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28 septembre 2008

Un WE de plus...

Dimanche est presque fini !

Du soleil tout le WE pour ce début d'automne c'est bien agréable mais c'est passé si vite...

Petit coup de blues ce soir.

Je n'ai rien à montrer.

J'ai avancé sur le bloc n° 7 du Born to Quilt mais pas assez pour le terminer. Je n'ai pas fini la petite maison de septembre. Je n'ai pas fini de coudre le bloc du DJ préparé du WE dernier.

J'ai taillé, coupé des arbustes, nettoyé quelques massifs et grossi le tas de compost, planté quelques fleurs. J'ai préparé des boutures. Il serait temps. Je ne suis pas sûre qu'elles prennent. Je ne sens plus mes bras après le maniement du taille-haie ! Et il y a encore tant à faire...

Quelques lessives pour faire sécher le linge au soleil. J'aime bien le linge qui volète entre les arbres. Petite image de la campagne à laquelle je m'accroche...

Un peu de piano pour se remettre dans les doigts le 4 mains que ma prof et moi jouerons pour la première audition et puis chercher un nouveau morceau à travailler pendant l'année dans les partitions que j'entasse.
Mon premier cours est demain soir. Cela devait être il y a 15 jours mais c'est ce soir-là que la voiture m'a lâchement abandonnée !
J'ai trouvé une transposition de Lizt d'un morceau de Schubert : "chant du cygne" ; joli. Ce doit bien être le seul Lizt que je puisse jouer. Vu la taille de ses mains et des miennes, ses accords et arpèges me sont innacessibles !!!
Ou alors du Brahms : Thème et variation op 18 : joli aussi.
Et la Pathétique de Beethoven mais là je crois que cela dépasse l'agilité de mes doigts.
Comme les 4e et 5e de la main gauche sont de plus en plus engourdis cela réduit encore mes petites capacités.
Je dois consulter mais j'apréhende... Tout d'abord le spécialiste car il va à nouveau planter ses petites aiguilles reliées à un courant électrique pour chatouiller les nerfs puis le verdict car à terme je sais que ce sera l'opération.
J'ai ma dose depuis un moment alors je préfère rester encore un peu dans l'insouciance...
Ces trois oeuvres sont particulièrement nostalgiques !!! C'est tout ce que j'ai trouvé pour me remonter le moral !!!

Il y aurait eu du ménage à faire, des papiers à trier, du rangement, des réparations...
Le sentiment d'être dépassée et cette vie au jour le jour pour ne pas penser à après-demain car le vide me donnerait le vertige. Batailler pour le quotidien alors que la finalité m'échappe.

Une nouvelle semaine commence...

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13 avril 2025

Après un samedi ensoleillé et actif un dimanche pluvieux et léthargique, ou presque.

Pluie dans la nuit et au réveil. La petite pluie qui mouille bien la terre, parfaite pour mes dernières plantations mais qui empêche tous travaux au jardin.

Après hésitations j'ai fini par renoncer à me rendre au marché aux fleurs dans le Gers. J'ai supposé que le mauvais temps avait fait renoncer des exposants. Je voulais aussi profiter de ce déplacement pour visiter mais sous la pluie j'étais moins enthousiaste.
Il y a d'autres marchés à venir dont un autre dans le Gers qui est encore plus important.
Ce n'est pas comme si je manquais de plantations à faire...

Du coup ma journée a été très, très cool même si la pluie a fini par s'arrêter l'après-midi. Terre trop mouillée pour y travailler ; l'arrachage en aurait été facilité pourtant.

J'ai tricoté sur le gilet Edgar qui avance doucement tout en réfléchissant à d'autres projets.
J'ai les quatre morceaux d'un pull dont le modèle est issu d'un vieux 100 idées qui n'a jamais été monté. Il n'est plus à ma taille et ne plairait en aucun cas à mes filles. C'est une laine 100% alpaca de Bergère de France d'un marron que je trouve très fade, mais c'est dommage de la perdre. J'avais tricoté la laine en double. Cela me laisse la possibilité de reprendre un fil avec un autre plus attrayant qui le dynamiserait. Je pensais à un fil de mohair. J'ai fait un essai avec du mohair blanc prévu pour le pull "Loup" ici mais le résultat ne m'a pas convaincue. Je pensais profiter d'une promo sur cette laine Drops. Dommage.

Ce peu d'activités physiques ne m'a pas donné l'envie d'une séance de yoga dans le salon. Le chant des oiseau et le souffle du vent  manquaient pour me stimuler. Au moins j'ai reposé mes courbatures !

Le WE prochain est annoncé pluvieux ce qui ne va pas m'aider pour le jardin.
Mon Petit Bout sera à la maison donc il y aura sans doute d'autres occupations. Elle revient mercredi soir pour une dizaine de jours avant une nouvelle escapade au Cap Ferret.

Bonne semaine.

 

12 mai 2024

L'orage d'hier soir et la petite pluie ont sonné la fin de ces belles journées.

Temps gris au réveil avec une petite bruine de temps à autre. J'avais prévu une petite marche avec une copine en milieu de matinée. Je n'avais pas le temps pour une grande balade mais nous avons fait tout de même 7.5 km.

Au retour je n'avais qu'une envie me caler dans un fauteuil et ne plus bouger ni penser à rien. J'ai très mal dormi pour cause de canal carpien particulièrement expressif !
Pourtant samedi avait été une journée soft pour la main par rapport aux jours précédents. Je pense que le trou pour le pommier avec les cailloux que j'ai délogés a dû être l'effort de trop.
Lorsque les fourmis arrivent je laisse pendre mon avant-bras le long du sommier et elles s'en vont. Je fais ça plusieurs fois selon l'intensité mais je m'en sors bien normalement. Pas cette nuit.
La gêne a continué toute la journée et j'ai passé mon temps à laisser pendre mon bras le long du corps.
Ce soir je vais remettre l'attèle ; avoir l'avant-bras immobilisé soulage en général.
De toutes façons je ne touche plus une pioche pendant une semaine !

J'ai fini par me décider à aller au jardin en milieu d'après-midi avec un timide soleil.
Il me restait à mettre en terre les deux concombres et les œillets d'Inde.
J'ai aussi fini la remise en état des bandes 8 et 9 et j'ai pu pailler la 8 avec ce qu'il me restait de ce que j'avais enlevé des bandes 3 et 4. Tout n'avait pas été utilisé pour pailler les nouvelles plantations.
J'ai ajouté du terreau autour du pommier pour semer des graines de fleurs et les recouvrir.

Un des fuchsias a trouvé place dans un pot, le second attendra mon retour dans un bac avec de l'eau. Normalement la semaine devrait être humide donc les plantes en attente ne devraient pas souffrir de sécheresse.

Je n'ai rien préparé pour partir demain, j'ai oublié une lessive dans la machine donc je ne suis pas sûre que certaines affaires soient sèches pour demain et je n'ai rien rangé dans la maison. Vouloir tout faire au dernier moment a ses limites !
Je pense que je vais me coucher tôt et faire sonner le réveil de bonne heure demain pour me booster. J'aurai environ 6 heures de route pour décompresser.

Je ne vais plus vous parler de jardinage pendant une semaine !
J'emporte mon PC mais je ne sais pas encore si je ferai un billet journalier. Cela va dépendre de nos activités avec ma fille. La pluie est prévue pour toute la semaine ! De toutes façons il y aura la chienne à sortir avec de longues balades donc le K-way est à placer en premier dans le sac !

A bientôt.

 

5 mars 2020

Nouveau tour sur le billard

Hier j'ai à nouveau été opérée au poignet gauche pour enlever plaque et vis. Le début de l'histoire est ici.

Huit mois déjà. Ces dernières semaines étaient déjà plus confortables avec une main presque opérationnelle. Je ne la fermais pas totalement pour cause d'algodystrophie et il n'était pas question de m'appuyer dessous ou de faire des travaux lourds mais à force on se réjouit du petit plus par rapport au jour précédent.

A nouveau tout est à refaire... ou presque.

L'opération s'est faite en ambulatoire. Comme il y a eu la pose d'un redon j'y suis retournée ce matin pour le faire enlever. Les soins infirmiers vont reprendre dès samedi et je revois le chirurgien dans trois semaines.

Beaucoup de péripéties dans ces deux jours. Mon chauffeur préféré (mon Papa) ayant dû se mettre au repos pour cause de cruralgie j'ai du trouver différents chauffeurs entre les copines, une ambulance qui passait par là et ma fille.
Des suites opératoires qui ne ressemblaient pas à la première fois m'ont aussi beaucoup questionnée. Heureusement mon infirmière préférée à pu m'aider depuis ses montagnes et mon autre fille a veillé sur sa Maman pour la première nuit (interdiction de rester seule).
La nuit a été hard car les médicaments prescris n'ont pas la même action que ceux que j'avais pu prendre en hospitalisation.
Mais cela va mieux ce soir et je pense que je vais bien dormir pour rattrapper une nuit blanche. J'ai pourtant essayé toutes les techniques de respiration que je connais du yoga mais cela n'a pas suffit !

Maintenant il faut accepter d'avoir regressé dans l'indépendance, tout en faisant travailler les doigts. L'extension des doigts est particulièrement sensible. J'ai l'impression que tout va craquer dans l'avant-bras !!! Je ne pourrai pas faire de doigts d'honneur !!!
Mais j'arrive à taper sur le clavier avec les deux mains.

Allez on y croit en espérant que l'algo ne va pas avoir des sursauts et qu'au contraire sans ces corps étrangers elle va disparaître...

 

6 décembre 2019

Cinq mois

Déjà !

Cinq mois avec une main gauche qui reprend vie petit à petit mais que c'est long.

Mardi j'avais à nouveau rendez-vous avec le chirurgien.
Cela devient une routine. Mon chauffeur paternel vient me prendre à la maison, nous parlons surtout des filles pendant le trajet. Arrivés à la clinique un peu d'attente avant la radio de contrôle puis un peu d'attente avant de voir le chirurgien qui replonge dans ses notes pour faire le point. Il s'intéresse surtout à la fermeture de la main qui n'est pas encore atteinte ; il reste 1 centimètre avant que les doigts touchent la paume. Ensuite il faudra pouvoir serrer et récupérer de la force. Il ne parle pas de la cicatrice que mon kiné travaille séance après séance et sur laquelle il reste quelques adhérences à la base du poignet (c'est un des petits moments désagréables de la séance).
Pas question de conduire pour le moment donc je reste piétonne !

Je lui parle à nouveau de la pointe de mon coude qui est gonflée. Il y a deux mois je l'avais évoqué mais le bras étant encore gonflé il n'y avait pas prêté plus d'attention. Là, sa réaction fut toute autre. Plus question de poser le coude. C'est un hygroma ou aussi bursite ; bref une inflammation. C'est parti pour une bonne fournée d'anti-inflammatoire mais aussi une radio pour vérifier qu'il n'y a pas un bec osseux qui devrait être opéré. Là, j'ai senti qu'il n'était pas emballé par cette opération. Des risques de suites opératoires avec infection et dans mon cas une relance de l'algodystrophie.

J'ai plaisanté mais j'ai accusé le coup. 

La combinaison de l'oedème et de la position main levée pendant plusieurs mois et donc coude posé le plus souvent a dû entrainer cela.
Déjà que je ne peux pas faire du yoga sur les mains, si en plus je ne peux pas poser les coudes !
Je le revois dans 2 mois sauf si le coude doit être opéré et nous conviendrons de la date pour enlever la plaque. Donc à nouveau sur le billard entre février et mars. Bien sûr ce sera un retour en arrière avec une nouvelle cicatrice à travailler, une mobilité à reprendre et certainement une nouvelle poussée d'algo qui retardera tout ça.

Une fois de retour à la maison j'ai pris rendez-vous pour la radio que j'ai passé jeudi matin.

Ouf ce n'est qu'une inflammation. On voit bien que l'algo va jusqu'à la pointe du coude sur les clichés.

Donc je continue les séances de kiné. Je travaille maintenant la mobilité du poignet en forçant en avant et en arrière. Ramener la main vers le haut cela va encore mais dans l'autre sens c'est beaucoup plus douloureux. Mais on y croit !!!

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5 juillet 2019

La chute de l'histoire... ou l'histoire de la chute

Le mois de juin où j'avais été particulièrement absente venait de se terminer et je comptais sur le mois de juillet pour reprendre une routine épistolaire quand "Patatras" !

Lundi 1er juillet après une grosse journée de jardinage à manier pioche, râteau, ciseaux et taille-haie j'ai pris une douche réconfortante avant de cheminer à pied jusqu'au Lid°... que je n'ai jamais atteint ! A 150m de la maison je me suis retrouvée affalée sur le trottoir sans m'être tordue les pieds ou avoir eu l'impression de trébucher. Après m'être relevée j'ai regardé à gauche et à droite si personne ne m'avait vue me répandre puis j'ai voulu attraper mon sac à main resté au sol. Impossible. Ma main gauche avait un angle étrange et était toute molle au bout de mon bras. Retour à la maison pour appeler mon Papa pour qu'il m'emmène aux urgences.

Pour la suite, je me suis lâchée dans les détails et même si j'essaye d'y mettre de l'humour, les âmes sensibles ne souhaitent pas forcément en savoir plus.

En attendant j'ai nettoyé à l'eau la belle égratignure du genoux et j'ai laissé couler l'eau, tiède vu la canicule, sur mon poignet qui gonflait de plus en plus.
Urgences, radio avec un "Vous ne vous êtes pas ratée" de la radiologue puis médecin pour annoncer une double fracture du poignet qui entraîne une opération, 6 semaines de plâtre puis de la rééducation avec un total de 3 mois pour retrouver l'usage de ma main et en attendant une gouttière plâtrée provisoire. Je suis repartie dans la jolie tenue en in-tissé des infirmières en ayant évité de peu le découpage de la robe que je portais au prix de quelques contorsions douloureuses !
Dans un premier temps l'opération était prévue pour le lendemain matin donc je devais rester à jeun et revenir pour 8h. De retour à la maison appel du docteur pour un rendez-vous avec le chirurgien le mercredi matin pour une opération l'après midi et une sortie le vendredi pour cause de pose de redon.

Lorsque Manon est revenu de son job au Mac Do après minuit je l'ai mise au courant du chamboulement des semaines à venir. Comme mon poignet droit ressentait quelques fourmillements pour avoir maintenu l'autre bras pendant plus de deux heures et bien jardiné auparavant Manon m'a fait un petit massage à l'huile essentielle de Gauthérie et j'ai porté mon attelle pour la nuit. Lors du massage j'avais ressenti quelques points sensibles mais dans ma chute je me doutais bien que la main droite avait du tenter une parade !

Le lendemain matin le bras gauche dans son attelle était gonflé et sensible mais c'est le droit qui s'est révélé le plus douloureux. Lorsque j'ai enlevé l'attelle le poignet a commencé à gonfler puis les fourmis l'ont envahi comme au plus fort de mes crises du canal carpien. J'ai passé la journée à mettre la main en bas pour pouvoir supporter la douleur.

Arrive enfin le mercredi matin. Levée tôt pour m'aider à me préparer Manon était un peu ronchon pour jouer à la Maman (elle n'est pas du matin !) mais elle s'est bien acquittée de sa tâche. Mon Papa m'a emmenée. Il avait déjà vu ce chirurgien suite à un doigt cassé. Ce spécialiste de la main et du poignet m'a expliqué ce qu'il allait me faire (pose d'une plaque), une immobilisation jusqu'après le 15 août puis de la rééducation. Bien sûr il a demandé ce que je faisais : travail de bureau, pianiste et tout ce que fait une femme seule avec maison et jardin.Il ne s'est pas aventuré sur les suites... juste annoncé que la plaque serait à retirer au bout de 6-8 mois. Pour le poignet droit il a demandé une radio et constaté une entorse avec certainement un petit écoulement sanguin qui est venu comprimer le canal carpien. Comme la double immobilisation des deux bras poserait vraiment un problème je vais porter mon attelle le plus souvent possible en espérant que cela suffise au rétablissement.

Puis ce fut visite à l'anesthésiste, entrée, placement en chambre, attente, descente au bloc avec une halte en salle d'anesthésie locale avant le show. Mon bras gauche était pris en charge mais c'est le droit qui me faisait des misères ; je le laissais pendre le plus possible le long du brancard puis de la table en cherchant la fraîcheur du métal pour calmer les fourmillements.
C'était ma première anesthésie partielle : c'est impressionnant. Mon bras mourrait tout doucement pendant que le mécano vidait sa boite à outils. Une fois le champs mis en place je n'ai eu que les voix, les torsions au niveau de l'épaule, les coups de marteau, la visseuse, les tractions pour tenter vainement de suivre. Ce qui m'a surprise c'est que seul mon bras avait de l'importance ; je n'existais pas. Lorsque le garrot sous mon aisselle a été actif et que je disais que cela serrait beaucoup le chirurgien m'a répondu que si cela me gênait c'est l'anesthésiste qui réglerait cela, lui ne s'occupant plus que de mon bras. Je n'ai plus rien dit et j'ai compté les trous de la plaque perforée au plafond pendant 29 minutes d'opération. J'ai entendu les anecdotes des uns et des autres comme autour d'une machine à café mais sur le plan opératoire rien, que du technique. Cela me convient. Par principe je fais confiance. Je pense qu'à un moment il a dû changer ses plans et fixer mes os autrement. Dès la consultation du matin en voyant la radio j'avais compris que cela ne se présentait pas de façon simple !
Puis le matériel a été remballé et mon bras énorme et emmailloté a été posé sur mon torse en m'obligeant à le tenir avec l'autre main. J'ai mis un moment à comprendre que ce bras était totalement libre et ne connaissait qu'une direction : le point le plus bas qui passe parfois par le visage en cassant un nez !!! Je n'avais pas compris l'anecdote avant !

Après un court passage dans la salle de réveil j'ai regagné ma chambre. Après le contrôle de l'infirmière j'ai pu me lever. Tenir la nuisette sexy, le redon, le bras qui vit sa vie et baisser sa culotte avec une main à peine valide et fourmillante à souhait c'est... à vivre !!!

L'endormissement du membre a duré longtemps. J'ai remis l'attelle à droite après le dîner et c'est devenu de plus en plus supportable. La douleur du bras opéré est apparue vers 2h du matin. Le comprimé de morphine n'a pas calmé mais j'ai pu m'endormir. Un second plus tard a eu le même effet. Mon avant-bras me semblait pris dans un étau. Heureusement avec le petit déjeuner j'ai pu prendre l'anti inflammatoire et c'est devenu supportable. Le droit ne me gênait presque plus.

Jeudi devait être une journée neutre avant le pansement du vendredi matin suivi de la pose de la coque sur mesure et de la sortie. Mais en milieu de matinée changement de programme je sortais avant midi ! Ce fut un peu compliqué parce que mon Papa n'était pas disponible et Manon non plus surtout que je ne pouvais pas prévoir d'horaire.

Une jeune infirmière est venue faire le pansement sous la supervision d'une autre. J'ai fortement pensé à mon aînée dans cette situation à ses débuts. Bien sûr enlever le drain n'est pas agréable, les désinfectants piquent et bouger le bras est douloureux mais elle s'est bien débrouillée ! Côté couture, heureusement que mes surjets sont plus fins ! Mais là encore je fais confiance surtout suite à l'avant-après de la cicatrice sur ma cuisse pour le mélanome. Par contre je pensais que l'ouverture serait moins longue.

Puis deux personnes sont arrivées pour la coque : là encore une débutante supervisée. Je suis un cobaye pour la médecine !!! J'ai découvert cette technique inconnue de chauffer une plaque de plastique pour la mouler sur le bras puis la découper et la préparer en attelle facilement amovible pour pouvoir faire les soins.

Ma voisine de chambre a eu son plateau repas et moi aussi. Lorsque j'ai dit que je sortais on m'a répondu gentiment que j'allais tout de même manger quelque chose avant !

Manon est arrivée un peu plus tard, quelques formalités et nous voilà dans la fournaise avant de retrouver la maison.

Depuis je m'adapte plus ou moins bien. Manon travaille au moment des repas donc il faut anticiper : impossible de couper, d'ouvrir, de mélanger... Comme avec les médicaments le poignet droit a dégonflé et les fourmis sont moins virulentes j'ai tendance à vouloir utiliser ma main en oubliant l'entorse !!! Je tape d'une seule main avec des pauses... ; ce billet, vu mon bavardage va me prendre la journée ! De toutes façons à part la lecture et la TV ou les vidéos toutes mes activités sont impossibles.

Le problème est que Manon part dimanche matin à Malte avec des copines pour une semaine. Du coup Laëtitia descend quelques jours. J'aurai mon infirmière particulière même si j'ai pris rendez-vous avec une autre infirmière pour les soins.
Ensuite on verra au jour le jour... Tout devient si compliqué d'un coup qu'il faut résoudre les problèmes les uns après les autres !

Il est plus raisonnable d'arrêter là pour reposer la main droite. Je vais essayer de corriger toutes les fautes car cela chamboule complètement ma frappe habituelle avec les dix doigts.

Bravo aux courageux qui sont arrivés au bout !!!

A bientôt... j'espère !

7 août 2019

Un petit coucou

Je brille par mon absence !

En manque de bavardages, je commence un billet pour donner quelques nouvelles.

Le bras gauche est toujours dans son orthèse.
Première visite au chirurgien au bout de 3 semaines ; il est satisfait de l'évolution sur la radio compte-tenu de l'ampleur des dégâts dit-il. L'homme n'est pas très bavard sur l'opération mais je suis curieuse et j'aime savoir ce que l'on me fait ! Il a dû poser deux broches dans le radius pour réunir les os afin de pouvoir visser la plaque puis ôter les broches. Par contre sur les suites je n'ai pu obtenir aucune perspective.
J'ai le droit d'enlever la coque pour finir les soins de la cicatrice moi-même (après 9 visites de l'infirmière tous les deux jours) et de la laisser à l'air. Autorisation également de bouger les doigts par contre pas de rotation du poignet car l'autre os (cubitus) qui n'a pas de plaque est en cours de calcification. De toutes façons mes mouvements sont très restreints.
Je lui faisais remarquer qu'en fermant les yeux et tendant les doigts je pensais qu'ils étaient bien droits alors qu'en fait ils restent très recourbés. Il m'a dit que c'était normal qu'il fallait rééduquer le cerveau. 
Si le cerveau en a pris un coup aussi je ne suis pas sortie de l'auberge la rééducation !

Les deux premières fois j'ai consciencieusement passé compresses et désinfectant autour puis sur la cicatrice mais je trouvais que les "croûtes" ne partaient pas vite. J'ai donc pris conseil auprès de mon infirmière préférée (ma fille) avec une photo. Réponse : ne plus mouiller avec du désinfectant mais graisser, graisser, graisser avec de l'huile d'amande douce, de la vaseline, de l'huile de coco...
J'ai donc écouté ma fille et en trois jours j'avais une peau de bébé... avec un trait de couture bien net !

Je profite d'enlever l'orthèse pour passer la main et le dessus du bras sous l'eau avec savonnage avant de glacer le poignet, le dessus de la main et le gras du coude où se loge un gonflement que la position bras en l'air ne parvient pas à faire partir.
Puis autre phase de massage avec de la bonne vieille crême Nivéa sur la main et les doigts. Tel le serpent je me débarrasse de ma vieille peau à cet endroit. Tout cela étant resté longtemps très gonflé la peau s'est distendue et desséchée avant de peler ! C'est un massage en douceur car les doigts sont douloureux au toucher et j'ai une très faible amplitude pour les tendre, les plier ou les écarter. Je masse le dessus de la main et du poignet qui reste très chaud malgré le glaçage ! Cela doit sacrément travailler à l'intérieur !
Ensuite je reste l'avant bras nu en l'air en regardant la TV et en essayant d'ouvrir et fermer la main. Si jamais je sens que je pique du nez (fréquent à force de ne rien faire !!!) je m'empresse de remettre l'orthèse.

Côté bras droit je dors toujours avec l'attèle. J'ai l'air chouette avec mes deux avant-bras manchonnés !
Dans la journée je fais attention aux mouvements trop impliquants. Je ne peux pas parler de douleur mais de gêne lorsque le mouvement n'est pas bon ; donc cela me limite encore pas mal. Sur l'ordi qui reste mon seul divertissement avec les livres et la TV je limite la frappe d'où un billet long mais en étapes ! J'espère que le fait d'avoir renoncé à une immobilisation totale ne sera pas préjudiciable pour la suite. Si cela n'entraine qu'un retard de guérison ce n'est pas bien grave vu que l'autre bras limite mes activités.

Prochain contrôle le 20 août. Si le second os est consolidé je pense que l'orthèse sera enlevée. Peut-être conservée la nuit pour les positions non contrôlées. Par contre je ne vois pas comment je pourrais me servir de ma main. Je ne peux pas à ce jour (5 semaines) serrer une feuille de papier entre deux doigts, ni maintenir avec le dos des doigts (pas simple pour beurrer la tartine matinale qui se sauve lorsque Manon n'est pas là pour le faire !). Pour la petite histoire, je lui beurre ses tartines depuis des années sauf quand je suis fâchée !
En fait je ne vois aucune amélioration par rapport aux premiers jours après l'opération.

Bien sûr il va y avoir la rééducation mais je pensais tout de même être plus mobile avant de commencer. 

Un des problèmes va être de me déplacer pour aller consulter un kiné.

Ma Kangoo que j'ai prêtée à Laëtitia, enfin à son compagnon, devrait revenir dans les derniers jours d'août. Manon montera à Annecy en Bla-bla car, restera quelques jours avec sa soeur et leur Mamie avant de revenir en proposant un Bla-bla car ; ma fille est une grande adepte dans les deux sens et, pour elle, il n'y a pas de petits profits !
Comme elle envisage de repartir quelques jours avec une copine avant sa rentrée elle reprendrait ma voiture car bien plus grande et pratique pour faire du camping dans le sud-ouest.
Si je suis capable de tenir un volant il y aura toujours sa voiture mais je doute fort de pouvoir le faire. J'ai beau être très à l'aise en voiture, n'utiliser que la main droite sur une voiture classique ne me semble pas une bonne option.
Le plus proche kiné est à plus de deux kilomètres et ce n'est pas forcément celui que j'aurais choisi car je veux une bonne rééducation, pas un truc de confort pour une vieille de presque 60 ans. Qui va faire tous les travaux du jardin ou de la maison et assurer le quotidien en solo ? Je ne parle même pas de mes travaux manuels ou du piano car là je n'y crois plus...

J'ai tellement le souvenir d'un spécialiste que j'avais vu pour un électromyogramme (syndrome du canal carpien) qui m'avait demandé mon métier. J'avais répondu Maman Solo. "Ah vous ne travaillez pas, vous ne faites pas grand chose !" fut son verdict. J'étais sortie de là au bord des larmes que j'ai laissé couler à l'abri dans ma voiture. Déjà que cet examen est désagréable surtout avec un imbécile qui s'amuse avec ses aiguilles contre mes petits nerfs mais la remarque m'avait achevée. J'ai regretté après coup de ne pas m'être rebellée mais devant un doc on se retrouve un peu comme devant un prof qui nous convoque adolescent. C'est lui qui sait et pas nous, donc c'est lui qui a raison !

Au début de mon installation dans la commune j'avais eu une rééducation pour une cheville et le kiné que j'avais consulté à l'autre bout de la ville était parfait. Sportif, coureur, ayant fait entre autre la diagonale des fous il convenait parfaitement pour remettre sur pied une petite sportive comme moi. Quelques années plus tard pour un mal de dos j'étais retournée à ce cabinet. Son nom était toujours sur la plaque, mais il n'était plus présent et un jeune homme m'avait prise en charge. J'avais passé la cinquantaine, je courrais, je nageais, je pédalais. Il m'avait proposé de plutôt marcher, de faire du dos crawlé tranquille plutôt que les trois autres nages et de continuer à pédaler en version loisirs !!!! Alors dix ans plus tard, je n'ose imaginer ce qu'on laisserait faire à ma main !!!

Puis le 1er septembre Manon emménage à Toulouse avec une copine pour sa première année de master. Elle m'aura à nouveau piqué ma voiture pour déménager. Je serai inutile cette fois, pas de bras de mon côté ; juste quelques conseils... si elle les accepte ! Son Papa sera là bien sûr avec sa grosse nouvelle voiture pour les objets plus "propres" !

Donc si à la rentrée je n'arrive toujours pas à couper seule les tomates de jardin, je suis mal !!!

Je sais que je ne vais pas mourir de faim. Mais il y a tout le reste. Beaucoup de choses sont en attente car Manon vaque à l'essentiel et en rouspétant beaucoup.

Pas question de lui demander de l'aide pour le jardin : la terre et les petites bêtes elle n'aime pas ! Pas facile d'attacher la tige de tomate sur le piquet avec une seule main. Sous menace de ne pas avoir le droit de les manger elle a accepté ce petit travail !!! Du coup c'est elle qui a mangé les premières : je suis trop bonne !!!

Je connais le côté appelons-le "grincheux" de ma fille et en règle générale je m'adapte ; soit je me débrouille seule (le plus souvent) soit je gueule un grand coup et elle obéit. Avec cette dépendance j'ai pris conscience que je faisais beaucoup de choses en temps normal, plus que je ne le pensais.
Je limite donc au maximum mes demandes d'aide. Malheureusement mes quelques requêtes ont souvent été accueillies par des grognements ou des réponses exaspérées. Bien sûr elle finira par m'aider mais j'avoue saturer parfois de ses humeurs et me satisfaire de ses absences le WE ou prochainement lors de ses séjours dans les Alpes ou au pays Basque. Je ne serai pas coiffée, je devrai laisser encore plus de choses de côté, il faudra que j'ai tout prévu à l'avance mais mon petit coeur sera moins meurtrie.

Pendant le court séjour de Laëtitia j'ai fait attention à ne pas l'accaparer car elle venait aussi pour quelques jours de vacances mais son attitude était toute autre. Bien sûr son métier d'infirmière la rend plus apte à l'aide et au service mais elle devançait les besoins et oeuvrait sans que j'ai à lui demander.
Attacher mes cheveux est une des tâches (rapide car je m'occupe de brosser et démêler) quotidiennes mais si je ne prépare pas ma demande Manon partira travailler le midi au Mac Do sans le faire.
Pour le reste, il faut prévoir, organiser, tenir compte de ses absences pour voir les copines et attendre le bon moment pour lui soumettre une demande...

J'aime toujours autant mon Petit Bout mais cela me contrarie et me pousse à me refermer encore plus...

Fin de la séquence "déception" !

Que fais-je de mes journées ?

Je me réveille entre 6 et 8 heures. Comme Manon n'émergera pas avant 10h - 10h30 je m'occupe en silence ! Je descends au potager.
Pas question de grands travaux. J'ai réussi à planter des semis en godets de courges et de haricots à la place de ratages. La terre ayant été travaillée c'était assez facile pour ma main droite en convalescence. Comme je ne porte pas lourd le nombre de trajets est multiplié ; un peu de gym pour les gambettes ! Je prépare un billet "jardin" pour l'évolution de potager.
Sinon j'ai de grandes séances d'arrosages. Là où le tuyau ne peut plus aller je continue avec un petit broc d'un litre et demi !!! Mais depuis deux jours j'ai pu reprendre l'arrosoir de 11 litres à condition de le poser pour le pencher ; pas question de forcer sur le poignet.
Je vais chercher le pain et quelques courses au Lid° en regardant bien mes pieds !!!

Tout cela me prend un certain temps et il me reste à installer la nappe et les coussins sur la table de ma terrasse pour petit déjeûner avec ma fille enfin levée.

Quelques préparatifs plus ou moins bien acceptés et ma demoiselle part au Mac Do. J'allume l'ordi. Elle revient en début d'après-midi pour repartir 3 ou 4 heures plus tard. Elle mange puis se détend dans sa chambre. Elle prépare le repas du soir avant de repartir.
Pendant ce temps j'ai partagé mon temps entre lecture dans le hamac, ordi et les rares tâches que je peux faire seule. Dans la seconde partie du tour de France (je n'y avais pas pensé avant !) j'ai apprécié de m'allonger dans le canapé devant la TV pour regarder la France de haut en admirant les efforts des cyclistes avec un peu d'espoir chauviniste au passage !
Je ne regarde jamais la TV dans la journée ; je ne l'allume que vers 21h. Mais ces derniers jours je trouve le temps long et je commence des séries vers 19h après le départ de Manon.

J'espère ne pas être réduite à cette vie-là plus tard...

Quand on "glandouille" à la maison le regard se porte sur tous ces coins un peu oubliés où il serait bien de faire un grand ménage, ou une petite réparation, ou un désencombrement. Mais c'est impossible avec une seule main. C'est frustrant d'avoir ce temps et de ne pas l'utiliser.

Pour finir sur une note positive j'ai fait une pâte brisée toute seule hier... avec le Kitchen Aid !
Le plus dur a été de casser l'oeuf dans un bol pour récupérer les coquilles avant de le mettre dans la pâte ; le premier s'est répandu sur le plan de travail... Un léger pétrissage d'une main avant de laisser reposer. Bien sûr tout cela m'a pris au moins le double du temps !
Puis Manon a préparé une délicieuse tarte à la tomate et au chèvre...

A bientôt pour un tour de jardin.

18 septembre 2011

Gérer le quotidien...

Mes quatre jours de repos de la semaine dernière ont passé si vite que je n'ai même pas eu le temps de faire un billet.

Après un vendredi à courir deci-delà pour les filles j'ai commencé le WE sans elles avec mon programme de running. Un tour au WE des associations au dojo pour apprendre que les renseignements pour l'escalade c'est l'après-midi mais au lycée. J'enchaine avec un passage à la médiathèque puis me voilà partie pour mes retrouvailles avec la piscine couverte. Etrange peu de monde sur le parking. Je sors mon attirail (palmes, plaquettes, pull, planche...) et trouve porte close. En travaux jusqu'en mai 2012 ! Mais je fais comment moi pour poursuivre mon "super entrainement" ???
Retour à la maison et petit tour sur le net pour savoir où je peux aller barboter le WE. L'autre grand centre nautique de mon secteur est en nettoyage de bassin ce WE !!! Je fini par trouver une piscine municipale couverte avec 5 lignes. Bien sûr pour les horaires il va falloir modifier mes plannings de WE. Je prévois d'y aller ce samedi vers 17h30. La fermeture étant à 19h.
Entre temps je poursuis ma quête pour inscrire mon Petit Bout à l'escalade. Donc me voici au lycée. Mais encore un faux départ puisque l'inscription c'est pour demain et il reste peu de places !!!
Avec toutes ces allées et venues il est temps de partir à la piscine. Je n'ai pas dû prendre le chemin le plus court mais j'y arrive. Dans les vestiaires je ne prendrai pas non plus le chemin le plus court pour arriver au bassin !!! Là c'est le choc : cinq lignes d'eau de 25 m grouillantes de monde. Au travers quelques nageurs tentent de "nager" ! Perplexe je pose mes "outils" et médite sur le couloir à choisir. Je plonge et commence mes longueurs en slalomant un peu et en maugréant pas mal. En bout de couloir une femme fera du pédalage pendant mes 2 km accrochée au plot. Il faut l'éviter à chaque retournement alors que d'autres personnes s'arrêtent autour. Il y a des moments où je ferai demi-tour sans pouvoir toucher le bord : le dos n'aime pas vraiment ! Lors de mes longueurs avec plaquettes elle va me reprocher de la froler. Pas évident de dévier sa trajectoire avec le pull et les plaquettes. Je lui ferai remarquer que ce n'est sans doute pas le meilleur endroit pour pédaler. Elle me rétorque qu'elle a payé alors elle fait ce qu'elle veut. Et bien moi aussi j'ai payé et je repars de plus belle avec mes plaquettes sans me contorsionner pour l'éviter... Non mais !!!
Malgré ce coup de colère qui a boosté mes dernières longueurs j'étais contente d'être allée au bout de ma distance. Mais il va falloir trouver un autre endroit ou un autre créneau horaire. Par contre j'ai l'impression de ne pas avoir fait grand chose de ma journée en rentrant vers 19h30 !

Dimanche CAP puis vite, vite, filer au forum des associations pour avoir une place dans les quelques restantes en escalade. Ouf, mon Petit Bout est sur la liste du lundi soir. J'en ai oublié qu'une fois sur deux j'aurai piano et que je ne pourrai pas aller la chercher. Bon il va falloir voir avec son Papa. Puis je pars pour la piscine. Moins de monde mais plus de nageurs. Comme il n'y a pas de couloir réservé c'est un peu le cirque entre ceux qui nagent lentement, les très rapides, les palmes et les plaquettes. M'enfin ! 2 km de plus.
Un peu de crochet dans l'après-midi et de la lecture dans le hamac. C'est le WE tout de même...
Qu'est-ce que c'est agréable de se dire que le lendemain je serai encore à la maison !

Une petite radio de la main pour commencer le lundi matin. Pas de cassure (je m'en doutais vu que je pouvais bouger ma main pendant le WE) mais un début d'arthrose !!! Pas terrible comme nouvelle pour les années à venir entre le piano et mes ouvrages d'aiguilles. Ah vieillir...
Quelques courses, retour de mon Etudiante avant qu'elle prenne son poste au Mac Do. Nous papotons un peu. Ses débuts du dimanche soir se sont bien passés. L'ambiance est bonne et elle est contente.
Elle part, mon Petit Bout arrive pour déjeuner puis repart. Retour de mon Etudiante. Récit des moments forts. Elle découvre le monde du travail donc... Retour de la petite, goûter à trois et nouveau départ de la grande. Puis le Papa vient chercher la petite et moi je file pour mon premier cours de piano qui sera surtout du papotage pour nos retrouvailles avec ma prof. Pas grave, nous rattraperons le cours ! Retour tardif de la grande et au lit pour moi qui reprends le boulot le lendemain.
J'avais tant de choses à barrer sur ma liste... qui seront encore là le WE suivant !!!

En discutant avec ma collègue mardi matin, j'apprends qu'une piscine vient d'ouvrir à une station de métro du boulot. Vite un tour sur le net pour trouver les horaires. Super c'est ouvert entre 12 h et 14 h. Pile pendant ma pause. Jeudi, j'arrive au boulot avec les palmes (pas aux pieds tout de même !) et le reste de mon attirail pour découvrir ce nouveau lieu le midi. C'est parfait. Du monde mais que des nageurs dans les 6 couloirs. Juste un couloir palmes et plaquettes et un réservé à je ne sais pas qui. Dans les autres il y a de tout mais bon ça nage.
C'est parfait et cela équilibrera ma semaine. Piscine les mardi et jeudi midi, stretch le mercredi soir et CAP le WE. Cool !!!
C'est mon Petit Bout qui a été ravie d'apprendre que "notre" piscine était fermée : plus de natation le WE donc plus de temps à passer devant l'ordi sans se mouiller... mais bon je n'ai pas dit mon dernier mot !

Ce WE mon programme de CAP s'intensifiait. Plus long et plus vite. Quelques courbatures parce que la longueur de la foulée est différente mais je suis plutôt contente de moi. Mon Etudiante continue le programme CAP aussi entre ses services au Mac Do. Cette semaine vraie reprise des cours avec un nouveau rythme. J'ai dû faire un planning pour savoir qui est là et quand. On pourrait croire que les "chez Papa" ou "chez Maman" m'avaient déjà bien rodée mais là cela se complique !

Ce matin après ma CAP, avec mon Petit Bout nous sommes allées voir un triathlon sprint. Arrivées un peu trop tard pour la partie natation (750 m), nous avons vue l'arrivée du premier en vélo (20 km) et de son rapide départ pour la CAP (5 km). Le soleil boudait et la pluie avait mouillé le parcours d'où quelques chutes en vélo mais c'était sympa.
Il y en a un autre dimanche prochain plus près de chez moi ; je vais essayer de ne pas rater le départ natation. J'avoue une curiosité admirative et intéressée pour cette épreuve...

C'est déjà la fin du WE et j'ai le sentiment de n'avoir rien fait.
Le samedi entre les courses à droite et à gauche, une fille qui part passer l'après-midi au dernier moment et il faut déjeuner vite et le dimanche un déjeuner tardif pour cause de poisson qui a atteri au congel au lieu du réfrigérateur (un Petit Bout pressé de retourner devant l'ordi et qui ne s'est pas posé de question en rangeant les courses !) et un dîner à deux parce que mon Etudiante est repartie travailler pour me demander à 11 heures du soir ce qu'elle mange le lendemain midi sachant qu'elle mangera soit avant soit après la pause déjeuner de sa petite soeur donc prévoir un repas en deux temps.
Le côté nourriture n'était déjà pas très simple avec les soirées chez le Papa, de l'une, de l'autre ou des deux mais là avec des repas décalés cela devient accrobatiques.
Un peu prise de tête pour une fin de WE...

Allez il est l'heure de filer sous la couette...
Bonne semaine.

11 août 2012

Mon triathlon à moi

Mes vacances avaient commencé par un WE sportif avec deux courses à pied  et

Pour les terminer il fallait marquer le coup mais rien dans les parages... et puis je n'avais plus ma supporter de choc !

Comme le triathlon me tente depuis un an mais que je n'ose pas m'y lancer je n'en suis concoctée un.

La piscine découverte est à 8 km de la maison. Pourquoi ne pas y aller en VTT ? Vu qu'il s'est dépoussiéré sur l'île de Ré autant en profiter. Comme il fait chaud ce ne sera pas possible de courir après le vélo au retour de la piscine, donc course en premier.

Dimanche matin je pars faire un petit tour de course de 8 km. Pas aux aurores, il est déjà 9h et pas trop longtemps car j'ai couru trois jours de suite.

Ensuite première transition un peu longue puisque je petit-déjeune (je cours à jeun), je prends la douche, j'enfile une tenue civilisée et je vais me ravitailler au marché... en voiture car à 13 km dans l'autre sens !

Vélo : 8 km en 23' pour aller à la piscine. Mes pneus de montagne font beaucoup de bruit sur la piste cyclable et je roule au mieux à 25 km/h sur du plat. Pas terrible !

2e transition : aux environ de 5', c'est déjà mieux !!!

Natation : 2.1 km dont le 1er km en crawl (ou nage libre pour faire comme aux J.O.) en 24'. Et là je ne suis pas gênée par les concurents puisque je suis toute seule dans la piscine !!!

Vélo : pas deux fois de vélo dans un triathlon mais il fallait bien que je rentre à la maison ! Du coup je batifole et m'aventure dans les chemins malheureusement sans issue autour de la piscine donc 12 km pour rentrer. J'ai trouvé super cette petite balade en VTT, j'aurais bien poursuivi mais il était déjà 15h et je commençais à avoir faim !

Bilan : cela me fait toujours envie et toujours autant peur de me lancer !

Côté distances je suis ok pour les distances d'un triathlon sprint - 750 m natation 20 km vélo et 5 km CAP - mais il s'agit d'enchaîner et de ne pas aller faire un tour au marché pour se substenter !
Côté vitesse, c'est sûr qu'avec un VTT je ne suis pas au top, or c'est là où tout se joue semble-t-il même s'il ne s'agit pas de se "classer" juste ne pas être ridicule et arriver avant que tout le monde remette le vélo dans le coffre de la voiture !
Côté tenue il y a la tri-fonction qui permet de tout faire, nager car elle sèche vite, rouler car il y a une mini peau de chamois pour amortir la selle et courir car on peut enfiler un soutien gorge dessous. Sauf que ce truc-là c'est hyper moulant et que cela ne pardonne pas les rondeurs ! On a un peu l'impression de se promener à poil !!! J'avoue que c'est très chouette à regarder chez les triathlètes hommes (ceux qui sont dans les premiers, sans petit bidon) et chez les jeunes demoiselles qui en veulent. Sur la queue de peleton c'est déjà moins... seyant et comme c'est là que serait ma place...
Il y a aussi la combinaison néoprène pour nager. En acheter une pour l'utiliser 1 ou 2 fois par an me semble un peu gâcher, quant à la louer... mouais ! Un fois que l'on a cela sur le dos, il faut pouvoir l'enlever. Je me souviens de mes heures de planche à voile et des contorsions ensablées et endiablées. A 20 ans le déhanché a un côté sexy mais plus de 30 ans plus tard !!!
Oui je sais, je me pose beaucoup trop de questions et encore il reste le vélo.
Pas de triathlon nature dans mon secteur donc il faut un vélo de route pour ne pas finir loin derrière. Acheter un nouveau vélo ? Est-ce que je vais pratiquer la route ? Où vais-je le ranger ? Un truc de plus qu'il va falloir entretenir, réparer. Trois VTT cela fait déjà plein de chaines à graisser, de dérailleurs à remettre dans le droit chemin (surtout ceux des filles). Bref je renacle un peu devant la difficulté. Et si je crève pendant l'épreuve ? Il faudra encore que je me débrouille toute seule. J'ai perdu l'habitude de changer un boyau. Mon Papa m'avait apris lorsque je faisais du vélo de route avec lui vers mes 15 ans mais j'ai tout oublié. Pour la petite histoire, à l'île de Ré à la sortie de mon VTT de la voiture e constate que la roue avant est à plat. Je tente un gonflage mais la chambre est bien crevée. Rien pour réparer et pas de chambre d'avance mais surtout une grosse flemme. L'avantage sur l'île c'est qu'il y a des loueurs de vélo tous les 500m et donc à cette distance du camping. Je me la suis jouée femme en détresse mais tout de même au courant chez le loueur et pour 12 € je suis repartie avec une roue gonflée à la pression idéale. La paresse a un prix !

Ce qui me retient de m'inscrire à un triathlon ce n'est pas de ne pas arriver à nager, pédaler et courir car sur ces distances je dois en être capable mais de ne pas savoir gérer tout ce qu'il y a autour car c'est bien sûr plus "technique" que la course à pied seule.

Sur le forum de CAP où on parle aussi de triathlon la plupart des tri-runneuses ont leur compagnon qui pratique également et même si ce sont elles qui transpirent sur leur parcours elles bénéficient d'une logistique complice. Si je peux avoir le soutien de mon Petit Bout pour les encouragements je ne compte pas sur elle pour la préparation du matériel !
Même si je suis fiérote de faire tout toute seule j'avoue douter à chaque fois. Lorsqu'il a fallu préparer la voiture pour partir en camping avec Manon, j'ai douté. Saurai-je tout caser, démonter les vélos, la tente, ne rien oublier... ? Bien sûr j'y suis arrivée mais l'année prochaine je douterai à nouveau ! Mais je ne montre rien, si ce n'est une agitation plus soutenue qu'à l'ordinaire !

En attendant de sauter le pas je continue à nager et à courir...

21 novembre 2011

Entrainement terminé

J'ai terminé mon premier plan d'entrainement de CAP aujourd'hui : 24 séances sur 12 semaines avec comme objectif de perdre 8 à 10 kg en travaillant en aérobie.

Bon soyons franche, côté poids je suis loin du compte : rien perdu. Il faut dire que j'avais déjà perdu du poids avant et que là j'ai fait du muscle donc j'ai gagné sur la silhouette mais pas sur la balance. Cela a même eu un effet inverse ; j'ai continué à manger de la même façon que pendant mon "régime" précédent et... rien ! Je crois que je ne mange plus assez pour ma dépense d'énergie car les WE où je mange plus avec les filles la balance m'est plus favorable ! Donc mon organisme garde tout au cas où !! Je ne sais pas bien comment lui faire comprendre que je suis loin de la famine ! Peut-être un passage chez une nutritionniste version sport serait nécessaire ?

Par contre côté CAP, là j'ai progressé et c'était tout de même mon principal objectif. Ma dernière séance était de 1h20' à 75 % de ma FMC (fréquence cardiaque maximum) et j'ai fait 12.26 km. Alors qu'au mois de mai j'ai démarré par 5.4 km à 6.5 km/h de moyenne (alternance avec de la marche), je coure maintenant 12 km à 9.2 km/h en aisance respiratoire comme on dit.
Mon rythme cardiaque au repos est passé de 65 à 55 ; c'est surtout grace à la natation. En course je sens que j'ai parfois du mal à récupérer rapidement d'un effort lorsque je varie les allures alors qu'en nageant je m'en sors mieux. Il faut dire que l'on n'a pas le choix. C'est ça ou boire la tasse !!!
Bon je ne suis pas sûre de passer sous l'heure aux 10 km lors d'une course c'est pourquoi je repars sur un nouveau programme de 24 séances sur 12 semaines avec l'objectif de 60 mn au 10 km. J'envisage le 10 km de Blagnac au mois de mars. Il me suffirait de 59' 59" pour démolir mon démon de l'échec que je traine depuis ma course de 2003 !!!
Mais pour gagner en vitesse il serait bien que je m'allège...

J'ai réussi à entrainer les filles dans la course à pied.
Mon Etudiante continue le même programme avec moins de régularité mais bon elle trottine une à deux fois par semaine.
Quant à mon Petit Bout elle a fini 44e lors du cross du district sur 103 autres demoiselles de 4e et 3e. Suite au cross du collège , les 10 meilleurs (filles et garçons) de ces classes de différents collèges avaient été choisies pour défendre leurs couleurs alors ce n'est pas une mauvaise place. A l'arrivée elle a senti qu'elle aurait pu faire mieux et accélérer un peu plus tôt car le parcours était un peu plus court que lors du cross du collège. Cela lui a plu je crois, même si elle n'envisage pas de se lancer dans l'athlétisme. Alors le WE elle court 5 km autour du lotissement en variant les allures.
C'est vrai qu'il faut les pousser pour enfiler les runnings mais elles reviennent contentes et ne m'en veulent plus d'être une vilaine Maman qui ose les déranger de leur ordi...
Le cardio est donc fort mis à contribution le WE car nous courons chacune notre tour ayant des rythmes différents !!! C'est bien il est rentabilité :-)

Un lundi en RTT pour essayer de prendre du temps sur le temps...

24 octobre 2011

Marathon de Toulouse

Pour la première fois je me suis rendue à un marathon... en spectatrice bien sûr.

Lever à 7h30 ce dimanche pour assister au départ à 8h45. Une bonne petite marche après avoir garé la Kangoo pour accéder au pont le long du stade où se fait le départ avec un bon vent d'Autan.
Intéressant de découvrir les attitudes de chacun. Il y a les désinvoltes, les concentrés, les "déjà à fond", les "on se demande ce qu'ils font là". Bien plus d'hommes que de femmes. Et encore j'attendais le départ au niveau des élites et des moins de 3 h donc des "pro".
Une fois le départ donné ils ont tous défilé devant mes yeux admiratifs (ma séance de 1h25 de la veille me laissait imaginer ce qu'ils allaient endurer !). Dans les derniers on se demande combien iront au bout.
Une fois le pont vide de coureurs le public a pris la suite pour rejoindre d'autres points du parcours. Un peu de marche pour rallier le métro et me transporter entre le 9e et 10e kilomètre. Lorsque j'y arrive les premiers sont déjà passés mais je peux encourager les 3h, 3h15, 3h30. Certains sont déjà bien marqués. Tous les styles de course se présentent. Pour certains on peut s'étonner de son efficacité dans la durée. Mais l'aventure de ma seule course là avec deux dames qui couraient genoux serrés et pieds à l'extérieur me laisse sans jugement : elles sont arrivées avant moi, donc...Comme les prénoms sont sur les dossards, les encouragements personnalisés fusent même si ce sont de parfaits inconnus. Moi qui suis si sauvage et ai choisi avec soin des arrêts pas trop bondés, je me surprends à échanger mots et sourires avec quelques personnes !

Comme je suis au point du parcours commun avec le retour, je me décide à continuer à l'avance des coureurs en arrivant au 34e km. Passe le premier handicapé et son vélo suiveur. Sur cette avenue déserte, un monsieur depuis son balcon donne le suivi du match de rugby à un bénévole qui surveille le parcours ; la France joue bien mais est menée ! Je continue à remonter le parcours en découvrant un Toulouse que j'ignore et vide de toute circulation. Je ne suis jamais allée par là.
J'arrive au 32e km où je vois passer les premiers puis les premières femmes. Je reste un moment pour encourager les suivants puis je reprends le métro pour retraverser tout Toulouse puis marcher sur le pont et enfin rejoindre ma voiture.
Quelle idée j'ai eu de mettre les Converse au lieu des running ! Résultats : ampoules.
Je n'ai pas envie d'aller sur la place du Capitole. De toutes façons il y aura déjà eu beaucoup d'arrivées avant que je l'atteigne et trop de monde pour voir quoi que ce soit ! J'y étais passée avec ma collègue vendredi midi pour découvrir le Village. Si j'avais eu des copines j'aurais pu faire le relai déguisé du Rotary Club !!! Le représentant de ce stand ressemblait à Clint Eastwood, voilà de quoi me motiver pour gagner la coupe du meilleur déguisement !!! Comme le copain de ma jeune collègue faisait le relai nous avons donc papoté avec ce charmant monsieur tout à fait dans mes âges.... C'était amusant de voir les gens venus retirer leur dossard repartir avec leur petit sac rose. Certains avaient le sac mais je suis sûre que ce n'était pas pour eux !!!
Aurai-je un jour moi aussi le petit sac rose ? 42.195 km tout de même... pour un sac et ce n'est même pas un Longchamp !!

La veille pour la 15e séance de mon plan d'entrainement j'ai donc couru 1h25 avec une partie en fractionné pour faire 12.5 km. Mon record distance et temps de course à ce jour. J'étais contente de moi car si le coeur battait vite les jambes étaient en pleine forme. Bon ce n'est pas la grande vitesse mais ce n'était pas le but de la séance qui alternait endurance, vitesse et récupération en marchant.
Après avoir vu les champions j'ai donc chaussé les running en serrant bien les lacets pour tenir en respect les petites ampoules et je suis partie pour 1h15 en endurance. Ah il a fallu être endurante ! Un vent d'Autan qui finissait toujours par être de face à un moment ou à un autre et puis des gambettes qui accusaient les kilomètres de la veille et les 8 km au moins de marche du matin. J'ai eu une envie d'arrêter en repassant devant la maison puis de marcher pour le dernier tour de lotissement mais j'ai tenu bon, (comme le monsieur dans mes oreilles me disait : "Courage, ça va payer !" je compte sur lui !!!) et je suis fière de moi... bien que je ne quitte pas le fauteuil depuis l'après-midi !!! Bon j'exagère je suis allée affronter le vent deux fois pour étendre le linge, ce qui était aussi sportif d'accrocher le linge à l'horizontal !!!

Et c'est déjà dimanche soir ! Vraiment trop courts ces WE...

17 août 2011

10 km

En octobre 2003 après avoir couru pendant l'été j'ai découvert qu'une course de 10 km se déroulait dans une ville voisine. Mon parcours habituel étant de 8 km j'ai pensé que deux de plus devraient pouvoir être avalés par mes gambettes.
Je me suis donc inscrite.

Le matin de la course, je suis allée récupérer mon dossard et le T-shirt de l'épreuve (je l'ai toujours !!). Comme à l'époque je lisais pendant les quelques mois de la belle saison la revue Jogging je savais qu'il ne fallait pas oublier ses épingles à nourrice... pour le dossard.

J'ai repéré le parcours, une boucle à faire deux fois puis je me suis dirigée vers l'endroit du départ, différent de celui de l'arrivée.
Les pros s'échauffaient, s'étiraient. Sans rien faire j'avais déjà le palpitant à 140 !!!

Pas de puce à l'époque pour cette course du livre de Tournefeuille donc départ en masse. J'ai essayé de me placer au début, histoire de ne pas perdre de précieuses secondes !!!

Signal du départ, le troupeau est parti en puissance et en quelques mètres je me suis retrouvée toute seule ou presque. Je me demandais même si je n'étais pas en train de reculer. Grosse interrogation : qu'étais-je venue faire là ??? Comment avais-je pu imaginer faire partie de ce monde-là en allant gambader sur le chemin qui mène aux ânes ???

Les coureurs avaient disparu derrière le premier virage et j'attaquais la seule et unique montée de la course, faible mais longue. Derrière moi il y avait une dame escortée par son mari en VTT (une grande partie du parcours est sur la piste cyclable). Cela m'a quelque peu rassurée de ne pas être la dernière.

En fin de montée il y a une longue ligne droite de presque 2 km, (mon trajet boulot depuis presque 4 ans passe par-là deux fois par jour, histoire de garder le souvenir intact !!!). Un peu plus loin devant je remarque deux dames qui courent tout en papotant. Vu leur style de foulées, je me dis qu'elles ne vont pas tenir longtemps...

En quelques centaines de mètres j'ai déjà l'esprit en ébullition à force de m'occuper de ce qui m'entoure et de me perdre dans des analyses sans intérêt. Malheureusement je n'ai jamais trouvé la touche "Off" de mes pensées.

J'essaye de me contenter de mettre un pas devant l'autre sans vouloir refaire le monde et petit à petit je me rend compte que je me rapproche des deux bavardes. Je finis par les doubler (à petite vitesse tout de même) avant la fin de la ligne droite. La dame coachée par son mari a aussi gagné du terrain et me double à son tour. Ah ! Avoir quelqu'un qui encourage... J'ai du mal à échapper à mes pensées sur ma solitude... (et je ne suis à l'époque qu'à mes 4 premières années de divorce !!!)

J'aurais dû prendre mon walkman pour ne pas cogiter. Eh oui ! A l'époque pas de Ipod ! C'était le temps des dinosaures !!! Je commence à trouver le temps long alors que je passe devant ma voiture avant la mi-parcours et j'ai la petite envie de dévier vers elle et de rentrer à la maison ni vue, ni connue. Quelques passants encouragent, nous courons dans un lotissement. La mi-parcours arrive et c'est aussi la ligne d'arrivée. J'ai tellement l'impression que cela fait longtemps que je coure que j'ai comme un flash me laissant croire que j'ai fini. Heureusement je reprends mes esprits.

Il y a des tables avec des gobelets et des quartiers d'oranges (enfin les restes) et beaucoup plus au sol vu que tous les coureurs sont déjà passés par là. Lorsque je cours 8 km je ne bois qu'à la maison. Là j'ai voulu faire comme les pros et j'ai attrappé un gobelet au passage... sauf que je ne sais pas boire en courant donc je me suis mise à marcher.

La marche c'est mon truc. Je marche sans problème à plus de 6 km/h. Je me suis dis que j'allais reprendre mes esprits pendant quelques mètres d'un bon pas. Je n'étais pas vraiment fatiguée mais le palpitant était déjà à 170. J'ai marché tout le secteur dans le parc et là les deux bavardes sont repassées devant toujours en papotant. Cette fois-ci j'étais bien la dernière. J'ai retrouvé la ligne de départ, la côte et j'ai recommencé à courir dans la longue ligne droite. Sur la route qui longe la piste cyclable la voiture-balai m'a demandé si cela allait ??? J'avais le palpitant à 180 mais oui je continuais, même si les larmes n'étaient pas loin. Je n'allais tout de même pas craquer là. Derrière la voiture-balai il y avait le camion de la Croix-Rouge !!! J'avais honte d'aller si lentement et de leur faire bloquer la circulation qui avait été réouverte.

Dans les lotissements il y a eu à nouveau quelques encouragements pour m'aider à finir et enfin la ligne d'arrivée avec les bénévoles qui n'attendaient plus que moi pour boucler la course. J'ai accéléré l'allure par un sursaut de fierté. Je n'avais pas vraiment les jambes coupées c'était plus le souffle et le moral qui donnaient des signes de faiblesse. J'ai enregistré mon passage : 1 h 07' 37".

Dans le gymnase voisin on entendait le présentateur annoncer les résultats et les remises des lots. Les premiers étaient arrivés depuis une demie-heure !!! Je n'ai d'ailleurs pas été doublée, les premiers étant arrivés juste après mon passage au ravitaillement. Pas question d'aller me joindre à la fête. J'ai foncé vers ma voiture, j'ai mis le contact, je suis sortie du parking et les sanglots sont arrivés.
Je ne savais plus très bien sur quoi je pleurais : ma place de dernière, le ridicule d'avoir tenté cette course et surtout le fait qu'il n'y aurait pas une épaule sur laquelle pleurer. Raconter cette défaite à mon Papa était à éviter si je ne voulais pas ressentir sa désapprobation...
Je suis rentrée à la maison, mon refuge et après verres d'eau et de Coca Light je suis allée faire des trous dans le jardin et déterrer des cailloux !!! Il y avait matière et il faut croire que j'avais encore de l'énergie pour manier la pioche !!!

Le lendemain j'ai acheté la Dépêche du Midi pour voir les résultats. J'étais bien la dernière à 3' 12" des deux précédentes femmes, arrivées ensembles, les bavardes je suppose. Comme quoi...

Quelques mois plus tard, alors que je relatais mon aventure à mon cousin qui courait des marathon à l'époque il m'a dit que je n'aurais pas dû faire une "petite course" (152 participants) mais plutôt une grande épreuve où il y a beaucoup plus de monde et un panel de temps plus étendu car pour lui ce n'était pas un si mauvais temps que ça (toutes proportions gardées bien sûr). Dans les petites courses les participants visent les points pour un classement régional.

Depuis j'ai jeté parfois un coup d'oeil sur certains 10 km et en effet dans de grandes épreuves, je n'aurais pas été la dernière avec ce chrono.

Alors puisque cela m'ébranle tellement pourquoi vouloir recommencer ? Un peu de masochisme peut-être et l'envie de faire mieux sans doute. Je ne passerai pas sous la barre de l'heure mais grignotter ces 7 mn...

Hier soir en faisant un tour de VTT avec mon Petit Bout j'ai découvert que la commune avait construit une superbe piste de course autour de terrain de foot et rugby derrière le récent lycée. Cela me tente bien d'aller y faire quelques tours pour voir.
De passage à la mairie aujourd'hui pour récupérer la nouvelle carte d'identité de la demoiselle j'ai demandé, si en tant que particulier, on avait le droit d'y aller à certains moments. Il semble bien que non. Mais alors pourquoi je paye des impots qui le financent ???
Je pense que j'irais voir cela de plus près un soir ou un WE. Je comprends bien qu'en temps scolaire ce soit réservé au lycéens mais à d'autres moments...

Bon reste à s'entrainer sur route ou chemin pour gagner quelques minutes...

4 juillet 2011

Un WE d'été

Mercredi dernier mon Ado Préférée passait la conduite. Je l'ai retrouvée le soir, choquée par les propos et surtout le ton de l'examinatrice. Elle n'avait pas fait de faute éliminatoire mais chaque manoeuvre avait sa petite pique. Donc nous avons réfléchi à une suite à donner à la rentrée, avec une conduite supervisée avant de repasser le permis. La fille de la compagne l'épouse de son Papa l'a passé en même temps et a eu droit au même scénario.
Je comprends qu'avec de tels comportements la réponse ne soit pas donnée de suite quand on a affaire a une telle tête à claques !!!
J'envisageais d'aller à l'auto-école le samedi pour demander des explications quant à un tel comportement.

Vendredi après-midi ma fille m'appelle en me disant qu'elle a une bonne nouvelle : trop tôt pour le bac ou pour une école, je n'ai pas compris de suite qu'elle avait son permis !! Ce fut la surprise. Sa "fausse demie-soeur" a eu une faute éliminatoire. Dommage.

Samedi matin son père est venu avec la Twingo d'occasion qui n'attendait qu'elle dans son garage. Nous sommes allés chercher le précieux papier et commenter tout de même cet examen. Mon ex parlait de harcèlement et a demandé les coordonnées du service des examens pour envoyer un courrier.
Nous avons revu les points à travailler et notre fille a conduit pour le retour. Elle a déposé son père chez lui et nous avons continué jusqu'à la maison.
Pour le moment nous restons sur une conduite "sous surveillance" avec Papa ou Maman. Comme elle n'a pas fait la conduite accompagnée, il est sûr qu'elle manque d'expérience.
Alors ce WE j'ai fait taxi avec SA Twingo ! Elle a conduit pour aller chez une copine à une cinquantaine de km, j'ai ramené la voiture et je suis repartie ce matin pour qu'elle nous reconduise à la maison. Je n'avais plus conduit de Twingo depuis 12 ans puisque j'avais vendu la mienne après le divorce pour récupérer l'Espace familial plus adapté à deux enfants dont un bébé.
Imaginez une "vieille" avec un A "au cul" ; 33 ans de permis pour ça...

Demain elle conduira seule pour aller au garage voisin (2 km !!) chercher ses nouvelles plaques d'immatriculation. Ce sera une première.

Il reste deux bonnes nouvelles à espérer : le bac mardi prochain et une place dans une école d'archi mais là j'y crois moins ; elle est sur deux listes d'attente... Sinon ce sera une année de fac pour retenter les concours l'an prochain. Croisons les doigts...

Entre mes différents déplacements en Twingo, un passage à la déchetterie avec la Kangoo, j'ai pris quelques instants pour buller sur ma terrasse entre le hamac et la chaise longue. Tampis pour le passage du rotofil, tampis pour les pavés qui restent (pas eu le temps d'aller chercher le sable samedi matin) mais je suis passée à 8 km pour mon parcours jogging, je suis contente. Reste à améliorer la moyenne avant d'allonger la distance.
C'est étrange il m'est plus facile de courir le samedi matin que de recourir le dimanche !

Nous avons aussi profité de ces derniers instants ensemble car mon Petit Bout prend l'avion demain pour des vacances chez Papy-Mamie à Annecy.
La seconde partira la rejoindre avec leur Papa la semaine suivante. Ensuite 3 semaines rien que pour moi... mais au boulot presque tout le temps. Mes vacances sont encore loin !

Bonne semaine.

16 août 2011

Courir

Depuis la mi-mai j'ai recommencé à courir.
Pas de petit jogging l'an passé pour cause d'opération et en 2009 j'avais arrêté fin août après 3 mois d'entrainement : manque de persévérance avec le retour d'une vie plus remplie qu'en période de vacances d'été.

J'avais bien nagé cet hiver et j'ai pu reprendre le running sans trop de mal (vu mon petit niveau !) : en deux mois j'avais retrouvé ma distance habituelle : 8 km avec deux sorties par semaine : le samedi et le dimanche (sauf mauvais temps ou coup de flemme !!!).
Depuis le début de mes vacances j'ai augmenté le nombre de sorties sans pour autant faire descendre le chrono. A force de lire des conseils à droite et à gauche je me suis décidée à passer au fractionné ces derniers jours.
Un peu sceptique car j'ai déjà un palpitant qui vit sa vie indépendemment de la vitesse de mes gambettes. Pour un même temps final le samedi je vais tourner à 135-140 et le dimanche à 150-160 ou l'inverse !

Mon cardio-fréquence étant un modèle basique il ne me permet pas de programmer des périodes. J'ai donc trouvé un petit chemin après 15 mn de course d'échauffement pour faire des aller-retours l'oeil rivé sur le chrono. Pas tip-top surtout que je ne peux pas vraiment me baser sur le cardio vu qu'il vit sa vie avec des variations incontrolées, (ce n'est ni un problème d'appareil, ni de pile ; c'était déjà ainsi avec son prédécesseur !) . Donc je fais du fractionné "approximatif" !
On va dire que je cours plus vite sur une distance et moins vite sur une autre !!! Je vais prendre mon VTT pour faire des repères de distances sur ce petit chemin. J'aime que "l'approximatif" soit cadré !!!

Par contre j'adore cette sensation de course plus rapide même si c'est dur au bout d'un moment ! Pouvoir allonger le pas, délier la jambe, poser le pied différemment.
Ah si le souffle pouvait tenir ce rythme comme j'aimerais courir avec cette amplitude !
Les cuisses et les fessiers travaillent plus, je l'ai ressenti lors des étirements après course qui sont d'habitude une formalité sans douleur. Là c'était nécessaire pour éviter quelques courbatures.

Je n'ai pas couru tous les jours mais 4 ou 5 fois par semaine et cela me plait. Une petite hésitation au lever à savoir si j'y vais ou pas mais lorsque je reviens, je suis bien. Je cours à jeun, (j'adore sentir mon ventre se creuser, si, si c'est vrai !!!) puis je jardine un peu en attendant que mes demoiselles se réveillent pour que nous petit-déjeunions ensemble.
Puis le midi ou en fin de journée il y a les 2 km de piscine.
Pas perdu un gramme depuis un moment mais je me console en me disant que mes muscles grignottent mes capitons !!!

Je sais que ce rythme va changer dans une semaine et je me demande comment faire pour conserver cet élan sportif ? Tant qu'il va faire doux je vais pouvoir courir les matins du WE puis aller à la piscine le midi comme cet hiver. Il faudrait que je fasse une petite sortie un soir de la semaine tant qu'il fait jour. Mais au retour à 19 h j'avoue manquer de courage. Pourtant cela m'éviterait de fouiller dans le garde-manger en rentrant ! J'aurai déjà moins à faire le taxi cette année vu que mon Ado Préférée roule dans sa Twingo !!!

Mais surtout je lorgne sur une course de 10 km. J'avais été tentée cet été par la Corrida de Toulouse mais début juillet je manquais d'entrainement ; j'aurais pu tenter la Toulousaine sur 8 km au même moment mais cela tombait un WE avec les filles et puis j'ai un tel souvenir de la seule course que j'ai tentée que j'ai du mal à passer outre.

A force de surfer j'ai trouvé un site et un forum où il y a aussi des femmes qui courent comme moi sans être des championnes et cela me redonne confiance. Alors je me dis qu'un petit 10 km en septembre cela serait faisable.
Je suis allée voir les temps de l'an passé et je ne serais pas la dernière...

Mais pour que vous compreniez mon état d'esprit je vais vous raconter ma seule et unique expérience de course... demain !

7 janvier 2014

Mes en-cours... broderie

Ils sont tellement nombreux mes en-cours en tout genre que chaque catégorie aura son billet.

Pour les petites croix, ils tiennent dans une boite, ce qui ne signifie pas qu'il y en ait peu.

Il y avait déjà eu une liste en février 2007 où beaucoup vont se retrouver dans celle du dessous. Comme quoi rien ne change !

  1. Mon Beau Sapin Cousine et cie
  2. Amish Quilt Sampler
  3. Il neige
  4. Salexandre
  5. Thé ou café
  6. ABCdaire Laëtitia
  7. Lessive Amish
  8. Coeur février
  9. Hiver BDD
  10. Eté BDD
  11. ABCdaire Côté Sud
  12. Maison n° Alphabet
  13. Corner Basket Sampler
  14. MIB
  15. Composition motifs Savoir Faire Vally
  16. Souvenir Sampler
  17. Dictionnaire des motifs d'Anne
20 novembre 2010

Planter un arbre ou deux

Ouf c'est le WE !

Deux semaines sont passées sans que je les vois. Alors revenons un peu en arrière...

Bien longtemps que je n'avais pas mis les pieds au jardin !

Jeudi 11 novembre il y avait une vente de végétaux dans mon village.
Il y a deux ans j'y avais acheté le cerisier et le mirabellier.
L'an passé le temps était tellement mauvais que j'avais renoncé à agrandir mon verger.
Mais cette fois le soleil semblait vouloir nous honorer de sa présence et j'avais une fille sur deux pour m'aider à porter mes arbres (à défaut de vouloir faire le trou !) : la grande ; la petite ayant dormi chez le Papa.

J'ai choisi un abricotier du Roussillon et un autre cerisier Burlat car le précédent s'était pris un coup de chaud en fin d'été l'an passé soit l'été qui a suivi la plantation et je ne l'ai découvert qu'à ce printemps : 2 branches sur 4 qui semblaient mortes. Du coup sur les deux restantes des feuilles mais pas de cerises alors qu'il y en avait eu 3 le premier été.
L'exposant me proposait un cerisier avec un beau tronc, bien branchu mais aussi avec de belles racines et j'ai flanché en imaginant la taille du trou que j'allais devoir faire ! Il a semblé très surpris de savoir que c'était moi qui allais manier la pioche. Eh oui je suis "moultitaches" !

Bien que les prix soient compétitifs par rapport à une jardinerie même celle où j'ai mes habitudes et réductions j'ai été très raisonnable et j'ai juste acheté une graminée pour remplacer le second mini conifèrr "brûlé" sur la butte devant la maison.

Une fois de retour at home, après avoir récupéré mon Petit Bout, mis en route un poulet au persil frais du jardin cuit dans la brique et des pommes de terre roties, puis ingurgité le tout j'ai embauché mon Petit Bout pour la cueillette des olives et un coup de main pour tailler, histoire de ne pas jardiner seule pendant que ces demoiselles pianotent à tout va...

Le premier trou, le plus gros (il faut toujours commencer par le plus difficile !) s'est plutôt bien passé, la pluie des derniers jours facilitant le travail. Et puis comme il y a des gros cailloux, une fois que l'on réussit à les extirper, cela fait de la place. Le plus dur étant évidemment les coups de pioche avant !!!

Avant de planter, je passe au second trou car de gros nuages se présentent à l'horizon. Je sacrifie le carré de potager surélevé puisque c'est justement là que je veux planter l'abricotier. Je n'avais presque pas décaissé pour installer tomates et courgettes donc une fois la terre étalée à moi les coups de pioche. La terre est beaucoup plus dure ou alors ce sont mes petits bras qui commencent à fatiguer. J'arrive tout de même à une profondeur suffisante pour engloutir toutes les racines.

Je vais chercher les sacs de terre stockés vers la cabane. Oh misère il ne m'en reste que deux ! J'étais persuadée d'avoir du terreau d'avance. Je vais donc me contenter d' un sac pour chaque trou, à peine de quoi reposer les racines, ficher un tuteur pour maintenir le tout et recouvrir les racines d'un tissu humide pour qu'elles patientent jusqu'au WE.

Une fois le tout bien imbibé, il se met à pleuvoir et je n'ai plus qu'à vite rentrer tous les outils... Fin de la scéance jardinage.

Samedi fut une journée shopping en ville.

Le dimanche au retour de la piscine (et coaching de mon Ado Préférée), achat de sacs de terre de 50 L dans une jardinerie ouverte le dimanche et après un déjeuner rapide, retour au jardin pour finaliser la plantation. Au total j'aurai mis 300L de terre pour deux trous et je pense que je vais en rajouter un peu ce WE !

Il me reste la graminée et d'autres petites plantes qui attendent mes coups de pioche ou la mise en pot depuis presqu'un mois. Ce WE peut-être...

Et dire que Noël est presque dans un mois et que je n'ai encore rien préparé... en plus de tout ce qui reste sur mes listes de "choses à faire" !

Oh temps suspend ton vol...

26 juin 2010

Bilan

Ce n'est pas la fin de l'année pourtant.

Serait-ce la période active et tendue du bilan du 1er semestre au boulot qui me poursuit ?

Ou un chaos de plus dans ces six premiers mois de 2010 qui m'amène à faire le point !

Pas terrible cette année 2010 !

Une cinquantième bougie que je peine à souffler, un cambriolage qui me prive des preuves matérielles de mes souvenirs dorés, une collègue arlésienne qui augmente ma charge de travail, un crabe qui me squatte, me grignotte et m'interdit toute liberté ensoleillée, cette solitude lancinante et ce soir un fiasco musical que je ne sais plus comment gérer. Rester positive ? J'ai du mal !

Dernière audition de l'année.
Mon Petit Bout a très bien joué.
Lorsque ce fut mon tour et que j'ai étalé mes 8 pages de partition je pensais ne pas faire pire qu'au concert précédent où pour ce même morceau j'ai pas mal cafouillé même si les bons passages étaient vraiment bien. Sur 8 pages on arrive à en trouver quelques uns !
Je n'ai pas dépassé la 2e mesure ; il y en a 210... Ce 3e mouvement de la Pathétique de Beethoven que je joue depuis presqu'un an, que je connais sur le bout de doigts. J'ai essayé, réessayé : les doigts refusaient d'aller plus loin. J'ai tenté de les feinter et de sauter quelques mesures mais ils ont été les plus forts et ont refusé la supercherie.
J'ai plié mes 8 pages, j'ai descendu les marches sous les applaudissements d'encouragement, j'ai attrappé mon joli sac Longchamp, j'ai dit aux filles que je les attendais dehors (il restait 3 ou 4 élèves à passer) et je me suis réfugiée dans ma voiture. Ce n'était pas vraiment la honte ou le ridicule. C'était plus que ça : un anéantissement.
Lorsque les filles sont arrivées, j'ai démarré sans un mot, nous sommes rentrées à la maison, j'ai allumé la TV et me suis vautrée devant une série. Mes filles ont respecté mon besoin d'isolement.

Ce n'est pas qu'une question de trac. Si je devais monter sur la même scène pour parler, j'aurais le trac sans doute ou tout au moins le coeur qui bat et les premiers mots seraient peut-être un peu faibles mais je pourrais garder le contrôle et enchaîner vers une progression
Assise devant le clavier c'est comme si tout ce que je retiens, encaisse, contrôle, domine jour après jour faisait obstacle soudainement à la liberté de jouer. Je ne pense pourtant pas à tout cela en image concrête, c'est au delà de ma réflexion. Respirer, penser aux notes, aux gestes cent fois répétés : rien n'y fait pour repartir.

Dans la voiture entre les larmes qui coulaient et une certaine passivité ou plutôt de l'abattement j'essayais de faire le point, d'analyser et de prendre une décision.
Continuer ? Pour quoi faire ?
Lors de la précédente audition, déçue, je m'étais dit que c'était fini, plus de concert. Mais est-ce un reste de fierté (ou d'arrogance) je ne voulais pas m'avouer battue. Pourtant là, en repliant la partition je renonçais. Symboliquement il y avait l'intention de renoncer à d'autres choses. Baisser les bras, pour tout. Ma prof m'a chuchotté de revenir jouer, j'ai préféré prendre la fuite.
Continuer ? Pour quoi faire ?
Je me pose beaucoup trop cette question. Je ne devrais pas avoir à me la poser.
A chaque coup dur, je change mon fusil d'épaule et je repars au combat mais je n'y crois plus.
Je me crée des petites victoires : un petit bloc de patch par-ci, une petite broderie par-là, un petit potager pour croire que ça en plus je saurai le gérer. Mettre la barre plus haut. Pour épater qui ? Pour me donner un but, pour me forcer à avancer ?

Ma collègue part pendant l'été et donc à la rentrée il y aura une nouvelle personne à former en plus du retard à rattrapper
Je fais bonne figure mais pour corser la chose, ma seconde collègue (la standardiste) reprend des études dans le cadre d'une formation totalement rémunérée avec la conservation de son poste au cas où. Une aubaine et elle aurait tors de ne pas en profiter mais la rentrée scolaire c'est septembre et un poste de plus à combler et à former.Après un mois d'août seule pour trois postes où le retard va s'accroitre je prévois un mois de septembre difficile. J'encaise avec le sourire en me disant (pour me forcer à le croire) que je vais y arriver. Je m'étais dit pendant ma convalescence que j'allais lever le pied. Mais comment faire ?

Et puis ces vacances qui devraient être comme une pause et que je vois arriver avec apréhension.
Pas de baignade (eau salée sur la cicatrice + soleil), pas de pause lecture sur la plage ou alors sous la lune avec la frontale : les filles vont aller seules à la plage : quelles drôles de vacances. Penser à faire du vélo avant 10h ou après 17h ou alors pédaler avec un parasol. Quand on campe et aime la vie de plein air, les UV sont difficiles à éviter. Vivre habillée moi qui passe l'été en paréo c'est trop dur.
Bien sûr il y a des contraintes plus graves que ces cache-cache au soleil. Une paralysie à gérer serait sans conteste plus lourde. Mais les grandes misères des autres n'en soulagent pas pour autant mes petites.
Alors je me dis que si c'est pour tirer l'aiguille autant rester à la maison; il y aura moins de choses à gérer. Mais il y a les filles ; ailleurs je suis plus disponible qu'à la maison où j'ai toujours une occupation.
Cette année sur mes trois semaines de congés je n'aurai pas un petit moment rien qu'à moi, alors que je n'aspire qu'à ça. Etre totalement seule.

Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »

Ces vers de La Conscience de Victor Hugo sont exactement ce que je pense. J'ai découvert ce poème en 4e avec une prof de français géniale (et il fallait qu'elle le soit pour me faire aimer cette matière, moi la matheuse !) et j'ai aimé. J'ai aimé de façon abrupte sans forcément tout comprendre. De la même façon que j'ai aimé Antigone de Jean Annouilh. Les mots se coulaient en moi sans que j'ai besoin de réfléchir à leur sens.

Bon je m'égare.

Pour en revenir au piano, je pense que jouer en public c'est me mettre à nu. C'est faire tomber toutes mes défenses, toutes ces barrières que j'errige autour de moi pour faire croire que je suis la plus forte, que je maitrise. Est-ce pour offrir ce visage sans fard (moi qui en mets pourtant si peu) que j'insiste à me retrouver derrière les touches ? Mais pour y gagner quoi puisqu'à chaque fois c'est un échec ? Ou alors me démontrer que lorsque je ne me cache pas derrière un faciès de convenance et d'éducation je ne suis rien et que c'est pour cela que j'aspire à retourner me cacher. 

Peut-être y a-t-il aussi un problème de toucher ? Mardi j'ai vu un neurologue pour un problème d'engourdissement des 4e et 5e doigts de la main gauche et de ce pouce qui bouge parfois tout seul depuis quelques mois. Pour les deux doigts j'ai en effet un endommagement du nerf cubital et il n'y a rien à faire si ce n'est "d'éviter au maximum la position fléchie du bras traumatique" !!!  Pour le pouce le spécialiste n'a rien trouvé et a semblé presque mettre en doute mes sensations. Je pense pourtant avoir une certaine idée de mon toucher avec les années de piano. Comme il y a également une douleur progressive dans le bras qui limite de plus en plus mes mouvements je vais retourner voir mon médecin. Peut-être que les soubressauts de mon pouce en découlent.
Mais cette déficience manuelle n'est pas la cause de mon fiasco.

Normalement tout à l'heure c'est à dire samedi après-midi, il y a un autre petit concert chez ma prof de piano entre adultes. Je ne sais pas si je vais y aller. Ne pas y aller c'est trouver les mots pour expliquer à ma prof. J'étais déjà déçue pour elle tout à l'heure, je vais encore en rajouter. Je sais qu'elle se rangera à ma décision même si elle essayera de me faire changer d'avis. Il y a aussi la volonté de me punir, d'ajouter ce manquement à mon échec.

Continuer ? Pour quoi faire ?

Je pensais que le mois de juillet me verrait reprendre une activité physique mais j'ai des sensations douloureuses dans la cuisse lorsque je marche normalement, alors marche sportive voire jogging ? Pourtant je suis sûre que bouger ne pourrait qu'être profitable à ce moral que je peine à garder à flot. Reste la piscine découverte du village voisin qui devrait réouvrir. Le soir une fois que le soleil se cache derrière les nuages et... accepter les regards (le mien en premier !) sur la cicatrice.

Il paraît que la nuit porte conseil mais il est presque 3 h et je n'arrive pas à m'endormir. J'espérais mettre mes idées en place en tapotant sur ce clavier où je peux effacer les erreurs si facilement !

Cela ressemble plutôt au mur des lamentations...

14 février 2010

Un livre

Un petit questionnaire sur la lecture trouvé ici et vu sur d'autres blogs.

PLUTÔT CORNE OU MARQUE PAGE
Marque-page  car j'ai horreur d'abîmer un livre. Que n'ai-je fait la guerre aux filles qui voulaient crayonner sur les livres.

LIS TU DANS TON BAIN
Non, je prends si peu de bain... mais des tas de douches ! Toujours ce respect du livre, pas question de le mouiller, pire de le couler !

AS TU DÉJÀ PENSE A ÉCRIRE UN LIVRE
Pensé, pas vraiment, mais rêver oui sûrement avec toutes les clichés qui vont avec. Ecrire à volonté, installée à un superbe bureau en bois avec un sous main en cuir (vert), le stylo-plume noir avec la petite étoile (bon je l'ai déjà !), la vue inspirante par la fenêtre ouverte et des tas de livres sur les murs de cette pièce aménagée poru la méditation. L'histoire du roman me direz-vous ? Je ne sais pas ! Moi sans doute car je ne sais que me raconter !!!

QUE PENSES TU DES SUITES A PLUSIEURS TOMES
Quand on arrive à la fin d'un livre aimé on souhaite prolonger le plaisir et une suite semble être la solution mais souvent plutôt une déception. Quant à avoir tous les tomes devant soi, cela me pousse à bacler la lecture et à survoler pour vite savoir plutôt que lire et savourer.

AS TU UN LIVRE CULTE
La nuit des temps de Barjavel, puis Tarendol du même, Journal à quatre mains de Benoite et Flora Groult mais surtout une pièce de théatre : Antigone de Jean Annouilh

AIMES TU RELIRE
Cela m'arrive mais moins maintenant ; je n'ai déjà pas le temps de lire ce que je voudrais lire !

RENCONTRER OU NON LES AUTEURS DES LIVRES QUE TU AIMES
Je ne le cherche pas mais si cela se fait pourquoi pas. Je ne suis pas sûre que je lui parlerai, juste écouter et me faire une idée.

AIMES TU PARLER DE TES LECTURES
Oui, parfois, avec mon Ado préférée pour la convaincre de lire ce que j'ai aimé.

COMMENT CHOISIS TU TES LIVRES
Ma longue liste (merci Excel !) composée de lectures appréciées par les copines (merci Bill), des critiques de Télérama et de titres piqués deci-delà et puis au pif à la médiathèque ou parfois ce qui est mis en avant sur la table des nouveautés ou selon le thème du moment. Avec tout cela j'ai bien trop de possibilités !

LECTURE EN MUSIQUE OU SILENCE
Plutôt silence ! Enfin si on peut appeler silence le fond sonore d'une rame de métro ! Puisque c'est là que je lis le plus depuis quelques temps !

LIVRE ÉLECTRONIQUE
NON aucune envie

LIRE ET MANGER
Pas vraiment mais cela m'arrive de grignotter en tournant les pages

QUEL EST LE TITRE QUE TU LIS ACTUELLEMENT ET QUEL SERA LE PROCHAIN
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

AS TU DÉJÀ ABANDONNE LA LECTURE D'UN LIVRE
Oui

Si ce questionnaire vous tente...

1 novembre 2009

Ma chambre : grands travaux 4e partie et fin... provisoire !

Voilà, les chambres des filles sont revenues dans leur état normal, c'est à dire avec un bazar qui leur est propre et non du fait de leur Maman usurpatrice d'espace !

Comme j'ai appliqué le principe des vases communicants, deux occupations de chambres dans une seule, il en résulte forcément un problème !!!
J'ai pourtant espéré résoudre la quadrature du cercle mais cette fois encore j'ai échoué !
Mon coin boudoir-créatif est encombré mais rangé ; je peux glisser mes pieds sous les plans de travail mais il y a énormément de tri à faire... en espérant jeter ou me débarrasser un peu !

Pour la chambre, j'ai l'art de savoir utiliser tous les coins plus les longueurs de murs ! Un progrès tout de même je peux tourner autour de mon lit !
Là aussi il y a du tri à faire mais surtout réfléchir sérieusement à une vraie solution de rangement. Je sais que le volume de tissus ne diminuera pas alors...
Espérer que Lidl remettra très vite en vente les boites dans lesquelles j'ai rangé une partie de mes tissus. C'est parfait. Je regrette de ne pas avoir acheté à l'époque également celles de la taille supérieure pour mes grands métrages.

Je vais essayer chaque WE de prendre un "petit tas" et de trier. Je ne me fais pas d'illusion sur le gain de place mais petit à petit...
Je vais relancer mon coin brocante avec des boites de fer blanc, des magazines et peut-être d'autres choses si cela peut intéresser. Je ne peux pas tout garder, il faut que je m'en persuade !!!

Donc pas de photo car côté chambre, cela ne ressemble à rien et côté boudoir, j'attends de trouver les vis à petites têtes qui me permettront de poser les étagères que j'ai ajoutées sur les murs. Pauvres murs qui ont tant à supporter !

J'ai un peu l'impression d'être comme un enfant qui a bien joué et qui resterait encore indéfiniment dans son monde où tout est possible et à qui l'on dit : "Il faut ranger maintenant !" avec tout ce que cela entraine de renoncement et de déception. J'espérais faire mieux !

Et puis j'ai mal partout !!! Il va falloir que je me contorsionne pour me masser le dos. Mes longueurs de piscine n'ont qu'allégé temporairement cette fatigue. Ce n'est pas une vie !!!

Envie de faire l'école buissonnière demain...

29 octobre 2009

Ma chambre : grands travaux 3e partie

Un petit peu de découragement depuis hier !

Hier c'était mon dernier jour de RTT et le sentiment que plus rien n'avançait. En plus je pensais avoir le WE pour moi mais vendredi soir je récupère mon Petit Bout pour la nuit, la grande faisant la fête chez une copine (donc pas de travaux samedi matin) et peut-être les deux dès samedi soir. Quand on voit l'état de leur chambre, je me demande comment tout pourra être rangé le samedi soir !!!
J'ai su tout cela hier matin lorsque j'ai récupéré la machine pour couper les angles...

Le matin j'ai profité du soleil pour peindre toutes les planches pour les plintes. J'ai eu un petit coup de frayeur à me mettre à la découpe toute seule ; j'ai préféré attendre la venue de mon Papa l'après-midi. Mais que l'on ne me parle plus d'angle à 45° qu'ils soient rentrant ou sortant !!!

A la fin du jour tout était coupé, j'ai commencé la couche de finition au milieu de salon.
Cela fait très bric-à-brac à la maison ! La caisse à outils voisine avec l'ouvrage de broderie, le matelas est collé contre la bibliothèque, les laines et le crochet prennent place sur le canapé... pour ne jamais laisser passer un moment sans rien faire !!!

Je pensais fixer les plintes de mon boudoir créatif ce soir pour positionner le bureau demain, mais je suis rentrée d'une journée très chargée au boulot avec une rare migraine et j'ai déclaré forfait. Un petit tour d'ordi, une série devant laquelle je vais m'endormir et on verra samedi après-midi pour clouer toutes les plintes.
Demain soir je vais me faire câliner par mon Petit Bout. Besoin de réconfort, moi ! C'est en général elle qui demande le câlin mais on ne sait plus très bien qui câline l'autre de la mère ou la fille !!! Une pizza, un DVD, ce sera une soirée relax ! Mais comment allons-nous dormir ???

Le WE va être très chargé. Je voulais réinvestir les lieux de façon méthodique en faisant un peu de tri mais je vais être obligée de tout remettre en place tel quel. Tout ça pour en arriver là, je suis un peu déçue !

15 octobre 2009

Petit plaisir impromptu

Je suis en pause ce jeudi (RTT). La voiture avait besoin de sa première révision et sans voiture...

J'ai eu droit à trois quart d'heure de sommeil en plus, puis enfiler un jogging et conduire mon Ado Préférée au bus dans la froidure : 1° et givre sur le pare-brise. Brrrrrr !

Comme c'était rupture de stock côté petits pains suédois à la maison, je suis passée à la boulangerie pour acheter du pain pour mon petit déjeuner et en suis ressortie avec une baguette chaude et craquante.
Petit souvenir du temps passé, où en vacances chez mes grands-parents maternels, j'allais tous les matins chercher un "bâtard" tout juste sorti du four à la boulangerie à 50 m sur le même trottoir de l'unique rue du village. Plus tard dans la matinée je repartais chercher un vrai pain (avec des pièces prises dans une tasse ébréchée) qui faisait des tranches bien larges.
Comme mon grand-père élevait des lapins je n'ai pas souvenir d'avoir mangé du pain rassis ; il était pour les lapins !

Petit déjeuner en solitaire mais en ayant, pour une fois, le temps de lire les pages du Télérama en dégustant mes tartines ! Simples les tartines, juste un peu de beurre mais j'aurais même pu manger le pain sans rien. J'adore le pain, enfin le vrai pain.
Vu la fréquence de nos repas en commun, je n'en achète pratiquement plus. Même les oiseaux avaient une over-dose de mes baguettes rassis.

Il fait beau, j'ai fait ma petite marche matinale au retour du garage et je suis prête pour... plonger dans la paperasse administrative !!! Tellement de retard.

Je vais tout de même faire des pauses... aiguilles !

21 mai 2009

Un peu de musique

Cela fait un moment que je n'ai pas évoqué mes petites notes. Il me fallait prendre du recul...

J'ai trouvé sur YouTube le morceau que j'ai joué à la dernière audition de piano fin avril.
Et puis, excusez du peu, interprété par Christian Zimerman dans ses jeunes années lorsqu'il a gagné un prix d'interprétation.

Pour la première partie j'ai fait presque aussi bien !!!
Mais brusquement tout s'est gâté, un doigté qui est parti en vadrouille et moi en live (c'est le cas de le dire !).
La catastrophe.
Pas moyen de remettre mes dix doigts dans les notes. De soupirs en répétition j'ai réussi à passer ce cap laborieusement et finir joliment mais le charme était rompu. Qu'étais-je venue faire là ?

Pourquoi ne suis-je pas capable de garder cette concentration car je crois que c'est de cela qu'il s'agit ?

J'avais pourtant pris mes quelques gouttes de liqueur de Bach, le quatre mains avec mon Petit Bout s'était bien passé et j'enchaînais juste derrière pour ne pas perdre cet élan positif. Et vraiment pour une fois je m'y croyais enfin arrivée. Les deux premières pages n'avaient pas seulement été jouées mais interprétées. Même ma prof dans la coulisse m'a dit ensuite qu'elle me sentait à l'aise, bien dans le piano. Mais je crois que cela je l'ai déjà écrit d'autres fois. Perpétuel recommencement...

Comme d'habitude j'ai regagné ma place sous les applaudissement mais le coeur lourd et l'âme ravagée.
L'audition continuait et j'avais encore une épreuve que je ne voulais pas râter.

A la fin de chaque petit concert, tous les élèves encore présents remontent sur scène pour la photo. Eh oui Cannes n'a rien inventé !
Mais cette fois-ci c'était un peu particulier car en secrêt on fêtait les 10 années de présence de notre professeur. Et pendant que tout le monde faisait son plus beau sourire je devais ré-ouvrir le piano poussé dans un coin et jouer "Joyeux anniversaire". Je n'avais appris cela que la veille et depuis 24 h je plaquais les accords. Bon j'ai fait quelques accrocs (le trac plus le manque de lumière pour lire la partition) mais le thème universel a été repris en coeur et l'émotion était palpable.

A la sortie j'ai laissé le Papa et sa fille ainsi que mon père et son amie partir ensemble vers leurs voitures, hasard de parking et moi à l'opposé sous la pluie battante et la protection dérisoire de mon petit parapluie rose. J'avais encore sur le coeur ma déconfiture musicale et ce retour soudain à ma vie solitaire a ravivé mes blessures. J'envisageais sérieusement de tout arrêter : plus de piano, plus de concerts ratés et puis le reste était à l'unisson...

Nuit blanche et lendemain boulot !

J'ai essayé de mettre tout cela en mots mais cela finissait dans le pathétique.

Tiens la pathétique justement. Ah Beethoven ! Voilà du carré pour remettre en place les sentiments que Chopin malmène (même si j'adore Chopin !).
J'étudie le 3e mouvement... pour l'année prochaine ; car cette année en ne jouant que le WE ce n'est pas possible. Là on atteint les limites de mes possibilités. Je ne jouerai jamais au tempo des grands pianistes ni avec leur fluidité comme ici

mais si j'arrivais déjà à la version suivante, je serais contente. Enfin ne pas oublier d'ajouter la touche de stress en plus. J'ai intérêt à jouer tous les soirs pendant les grandes vacances où mes filles seront absentes !!

En attendant pour le 3e et dernier concert de l'année je prépare une transposition de liszt d'un morceau de Schubert. J'ai trouvé cette jolie version un peu différente de la mienne mais cela donne une idée.

Ainsi qu'un quatre mains avec ma prof.

Voilà ! Fin de l'interlude musical. C'était amusant de chercher sur YouTube.
Au travail enfin au lit pour ce soir...

29 septembre 2008

Merci...

... pour vos gentils mots :-)(-:

Mes filles dorment dans leur chambre à côté et leur présence me rend toujours un peu plus forte ; elles me rassurent !!! Je n'ai pas peur que le grand méchant loup frappe à ma porte mais bien plus de me sentir inutile.
C'est vrai que depuis plus d'un an je ressens leur absence le WE plus durement. Pourtant depuis le temps (presque 10 ans) je suis habituée.
S'ajoute sans doute le fait qu'elles grandissent, que le moment de leur envol se rapproche, même si je fais tout pour cela, les rendre autonomes, indépendantes, libres.
Cependant j'apprécie de "souffler" à mon rythme pendant deux jours, de laisser de côté quelques "obligations".
C'est à croire que l'on est jamais satisfait !

Ce soir avec ma prof de piano nous n'avons pas joué mais beaucoup papoté.! Presque trois mois que nous ne nous étions vues.
Elle avait choisi un morceau pour moi : la Pathétique de Bethoveen !!! Amusante coïncidence, non ?
Un peu rassurant sur mes possibilités pianistiques aussi. Petit souffle de fierté intérieure au travers de ces moments de grandes désillusions...
Nous sommes conscientes que je ne la jouerai pas aussi vite que les virtuoses mais je devrais arriver à quelque chose d'écoutable... Et puis la transposition de Lizt sur un morceau de Schubert a été aussi retenue pour une prochaine audition. La Pathétique étant le travail de toute une vie une année !

Au boulot... reste à trouver le temps !

Semaine chargée au boulot comme toutes les fins de mois et en plus de trimestre. Horaires du soir à rallonge. La pensée des dossiers qui coincent qui me réveillent dès 4h du matin.
Trouver un "taxi" de remplacement pour mon ado. Oublier la soirée piscine avec mon ado pour cette semaine. Ne pas revoir mon Petit Bout avant jeudi soir. Trouver un créneau horaire pour rencontrer le vendeur de voiture et croiser les doigts pour qu'il baisse le prix de la jolie Kangoo neuve que je veux lui acheter. Arriver à faire quelques courses pour nourrir mes demoiselles. Caser un passage à la pharmacie avant la fermeture...

La vie quoi...

1 juillet 2008

Un petit air de piano...

Il y a une dizaine de jours mon Petit Bout et moi étions de concert : la dernière audition de l'année.

Le trac comme toujours mais une journée chargée au boulot, m'avait empêchée de cogiter. Juste le temps de rentrer à la maison tardivement et des chiffres plein la tête, de préparer les partitions et de partir vers la salle où trônait le piano depuis plusieurs jours : plusieurs soirs d'audition pour que chaque professeur puisse faire jouer ses élèves !

Manon a très bien interprété son morceau, avec les nuances et dans le rythme ; les dernières répétitions à la maison n'étaient pourtant pas encourageantes. Comme quoi la scène dynamise !

Puis un peu vers la fin nous avons joué le quatre mains toutes les deux. Pas nickel mais c'était écoutable ; je suis restée seule devant le piano pour la Barcarolle de Tchaikovsky, le mois de Juin des Saisons.
J'ai étalée mes 5 pages, réglé le tabouret, inspiré un grand coup et... je me suis lancée.
Ce morceau je le travaille depuis un bout de temps même si j'ai joué d'autres morceaux pendant l'année. Je l'ai bien dans les doigts mais surtout dans le coeur ; je veux dire que je le ressens et que ces mois de travail (même s'ils ne sont plus très intensifs depuis que j'ai retrouvé un job gourmand en temps) m'ont permis d'explorer toutes les émotions pour que je puisse enfin me laisser aller dans la musique et oublier la technique ou mieux, m'en servir.
Enfin c'est ainsi que cela se passait à la maison et lors de la dernière répétition avec ma prof.
Et ce fut presque pareil sous les spots ! J'ai réussi à penser "musique" pendant quelques minutes. Un léger accrochage qui aurait pu me décontenancer et j'ai repris mon immersion musicale.

C'était une sensation très agréable :-)

Même mon père, venu nous écouter, y est allé de son compliment lorsque j'ai regagné ma place ; ce qui est un scoop !!!  Si je fais correctement quelque chose il estime que c'est normal, donc il n'y a rien à dire, dans le cas contraire j'ai droit aux remarques !!! Et à mon grand âge cela a toujours autant d'importance :-)

Et puis ce samedi, entre un taxi-coiffeur pour la grande, une course pour la petite, j'ai filé de façon impromptue chez ma prof pour re-jouer. Elle avait oublié de me rappeler ce mini concert chez elle, juste avec ses élèves adultes. Du coup tout le monde avait déjà interprété sa partition ; j'ai pris place sans que le stress n'ait le temps de me gagner mais avec moins d'implication. Le sentiment de survoler un peu les touches. Dommage.
Puis j'ai repris mon planning d'un samedi courses diverses assez chargé !

Reste à trouver la partition que je travaillerai pendant les vacances... C'est pour le dernier cours de jeudi.

Demain soir c'est le spectacle de danse de mon Petit Bout. Mon Ado Préférée ayant déclaré forfait puisqu'elle est en stage de dessin à Lyon depuis lundi. La vie d'artiste est difficile et remplie de choix :-)

Ce WE je devrais reprendre mes aiguilles et mes tissus et le Born to Quilt, j'ai hâte...

Et puis je serai enfin en vacances... si tout va bien !

30 mars 2008

740 petits doigts pour un concert

Cela en fait des doigts sur un clavier de piano ! Heureusement pas tous en même temps, juste 20 par 20 !!!
En effet hier soir c'était le concert à quatre mains préparé depuis quelques semaines par deux des trois profs de piano.

Dès 19h30 je pouvais commencer à stresser !!!

J'avais évoqué ce concert .
Le principe étant de faire jouer ensemble un élève de chaque professeur.

Nous nous sommes rencontrés deux fois ces quinze derniers jours pour répéter, mon jeune partenaire et moi et hier soir nous clôturions un concert très sympathique et qui a demandé beaucoup de travail aux deux professeurs pour trouver les morceaux, les pianistes qui s'accorderaient en fonction des difficultés musicales, des créneaux horaires pour répéter ensemble.
Manon jouait deux fois : un morceau jazzy pour la partie des basses (l'accompagnement) avec une fillette un peu plus âgée et une petite valse pour les aigus (le chant) avec un garçon. Pas toujours évident de s'accorder rythmiquement mais elle s'en est bien sortie.
Je jouais l'accompagnement d'une sonatine de... j'ai oublié le nom. C'est bien, j'étais à gauche et cachée en partie par le jeune pianiste pour ne pas me voir rougir lorsque j'ai accroché une note, le seul moment où je jouais seule : pas de chance ! Je pense que lui n'a pas fait de couac ; il se laisse juste gagner par sa virtuosité et accélère en oubliant l'aspect musical du morceau. Mais je crois que dans la salle, cela n'a pas du s'entendre vraiment. C'est déjà difficile de s'écouter lorsque l'on joue seul, mais à deux, je suis incapable d'entendre le rendu du morceau !

Cela me plait de plus en plus de jouer en commun, comme lorsque j'ai accompagné la flute. Et puis c'est une autre expérience que de jouer avec ma prof ou avec mon Petit Bout.
Je n'ai pas abandonné l'idée de ma sonate de Beethoven avec un violon. Mais la section violon est récente à l'école et les élèves encore trop débutants pour ce morceau.

Deux bons mois pour préparer la dernière audition de l'année puis le concert des adultes chez ma prof. Toujours ma Barcarolle de Tchaïkovsky et peut-être un quatre-mains de Debussy avec ma prof et puis un quatre-mains de Schumann avec mon Petit Bout. Il y a aussi Satie qui me fait envie mais là c'est plus facile !!!

Reste à trouver le temps de faire tout cela...

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