma façon de lui répondre. Je reprend mon rôle de Maman qui doit prévoir, organiser, décider, corriger. Je n'arrive déjà plus à avoir le sourire de circonstance des 10 heures précédentes.
L'arrivée à la maison est à nouveau l'immersion dans ce monde où je dois à nouveau tout contrôler sans pouvoir partager une partie de la tension de la journée. Et mes journées sont chargées. Je me sens comme un rond point (imaginez la place de l'Etoile tant qu'à faire !) où arrivent toutes les demandes et où doivent repartir toutes les réponses. Il y a des embouteillages, des accrochages, des froissements, des mauvais conducteurs mais en tant que rond-point de la place de l'Etoile il faut que tout circule à nouveau. Et là je m'étonne souvent de ne pas laisser cours à ma nature agressive qui aurait le verbe haut et intransigeant.
Mais évidemment les sourires, les "attends, je vais me débrouiller" je les retrouve en tas devant ma porte et ils me bloquent le passage à un monde de douceur et de sérénité.
Je ne sais pas effacer l'ardoise chaque soir et repartir sur une surface propre. Il me reste des poussières qui finissent pas ternir le tableau. Ah pouvoir le nettoyer à fond et y inscrire en belles lettres cursives "Bonnes Vacances" !

Donc je pousse la porte, je remarque les lumières tamisées des bougies, (mon côté bougies déteind sur mon aînée), la pochette de l'APN de mon père et les 5 couverts sur la table bien qu'il n'y ait que mes filles pour m'accueillir. Mon Ado Préférée m'apporte vite un verre de coca, heureusement que je ne carbure pas au whisky le soir !
Puis mon père et son amie sortent du coin chambres pour la surprise.
J'ai du décevoir leurs attentes à tous mais je n'ai pas su jouer l'enthousiasme débordant. Je me sentais un sourire bien pâlichon sur les lèvres. J'ai pensé que du coup je ramènerai les filles à leur Papa un peu plus tard ce soir par rapport à ce qui était prévu. Organisation quand tu nous tiens. C'est sans doute ce qui permet à l'ensemble de ne pas s'écrouler. Tant que je me pose la question de savoir si les filles ont bien mis dans leur sac du WE tout ce dont elles ont besoin pour le ski du lendemain et les devoirs de la semaine c'est que je tiens le coup !

L'ouverture des cadeaux, l'inquiétude de mes filles de savoir si leurs cadeaux vont me plaire. Un parfum de mon père (sur le conseil de mon Ado Préférée) la saison 2 de Dr House et la 4 de Lost de mes filles pour mes soirées solitaires (et leurs ordis perso lorsque Maman n'est pas à la maison) et un petit porte-monnaie, du sent-bon pour le linge et un savon de l'amie de mon père accompagnée d'une carte reprenant une de ses peintures.
L'apéritif où je n'ai pas quitté mon fauteuil, un passage à table pour la suite et le gâteau sans bougies. Des filles qui faisaient la navette entre leur chambre (ou plutôt leur ordi) et la table (après demande autorisée) fuyant nos conversations qui devenaient trop sérieuses. Mon évocation baclée de ce mal-être et de cette notion d'échec qui n'avoue pas son nom à un père qui se sent sans doute sans solution et qui n'aime pas que sa fille se laisse aller dans ses délires sans queue ni tête. C'est vrai que mon discours partait un peu dans tous les sens et que mon argumentation était médiocre. Je sentais les limites de la situation et j'aurais du reprendre mon visage des 10 heures.
Les conseils de "voir des gens" de son amie me sont bien connus. Mais je ne vois pas quand je pourrais mettre cela en application. Voir des gens cela veut dire attendre quelque chose d'eux : une attention, une reconnaissance, par expérience je connais les déceptions d'une telle attente. J'ai fait partie de clubs de gym, de cours de danse, de théatre, de club de tennis, de ski, d'escalade, je suis partie en vacances avec l'UCPA, les Glénans.... Je préfère maintenant les frémissements de plaisir à l'écoute d'un concerto de Rachmaninov, aux accords d'un Chopin que j'écouterai au volume idéal, seule sans déranger personne. Bien sûr à ce moment-là j'aimerais partager ce ressenti avec quelqu'un qui serait au diapason de mes émotions. Mais c'est du domaine du rêve... ou des films au cinéma !
Je préfère mes points sur des tissus de coton, de toiles de lin, avec des bouts de laine qui n'ont aucun intérêt autre qu'à mes yeux et dont l'amoncellement dans l'inutilité frise le ridicule.
Je préfère maintenant mes rêves d'un "autre chose" qui ne prennent pas le risque d'être déçus, qui pourtant s'estompent de plus en plus : pour rêver il faut un peu de matière première et je sens que mes souvenirs ne suffisent plus à mon imagination.
En fait ce n'est pas "je préfère" mais "j'en suis réduite à préférer" parce que je n'ai pas su faire autrement.
On me rétorquera que l'on peut aussi apporter quelque chose aux autres pour se sentir exister. Je suis la première à me mettre en quatre pour donner un coup de main, à proposer mon aide soit parce que je sais le faire et le montrer est exister, soit parce que je veux me sentir utile (avec une envie d'indispensable) toujours pour la même raison.
Mais je suis consciente de cela et je sens que d'autres aussi et que cela joue contre moi. Comme je ne sais pas faire autrement je préfère me retirer.
Je ne crois pas au bénévolat désintéressé. On vient forcément y rechercher une justification à son existence.
De toutes façons je ne chercherais pas des copines pour faire la "teuf" en ville, ni une bande de copains qui pensent à moi pour une virée à la montagne. J'ai fait tout cela, j'en connais les limites. J'espère juste "quelqu'un".

Il y a deux Noël, lors du repas après avoir cherché partout la marque d'attention paternelle, j'ai eu un coup de grisou et j'ai lâché, après que l'on ait abordé le sujet de ma vie solitaire, que de toutes façons je ne me voyais pas continuer cette vie-là bien longtemps. Devant les demandes de précision, j'ai laissé entendre que lorsque j'en aurai assez de rajouter un jour après l'autre je ferai ce qu'il faudra (juste que pour le moment je ne sais pas bien comment m'y prendre pour que ce soit propre, net, sans bavure !) Evidement j'ai jeté un froid comme je suppose j'en jette un, là !
Le suicide n'est pas une lâcheté pour moi. De là à dire que c'est du courage, non plus, bien qu'il en faille pour passer à l'acte surtout si l'on veut protéger ceux qui restent. J'estime que c'est ma vie et que j'ai le droit d'en faire ce que je veux à condition de ne pas mettre les autres en danger. Je ne me sens pas indispensable (malgré l'envie évoquée plus haut) et je crois que je n'aimerais pas l'être, juste en avoir l'illusion. Mais ma vie m'a montré que ce n'était pas le cas : si facilement remplaçable. Sans doute me suis-je aussi arrangée pour que les autres ne me soient pas indispensables. Indépendance à tout prix... et à quel prix !

Cette pensée radicale ne m'a pas quittée. Je dirais qu'elle m'accompagne, qu'elle est comme une bouée de sauvetage lorsque je n'arriverai plus à écoper suffisamment pour que le bâteau ne coule pas tout à fait.
Je continue d'écoper en me plaignant de la qualité de l'écope et sans doute en ne laissant pas la place à une seconde écope de secours. Non, c'est remettre le bâteau à flot ou rien du tout qui m'intéresse ! Mais comme on n'a pas toujours les moyens de ses envies, je continue à rejeter l'eau par-dessus bord...

J'aime bien les images. Elles m'empêchent de me prendre trop au sérieux mais elles ne changent rien à l'affaire.

A 22 heures mon père et son amie partaient avec les filles pour les déposer chez leur Papa.
J'ai allumé la TV, calée dans le canapé devant Gibbs et j'ai considéré que c'était un vendredi début de WE sans les filles comme les autres. Quelques minutes plus tard, je m'endormais sur la télécommande. Je n'ai jamais vu la fin de l'épisode ! J'ai fait pire dans la semaine, je me suis endormie devant Nicolas Cage un muffin à la main, (moi pas lui). C'est dire le niveau de fatigue et surtout le relâchement devant le petit écran qui n'est qu'une succession d'images devant mes yeux que j'aurai oubliées si vite, surtout pour les séries qui ne font que reproduire la précédente mais que je veux à tout prix regarder, enfin certaines !

La mémoire ! Elle me fait de plus en plus défaut. Les travers de la cinquantaine, le début d'Alzeimer ? Dans la journée des milliers de pensées me traversent (comme vous) et il y en a un certain nombre qui loupent l'aiguillage. A la maison cela me faisait sourire de me retrouver dans la cuisine en me demandant ce que j'étais venue chercher, au boulot cela m'inquiète de ne pas retrouver le papier que j'avais en main il y a 5 mn avant que je réponde à Pierre, que j'aille voir Paul et mardi dernier cela m'a carrément angoissée.
Je laisse ma voiture sur le parking d'un super-marché. Je suis bien garée entre les lignes. Au retour la voiture avait avancé toute seule. Passé le moment d'incrédulité où l'on évoque les petits hommes verts, puis l'agacement envers un automobiliste qui aurait oser pousser ma KANGOO, on se rend compte que l'on n'a pas serré le frein à main. Le choc ! Je me targue d'être une bonne conductrice qui sait se sortir de toutes les situations, qui connait la conduite sur le bout des doigts et des pieds et j'oublie le frein à main pourtant particulièrement imposant sur la KANGOO !!! La honte !
Alors je commence à douter de tous mes faits et gestes. Je ne peux plus me faire confiance !

L'autre travers de la cinquantaine : la dextérité.
Il y a quelques années j'ai eu des crises dues à des problèmes de canal carpien. Passées les nuits de douleurs à se taper les mains contre les murs ou à les mordre, une infiltration a eu raison du mal. Il me reste les fourmis qui dorment avec moi chaque nuit... à défaut...!
Le spécialiste que j'avais consulté et qui m'avait fait l'examen hautement agréable des petites aiguilles avec les courants électriques en avait déduit que l'opération n'était pas nécessaire puisque je ne faisais rien. Je n'étais qu'une maman solo qui faisait du piano, des travaux d'aiguille et la remise en état d'un terrain caillouteux (c'étaient d'ailleurs ces travaux lourds qui avaient déclenché les douleurs) puisque je ne "travaillais pas" (à l'époque). Un spécialiste de la torture et du dénigrement féminin. Un homme quoi !!!
Depuis je surveille mes mains traquant le moindre fourmillement inhabituel. La crise s'étant déclenchée essentiellement dans la main droite, c'est là qu'a été faite l'infiltration. Pour la gauche les anti-inflammatoires ont suffi. J'ai gardé les fourmillements nocturnes puis des fourmis à résidence dans le petit doigt et en location saisonnière dans l'annulaire. Sur les touches blanches et noires je sentais bien une préhension amoindrie mais je ne fais plus autant d'exercices que dans mes jeunes années d'apprentissage et j'en déduisais le déclin de ma vélocité.
Un soir avant de m'endormir devant une de mes séries TV j'ai le pouce de la main gauche qui s'est coincé à l'intérieur de la main. Ma volonté et ma concentration ne pouvait le faire bouger. Pas de douleur mais j'ai du lui faire reprendre sa place avec l'autre main. Je l'ai fait bouger sans problème jusqu'à ce qu'il se coince à nouveau.
Cela s'est reproduit à d'autres moments. Lors d'une visite chez le docteur j'évoque la chose. Bien sûr aucun problème à ce moment-là. Il me dit que c'est peut-être un nerf dans le coude qui se bloque et me donne une lettre pour un autre spécialiste. Mais j'ai une façon de présenter cet état qui lui laisse entendre que ce n'est pas bien grâve. J'ai toujours la lettre et je n'ai pas vu le spécialiste. Pourquoi ?
Pas le temps pour trouver un rendez-vous. Pas envie d'un examen aussi "agréable" que la dernière fois. Rester sur ma position et ne pas avoir la confirmation que la machine est en train de se détraquer. Perdre l'usage de mes mains est une chose que je refuse d'imaginer. Mes jambes non plus d'ailleurs. Un fauteuil roulant sans personne pour le pousser !!!! Oui je sais maintenant ils peuvent être électriques. Etre dépendante...
Pourtant il va falloir savoir car je lâche parfois un objet ou plutôt il m'échappe sans que j'en ai vraiment conscience, les successions rapides de notes me font survoler les touches plutôt que les enfoncer, je triture mon bout de tissu et mon aiguille avant de piquer à ma volonté. L'équilibre sur un pied sous la douche est parfois un peu précaire ! Ces petits détails que l'on ne remarque pas au début et qui peu à peu prennent une telle importance que l'on hésite à accomplir une tâche.

Ma mère a une sclérose en plaque découverte lors de ses 38 ans et donc de mes 8 ans. Ma mémoire n'en a retenu que des troubles de la vision, d'équilibre et de perte de sa dextérité vu qu'elle était couturière. Mon père nous a préservé de cette maladie. Ma mère en maison de retraite spécialisée depuis quelques années ne sait pas sa maladie et je n'ai pu mettre un nom sur "sa grande fatigue" qu'à mes 32 ans lors de l'imminente naissance de mon Ado Préférée où j'ai osé poser la question directe à mon père. Lors de la découverte de la maladie on savait peu de chose sur elle et il a géré tout seul ce bouleversement de notre vie familiale. En effet selon l'évolution de la maladie il était très envisageable qu'il se retrouve veuf sous peu avec une petite fille. Nombre de ses projets ont été stoppé net. Je suis devenue peu à peu la grande et Maman celle qu'il fallait protéger, accepter ses humeurs pas conciliables avec celle d'une ado qui enfin sortait de sa coquille. J'ai préféré laisser mon père gérer tout cela et mettre de la distance pour me protéger en solitaire. Je découvre la relation mère-fille avec les miennes.

Mais l'hérédité reprend ses droits. Je constate jour apres jour dans le miroir cet affaissement amer de la bouche et l'affinement des lèvres qui disparaissent si un sourire ne vient pas les ouvrir, ces plis de méchanceté sur les joues et ses rides de froncement de sourcils. Et pourtant comme chez ma mère il y a ces sillons d'expression au coin des yeux qui sont la trace d'éclats de rire anciens. Il y a aussi ses yeux gris bleus chez elle et verts chez moi qui faisaient notre beauté et dans lesquels je ne retrouve plus d'éclat. Ma mère était jolie, un petit air de Romy Schneider. Très peu maquillée et toujours coiffée. Lors de ma dernière visite à sa chambre, il y a cette dent cassée sur le devant, les joues qui s'affaissent à la suite de tout le corps, les cheveux rares et les propos identiques à la fois précédente où il y a confusion avec ma cousine, sa filleule et moi quand je n'ai pas le nom d'un des chiens que nous avons eus. Mes visites qui se font rares pour préserver l'image de ma mémoire défaillante et me protéger de ce qui est et qui m'attend. Bien sûr la maladie et la douleur sont passées par là, mais aussi la rancoeur, le repli, l'abandon. Je me sens glisser vers un état proche, même si je nage mes deux kilomètres, même si je m'étire en écart facial (en serrant les dents), même si j'ai une sorte de vie sociale avec le boulot, mes concerts de piano, même si je continue à "créer" de mes dix doigts alors qu'elle a abdiqué lorsqu'elle a senti qu'elle ne pouvait plus faire "comme avant". Plus de couture, plus de dessin (son joli coup de crayon a sauté une génération), plus aucun moyen de sortir d'elle ce qu'elle ressentait. Je lui en veux beaucoup de cette démission. Elle s'est refermée peu à peu dans son monde sans nous (me) laisser le moyen de l'atteindre alors j'ai fui ; j'avais sans doute le sentiment de choisir et non de subir.

Je peux encore bouger mes doigts puisqu'ils pianotent sur ce clavier depuis un bon moment mais je pressens ce glissement vers une non-vie et je sais que je ne l'accepterai pas.

Lorsque je pensais vieillesse je n'imaginais pas cette petite déchéance sournoise. J'ai eu la chance de connaitre longtemps mes grands-parents maternels et paternels. Je les ai toujours vu "vieux". Ils avaient le pas plus lent, les gestes mesurés ; l'intérêt et la fierté de l'enfant que j'étais, était de pouvoir faire à leur place. Leurs visages étaient ridés mais c'était leurs visages et bien que les ayant vus jeunes sur des photos sépias, ils n'étaient pas mes grands-parents sur ces images.

La chirurgie esthétique pour tenter de réparer cacher les outrages du temps m'a toujours contrariée. Je n'aime pas tricher. Mais je comprends maintenant l'envie que l'on peut en avoir en simulant ces étirements sur la peau de mon visage devant le miroir. Mais franchir le pas !!!

L'aspect de mon visage aurait-il eu autant d'importance si j'étais encore en couple ? Sans doute pas. Bien sûr j'aurai vu les marques disgracieuses et j'aurais espéré la négation ou la minimisation dans les propos du compagnon mais il y aurait eu les mêmes signes ou presque chez lui. Une sorte d'équilibre. Même si vieillir chez un homme n'est pas aussi dérangeant que chez une femme.
Là, mon visage, ma silhouette sont mon passeport vers de nouvelles contrées et j'ai le sentiment d'être périmée.
Imaginez que je me demande si ce serait de bon ton de me racheter de nouvelles converses ? Plus de mon âge ??? Je plaisante mais à peine...

Vous allez me dire : "Mais tu n'as que 50 ans, ce n'est pas la fin du monde". Evidemment j'en suis consciente, il y a pire. Mais me dire que tout va bien n'aide pas ceux qui vont "vraiment" mal à aller mieux.
Certains penseront que je m'étale, que je livre mon intimité à tous. Oui sans doute un peu. Je reste si souvent sans parler, que parfois cela déborde et ce matin, partie pour un petit billet, je me retrouve à approfondir mes propos et encore je n'ai pas tout dit !!!
Premièrement, ici c'est mon domaine, tout le monde peut y venir, personne n'est obligé d'y rester. Ensuite je ne suis pas la seule à avoir 50 ans et les inquiétudes qui vont avec. C'est toujours agréable de lire les témoignages des autres et cela permet de comprendre, de s'ouvrir, de relativiser.

Je crois que je vais aller faire un tour dans un magasin de tissus (je n'ai besoin de rien, mais on ne sait jamais) avant les courses du WE. J'ai passé l'heure de la piscine (il reste demain pour les bonnes résolutions !) et il y a du gâteau d'anniversaire à finir. Pour la silhouette-passeport, ce n'est pas gagné !

23 janvier 2010

Mais où sont mes mails ?

Dimanche dernier avant de fermer l'ordi je compresse une nouvelle fois mes mails à la demande du programme.
J'ai beau là aussi "alléger" et faire du tri, il y a un manque de place et depuis quelques temps je compresse puis vais vider ma corbeille, vu que cette compression est transparente pour moi.

Comme je suis aussi dans la même situation au boulot (avec un ordi beaucoup plus puissant) je commence à avoir l'habitude. Sauf que je sais qu'il ne faut pas interrompre le programme car pfuit, les mails disparaissent.

Donc dimanche soir, je laisse tranquillement le programme de compression aller au bout, puis je ferme l'ordi.

Lundi soir, j'ouvre Outlook et je ne trouve que les mails nouveaux dans la boite de réception ! Etrange. Je furette un peu. Dans les autres dossiers tout a l'air OK. Je referme en me disant que le système s'est mélangé les pinceaux. Ouverture : toujours pareil ! Aïe !

Un tour sur le Net à la recherche d'une réponse à mon problème. Je finis pas découvrir que les mails compressés sont dans la poubelle, je le savais déjà mais avec une autre extension. Il suffit de restaurer, d'aller modifier l'extension et c'est reparti. Ouf je n'avais pas vidé la corbeille.

Je choisi donc le fichier "boite de réception" que je restaure. Je suis la procédure mais pas moyen de trouver ces mails à modifier. Impossible d'aller au bout du chemin donné dans les propriétés de la boite de réception.

Donc, ces mails sont quelque part mais où ???

Comme je ne trouve pas non plus le chemin des autres mails en place (ceux avec la bonne extension), je sèche !!!

Il me restait plus de 1000 mails qui n'étaient pas classés dans un autre dossier. Oui je conserve beaucoup !!!

Alors si vous m'avez écrit avant lundi dernier et que vous attendez une réponse... merci de réitérer !!!

Et si vous avez la solution, merci de bien vouloir la partager...

17 janvier 2010

Mes résolutions

Début d'année oblige une envie de repartir sur de bonnes bases nous émoustille.
On peut aussi se dire : "pas de résolution". No contrainte, no limite.

Je tente une voie intermédiaire : quelques résolutions pour moins de contraintes et un besoin de faire "place nette", d'alléger (ce doit être un contre-coup des chocolats de Noël !).

Côté vie quotidienne, je peux difficilement modifier son cours. Tout est déjà plannifié, orchestré, voir ; il ne reste plus qu'à éviter les fausses notes.

Côté sport après une petite passe paresseuse je vais reprendre mes longueurs de piscine. Les cours de gym ont recommencé. Quant au jogging, j'attends que les températures remontent.

Côté hobbies, là cela devient sérieux !

Patchwork : finir, finir, finir. Beaucoup trop de projets en cours.

J'ai ouvert la voie de la sagesse avec le patch des Petites Maisons de Maryse et je désire aller jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'à l'accrochage sur un mur. Je prévois de faire de la place sur un bout de mur dans le coin repas ; enlever les photos des jardins de l'Alhambra prises il y a... je ne sais plus, c'était une autre vie !

Il y a les 2 Dear Jane commencés depuis 10 ans. Il serait temps !
Ai-je été trop optimiste ? Sans doute. A l'époque j'avais beaucoup plus de temps libre mais je me suis arrêtée sur ma lancée bien avant de retravailler. Je me suis laissée distraire par d'autres projets qui de fil en aiguille ont pris le pas sur ces deux ouvrages au long cours.
Et maintenant ? Même si j'arrivais à faire un bloc par semaine (ce qui prendrait une bonne partie de mon temps libre du WE) je n'aurais pas fini en 2010.
Pourtant je ne peux me résoudre à en rester là et les monter comme des mini Baby Jane. J'aurais l'impression de bâcler le travail et je le ressentirais comme un échec.
J'ai travaillé sur les deux quilts en parallèle tout en prévoyant de remplacer certains triangles piécés du Provençal par des triangles coupés dans des tissus à bandes par envie d'originalité sans doute. Peut-être devrais-je en finir un puis l'autre ? Je n'arrive pas à me décider. Quitte à les reprendre autant aller jusqu'au bout.
Terminer quelques projets avant me semble préférable.

Le Sally Post Quilt : j'étais bien partie jusqu'à cet été à raison d'un bloc par mois. Je me disais que c'était faisable, un bloc d'appliqué par mois. J'ai raté une marche, puis deux. Il faut rattrapper ce retard et reprendre le rythme pour y croire à nouveau. Mais je suis consciente que je ne peux faire qu'un bloc pendant un WE en solitaire. Il ne m'en reste alors plus qu'un pour tout les autres projets. Avec les filles je me réserve des ouvrages sans préparation. Quelques points de broderie, quelques mailles de tricot ou de crochet.

Le Quilt Mystère 1 de Born to Quilt : en stand by. Je ne sais pas quand caser une reprise par contre je m'interdis de commencer le second qui ne sera sans doute plus un mystère lorsque je m'y mettrai !

Le quilt Petite Douceur : celui-ci j'ai aimé le broder pendant mes vacances sur l'île de Ré. Comme je projette d'y retourner, je prévois de préparer avant quelques blocs en appliqué-collé à festonner au rythme des vagues...

Il y a encore les Petites maisons de Tilda, les blocs que je continue à broder du Bleu des mers du Sud, le Lin, Liberty, soie, les paniers qui attendent un montage et des blocs en jean et piqué blanc qui aimeraient avoir des copains.

Et puis il y a les tops qui attendent leur matelassage. Là il faut que je me fasse violence. Pourtant en préparer un et faire quelques points certains soirs permettrait petit à petit d'arriver au bout. Pour d'autres il me faudrait bloquer un WE tranquille et me lancer dans un matelassage machine.
Tout est question d'organisation mais à trop vouloir plannifier, compartimenter, les contraintes prennent le pas sur le plaisir. Quel dilemne !

Point de croix : finir, finir, finir. Beaucoup trop de projets en cours également.

Tout d'abord Douceur de Vivre : je suis presque au bout. Je lui ai fait une infidélité pour ressortir "Il neige !" qui était de circonstance mais j'ai repris le droit chemin. Je veux le terminer, l'encadrer et l'accrocher plutôt que de le rouler autour de toutes ces toiles brodées, en attente de cadre et cachées au fond de l'armoire...

Le SALexandre pour lequel il reste à broder les accessoires et faire un montage pour que les toiles brodées ressemblent à quelque chose.

Finir "Il neige !" avant le printemps...

Et puis reprendre des ouvrages laissé en plan surtout le Souvenir Sampler de Drawn Tread. Il faudra juste que j'oublie certains souvenirs... car cette broderie a été commencée à une autre période de ma vie !

Côté tricot j'ai un mini châle en cours, rien de remarquable à côté de tous les pulls, presque finis qui dorment depuis des années dans des sacs.

Côté crochet il y a deux projets, le Plaid Anna qui poursuit sa route et le Plaid Ripple qui avance plus doucement. L'avantage c'est que je peux facilement m'y mettre pour quelques minutes. Mais dès que j'ai plus de temps je préfère un autre projet.
Il y a deux écharpes fleurs en cours mais il fera encore froid l'hiver prochain...

Lorsque je parle de faire place nette, il y a l'envie de faire de la place tout simplement.
Il y en a partout, dans tous les coins.
De tout. Des livres, des revues, des CD, des tissus, des fils, des laines, des objets, des trucs et des machins. Sans doute l'espoir de combler un vide...
Lorsque j'ai refait ma chambre, j'avais fait de la place autour de mon lit et petit à petit, les livres, les revues, les ouvrages sont revenus !
Je ne prévois pas de déménager et je n'ai pas envie de vivre dans un espace zen et épuré mais trop c'est trop.
Et je ne parle pas de tous les papiers, les documents que je garde mais pour lequels je ne trouve pas un rangement idéal pour une bonne organisation.
Une envie de retrouver de l'espace comme si cela me permettait de retrouver du temps, de l'air, respirer.
Je sais que tout cela va me prendre du temps et donc je repousse car "mon" temps est si limité.

"Mon" temps est limité. Comment expliquer ce que je ressens ?
Dans quelques jours j'aurais ce demi-siècle qui me fait peur.
Peur parce que j'ai le sentiment de passer de l'autre côté (fini pour moi d'être dans les stats de la ménagère de moins de 50 ans !).
Un côté où je devrais être "autre" alors que je ne suis pas sûre de m'être trouvée encore dans celui-ci.
Un côté où je ne suis pas sûre d'avoir envie d'aller pour une addition de petites raisons insignifiantes prises une à une mais qui ensemble me poussent à en rester là.
Alors comme disait Jacques Brel.

Mourir, cela n'est rien
Mourir, la belle affaire !
Mais vieillir… Oh ! vieillir

Evidemment après être allée voir Invictus de Clint Eastwood ce soir, j'ai le sentiment de bien vite me laisser abattre. Bien qu'appréciant la force des poèmes, j'ai peur que celui-ci n'ait qu'un effet fugace sur ma volonté.

Invictus

Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

William Ernest Henley

Allez il est tard, mes cauchemards sont en train de me rattrapper avant que je n'aille sous la couette. Demain je retrouverai mes tissus et mes fils pour broder, croix après croix, quelques rangs de plus...

8 octobre 2006

Grosse panne

En direct de la maison aux volets bleus je vous annonce que je n'ai plus d'ordi depuis vendredi jusqu'à.... une période indéterminée !!!!
Dur, dur :-(((((((((((((
Et pour couronner le tout celui de mon ado préférée aussi !!!
Nous sommes maudites !!!

Cela m'a permis de faire la connaissance d'un réparateur à 500 m de la maison !!!
Verdict : VIRUS !!!!!
Sales bêtes.... et surtout vilaines personnes qui s'amusent à mettre le b... chez les autres. Même en prenant ses précautions !!!

Donc réinstallation de TOUT !!!!
J'espère que je ne vais pas perdre trop de choses.
Je dois avouer qu'il y a toute ma petite vie dans mon ordi ! Mes relations, mes idées, mon "administratif" et mon ouverture sur le monde à moi, la sauvage !
C'est un peu ridicule mais vendredi j'étais dans tous mes états à tenter de comprendre ce qu'il m'arrivait et samedi ce n'était guère mieux à faire la navette entre le spécialiste et ma maison pour constater que, non, décidément je ne pouvais pas passer outre la réinstallation.
Le problème c'est qu'il va devoir venir réinstaller la partie WIFI à la maison et moi je devrai faire le ménage et ranger pour qu'il puisse accéder !!!!!!!

Sur ce l'Homme de mon coeur est venu m'installer une nouvelle machine à laver,qui marche ! YES !!! Mes 2 chaussettes par paires vont enfin rester à la maison :-)

Merci pour vos gentils commentaires sur les berlingots :-) Cela fait chaud au coeur !
J'espère en voir plein sur les blogs lorsque je reviendrai parmi vous.

A propos du Salon de Toulouse des Loisirs Créatifs.
J'y vais le jeudi 12 octobre. Pour celles qui pensent y aller le même jour, merci de me laisser un commentaire et soit mardi ou mercredi soir, je pourrai les lire et vous laisser mon n° de portable sur votre email. Ne pas m'envoyer d'email, je ne pourrai pas les lire.
J'aimerais bien rencontrer des copines blogueuses...

Je vous dis à bientôt....

12 février 2007

Je suis libre !!!

Mais non je n'ai pas passé mon WE en prison (ou alors très cool la prison avec gardien tout doux tip-top, poulet-frites le dimanche et ballade en vélo !!!) !!!!

J'ai enfin quatre roues et un moteur digne de ce nom pour les faire avancer !!

Bon, il va falloir réapprendre à ranger un coffre et ne plus enfourner à la va-vite : d'un Renault Espace (très vieux) je passe à une Peugeot 306 (de deux ans plus jeune) !!!! Les déménagements du WE vont être revus à la modération. Il va falloir que je brode en 1 fil sur 1 fil (moins de toile, moins de fil !!!) Pour les vélos cela se complique :-(( Il y a un attelage, je vais acheter une remorque pour transporter ce dont je "pourrais" avoir besoin le temps d'un WE :-)))))
C'est un diesel : à moi les économies (plein de tissus patch ou des fils dégradés en perspective !!!)
Evidemment pour le look c'est autre chose. Mais une "belle femme" reste une "belle femme" quelque soit la voiture, non ???? Ce n'est pas comme pour la gent masculine... là évidemment !!!!
J'aime bien le principe du monospace que voulez-vous !!!
De toutes façons être en panne à côté de sa "superbe" voiture ce n'est pas tip-top non plus !!!

Surtout ça roule...

27 octobre 2008

Trois jours !

Trois jours c'est trop court !
Mais c'était bien quand même !

Des petites croix pour une maison d'octobre en construction et une idée de montage patch qui se dessine.
Du patch sur les blocs Born to Quilt 7 et 8 en alternance suivant la luminosité : la fin approche
Pas de bloc de DJ par contre
Un tour à la jardinerie pour des arbustes en promo et...
Des trous dans le jardin pour loger ces nouveaux venus mais stoppée par un gos cailloux qui est juste là où je veux planter ; pour l'instant c'est lui qui a gagné mais la pluie va bien finir par faire le travail à ma place...
Un vide-grenier au soleil avec deux jolis fers à repasser pour agrandir ma petite collection (photo à venir), un sac de noix et une petite balade sur fond musical en prime : je me suis un peu trompée de route :-)
Des muffins pomme-noix et du papotage
Du piano pour progresser note après note malgré les coups de pioche qui n'arrangent pas mes problèmes de canal Carpien
Et aussi des courses, des démarches administratives, des lessives, du rangement, du tri de magazines...

et encore tant à faire !

Une semaine chargée au boulot, fin de mois oblige, un WE pour rayer quelques tâches sur la liste et les filles seront de retour.

Pourquoi mon optimisme habituel n'arrive pas à reprendre le train en marche ?
Il vaut mieux aller dormir...

15 janvier 2007

Le p'tit bonheur

Comme cela me trottait dans la tête depuis mon dernier billet et que je ne me souvenais plus de toutes les paroles, j'ai fait appel à Mr Google pour retrouver la mémoire !

J'ai le disque mais le problème c'est justement que ce soit un disque, un vrai, un vieux, un 33 tours quoi ! J'ai toujours la platine tourne-disque mais ma chaîne ne reconnait plus cet appareil d'un autre siècle alors ma pile de 33 tours prend la poussière... il n'y a pas qu'elle d'ailleurs, mais c'est une autre histoire !!!

C'était un petit bonheur
Que j'avais ramassé
Il était tout en pleurs
Sur le bord d'un fossé
Quand il m'a vu passer
Il s'est mis à crier:
"Monsieur, ramassez-moi
Chez vous amenez-moi

Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade
Si vous n'me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade !
Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure
Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture"

J'ai pris le p'tit bonheur
L'ai mis sous mes haillons
J'ai dit: " Faut pas qu'il meure
Viens-t'en dans ma maison "
Alors le p'tit bonheur
A fait sa guérison
Sur le bord de mon cœur
Y avait une chanson

Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désœuvré, j'avais dégoût d'la r'commencer
Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m'faisaient des peines
J'prenais mon p'tit bonheur et j'lui disais: "C'est toi ma reine"

Mon bonheur a fleuri
Il a fait des bourgeons
C'était le paradis
Ça s'voyait sur mon front
Or un matin joli
Que j'sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti
Sans me donner la main

J'eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du cœur
Il s'en allait toujours, la tête haute, sans joie, sans haine
Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

J'ai bien pensé mourir
De chagrin et d'ennui
J'avais cessé de rire
C'était toujours la nuit
Il me restait l'oubli
Il me restait l'mépris
Enfin que j'me suis dit:
Il me reste la vie

J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
...Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux...

Félix Leclerc

23 avril 2008

Dernière nouvelle !!!!

Canalblog a sa Newsletter !!!

Regardez en haut à gauche !!!

Je ne sais pas encore comment vont se gérer les news mais si c'était automatique ce sera extra car avec I-service j'oublie toujours de signaler un nouveau billet.

Si vous étiez sur l'ancienne liste et que vous avez envie de suivre ce blog merci de vous inscrire... à nouveau :-) Je vais voir si je peux faire un transfert mais...

Allez je retourne à mes dossiers... Fin de la pause déjeuner !

30 mars 2008

Taguée !

Cela fait déjà plus d'un mois que Marie m'a taguée et un peu plus tard ce fut au tour de Shiva. Les coquines !

C'est vrai j'ai manqué de temps pour répondre mais surtout je ne sais pas bien quoi vous avouer. J'étais déjà passée aux aveux les plus intimes et je ne me trouve rien de particulier depuis un certain temps !!! J'ai même le sentiment d'être d'une banalité proche de la transparence.
Je ne dis nullement cela pour récolter de gentils commentaires; non j'ai juste l'impression de passer à travers la vie en des journées que je ne vois pourtant pas passer !

Donc que vous dire :

  • je compte tout le temps. Non, pas mes sous, ce serait trop rapide ! Mes points sur la toile (normal vous me direz pour du point compté) les mailles sur un tricot, rang après rang même si c'est du jersey,  les bandes blanches sur l'autoroute, les gens qui passent si j'attends quelque part... Aussitôt compté, aussitôt oublié alors à quoi ça sert ???
  • je peux difficilement résister à ne pas encombrer une surface horizontale, même les sols ont droit aux piles de livres, de revues, de boites de tissus... Je me construit des petites tours pour me protéger ???
  • je déteste repasser alors je lisse sur le fil à linge et aussi au pliage. Pour mes tissus patch et mes blocs là j'ai le coup de fer facile. Pourtant j'ai une collection de petits fers à repasser que j'aime beaucoup... sur l'étagère !!!
  • j'ai rejoint les quelques millions de français qui l'ont déjà fait : j'ai vu, aujourd'hui, "Bienvenue chez les Ch'tis" !

J'ai beau me creuser la tête je ne trouve pas de cinquième vérité !

Comme ce petit jeu est passé partout où presque je ne sais pas qui taguer ! Alors à qui le veut...

Publicité
Bienvenue chez Sylvie
Publicité
Bienvenue chez Sylvie
  • Petits billets d'humeur pour parler de mes ouvrages ou travaux en cours, patchwork, point de croix, crochet, tricot, carterie, mixed média, digiscrap, jardinage et potager et mes coups de cœur, lectures, musiques...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité